La course aux jouets

Vous connaissez ce film d’Arnold Schwarzenegger? On y raconte les mésaventures d’un papa qui oublie d’acheter LE cadeau que son fils rêve de recevoir pour Noël. Arnold, interprétant le père indigne, tentera par tous les moyens, de mettre la main le jouet tant convoité.

C’est l’un de mes films de Noël préféré. Peut-être parce que je me retrouve un peu dans ce personnage victime de sa procrastination…

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Je ne sais par quelle magie du marketing ou de la technologie, mais chaque année les enfants ont tous UN jouet qu’ils rêvent d’avoir… un jouet généralement difficile à trouver parce que TOUS les enfants le veulent en même temps.

L’heureux élu de cette année : un Furby, réincarnation diabolique du modèle de 1998.

Naturellement, on en trouvait dans TOUS les magasins il y a encore deux semaines. Évidemment, quand je me suis enfin décidée à commencer mon magasinage de Noël, il était en rupture de stock partout!

Oui, j’ai paniqué!

Noël pour moi c’est l’occasion d’offrir du rêve aux enfants. L’occasion de leur faire plaisir, de démontrer que tout est possible. Croyez-moi, on travaille en masse le développement des valeurs personnelles. On discute en masse de la vraie signification de Noël. Et, grâce à la générosité sans borne de Sofia, on donne aussi en masse, particulièrement depuis 2 semaines! Mais, n’en déplaise à certains, qu’un enfant reçoive LE cadeau rêvé fait aussi partie de mon équation d’un Noël réussi. Alors pour MON coeur de maman, le père Noël avait tout intérêt à déposer deux Furby sous notre sapin!

Dramatiquement confrontée à la pénurie canadienne de p’tits diables électroniques, je suis allée fureter du côté de Target aux États-Unis. J’espérais que la folie des Furby n’ait pas encore traversé la frontière. Bingo! Selon leur site web, le magasin situé à 1 h de chez nous en avait! OUF!!!  À 8 h 15 lundi matin je téléphonais pour confirmer la quantité. À 8 h 45 j’étais sur la route, passeport en main!

Le bonheur total! Premièrement, j’allais mettre la main sur LE cadeau que les filles espéraient recevoir. Deuxièmement, j’allais utiliser mon passeport! Imaginez : prendre la route pour une aventure imprévue nécessitant l’utilisation d’un passeport : la joie! Même le temps gris et la pluie fine n’ont pas réussi à assombrir mon moral. J’étais purement heureuse de partir, de voyager, et de faire plaisir à mes deux filles (oui, je sais… certains vont penser : « You need to get a life »! Je préfère dire que j’ai conservé mon coeur d’enfant, et que je m’enthousiasme facilement pour tout ce qui est imprévu dans mon horaire 😉 ).

Je dois toutefois préciser que ce n’est pas tous les coeurs qui se remplissaient d’allégresse à l’idée de l’aventure qui m’attendait. Mon Amour, lui, était plutôt angoissé.

Bon, ceux qui me connaissent comprennent le risque : je me perds partout! Même avec un GPS (OK j’avoue, je n’écoute pas toujours ce qu’il me dit… que voulez-vous, j’ai de la difficulté avec l’autorité… même électronique. Rassurez-vous, c’est dans ma liste de trucs à régler… un jour. Tout de suite après ma tendance à surutiliser les … dans mes textes).

Mais, heureusement, mon instinct est infaillible, un détail que mon entourage ne souligne pas souvent! Parce que si je me perds régulièrement (ou emprunte un nouveau chemin pour revenir de l’école par exemple…), je finis TOUJOURS par revenir à bon port. Mais ça, on dirait que personne ne l’a remarqué…! Alors moi, je n’étais pas du tout inquiète de traverser seule la frontière, affronter le douanier à l’aller et au retour, et trouver mon chemin jusque chez Target. Après tout, je n’en étais pas à ma première expérience!

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Alors dans la voiture, c’est le bonheur! Ça fait longtemps que je n’ai pas eu autant de plaisir à magasiner. D’autant plus qu’une fois arrivée à destination, j’ai rapidement mis la main sur la bibitte en question :

OUFFFFF!!!!!!!!
OUFFFFF!!!!!!!!

J’ai toutefois bien fait de me dépêcher, car déjà la tablette se vidait. Et, après qu’une cliente m’ait vue photographier le fameux jouet, que je lui explique pourquoi, d’où je viens, etc. (j’aime les américains. La conversation est tellement facile avec eux!), elle s’est empressé d’en prendre un à son tour! Ça y’est, l’épidémie venait de se répandre…

Finalement, après avoir un peu fureté dans les allés, c’est avec regret que j’ai repris la route vers le Canada.

Malheureusement, les douanes canadiennes allaient saper ma bonne humeur! Si la raison de votre déplacement d’une heure est Christmas shopping, on vous redirige automatiquement vers le bureau des taxes à payer! Chiant, mais comme je n’avais pas magasiné aux États-Unis pour sauver de l’argent, mais plutôt pour sauver l’esprit de Noël, la pilule était un peu moins amère à avaler.

Avez-vous quelque chose à déclarer? Heu........
Avez-vous quelque chose à déclarer? Heu……..

Alors voilà! Avant même que les filles n’aient fait leur liste pour le père Noël, leur précieux cadeau était déjà dans le coffre arrière de la voiture. Et moi, malgré le manque de confiance de mon amour, sagement de retour à la maison.

L’an prochain, c’est promis, je ferai mes achats dès le mois de novembre. Comme tout le monde!

Lyne
Maman, spécialiste en finances personnelles, blogueuse.

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