Mon repère

J’ai toujours rêvé d’avoir un bureau « à moi ». Un endroit pour écrire, et faire « mes affaires ». Un endroit où tous mes trucs sont accessibles : pas de classeur au sous-sol, d’imprimante rangée dans le garde-robe ou de livres de référence rassemblés dans une boite de carton entassée avec les décorations de Noël sous l’escalier. Et idéalement dans un coin isolé du brouhaha familial…

Je l’ai enfin trouvé !

Je vous ai déjà confié que nous avions trouvé en Nouvelle-Écosse notre maison de rêve. L’une de mes pièces préférées est « mon » bureau. Une petite pièce super charmante, annexée à la chambre des maitres. Mon coup de cœur lorsque nous avions visité la maison, moi qui rêvais d’aménager un bureau au-dessus d’un garage !

Dès notre arrivée j’y ai construit mon nid, simplement et stratégiquement :

  • Mettre à l’honneur le bureau de mon père pour son histoire familiale, ce qu’il représentait pour lui, sa beauté, le plaisir d’avoir un vrai bureau solide et spacieux pour placer tous mes trucs et m’étendre lorsque je travaille. 
  • Récupérer la bibliothèque que mon père avait ramenée de chez ses parents lorsqu’il est parti étudier à l’université.
  • Dépoussiérer des chandelles pour créer une ambiance feutrée.
  • Recycler des rideaux pour me donner de l’intimité.
  • Glisser un panier sous une tablette pour camoufler mes accessoires de yoga !
  • Récupérer mon fauteuil vieux de 20 ans, si confortable pour lire ou méditer. C’est d’ailleurs là que le reste de la famille vient me retrouver, dans le respect de certaines règles assez strictes. Venir me rejoindre dans mon bureau demeure un privilège ! Pas de chicane, pas de chialage, on peut venir s’y confier, relaxer ou lire. Même Kabir aime y passer du temps à dormir ou surveiller le quartier !

Kabir surveille le quartier

Plus ou moins consciemment, cet espace est devenu un repère où la présence de mon père se fait sentir. En raison des activités que j’y fais, les objets qui lui appartenaient, l’importance qu’il occupe pour moi. Mon papa avait lui aussi son propre repère où la majeure partie de ses objets se trouvaient.

Mon repère

La semaine dernière je souhaitais accrocher sur ma porte une photo ou une décoration. Je n’ai rien trouvé de satisfaisant… ni dans mes photos ni dans les magasins. Quelques jours plus tard, en faisant le ménage du garage je suis tombée sur une dernière boite de cadres. À l’intérieur, l’un d’eux contenait une photo de fleurs que j’avais prise il y a quelques années et que j’avais complètement oubliée. Comme les couleurs s’agençaient bien à celles de mon bureau, j’ai décidé de le prendre en attendant de trouver autre chose. Le lendemain, quand Audrey l’a remarqué, elle m’a demandé d’où venaient ces fleurs… et j’ai réalisé que c’était celles de mon père.

Bienvenue chez-moi!

Celles de son jardin qu’il aimait tant. 

French Lily

Lyne
Maman, spécialiste en finances personnelles, blogueuse.

12 Comments

  1. Ou que je suis heureuse pour toi! Jamais pu concretiser ce rêve ici… mais je le garde dans un coin de ma tête! Mon père ne me lèguera pas son bureau, ses lectures ni rien puisque je n’en ai pas… alors je mesure toute l’importance que ça peut avoir pour toi!

  2. Oh oui, tu fais des jalouses! Je disais avant de redéménager que peu importe la superficie de notre maison en autant qu’on puisse y avoir une salle de musique/bureau, je serais heureuse…mon bureau reste à être installé dans notre salle de musique… Pour le moment, ma table de salle à manger se transforme en bureau lorsque je fais diffuser mes huiles essentielles à la menthe. Merci de me donner un argument de plus de finalement m’organiser mon coin!

    1. Ça me fait plaisir! 😉 Je le voulais depuis longtemps cet espace après avoir tenté de l’emménager dans différents endroits (généralement au sous-sol) dans nos autres maisons… Je l’apprécie encore plus maintenant!! 😀 (et je ne bouge plus d’ici! lol!)

Laissez un commentaire.

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d bloggers like this: