L’instauration d’une dictature


À partir de quel moment pouvons-nous établir que nous vivons sous une dictature? Les citoyens de pays dictatorial ont réalisé à quel moment que leur pays changeait lentement mais sûrement de régime?

Je me pose depuis longtemps cette question en ce qui concerne le Québec. Mais aujourd’hui, après la lecture de l’article de Radio-Canada « Hydro-Québec : Le casse-tête de la surfacturation », je pense que le pas a été franchi.

Afin d’appliquer la hausse des tarifs qui est entrée en vigueur le 1er avril, Hydro-Québec a dû évaluer la consommation de ses clients pour le mois d’avril. Pour se faire, elle s’est basé leur consommation moyenne des mois de février et mars… mois où l’on consomme beaucoup plus d’électricité qu’au mois d’avril! Pas de danger qu’ils aient pris le mois de mars seulement ou un mois d’automne où les températures étaient comparables!!! Bon, il s’agit ici d’une stratégie de crosseur comme il en existe dans plusieurs domaines et plusieurs pays.

Par contre, là où le crosseur se transforme en partenaire d’une dictature c’est la réplique d’Hydro-Québec au pauvre citoyen qui a GAGNÉ après avoir contesté la surfacturation dont il avait été victime. Réponse du dictateur : « interdire à ses clients de faire eux-mêmes le relevé de leur compteur et de calculer leur facture mensuelle ».

Tab*****!!!!! (arnouche!)

D’autres indices de dictature : la concentration de la presse, la concentration des idées véhiculées par la presse, le contrôle de l’implication du privé dans les soins de santé, etc, etc, etc. La liste pourrait être encore très longue.

Le Québec est une province où il est relativement bon de vivre, si l’on oublie les deux semaines d’été, l’état des routes, l’état du système de santé, l’état du système d’éducation, l’état des finances publiques, la pauvreté d’une province qui détient une immense richesse en ressources naturelles et j’en passe. Mais justement, les différents dirigeants, au fil des ans, ont réussi à berner la population, instaurer un confort relatif et identifier un ennemi à combattre (les méchants canadiens anglais ou les américains) afin de s’assurer que le québécois moyen ne se pose pas trop de question et accepte son sort sans soulever de débat. Et après, petit à petit, on restreint ses droits, on limite ses recours.

Et c’est là le pouvoir sournois d’une dictature moderne.

Lyne
Maman, spécialiste en finances personnelles, blogueuse.

  1. La prochaine chose qu’ils vont taxer c’est le gaz qu’ils mettent dans la chambre à gaz avant de nous endormir….yé temps qu’on foute le camp….

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