The wall

On le connait tous, et on l’anticipe tous. Il frappe généralement après les vacances. Et celui des enfants est particulièrement solide.

L’euphorie des vacances de mi-tour est passée. L’adrénaline retombe. Il faut refaire le deuil de la présence de l’être aimé. Il faut apprivoiser à nouveau la solitude. On a l’impression que tout le chemin parcouru pendant la première partie du déploiement est à recommencer.

De mon côté, je croyais sincèrement l’éviter. Après tout, c’est le printemps, le temps est censé se radoucir, les journées rallongent, on prépare le déménagement, les vacances d’été se pointent le bout du nez, mais surtout il ne reste que 4 mois à ce qu’on prépare depuis 3 ans! Quel bonheur!

Malheureusement, il neige encore, on gèle comme en plein mois de janvier et l’horaire est surchargé… Alors que ce dernier point devrait faire passer le temps plus vite, il siphonne au contraire tout l’air nécessaire pour respirer!

Cerise sur le sunday : il faut gérer les émotions des filles qui vivent durement le 2e départ de leur Papa.

Audrey s’ennuie et dit ouvertement que son père lui manque. Elle est plus colleuse, a la larme facile, mais heureusement, des câlins et des mots doux la consolent facilement.

Sofia, par contre… la perte d’un cheveu peut déclencher une crise de larmes! Imaginer la mort d’une mouche, un Grand-Papa qui ne peut rester à coucher ou sa soeur qui refuse de partager un jouet… *soupir*. Une crise n’attend pas l’autre.

Mais, vous continuez à avancer! Vous écoutez tout le monde autour de vous, qui trouve aussi une bonne raison de se plaindre. Si par malheur vous manquez de compassion, on vous répond « Ah, mais toi, c’est pas pareil! T’es faite forte! ». À quoi vous avez juste envie de répliquer « Va chi** ».

Alors vous savez que vous venez de frapper « le mur ». Vous réalisez que vous avez les deux pieds dedans. Et vous savez qu’il ne vous reste plus qu’à le traverser.

Et ce n’est pas parce que vous êtes forts, que vous n’avez pas le droit de verser une larme ou de trouver ça difficile. Être « fait fort » signifie seulement que vous allez vous relever. Que vous savez que vous êtes capable de passer au travers! Et que la seule reconnaissance de ce mur vous permettra de l’anéantir.

Alors, une bonne douche, un « chick flick », du chocolat et demain sera un autre jour 🙂

 

Lyne
Maman, spécialiste en finances personnelles, blogueuse.

8 Comments

  1. Tu as le droit d’avoir des moments plus difficiles. Être forte, c’est aussi reconnaître que parfois, il faut prendre soin de soi et qu’on a le droit d’être triste ou en colère. Je te souhaite une belle journée demain 🙂

  2. Et quand on a le mur dans la face, on peut demander de l’aide pour le briser et passer au travers! Bonne chance et donne toi le droit d’ouvrir ta soupape! Belle et bonne journée demain! 🙂

  3. Quezako : chick flick??? où comment contourner tout ce chagrin en se fixant sur un mot étrange et rigolo… bienvenue dans le monde des « toi c’est pas pareil… », monde impitoyable, fait de dimensions parallèles où les murs des uns sont souvent invisibles pour les autres, où même achille n’a pas de talon, et où les colosses reposent sur des pieds en béton… change de bande dessinée et autorise toi de chouiner, de craquer, de râler, de crier, de flancher… d’autant plus que tu es bien placée pour savoir que biensur, tu te relèveras et tu surmonteras! Mais après tout le reste…

    1. Chick Flick : film de filles 😉 Donc, généralement d’amour ou à faire brailler 😉

      Merci pour ton commentaire Virginie 🙂 Très bonne analogie!

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