« Jingle »

Depuis samedi matin nous hébergeons notre propre petit lutin du Père Noël. « Jingle », notre Elf on the Shelf au sourire éternel et au regard qui donne froid dans le dos, fait maintenant partie de la famille!

Les filles étaient tellement excitées lorsqu’elles ont découvert un colis sur le seuil de notre porte qui venait directement du Pôle Nord! Elles ont trouvé son histoire fascinante et il est souvent pris à partie si l’une d’elles agit plus ou moins parfaitement. Sofia a toutefois une peur bleue d’y toucher accidentellement et lui faire perdre sa magie, alors qu’Audrey cherche encore comment elle pourrait l’atteindre sans se faire prendre!

Mais ce qui intéresse le plus nos deux princesses c’est de découvrir chaque matin où il a bien pu atterrir après sa virée nocturne au Pôle Nord! Dès le réveil, c’est la course pour trouver sa cachette et imaginer comment il a bien pu faire pour arriver là!

Jusqu’à présent, ses preuves de déplacement sont assez banales : atterrissage dans un pot de fleurs, dans le haut de l’escalier, sur le dessus des rideaux du salon. Nous avons quand même un mois d’activité à lui faire faire et il faut maintenir l’intérêt jusqu’au 24 décembre! Mais bientôt, il s’adonnera à quelques « mauvais » coups. Notre liste est prête, il ne reste plus qu’à la mettre en action! Et j’ai hâte ;)

Vous pouvez suivre les « mésaventures » de Jingle sur la page Facebook de Lily Photographie où un album lui est consacré. Mais je reviendrai surement vous raconter ici ses « pires » méfaits et partager les photos prouvant qu’il en est bien responsable ;)

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Divagations chocolatée

J’adore les After Eight. Ceux qui viennent dans une boite et qui sont emballés dans des enveloppes individuelles. C’est le seul format qui offre un parfait équilibre entre le gout de menthe et celui de chocolat.

Quelque temps après son ouverture, quelle aventure de fouiller dans la boite remplit de papier et espérer en découvrir un dernier qui contient encore un chocolat! On vendrait notre mère pour en trouver juste un dernier! Si le poids de la boite est généralement un bon indicateur des chances que nous avons de voir notre voeu se réaliser, le secret pour une pêche miraculeuse est d’explorer vers les deux extrémités de la boite. C’est là que se cachent généralement les derniers chocolats ;)

Le retour de mes After Eight me console de celui plutôt décevant des Black Magic. Le nombre réduit de saveurs, et la sélection de celles qui ont survécu au grand ménage ne justifient plus l’achat d’une boite… dommage, car ils font le meilleur chocolat à l’orange et aux framboises! Mais quant à moi, le « fondant de rêve » et le « douceur au caramel » auraient pu être éliminés au profit de la noix du Brésil.

Enfin… l’art d’écrire n’importe quoi un matin que l’on déguste secrètement quelques chocolats dans notre retraite du sous-sol alors que tout le monde dort encore ;)

Bonne journée tout le monde!

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Quand une mère n’a rien à se mettre, ça ne peut pas être une bonne journée!

Y’a de ces journées où vous voudriez vous mettre en temps mort… pour quelques heures! Samedi fut l’une d’elles.

Celle-ci s’annonçait pourtant très belle : c’est le matin où « Jingle », notre nouveau lutin, s’est joint à notre famille! Mais après ça et même un brin pendant, avouons-le, je n’ai rien fait pour mériter le trophée de la mère de la semaine! Levée du mauvais pied, des activités désagréables à l’horaire, le retour du SPM, un mauvais alignement des planètes, des attentes trop élevées, une nuit trop courte, une journée trop longue… et beaucoup de mauvaise volonté de ma part.

Je disais donc que notre Elf on the Shelf arrivait hier matin dans notre famille (ne vous inquiétez pas, je vais lui consacrer un texte très bientôt!). Les filles ont vécu un beau moment de bonheur et elles étaient TRÈS excitées par son arrivée… et le sont encore. Mais j’avais beaucoup d’attentes photographiques avec sa venue et disons que j’aie sous-estimé le setting, le timing, l’éclairage et le débordement d’excitation des filles…

Avouez que la poule n'a pas l'air très impressionnée ;)

Ensuite, il a fallu courir pour habiller tout le monde afin d’assister à la Fête de Noël organisée par l’école de Sofia. Un peu tôt à mon gout dans le calendrier (nous ne sommes même pas encore au mois de décembre), mais difficile à éviter!

Première crise : j’ai perdu du poids depuis l’hiver dernier. La semaine, ça ne parait pas trop… mais quand une « sortie » se pointe, c’est une autre histoire! Il me reste une jupe, une paire de jeans (au lavage) et une paire de pantalons de yoga. OK : imaginez maintenant les vêtements et les gros mots qui revolent partout! Naturellement, zéro gilet pour accompagner ce qui reste. TOUT est trop grand ou trop « mou ». La chambre s’est mystérieusement vidée de tous les spectateurs bien avant que je trouve quelque chose à me mettre…

Deuxième crise : visualisez des centaines d’enfants rassemblés dans un gym de la grandeur de mon sous-sol (j’exagère à peine!), avec une maquilleuse installée DANS la porte d’entrée, 2 clowns collés l’un sur l’autre qui font des ballounes pour les enfants, des chaises et des tables qui empêchent tout le monde de faire une file digne de ce nom, des enfants qui crient, des ballounes qui pètent aux 5 secondes, et d’autres qui les frottent sans arrêt pour vous faire grincer des dents! Ajoutez 4 préados qui décident de couper la file dans laquelle nous attendons depuis 45 minutes pour faire maquiller les filles! Le bruit, l’humeur ambiante (pas beaucoup de parents étaient heureux d’être présents à cette activité!), l’impatience généralisée : méchant cocktail explosif!

Les filles ont eu du plaisir!

Heureusement, nous sommes revenus à la maison à midi cinq, juste à temps pour décemment pouvoir s’offrir un martini! Mais je crois que j’aurais dû en prendre un deuxième pour être capable de finir la journée…

Le programme qui m’attendait : décorer la maison pour Noël. Bref inventaire du garage : dix boites remplies de décorations à caser dans un salon de 8 x 12. Non, je n’ai pas posé les décorations… j’ai préféré refermer la porte du garage et affronter les larmes de mes filles plutôt que verser les miennes sur le casse-tête qui se présentait devant mes yeux… Égoïste? Oui. Je vous ai dit que je ne gagnerais pas l’oscar de la mère de la semaine!

Pour faire oublier les décorations, j’ai promis aux filles une partie de Battle Ship ET de Mouse Trap. TRÈS mauvaise idée de jouer à Battle Ship avec un enfant de 6 ans qui n’a encore jamais joué seule et qui apprend l’alphabet en français ET en anglais (« G » et « J » ça vous dit quelque chose?). Vraiment? Avec le profil de la journée? Une mauvaise combinaison, je vous le dis tout de suite! Ajouter Mouse Trap à l’hécatombe? Non merci…. relarmes… re perte de mon oscar.

Heureusement, tout a fini par s’arranger! Avec une bonne dose d’explication, un discours sur l’importance des erreurs dans la vie qui nous prouvent que nous essayons quelques choses de nouveau et que nous évoluons (en mot d’enfant, ne vous inquiétez pas!) et une tonne de câlins, l’atmosphère s’est finalement allégée. En bonus, pour sceller notre nouvelle entente : congé de bain et film de Barbie au lit. Ma côte de popularité a soudainement remonté ;)

Aujourd’hui sera une meilleure journée! :)

Bon weekend à tous!

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Cartes de Noël et denrées non périssable

Vendredi, nous avons profité de la journée pédagogique de Sofia pour réaliser une activité suggérée par son école : la création d’une carte de Noël à l’intention des militaires présentement déployé à Kabul. Rappelons que Sofia fréquente un établissement civil. Plusieurs enfants de militaire y sont inscrits, mais ils ne sont pas majoritaires. L’an dernier, alors qu’elle fréquentait une école militaire dont la moitié des élèves vivaient un déploiement, aucune activité du genre n’a été proposée par la direction ou son professeur…

Mais bon, cette année Sofia était très heureuse de pouvoir envoyer une carte aux soldats qui n’auront pas la chance de passer Noël auprès de leur famille. Pour moi, ce projet représentait de l’aide inespérée pour promouvoir mon idée d’un Noël « intentionnel ».

 

Réalisée sans aucune direction de ma part!

Deuxième activité de la journée servant à encourager le partage : choisir les denrées non périssables pour la collecte de l’école. J’aurais pu faire comme les années précédentes et tout préparer moi-même. Mais cette année, j’ai préféré impliquer nos filles. Sofia et Audrey devaient choisir 2 articles qu’elles aiment et qu’elles souhaitent partager avec les enfants démunis.

Ici, j’avoue que j’ai dû intervenir et influencer leur choix… Ma grande fille, qui fait une fixation sur une saine alimentation, souhaitait leur offrir du poisson! Je lui ai dit que son idée était excellente, mais qu’étant donné qu’il s’agissait d’une cueillette pour célébrer Noël, peut-être que nous devrions choisir des gâteries! Le plus loin qu’elle a accepté d’aller : boites collation de canneberges séchées et compotes de pommes… sans sucre. Audrey, moins scrupuleuse, a choisi du popcorn au beurre et des boites de raisins secs (parce qu’elle aimait la boite...).

Nous sommes encore loin de la décadence que j’anticipais, mais nos bénéficiaires auront de belles collations pour apporter à l’école en janvier. De mon côté, j’ajouterai un pot de Nutella afin de combler mon propre besoin de sucreries ;)

Alors voilà, en une journée nous avons réalisé deux activités à caractère « social » visant à promouvoir l’entraide et le partage. Je suis fière de voir l’engouement de nos princesses à participer à de tels projets, à quel point c’est naturel pour elles de vouloir aider et faire plaisir aux autres… pourvu qu’il ne soit pas question de partager un outil technologique ;)

Maintenant que mes problèmes de publication sont réglés, je vous reviens bientôt avec les nouvelles de notre nouveau lutin : Jingle!

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Première vraie neige!

J’ai vraiment eu peur qu’on ne voie pas l’ombre d’un flocon à Kingston cette année! Mais heureusement, au réveil hier matin, le gazon était blanc!

Alors que la moitié de mes contacts sur Facebook se plaignaient comme si une tempête nous frappait en plein mois de juillet, j’étais heureuse de voir toute cette neige tomber à plein ciel. Mais ce n’était rien à comparer aux enfants! La première question de Sofia : « Est-ce qu’on pose les décorations de Noël? »  That’s the spirit! Malheureusement, la journée pédagogique n’étant que vendredi, il a fallu rejeter cette excellente suggestion ;)

Vite consolée, à 7 h 39, heure à laquelle je lui répète habituellement pour la 10e fois de finir son déjeuner, elle s’amusait déjà dehors avec sa soeur!

De ce côté là, les rôles se sont mystérieusement inversés cette année : Sofia, notre Nothern Star née au Québec (mais qui a découvert la neige à 3 ans) s’est plainte jusqu’à son arrivée à l’école du froid, des « flocons qui m’attaquent en pleine face » et du vent… Audrey, notre Southern Belle, née sous le chaud soleil de la Georgie ne voulait plus rentrer. 3 fois, elle s’est habillée elle même pour sortir jouer dehors.

Ce qui m’a permis de faire de la photo ;)

Avec les chaudes températures prévues pour les prochains jours, nous perdrons vite notre manteau blanc… mais j’espère bien le revoir avant Noël!

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Elf on the Shelf

Un immense merci à Isabeille! Grâce à elle, et ses commentaires sur mon texte « Repenser Noël », j’ai découvert la nouvelle tradition qui fait fureur chez nos voisins du Sud : « Elf on the Shelf ». C’est certainement le projet Noël qui m’excite le plus cette année!

« Elf on the Shelf » est un lutin envoyé par le Père Noël afin d’épier les enfants et vérifier s’ils sont bien sages. La nuit, il s’envole vers le Pôle Nord pour rapporter le tout au Père Noël lui même. Le matin, il revient à la maison… mais pas toujours à la même place! Au réveil, la chasse au lutin commence et parfois, les traces de ses méfaits peuvent être découvertes, car tout le monde sait que les lutins sont coquins et aiment bien s’amuser ;)

Cette histoire de Noël a été écrite par Carol Aebersold et sa fille Chanda Bell. Il s’agit d’une tradition familiale que Carol avait imaginé afin de ranimer chez ses enfants leur croyance au Père Noël. Les enfants devenus grands, elle et sa fille ont rédigé le conte traditionnel et lui ont attaché une « poupée » lutin. En 2005, après de nombreux refus par différentes maisons d’édition, elles ont décidé de créer leur propre entreprise et de s’autopublier! Aujourd’hui, CCA & B est une PME couronnée de succès avec plus de 1,5 million d’exemplaires vendus à travers le monde.

Vous pouvez adopter « Elf on the Shelf » dans les librairies (peut-être pas au Québec…) ou en ligne sur leur site web. Attention : magasinez! Amazon.ca le vend 119 $ au Canada, 40 $ aux États-Unis. Chapters est présentement en rupture de stock, mais devrait en recevoir d’ici peu et l’offrir au prix de 35 $. Le coffret comprend un livre racontant l’histoire du lutin et les règles à suivre pour qu’il puisse bien faire son travail, de même que la poupée.

Hier soir, mon Guerrier a ramené à la maison notre petit elf et les filles le découvriront vendredi matin sur le seuil de la porte au moment où elles feront sortir Minoune :) J’ai tellement hâte!

Quelle belle tradition à instaurer, surtout avec l’attitude de nos princesses qui oublient parfois de faire preuve de politesse et de gratitude! Elles devront maintenant se surveiller, car notre lutin rapportera tout à Santa! De mon côté, j’adore le concept qu’il puisse se retrouver chaque matin dans différentes situations! De belles opportunités photographiques s’en viennent pour moi ;) Et mon Amour est très emballé à l’idée de lui faire faire mille-et-une niaiseries! Par contre, je me demande encore comment ramasser ses dégâts sans lui toucher… car l’une des règles à suivre pour que notre lutin conserve sa magie est de ne jamais lui toucher! Est-ce que les parents ont une permission spéciale? Est-ce qu’il va passer la journée suspendu au ventilateur ou sur le comptoir à faire des anges de neige dans la farine?

Plusieurs blogues, dont celui-ci, compilent des idées de mauvais coups. « Elf on the Shelf » a son propre groupe Flickr où les gens publient les preuves de ses méfaits! Et même YouTube diffuse des vidéos démontrant que les lutins bougent pendant la nuit! ;)

Des heures de plaisirs en perspective! Maintenant, il ne reste qu’à attendre à vendredi pour le sortir du fond du garde-robe!

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Enfants gâtés

6 h 50 lundi matin : première crise de Sofia pour jouer avec mon iPhone. Pas de « Bonjour Maman! ». Pas de sourire. Juste une frustration clairement exprimée de ne pas être la première à se servir de MON téléphone!

Ce fut le début de la fin : retrait complet des privilèges technologiques et mise en place d’un plan d’attaque.

Nous avons de magnifiques filles! Belles en dedans et en dehors. Elles sont aimables, polies (avec les autres), généreuses, éveillées, intelligentes et drôles. Lors de la rencontre avec les professeurs de Sofia, toutes deux ne tarissaient pas d’éloges à son endroit! Ses succès scolaires, sa gentillesse, sa curiosité, son désir d’apprendre, sa disposition naturelle à aider ses amis.

Alors oui, nous sommes extrêmement fiers de nos deux filles. Mais nous sommes aussi réalistes : elles sont gâtées pourries! Elles n’apprécient plus rien et font preuve d’ingratitude.

Je sais, la situation n’est pas encore catastrophique et plusieurs diront : « C’est normal! Ils sont tous comme ça à cet âge! »

Premièrement : non. Ce n’est pas « normal ». Très courant. Très répandu en Amérique du Nord. Mais pas « normal ». Encore moins « acceptable ».

Deuxièmement : non ils ne sont pas tous comme ça. C’est vrai, les enfants ont une tendance naturelle à être égocentrique, mais ils ne sont pas tous gâtés. J’ai côtoyé plusieurs jeunes dans ma vie qui savaient apprécier ce qu’ils avaient.

Est-ce que ça me tente de me lancer dans un programme de réhabilitation? Non. Ça serait tellement plus simple de se plaindre et ne rien faire. De m’en laver les mains, me déresponsabiliser en disant que c’est « normal », que c’est comme ça aujourd’hui, que c’est la société qui est comme ça. Endurer, fermer les yeux ou chialer. Mais ce n’est pas le genre d’humain que je souhaite élever. Ce n’est pas le genre de mère que je rêve d’être.

Alors je dois intervenir.

1re étape : remplacer le calendrier de l’avent par un don pour les démunis. Nous devions fabriquer notre propre calendrier de l’avent lors de la journée pédagogique de vendredi. Une version réutilisable que je pourrais remplir de gâterie, d’activités et de cadeaux. Encore des dépenses et du matériel… Alors nous commencerons la saison du partage par sacrifier cette activité et l’argent qui lui était révolus pour le remettre à une oeuvre de charité. Ça peut sembler extrême, mais croyez-moi, il y a encore plein d’activités spéciales de prévues d’ici le 25 décembre!

2e étape : bénévolat pour tous, dans un milieu défavorisé. Parce qu’il faut agir, pas seulement donner des biens matériels. Donner du temps. De l’énergie. Les filles sont déjà généreuses et acceptent facilement de donner leurs jouets ou leurs sous pour aider les « pauvres ». Elles ont besoin d’aller plus loin. Elles ont besoin d’être confrontées à d’autres réalités. Oui l’argent peut être le nerf de la guerre et acheter la paix. Mais je ne veux pas que le matériel achète notre conscience sociale. Ce serait pourtant tellement plus simple. Mais pas très instructif.

J’avoue, mon implication bénévole, teintée d’altruisme, sera surtout motivée par mon désir de donner l’exemple et servir une leçon d’humilité à nos filles. Une forme de bénévolat égoïste, je m’en confesse… mais, plusieurs en bénéficieront quand même.

3e étape : remplacer le projet de voyage à Disney par un voyage d’entraide humanitaire. Nous sommes déjà allées 5 fois au Magic Kingdom (OK, Audrey une « seule » fois… mais c’est déjà plus que la moyenne des enfants de son âge!). Nos filles ont besoin de connaitre l’envers du décor.

Je ne veux pas qu’elles envoient de l’argent à un enfant d’Afrique qui nous écrira 3 fois par année pour nous remercier. Je veux qu’elles vivent avec cet enfant, qu’elles expérimentent sa réalité. Sofia & Audrey  sont rendues au point où tout les livres et l’argent du monde ne leur feront pas prendre conscience de la chance qu’elles ont de vivre ici.

Vivre avec des enfants dont les conditions de vie sont différentes, partager leur réalité et les aider à améliorer leur quotidien sera plus enrichissant pour elles. Et quelle aventure familiale à partager!

J’ai déjà quelques idées en tête, pour mettre ses trois projets en place. Quelques personnes que je peux contacter pour des références. Quelques modèles de réussite pour un projet si ambitieux.

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Est-ce que je mettrai mon plan à exécution? Peut-être pas aujourd’hui… Mon pétage de coche à saveur humanitaire a eu des retombées :

— Les deux filles ont accepté le fait qu’elles n’auraient pas accès à nos iPhone, iPad ou ordinateur de la semaine, sans rechigner.

— Sofia m’a aidée à préparer le déjeuner, sans que je lui demande. Elle fut d’une politesse et d’une collaboration exemplaire toute la journée!

— Après être allé conduire sa soeur à l’école, Audrey est venue me porter une clémentine et le pot de Nutella… avec son assiette préférée (je sais, je suis facilement achetable!).

— Mon Guerrier a parsemé la maison de messages d’amour.

Alors la pression d’agir pour « changer le monde » redescend tranquillement. Ce qui reste : pas de iPhone ni iPad pour la semaine (un timing que je vais tellement regretter avec mon Guerrier en exercice pour 15 jours consécutifs!). Et le désir de faire les choses différemment…

Je vois déjà le sourire de mon Amour, qui lit ses lignes sans surprises connaissant mon tempérament fougueux et passionné qui se calment généralement assez vite. Tout comme il respecte mon besoin de « sauver le monde » et de laisser la planète dans un meilleur état que celui dans lequel je l’ai trouvé… Lui qui était prêt à me suivre en Amérique du Sud pour faire du travail humanitaire sera peut-être soulagé de retourner à Disney ou s’étendre sur une plage cubaine ;)

Mais pour moi, l’idée fait son chemin. Et si ce n’est pas d’ici Noël, bientôt les filles expérimenteront la réalité du monde qui les entoure et auront l’occasion, elles aussi, de poser un geste pour le rendre meilleur.

 

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Le mariage parfait!

Pour certains, c’est la première neige. Pour d’autres, c’est la musique, les premières décorations dans les magasins ou le 1er décembre.

Pour moi, ce qui annonce l’approche de Noël, c’est l’arrivée des clémentines! Pas n’importe qu’elles : celles du Maroc! Avec le diamant noir. Leur gout suret, leur odeur envoutante, leur jus qui explose en bouche, mon pouce usé à force d’en éplucher, tout ça me rappelle décembre.

Leur découverte remonte à l’époque du secondaire. Je crois qu’elles sont irrémédiablement associées à Noël depuis le premier jour où j’ai gouté ce merveilleux petit fruit : une nuit, en préparant mes examens.

Chaque année, leur odeur, leur gout me ramènent des années en arrière, installée au creux de mon lit, réveillé par mon cadran à 3 heures du matin pour étudier un examen que je devais passer à 9 h… et pour lequel je n’avais encore regardé aucun livre ou lut aucune note. J’en ai épluché des clémentines au fil de mes lectures!

Chaque année, je me revois à la polyvalente, l’ambiance plus « relaxe » des deux dernières semaines avant les vacances des Fêtes, les décorations « maison » accrochées aux murs, les étudiants plus sociables et souriants, se réfugiant dans les locaux des différentes associations. Et moi, mangeant une dernière clémentine avant de me rendre à ma salle de cours.

Une curieuse association à laquelle mon cerveau s’accroche : les clémentines et la période des Fêtes.

Mais bien que ce fruit soit bon en lui-même, rien n’égale son gout quand il se marie à celui du Nutella! C’est le paradis pour mes papilles gustatives! Aucune combinaison n’égale celle des clémentines et du Nutella. Au point où séparées, ces deux saveurs sont devenues très ordinaires pour moi. Je serais incapable de manger du Nutella seul, sur un autre fruit ou sur une toast. Pourtant, combiné au gout suret de la clémentine, c’est divin!

Comme mon Guerrier et moi! Je m’épanouis à son contact. Je suis meilleure à ses côtés, et ce, dans plusieurs aspects de ma vie. Il me complète. Tout semble mieux à ses côtés, vécu avec lui. Seule, je me débrouille très bien et j’ai ma propre vie très correcte. Mais avec lui, c’est mieux… c’est harmonieux.

Comme avec du Nutella ;)

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Parade du Père Noël

Dans la série « Un Noël intentionnel », où j’expérimenterai ce que deviendront nos traditions familiales, il y aura certainement des bavures… ou des traditions dont il faudra retravailler la mémoire. Hier soir en est un bon exemple.

Nous avons assisté à la parade du Père Noël. La « 2011 Greater Kingston Santa Parade »!

Je sais, Kingston est fantastique! À l’exception de ma voisine, toujours en état de choc d’avoir été muté en dehors d’Halifax, TOUT le monde adore Kingston! Personne n’ose critiquer ouvertement KTown, la ville parfaite! Juste assez grosse pour avoir l’essentiel pour vivre (Michaels, GAP, Lululemon, restaurants et gelato), assez petite pour ne pas avoir de bouchon de circulation, culturellement développée, naturellement accessible, socialement ouverte et accueillante. Moi-même je l’adore!

Alors en début de semaine, j’étais heureuse de tomber sur la publicité annonçant une parade du Père Noël. Je trouvais l’activité propice pour lancer la saison des festivités (avec l’arrivée de la première neige et des clémentines — mais ça, c’est une autre histoire!). Les filles n’avaient encore jamais assisté à un tel évènement, ayant une maman pas très friande des foules et détestant le froid. Kingston m’offrait une alternative très tolérable : journée ensoleillée, 10 degrés au mercure, 117 000 habitants.

Samedi après-midi, nous avons donc pris notre courage à deux mains (quand même, oui les conditions sont bonnes, mais ce n’est pas encore ma sortie familiale préférée!) et profité de l’occasion pour combiner différents plaisirs : stationnement privé nous permettant une sortie facile et rapide du centre-ville, souper tôt au Lone Star, l’un des restaurants préférés des filles (et offrant d’excellents margaritas Texas size!), suivi d’une marche tranquille à la rencontre de la parade.

Le programme était parfait et c’est également déroulé parfaitement : une foule dispersée nous permettant de circuler librement sur les trottoirs. Une température douce. Des gens heureux de participer à cette activité. Un public calme et souriant!

Et là, la parade a débuté…

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Les filles ont adoré! Sofia a sincèrement eu beaucoup de plaisir! Laissons les images faire le reste…

« The Magical Word of Disney » :

Sérieusement?

Heureusement, l’image finale que retiendront les filles sera celle du charriot du Père Noël :

Moi, ce sera celle de Mère Noël faisant du pole dancing…

Et l’an prochain, je remplacerai mon thé par du chocolat chaud au Baileys!

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Repenser Noël

Notre première neige est tombée jeudi! Pendant 5 minutes à la sortie des classes. Quel bon timing pour exciter les enfants! Audrey a fait son premier « snow angel » (dans le gazon) et Sofia a demandé pour aller glisser… alors qu’il n’y avait même pas assez de flocons pour que deux d’entre eux s’empilent au sol.

Malgré leur nombre limité, moi aussi j’étais heureuse de les voir tomber du ciel. Car leur arrivée signifiait celle de notre playlist de musique de Noël :)

J’adore Noël! J’aime particulièrement l’avant Noël. Cette période de préparation et d’anticipation. Surtout depuis la naissance des enfants. Quel plaisir de voir la joie et l’excitation grandir sur leur visage à l’approche de cette fête! Car pour moi la magie débute à la fin novembre et se termine le 26 décembre, jour où les décorations sont généralement remisées pour 11 mois. La fébrilité, l’anticipation durent 1 mois. La fête commence le premier jour du congé scolaire. Le 24 elle atteint son summum. Le 25 on la savoure. Le 26 c’est fini. On passe à autre chose.

Cette année par contre, je suis en pleine remise en question. Quel « genre » de Noël je désire offrir à nos filles? Quelles traditions est-ce que je souhaite instaurer ou perpétuer? Comment offrir un Noël traditionnel à nos filles alors que notre environnement est en perpétuel changement? Avec les mutations (les nôtres et celles de nos amis), le changement de décor, les changements d’acteurs dans nos vies, la vague de snobisme « anti Noël » démontré par ceux qui s’en désintéresse sans essayer de le modifier ou de le remettre en question, comment au travers tous ces bouleversements offrir une stabilité et des souvenirs marquants pour Sofia & Audrey?

Dans un premier temps, je dois moi-même faire le deuil de mon Noël parfait. J’y rêvais encore cette année, mais il a été rejeté. Je dois donc le réinventer. Et arrêter de vouloir reproduire ceux de mon enfance : la famille qui débarque pour plusieurs jours. L’ambiance de party qui s’étire sur plusieurs jours parce que tout le monde habite sous le même toit. Les discussions ou les parties de cartes qui peuvent s’éterniser parce que personne ne reprend la route. Les enfants qui s’amusent entre eux pendant que les parents récupèrent de leur longue veillée. Les grignotines qui trainent pour survivre jusqu’à ce qu’un adulte se pointe pour faire à déjeuner. Les restes que l’on remet sur la table et qui sont toujours meilleurs réchauffés.

Pour moi, ces Noëls font désormais partie du folklore et des beaux souvenirs. Ils seront miens, mais ne feront pas partie de mon leg à mes enfants.

Jusqu’à l’an dernier, j’ai réussi à maintenir à bout de bras une réplique de ce qu’ils représentaient ou de ce que je voulais qu’ils représentent. Même l’an dernier, en l’absence de notre Guerrier! Grâce à ma très chère amie venue s’installer pour quelques jours et partager ce merveilleux moment avec nous. Et à la famille qui s’est déplacé pour un souper le 25. Il s’est même perpétué au-delà du 26 avec la venue d’une autre amie et de sa fille!

Mais cette année, le pronostique est mauvais. Alors il faut repenser notre définition de Noël.

Malgré notre vie de nomade, ou plutôt : en raison de notre vie de nomade, je veux créer des traditions qui pourront nous suivre, peu importe le théâtre qui les hébergeront. Peu importe les acteurs qui s’y produiront. Je veux offrir à nos filles des traditions qu’elles chériront autant que je chéris mes propres souvenirs d’enfance.

Alors je ne sais pas encore quelle forme il prendra pour nous cette année. Mais je sais ce que je veux qu’il dégage et représente pour les filles : une période de réjouissance, où l’on prend le temps de s’amuser sans regarder l’heure. Un moment partagé avec d’autres humains vibrants au  même diapason. Dans un monde idéal, la présence de la famille. Pour leur démontrer que peu importe ce qui arrive, la famille est là pour nous. Mais, aussi celle d’amis. Notre deuxième famille. Sinon, des rencontres improvisées avec des gens qui partagent le même esprit de Noël et veulent vivre, comme nous, un moment magique.

Cette année, ce sera donc notre première année de nouvelles traditions intentionnelles. Avec un programme que nous pourrons répéter chaque année. Un modèle à suivre où seuls le décor et le nom des personnages changeront.

Mon deuil à moi est fait. Je ne revivrai et ne pourrai jamais reproduire les Noëls de mon enfance ou ceux dont je rêve. Aujourd’hui, c’est le rêve de nos filles que je crée. Il sera adapté à la réalité du monde d’aujourd’hui. Des habitudes de vie plus saines. Des acteurs et des décors qui changent régulièrement. Mais la stabilité de l’amour de notre petite famille, la notion de plaisir et de partage.

Je sais que nous vivrons une fois de plus un Noël mémorable :)

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