Assurance-vie : 3 erreurs courantes

Assurance-vie trois erreurs courantes

Quand j’étais consultante budgétaire, je rencontrais souvent des clients mal ou trop assurés. Dix ans plus tard, je croyais que les choses avaient changé. Mais, après une conversation avec mon ancienne collègue de travail, il semble que non…

Rappelons un principe très simple : l’assurance-vie vise à combler la perte d’un revenu causé par un décès. À la limite, elle peut servir à couvrir les dépenses de la succession, en l’absence d’épargne.

Il y a deux semaines, je vous présentais une des erreurs rencontrées au moment de souscrire à une assurance : le choix du bon bénéficiaire. En voici trois autres souvent observées.

Confondre assurance et épargne.

Combien de clients ai-je reçus en consultation qui payaient pour une assurance-vie universelle alors qu’ils n’arrivaient pas à boucler les fins de mois et que leur REER était inexistant ?

L’assurance-vie permanente universelle est une assurance-vie qui permet aussi d’épargner de l’argent à l’abri de l’impôt. Un produit intéressant à première vue. Mais attention ! Il est loin d’être parfait pour tout le monde. Ce produit est avantageux SI vous avez contribué au maximum dans vos REER, ainsi que dans votre CELI (compte d’épargne libre d’impôt) et que vous avez encore un capital à investir.

Il s’agit donc d’un produit qui vise une clientèle très spécifique. Il est non recommandé pour les familles dont les cartes de crédit sont pleines, et dont l’épargne est inexistante.

Avoir trop d’assurances

Un autre phénomène souvent observé : souscrire à plusieurs assurances-vie. Généralement auprès de différentes sources. Par exemple : contracter une assurance sur les prêts personnels, sur les cartes de crédit, sur le prêt hypothécaire ET avoir une assurance-vie temporaire ou permanente. En plus de celle offerte par l’employeur.

Les conséquences d’une telle stratégie ? Beaucoup de frais, des besoins souvent mal évalués, et de l’argent parfois jeté par la fenêtre. Surtout si les mensualités de vos assurances vous privent de rembourser vos emprunts. Les frais d’intérêt payés de votre vivant, et les dettes laissées à votre succession ne sont avantageux pour personne.

Ne pas avoir assez d’assurance

Ça aussi, ça arrive ! C’est une situation souvent causée par une mauvaise estimation du coût de la « vraie » vie après le décès. Les besoins des proches qui dépendent du revenu de l’assuré sont parfois mal évalués par ce dernier. Certaines personnes sont convaincues que leur conjoint qui a quitté le marché du travail pour s’occuper des enfants se trouvera un emploi un mois après leur décès! Et que son seul salaire permettra de payer la garderie, l’école, les frais d’orthodontie, etc. Un scénario à reconsidérer, surtout si votre actif se résume à une voiture âgée de 15 ans ou que vos dettes représentent la moitié de votre salaire actuel.

Personne n’aime payer pour quelque chose d’aussi peu tangible… ou qui ne servira qu’après notre départ. Mais tant qu’à le faire, assurons-nous de le faire pour les bonnes raisons et le juste montant !

Je vous invite à consulter deux autres textes portant sur l’assurance-vie : 

  1. Assurance-vie : choix du bénéficiaire
  2. Assurance-vie : en avez-vous besoin? 

 

Lyne Desruisseaux

Spécialiste en finances personnelles et rédactrice.

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