Une fête des pères « bitter sweet »

Ironique n’est-ce pas qu’en ce dimanche de la fête des Pères je roule en direction de Québec pour régler des détails de la succession de mon Papa… Surtout que l’éloignement nous a trop souvent empêchés de célébrer l’évènement ensemble. Il faut le voir comme un cadeau ultime, celui de voir à la bonne gestion de ses affaires… même si c’est loin d’être terminé. Une autre responsabilité du liquidateur, sujet sur lequel je reviendrai bientôt.

Et le père de mes enfants paye par la bande, car il se tape en famille un voyage de 36 heures dans la vieille capitale. Un bref séjour qui laisse peu de place au plaisir, car consacré aux rendez-vous avec différents professionnels.

Notre prix de consolation : nous sommes en famille, nous célèbrerons la fête des Pères dans un bon restaurant et, avec un peu de chance, je trouverai deux minutes pour faire un arrêt magasinage. Si l’ambiance est lourde et les cœurs serrés, nous traversons ensemble cette étape de plus vers la réalisation de notre deuil.

Bonne fête des Pères à tous les papas et beaux-papas de ce monde, en particulier à l’homme de ma vie qui m’a donné deux beaux trésors pour lesquelles je n’aurais pu choisir un meilleur père. Et une pensée toute spéciale pour les enfants qui célèbrent en silence la disparition du premier homme de leur vie.

Lyne
Maman, spécialiste en finances personnelles, blogueuse.

2 Comments

  1. 30 mai 1995, je suis enceinte de 6 mois, mon père m’offre mon premier cadeau de fête des mères… les obsèques de Maman ont été célébrées la veille. 19 ans plus tard, le vide est toujours là…
    Je t’envoie toutes mes pensées de réconfort !

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