Rentrée scolaire en Nouvelle-Écosse

La rentrée scolaire représente l’une des dernières étapes qui clôturent une mutation. Pour les enfants, c’en est toute une! Réussiront-ils à se faire des amis? Seront-ils appréciés par leurs pairs? Vont-ils se retrouver au travers tous les détours menant à la cafétéria, la salle de classe, la bibliothèque? Toutes des inquiétudes exprimées par nos deux princesses. Pour les parents aussi c’est une étape préoccupante, car c’est bien souvent à partir de ce moment que nous savons si nous avons fait les bons choix. Le bon choix de quartier, le bon choix d’établissement, et le bon choix d’option (catholique ou non, privé ou publique, francophone ou anglophone, programme d’immersion ou régulier). À chaque déménagement, l’école est au cœur de nos préoccupations dans le choix de notre nouveau nid, mais tant que les portes des classes ne sont pas franchies, on ne peut se fier qu’à nos recherches et notre instinct.

Jeudi matin, nous avons tous franchi ce pas avec un mélange d’excitation et d’angoisse pour finalement pousser un soupir de soulagement quelques heures plus tard.   

Rentrée scolaire 2015
Prête pour une nouvelle année!

Les filles adorent leur nouvelle école! Audrey en revenant à la maison s’est tout de suite écriée, émerveillée : « Je suis amie avec TOUTE ma classe! ». Sofia, quant à elle, s’est empressée de nous confier qu’elle aimait son professeur qui « déborde de bonnes idées »! On voit tout de suite où étaient les préoccupations de chacune! 

De notre côté, après avoir rencontré quelques membres du personnel et les professeurs, nous étions aussi enchantés que nos filles. Les commentaires que nous avions entendus jusqu’à présent qui affirmaient que cette école était l’une des meilleures de la Nouvelle-Écosse (et des provinces atlantiques) semblent fondés. OK, le calendrier scolaire n’en est qu’à ses débuts, mais l’impression est bonne.

Biscuits après l'école
Un classique d’une première journée à l’école : des biscuits fraichement sortis du four!

Cette année, un deuxième stress s’ajoutait à celui de la rentrée : l’autobus scolaire! Une première pour toute la famille. Et l’occasion pour moi d’en apprendre encore plus sur l’art de lâcher-prise. Il faut dire que mon leur initiation se fait en douceur : l’arrêt se trouve juste devant notre porte, elles sont parmi les dernières à embarquer le matin et les premières à débarquer sur le chemin du retour. Une expérience assez douillette quand on considère que leurs amis en Ontario avaient en moyenne 30 à 60 minutes de transport à faire matin et soir!

Malgré un scénario si parfait, j’ai tout de même subi ma première crise cardiaque vendredi après-midi! Au retour, j’attendais Audrey sur les marches du porche — ne voulant pas avoir l’air d’une mère poule angoissée qui patrouille en bas de l’entrée! — quand j’ai vu l’autobus repartir… mais sans voir ma fille courir vers moi! Je me suis élancée vers la rue : personne! Retour dans la maison pour attraper les clés de la van, agripper le chien par le cou pour le mettre dans sa cage afin d’éviter qu’il ne mange les chats en mon absence, et FINALEMENT partir à la poursuite de l’autobus! Je ne connaissais pas le parcours, mais je me suis fiée à mon instinct et j’ai réussi à le coincer dans un cul-de-sac! Après plusieurs coups de klaxon, l’autobus s’est immobilisé, le chauffeur a ouvert sa fenêtre et avec un grand sourire m’a demandé ce qui se passait… Heu… vous n’auriez pas oublié un enfant? Oups… ben oui!

Le chauffeur avait fait son arrêt une maison avant celui prévu, et Audrey ne reconnaissant pas l’endroit où elle devait débarquée n’est pas descendu! Comme elle était assise à l’arrière, elle n’arrivait pas à attirer l’attention du chauffeur et ne voulait pas se lever pendant que l’autobus roulait pour ne pas contrevenir aux règlements de sécurité! Pour ne pas affoler ma puce, j’ai tourné l’incident en aventure, mais je doute que mon rire nerveux ait été plus convaincant que le sien! *

Cet évènement nous a permis d’établir un plan d’action au cas où ça se reproduisait, de discuter de différentes solutions (certaines très farfelues, question de dédramatiser le tout!), et de collectionner quelques cheveux blancs supplémentaires!

Et lundi prochain, je vais faire ma mère poule et attendre désespérément au bas de notre entrée… là où l’autobus doit s’arrêter!

Autobus scolaire
Retour de l’école!

*Mais où était Sofia pendant ce temps? Les plus petits, jusqu’en deuxième année, terminent 30 minutes plus tôt que les grands… ce qui explique son retour en solo! 

Lyne
Maman, spécialiste en finances personnelles, blogueuse.

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