Ne plus repartir à neuf…

Ne plus repartir à neuf... et fleurir malgré tout!

Julie, de Lily and her toes, publiait récemment chez Maman Zen l’excellent texte « Changer de maison, changer de vie » où elle parle de la chance et de la malchance de repartir à zéro lors d’une mutation. 

Je crois que c’est l’une des parties de notre vie de bohème qui me manquera le plus. Chaque déménagement m’offrait cette bouffée d’air frais qui vient avec la chance de repartir à zéro. Pour la perfectionniste que je suis, c’était la façon idéale de me corriger sans continuellement faire face à mes imperfections. J’apprenais de mes erreurs, je prenais soin de ne pas les répéter, mais je n’avais pas besoin de vivre quotidiennement avec les conséquences. Manque de diplomatie envers un voisin ? Oublié dans deux ans ! Regard assassin jeté au professeur qui accuse ma fille ainée d’être mésadaptée sociale ? Nouvelle école en septembre. Difficulté à m’intégrer ? Nouvel environnement à conquérir dans quelques mois. Mauvais choix de quartier ? On fera mieux la prochaine fois.

Grâce à notre vie de saltimbanque, tous les deux ans j’effaçais mes erreurs du passé, et je commençais une « nouvelle vie ». En mieux. Parce que chaque fois, j’étais plus sage, plus expérimentée, et un peu plus humble. Je pouvais refaire mon monde, sans avoir à affronter les malaises que j’avais créés, qu’ils fussent réels ou non. Je ne fuyais pas mes responsabilités ! Chaque fois, ou presque, je m’assurais de fermer la boucle. Mais les déménagements me permettaient de mettre ces expériences derrière moi.

Cette opportunité ne s’appliquait pas seulement pour ma vie sociale ! Ma vie familiale en bénéficiait aussi. Les changements d’environnement me permettaient entre autres d’oublier mes mauvais moments de mère… Ou disons plutôt que je les excusais plus facilement. Je pouvais me dire que c’était la maman de Québec qui réagissait ainsi ! Celle de Kingston, Trenton, Halifax serait mieux.

Déménager dans une autre ville, c’était comme tourner la page du 31 décembre, et embrasser le 1er janvier, plein d’espoirs et de bonnes résolutions.

Aujourd’hui, on acceptant de laisser pousser mes racines, je prends conscience que je devrai dorénavant vivre avec les conséquences de mes actes. Le phoenix en moi ne pourra plus renaitre de ses cendres. Il devra désormais conserver ses plumes… Et vivre avec celles qui souffriront d’imperfection.

Finalement, je devrai accepter de devenir adulte…

Certains diront qu’il est à peu près temps !

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French Lily
Maman, conseillère en consommation, blogueuse.

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