Visite « À la Cabane »!


Nous avons profité d’une activité organisée par l’unité de mon Amour pour faire vivre le Temps des sucres à nos deux princesses. Une première pour elles!

Elles ont eu droit à la totale : les rigodons, les tables de cafétéria, les nappes carreautées, la soupe aux pois, les oeufs brouillés, les beans, le pâté à’ viande, les saucisses et le jambon dans le sirop d’érable.

Bien entendu, nous étions nombreux en visite « À la cabane à sucre » : 4 autobus remplis d’ados nous accompagnaient dans ce long périple folklorique… ce qui m’a permis de faire une étude sociale comme je les aime… mais aux conclusions bouleversantes.

Aux premiers abords, j’étais plutôt charmée : majoritairement « beaux », bien arrangé et sachant se tenir. Malheureusement, j’ai vite déchanté lorsque j’ai pu les regarder et les écouter interagir à l’extérieur et être témoin du langage vulgaire et grossier que les garçons utilisaient pour parler aux filles.

« Tasse-toi grosse pute! »

« Hey ma criss de vache! »

Bon… les hommes sont des hommes. Choquant qu’aussi jeune ils aient déjà cette opinion des femmes… ça en dit long sur leur éducation, leurs modèles, leurs parents…

Mais ce qui m’a heurtée c’est l’attitude des filles! Leur sourire niais, le regard soumis, touchées d’avoir l’honneur de se faire traiter ainsi!!

À mes yeux, cette réaction des adolescentes est un échec parental, mais surtout maternel! Comment une mère peut accepter que sa fille soit touchée de se faire traiter ainsi par un gars? Quel exemple et quelle éducation lui donne-t-elle pour que celle-ci se sente valorisé d’être traité de « criss de grosse pute »?

Je sais maintenant ce que je dois enseigner à mes filles :

Premièrement, la confiance en soi suffisante pour ne jamais accepter d’être ainsi traitée par un homme, en public (j’me garde une petite gène pour les jeux de rôles dans la chambre à coucher…)

Deuxièmement, la force de sacrer une volée au premier gars qui osera leur parler ainsi afin qu’il n’ait plus dents pour répéter de telles phrases à d’autres femmes!

Lyne
Maman, spécialiste en finances personnelles, blogueuse.

  1. Ouain, pas fort hein? Et moi j’enseigne à mon Fils à s’exprimer avec un vocabulaire décent, je lui dit ce qui nous fait plaisir à nous les »filles »(il a un bel exemple en passant ;o)), la politesse, la galanterie! J’ai toujours dit que: ton (tes) enfant est ton miroir!

  2. J’espère que ce constat demeurera minoritaire. :-(Ces jeunes filles doivent être en manque d’attention, d’affection…. Quand il y a un manque à combler, parfois on ne sait même pas comment l’obtenir, surtout si on ne nous l’a jamais appris. Pauvres petites. 🙁

  3. Ouach !!! Un de mes frères et ma belle-soeur sont profs de math auprès d’ados. Faudra que je me renseigne s’ils ont entendu ce genre de conversations à la sortie des cours.Entièrement d’accord avec Monica : « Ton enfant est ton miroir ». J’ai deux fistons, nous essayons de leur enseigner la politesse et le respect de l’autre. ça ne marche pas toujours entre frères cependant 😉 surtout quand ils veulent le même jouet dans la même seconde.

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