Survol de notre expérience d’expat à Kingston

Il nous reste encore deux mois pour expérimenter et apprécier les particularités de la ville de Kingston. Mais à l’aube de notre départ, voici quelques réflexions sur notre séjour au coeur de Ktown.

Réflexions sociologiques

Difficile d’écrire un article sur notre « expatriation » en Ontario, sur les différences entre les gens d’ici et « nous », sans tomber dans les clichés « Francos vs Anglos ». Tous les Anglos ne sont pas ontariens, tous les Ontariens ne sont pas anglos et Kingston est riche en cultures diverses.

Alors d’où vient la différence? Est-ce un comportement d’Anglos? D’Ontarien? De Kingstonnien? Je ne sais pas et je ne veux pas généraliser. Mais certaines habitudes diffèrent de celles que l’on retrouve à Québec ou en Géorgie. Sans rancune et avec respect, voici quelques points que j’ai observés au cours des deux dernières années :

Ici, quand le feu de circulation est vert soyez prêt à arrêter avant de tourner à droite parce que le conducteur en avant de vous va sacrer les breaks! Comme la loi permet de tourner à droite sur un feu rouge, les automobilistes ne regardent pas les lumières… ils regardent le trafic qui s’en vient! Ils font donc un arrêt complet… lumière verte ou non! Si vous êtes derrière, vous avez intérêt à avoir de bons réflexes!

Oui, le port du pyjama est accepté et populaire : à l’épicerie, dans les magasins (Walmart en particulier), au moment d’aller chercher les enfants après l’école, ou en ville en savourant une crème glacée… Je ne peux m’empêcher de faire le saut chaque fois!

Les tensions linguistiques ne sont plus ce qu’elles étaient. On ne vous lancera pas d’oeufs pourris parce que vous parlez français! Par contre, on ne fera pas d’effort particulier pour vous comprendre. Et les Franco-ontariens en ont gros sur le coeur… Le sujet mérite son propre texte et j’y reviendrai plus tard. Mais malgré mon accent (que l’on trouve européen!!) et mon vocabulaire parfois (souvent) défaillant, je n’ai jamais été victime d’agressivité linguistique.

Les gens sont souriants, sympathiques et courtois, ce qui est rafraichissant et agréable quand vous arrivez du Québec. Mais disons que l’enthousiasme ou le tempérament passionné sont des caractéristiques plutôt québécoises. Par contre, si un inconnu voit que vous avez besoin d’aide avec une porte, ou un panier d’épicerie, il vous offrira rapidement un coup de main.

 

Réflexions géographiques

Kingston est une ville agréable et un posting intéressant. TOUT le monde aime Kingston, plusieurs militaires espèrent y être mutés à nouveau, et plusieurs planifient y prendre leur retraite. C’est vrai que c’est bien comme ville! J’adore être à 10 minutes de tout : campagne, forêt, centre-ville. La diversité en si peu de temps c’est très agréable.

L’endroit est relativement sécuritaire, malgré la présence de nombreuses prisons fédérales et provinciales. On y trouve presque tout, surtout si vous n’êtes pas une carte de mode. La nature est facilement accessible, la « vieille ville » magnifique en été, la gastronomie quand même bien, même si nous sommes loin de celle du Québec.

Par contre, l’hiver tempéré est long, car l’absence de neige limite les sports d’hiver. De plus, plusieurs des musées ou ressources culturelles sont fermés en dehors de la saison touristique. Heureusement, les impôts sont presque agréables à payer lorsque vous arrivez de « la Belle province », le cout de la vie est abordable, les services médicaux tellement accessibles et rapides comparativement au Québec, et l’été est d’une longueur enviable, malgré le vent toujours présent et l’humidité parfois pénible (en hiver comme en été)!

Est-ce que j’ai aimé mon expérience? Oui. Est-ce que j’aimerais revenir à Kingston? Oui. Est-ce que j’y prendrais ma retraite? Non. Est-ce que cette ville va me manquer? Probablement. Pour Little Cataraqui Creek, pour les nombreux sentiers pédestres, pour Sima Sushi, pour Mio Gelato, pour les amis que j’y ai rencontrés, les nouvelles expériences que j’y ai vécues, le plaisir de voir les filles jouer avec des voisins de leur âge, qui fréquentent la même école, et surement plein d’autres choses qui me reviendront en mémoire une fois que je serai partie (ou que j’aurai publié mon texte!).

Il nous reste encore deux mois pour savourer les différents plaisirs qu’offre Kingston. Peut-être qu’un « bilan prise deux » sera nécessaire après notre départ ou plutôt un voyage touristique virtuel 🙂

À suivre…

 

 

Lyne
Maman, spécialiste en finances personnelles, blogueuse.

6 Comments

  1. Accent ou pas vocabulaire oupas, vous avez l’air d’aimer cette ville et c’est surement ce qui fait que vous y avez ete bien accueillis aussi !…..plus secondaire, j’adore ton vocabulaire specifique… »sacrer les breaks »

    1. lol!!! Très québécois comme expression 😉 Pour être plus proche encore de la vraie façon de le prononcer, je devrais écrire « Sacrer é breaks »!

    2. Pour l’emballage, j’ai ce qu’il faut. Des restants de l’époque où je fabriquais des bijoux. Mais je voulais une pochette pour le transport… En fait, je vais peut-être juste broder quelque chose sur un des emballages que j’ai! 🙂

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