Premier bilan de mes résolutions

En janvier, je m’étais fixé un programme plutôt ambitieux. J’avais fait la liste de tout ce qui me dérangeait dans ma vie (ou presque), et je me suis dit qu’il fallait que ça change! Peu friande des résolutions du Nouvel An, et résistante aux « programmes », je me promettais d’être douce avec moi-même et ne pas espérer un changement radical, mais plutôt une évolution, une amélioration de la situation.

Les experts affirment que nous avons besoin de 21 jours pour adopter une nouvelle habitude. Après 21 jours, je flottais littéralement! Même si j’ai eu quelques jours de découragement, le bilan était très positif. J’avais l’impression que toute la famille bénéficiait des efforts investis dans mes résolutions, et que j’étais enfin sur la bonne voie!

Et le 22e jour est arrivé…

… Oui le 22e jour, mais surtout un changement dans la dynamique familiale causée par les nombreux voyages d’affaires de mon Homme, ses départs, ses retours de 24 ou 48 heures et ses nouvelles absences.

C’est vrai que le rhume, l’hospitalisation de mon père, mon départ précipité pour Québec, et l’arrivée de la « relâche » ont tous influencé la pleine maitrise de mes nouvelles habitudes. Mais l’élément le plus « dérangeant » fut ma réaction à l’horaire en dent-de-scie de mon Amour.

Au 21e jour, j’étais pourtant confiante que c’était « gagné », et j’avais déjà écrit un premier bilan que je pensais partager ici! Le voici donc… avec le recul du mois de mars, comme en font preuve mes ajouts. J’espère qu’il m’inspirera à reprendre le collier et entamer une deuxième série de 21 jours!

 

1. Réfléchir avant d’agir et agir avec intention : 
« Difficile à vérifier pour le moment, mais peut-être que l’application dont je fais preuve pour respecter mes résolutions pourrait être un exemple d’agir avec intention. »

Euhhhh en autant que toutes les variables de mon univers soient contrôlées par un Grand Boubou afin d’éviter tout dérapage ou distraction…

 

2. Faire preuve de patience et de tolérance… arrêter de crier après les enfants : 
« Je pensais sincèrement que ce serait le point le plus difficile à changer. À ma grande surprise, je vois déjà une nette amélioration! C’est un travail de longue haleine, et il y aura toujours des situations qui me feront perdre mon sang-froid. Mais je réalise que ce n’est pas une mission impossible. Ma plus belle surprise vient du fait que les efforts fournis de ce côté sont récompensés par l’amélioration du comportement des filles. Ça ne s’est pas fait en 24 heures et j’ai sincèrement cru après une semaine que ça ne marcherait jamais! Mais, combiné à différentes décisions et stratégies, je suis surprise du résultat! »

Je sais que c’est un problème auquel plusieurs d’entre nous font face… et je suis particulièrement limitée du côté de la patience et de la tolérance, même dans les meilleures conditions. Je ne crois pas qu’il y ait de recette miracle, mais dans un prochain texte je partagerai avec vous ce qui marche pour moi.

 

3. Passer plus de temps en famille :

« Ouf! Les filles m’ont vraiment prise au sérieux avec celle-là!! Et j’avoue que les changements apportés dans mon horaire font en sorte que j’ai plus de temps à leur offrir, mais surtout plus d’attention. Quand nous sommes ensemble, je suis “toute là”. »

« Le principal changement : donner du temps aux filles dès le retour de l’école, pour qu’une fois rassasiée ce soit plus facile de faire “mes choses”, sans trop d’interruption. On défait les sacs ensemble, nous discutons de la journée à l’école pendant la collation, et nous jouons ensemble jusqu’à 17 h, sauf si une amie vient à la maison. On le faisait un peu déjà, mais en dent-de-scie. Maintenant c’est la base de notre routine. »

« Heureusement, le professeur de Sofia nous a aidés sans le vouloir en modifiant l’horaire des devoirs. Les élèves ont maintenant du lundi au lundi pour les faire plutôt que du lundi au jeudi matin. À Kingston, l’école finissait 1 h plus tôt et les enfants n’avaient pas de devoirs. Nous avions donc pris gout à être ensemble dès 14 h 30 et d’avoir le temps de faire une activité entre filles. Ici, impossible… Retour à 15 h 35, collations, devoirs et c’est déjà l’heure du souper. Tout le monde était frustré dans son besoin de passer du temps agréable ensemble. »

Souvent, on ne prend pas conscience de ce qu’on laisse tomber… ce sont de petits détails qui s’accumulent. Et parfois, sans trouver de « coupable », on sent que quelque chose n’est plus comme avant. Il faut alors identifier ce qui est différent, ce que ça change dans notre quotidien, comment y remédier.

J’ai remarqué que les saisons et les déménagements influencent parfois subtilement la dynamique familiale (oui je sais… tout un éclair de génie!) . Se « réinstaller » c’est aussi prendre conscience des différences dans l’horaire, dans les habitudes de vie, dans le transport, et tous des aspects reliés à une mutation qui influencent la dynamique familiale. Par exemple : moins de temps au retour de l’école, car celle de Trenton termine une heure plus tard, moins de camping, car notre Homme revient trop tard le vendredi ou il doit partir le dimanche, la perte de nos différents parcs où nous allions nourrir les oiseaux ou les canards après le souper, ce qui nous offrait une belle activité à faire en famille, etc.

L’été, nous passons naturellement plus de temps ensemble avec le camping et les vacances scolaires. Nous n’avons donc jamais eu besoin de « planifier » ces moments en famille. Je réalise maintenant que l’hiver nous offre moins d’opportunités de se retrouver, et que c’est à moi d’ajouter des moments juste pour nous à notre horaire hebdomadaire.

 

4. Arrêter de perdre mon temps :

« Mon heure le matin m’aide à respecter mon besoin de solitude. Maintenant, j’en suis consciente lorsque je perds mon temps (généralement sur le net) et je ferme l’ordinateur. J’ai encore beaucoup de travail à faire, mais je m’améliore. Je dois par contre me donner le droit d’en perdre pour me changer les idées sans me sentir coupable. Juste réaliser quand ça ne m’apporte plus rien. Quand j’ai en besoin : oui. Quand c’est une distraction : j’arrête.

Ce qui aide : faire une seule chose à la fois. Plusieurs de mes tâches sont reliées à l’ordinateur : mes recettes sont sur le NET ou dans mon ordinateur, toutes mes listes de tâches, ma liste d’épicerie, le budget, payer les comptes, écrire, corriger des photos, même lire se fait sur le iPad! Tant qu’à être sur l’ordinateur, internet était aussi ouvert et je recevais des notifications de messages ou d’activité sur Facebook. Alors je me retrouvais souvent en train de cuisiner, mais aussi répondre à des commentaires ou des messages. C’est facile de “perdre” du temps ainsi et ensuite de se sentir “rushé” de finir le souper ou de mettre la table. Les notifications m’interrompaient, mais ensuite c’est la poursuite du souper qui devenait l’envahisseur!

Maintenant je ne fais qu’une chose. Toutes les alarmes sont fermées. Je suis plus relaxe et efficace. Je n’ai plus l’impression de me faire déranger, que ce soit par FB quand je fais quelque chose ou par la table à mettre juste au moment où une discussion intéressante se déroule sur FB. Beaucoup plus harmonieux! »

Ça, même après le cataclysme du 22e jour, il en reste encore des traces… Je prends conscience des moments où je perds mon temps, je décide alors si c’est OK ou non, et j’agis en conséquence. Je choisis peut-être le « OK » un peu trop facilement, mais nous ne sommes qu’en mars 😉

 

5. Oser :
« Je n’ai pas encore eu le temps de travailler cette résolution. Par contre, les routines et les habitudes qui se mettent en place soutiendront éventuellement d’autres initiatives. »

Comme celle de survivre au 22e jour…

 

6. Cuisiner davantage :
« Comme je le confiais lors du partage de mes recettes de muffins, ça se passe bien de ce côté. Je réalise toutefois que, le vendredi, rien à faire à moins de préparer des linguines aux crevettes (et encore là). Pour moi, c’est le début du weekend, LE soir de fête qui marque le début d’un congé. Un repas de semaine c’est trop ordinaire pour l’occasion! Alors ça finit régulièrement en vins & fromages au salon en regardant un film en famille. Et le weekend, je dois reprendre ma bonne habitude de laisser cuisiner mon Amour! 😉 Mais déjà je vois les effets bénéfiques de cette résolution : des enfants de bonne humeur le matin, beaucoup moins de perte alimentaire, moins de take-out ou resto, que du bon! »

C’est probablement la résolution qui a le mieux survécu au cataclysme du 22e jour! C’est un effort constant (le resto thaï de Belleville est mon gros point faible!), mais les retombées sont tellement nombreuses qu’elles sont motivantes.

 

7. Lire quotidiennement :
« J’essaie, mais je tombe endormie régulièrement (se lever à 5 h du matin a des effets secondaires!). J’ai toutefois lu “Histoires de filles sous le soleil”, “Astérix chez les Pictes”, “Hands Free Mama” (je vais revenir sur ce livre), et je suis en train de lire : “Moi, Malala”. »

Une résolution facile à respecter en l’absence de mon Amour… Alors la liste de livres lus s’allonge.

 

8. Écrire davantage :

« J’ai repris un exercice d’écriture quotidien et je blogue 3 fois semaine. »

Disons que le 22e jour a frappé fort ici… mais je suis déjà en reprise de contrôle 😉

 

9. Prendre des photos à mon gout :
« Parfois, prendre des photos à son gout c’est aussi savoir quand ne pas en prendre. Être en mesure de juger si les conditions sont là ou pas, si le sujet est intéressant ou non. En janvier, j’en ai pris quelques-unes à mon gout, mais j’ai surtout évité bien des photos trop banales. »

Aujourd’hui, j’en prends que j’aime bien… mais j’en évite encore plusieurs!

 

En conclusion :

« Mes craintes pour les semaines à venir? Poursuivre sur ma lancée pendant l’absence de notre Guerrier, ses réapparitions et ses nouvelles absences… En solo, les médias sociaux occupent plus de place, les notifications sont réactivées pour ne pas manquer les nouvelles de mon Amour, les soupers sont plus difficiles à gérer… La routine du matin se passe plutôt bien et sans impact, mais les soirs sont problématiques… J’ai davantage besoin de décrocher ou de me distraire… et le danger est là.

Le secret? Tenter d’éliminer le “2e shift”.  Lunchs avant le souper. Ramasser le plus possible au fur et à mesure ou à l’avance. Limiter le nombre de tâches à accomplir après le souper. »

Visiblement, ce fut MON obstacle! Car contrairement à une absence à long terme, les 7 jours partis, 2 jours de retour, départ de deux semaines, retour de 24 h, redépart… ça fou en l’air une routine! Ajoutez un rhume, le rhume des enfants, l’hospitalisation de mon père et mon départ pour Québec, la relâche aussi passée à Québec et j’ai presque tout perdu des mes bonnes « habitudes »…

Sauf l’envie de revenir au 21e jour, à l’atmosphère familiale, la satisfaction personnelle, le bien-être retiré de la reprise de contrôle sur mon environnement. Avec de nouveaux trucs pour m’organiser lors des absences en dents de scie… (que je ne suis pas pressée de valider)!

Et ça marche! Pour le moment… 😉

Lyne
Maman, spécialiste en finances personnelles, blogueuse.

2 Comments

  1. Bilan tout en sourire très intéressant! Je te félicite pour tes efforts! Et puis, avec l’hiver de m* qu’on a eu, je suis sûre que tout ira mieux encore au printemps, pour tout le monde! Moi, c’est l’activité physique extérieure que je veux ajouter à mon horaire, et j’attends de dégeler pour cela…

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