L’art de soigner sa sortie…

La nuit de jeudi à vendredi fut extrêmement pénible! De peine et de misère, j’ai réussi à contrôler les crises de faux croup d’Audrey à grand renfort d’air frais, de crème glacée et de mots doux… Le médicament prescrit par le médecin ne faisait pas effet, son état ne s’améliorait pas, je réalisais déjà que tout était à recommencer!

Les longues heures d’insomnie m’ont permis d’établir le plan de match de vendredi : donner la deuxième dose de cortisone à Audrey et espérer qu’elle fasse enfin effet. Conduire Sofia à l’école et prendre la route avec ma petite malade. Destination : clinique privée si son état se stabilisait grâce au médicament. Hôpital de St-Raymond si elle faisait encore des crises de faux croup.

Malheureusement, le plan a sacré le camp! Pourtant j’étais presque prête! Il ne restait qu’à déjeuner! Mais Audrey s’est mise à paniquer et plus rien n’arrivait à la calmer. Air frais, crème glacée, mots doux : rien à faire! Le médicament : aucun effet. La respiration devenait de plus en plus difficile ce qui la faisait paniquer… et ce qui nuisait encore plus à sa respiration.

Un coup de fil à Info Santé réduit mes options : direction hôpital « le plus rapidement possible madame! Ça presse! » OK. Je me prépare donc à prendre la route vers St-Raymond afin d’éviter la circulation qui bloque le chemin vers le CHUL. Mais Audrey en rajoute et je réalise que je ne pourrai pas conduire avec ma puce dans cet état… même en taxi, nous en avons pour une heure!

Je me résous donc à faire le 911 et demander une ambulance! J’espère alors qu’ils auront sur eux ce qu’il faut pour aider mon bébé à respirer, calmer la crise et nous permettre d’aller à l’hôpital.

Naturellement, entendre le répartiteur du 911 transmettre votre appel ça fout la trouille! Automatiquement, la situation semble encore pire! Alors c’est les sanglots dans la voix que j’explique ce qui se passe…

Dès la fin de l’appel, je cours conduire ma grande chez ma voisine à qui j’explique la situation, au son de l’ambulance que j’entends déjà! Le temps de traverser mon entrée, et ils arrivaient!! Efficace vous dites? Et comme on fait ça en professionnel sur une base militaire, tout le monde débarque en même temps : ambulanciers, pompiers et policiers! Ouf!! On repassera pour une sortie discrète! Moi qui ne voulais pas attirer l’attention…

Conséquence du débarquement : Audrey est sous le choc de voir autant de monde et recommence à respirer presque normalement… question que Maman ait l’air d’une vraie dinde qui a exagéré l’état de sa fille! Déjà que j’étais au plus mal d’avoir demandé une ambulance, je dois expliquer qu’elle allait VRAIMENT mal jusqu’à ce que tout le monde arrive!

Mais je sais maintenant que ça va aller. Que nous sommes en sécurité! Ma voisine accueille ma grande fille et me rassure qu’elle la fera déjeuner avant de partir pour l’école. Une autre vient offrir son aide. Un voisin, médecin de son état, vient vérifier la situation et diriger tout le monde. Et je prends finalement la route, sous les gyrophares, en direction de l’urgence pédiatrique du CHUL.

Pour la première fois en une semaine, c’est à mon tour de respirer! Le transport en ambulance nous permet d’éviter le trafic, de passer au triage dès notre arrivée, de voir un médecin après 5 minutes et de recevoir un premier traitement d’inhalothérapie en dedans de 10 minutes. Ma puce recevra ensuite une dose de médicaments et un deuxième traitement d’inhalo… Une amie m’écrit pour confirmer que tout est organisé pour ma plus grande, jusqu’au dodo s’il le faut! Je sais que Sofia est entre bonnes mains. Quel soulagement de pouvoir m’occuper d’Audrey en sachant que Sofia est en sécurité et que sa journée sera « relativement » normale.

Finalement, après l’avoir gardée en observation toute la journée, le pédiatre confirme qu’Audrey souffre d’une laryngite sévère (il confiera à l’interne qu’elle n’en verra pas souvent d’aussi grave que ça… Merci de me rassurer!). L’urgentologue m’avait déjà confié à notre arrivée que le « traitement » donné par le médecin de Chauveau était inapproprié à son état… ce qui a contribué à aggraver la situation.

Par contre, un bon point pour lui : il est le seul à avoir fait un prélèvement de la gorge. Nous avons ainsi appris qu’Audrey souffrait aussi d’une infection aux streptocoques…

En deux visites aux urgences, ils auront trouvé les problèmes… et, selon la pharmacienne qui m’a remis les antibiotiques, l’un amplifiait l’autre ce qui causait autant de détresse respiratoire. Mais un généraliste, une urgentologue, une interne en pédiatrie et un pédiatre auront été nécessaires pour rétablir mon bébé!!! Normal?

La crise fait maintenant partie du passé. Les médicaments ont finalement fait effet et Audrey retrouve la santé. Ouf!

Cette situation m’aura donné la chance d’être témoin d’un élan de solidarité absolument merveilleux! 4 voisins n’ont pas hésité une seconde pour nous venir en aide. De nombreuses personnes m’ont offert leur soutien et leur aide. Papy et Mamie ont également été mis à contribution.

Plusieurs le savent, lorsque nous avons été transférés à Québec, vivre dans les PMQ, à Valcartier « en plus », n’était vraiment pas mon premier choix. Mais je n’aurais jamais eu autant de soutien si nous avions demeuré en banlieue! Je ne me serais jamais sentie aussi bien entourée et autant en confiance.

MERCI!!!

Lyne
Maman, spécialiste en finances personnelles, blogueuse.

2 Comments

  1. Ouf, quelle histoire. C’est inquiétant quand nos enfants sont malades, et dans le cas d’Audrey, c’était particulièrement intense. Une chance qu’elle s’en sort bien, et l’élan de générosité de tes voisins est vraiment très touchant. Tu es une super maman de gérer ça toute seule et en déficit de sommeil en plus!

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