Nous venons de traverser la barre des 6 mois! Six longs mois depuis que notre Guerrier nous a quittés pour l’Afghanistan. Et, bien que j’ai connu pire, et que tout ce qui nous reste c’est la longueur d’une absence presque « normale » pour nous, le temps commence à être long.

Depuis le 13 novembre, j’ai eu trois gardiennes : une première pour magasiner les cadeaux de Noël des filles. Une deuxième pour passer 5 h aux urgences avec Audrey. Une troisième pour assister à une vidéoconférence en direct avec le théâtre. Ah oui! Et une quatrième pour une escapade de quelques heures entre mères ;)

En 6 mois, les filles ont eu droit, Dieu merci, à des périodes de jeux chez des copines.

Mais ce matin, comme bien des matins, ma journée de mère commençait à 6 h. Dès 6 h, les complaintes commençaient : « Maman? Ai faim! » « Maman? Bas jeux! » « Maman? Wouarrrrrrrr en bas! Jeux me! » (traduction : « Maman? Il y a un affreux monstre qui sévit en bas! Je veux et j’exige que tu viennes jouer avec moi MAINTENANT! »).

*soupir*

La mission se passe bien. Le temps passe assez vite, à ma grande surprise. Je m’ennuie de l’Amour de ma vie, de mon meilleur ami, mais l’attente est supportable. Les filles sont extraordinaires et nous faisons une bonne équipe. Nous avons trouvé une routine harmonieuse et notre vie « entre filles » est remplie de beaux moments. J’ai de merveilleux amis qui m’écoutent et me font rire quand j’en ai besoin. J’ai même beaucoup de temps « pour moi » quand je me couche plus tard que 20 h! ;)

Mais j’avoue avoir hâte de pouvoir partager les « requêtes » quotidiennes. Car le plus essoufflant, c’est d’être la seule source de réponse, de résolution de conflits, de service. Ça devient épuisant d’être le seul point d’ancrage, la seule paire de bras, le seul « Gentil Organisateur » de leur vie. 24h sur 24. 7 jours sur 7.

J’ai hâte de pouvoir dire « Ton tour! » quand j’entends « Mamaanaaaannnnn! » ou pouvoir répondre « Demande à ton père! » quand je vais me faire demander « Mamaaaannn? »

Car oui, une gardienne ou des playdates c’est agréable. Mais ce n’est pas le genre de répits dont j’ai besoin ou envie. J’aime être entourée de mes filles, jouer avec elles, les entendre s’amuser. J’ai seulement hâte de partager à nouveau la responsabilité parentale. J’ai hâte de pouvoir relâcher mon attention en sachant que l’autre adulte responsable de leur venue dans ce monde prend la relève. Et gère les conséquences.

Alors, aujourd’hui ne me cherchez pas! Elles veulent mon attention? Elles vont l’avoir! Car après ma demi-heure de « paix » durement négociée, ce sera à leur tour de jouer selon MES règles! Au programme : épicerie, commissions et pliage de linge en famille.

Je suis certaine qu’après quelques heures à jouer « au grand », elles seront désespérées de retourner s’amuser « entre soeurs » dans leur monde imaginaire ;)

Bon dimanche à tous ;)

 

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Q : « Comment faites-vous pour garder le contact? »

R : Tout dépend du lieu où se trouve notre conjoint.

Mon Guerrier étant généralement à KAF (camp de base), les communications sont plus faciles et régulières. Nous avons des contacts presque quotidiens. Nous utilisons les courriels, le « chat » et Skype pour des conversations en direct devant la caméra.

Avec le décalage horaire (8 h 30) et les longues heures de travail de mon conjoint (il termine rarement avant minuit), nos rendez-vous virtuels se font généralement en après-midi (avantage d’être une maman à la maison).

Lorsqu’il est en patrouille ou sur une base avancée, les communications sont restreintes et consistent généralement à des courriels. Il peut alors s’écouler plusieurs jours entre chaque contacts.

Lors de sa mission précédente en Afghanistan, nous n’avions que les courriels occasionnels et de rares conversations téléphoniques. Alors j’apprécie tout particulièrement le confort des avancées technologiques et des installations en théâtres dont nous bénéficions pour ce déploiement ;)

Merci Virginie pour ta question :)

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Q : Que ce passe-t-il si un militaire devient papa lors d’un déploiement?

R : Habituellement, il tentera de prendre son congé au moment de la date prévue pour l’accouchement. En plus des vacances de mi-tour, le militaire déployé pourrait avoir jusqu’à 14 jours supplémentaires de congé spécial, à la discrétion de la chaine de commandement et sur autorisation du commandant seulement.

Quand nous avons décidé d’avoir des enfants, j’étais très consciente que j’avais de bonnes chances d’accoucher toute seule! Nous avons été chanceux, mon Guerrier a pu être là les deux fois, mais nous avions planifié en conséquence afin d’avoir le maximum de chance que ça se produise. Par contre, aux deux occasions il est parti en formation pour 5 semaines, trois semaines à peine après l’accouchement. That’s life.

D’autres préfèreront vivre la grossesse ou accoucher seules afin de pouvoir compter sur la présence de leur conjoint après la naissance de leur enfant. C’est une question de préférences personnelles et… de timing!

Merci Anny pour cette question :)

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Q : Est-ce que les militaires peuvent voter lorsqu’ils sont en mission à l’étranger?

R : Oui, les militaires canadiens ont voté par anticipation entre le 18 et le 23 avril dernier. Des « bureaux de scrutins » avaient été établis dans chaque campement afin de permettre à tous les membres du Groupement tactique d’exercer leur droit de vote. Même les membres déployés dans les régions les plus éloignées ont pu le faire, chacun en fonction des candidats représentant leur circonscription de résidence canadienne.

Le taux de participation des militaires déployés tournerait autour de 70 à 75 %, ce qui est beaucoup plus élevé que le taux de 61,4% observé ici au Canada.

Merci Kipadari pour cette question de circonstance :)

 

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Ah les vacances! LA question que tout le monde se pose (les familles surtout) quand un militaire apprend qu’il va être déployé : « Quand pourras-tu prendre tes vacances? » et « Tu auras droit à combien de jours? ».

Anny voulait savoir si les militaires n’avaient que 3 semaines de vacances pendant leur déploiement en Afghanistan. Hé oui!

Les militaires accumulent 3 jours de congé par mois en théâtre. Donc lors d’une mission « normale » de 6 mois, ils auront droit à des vacances de mi-tour de 18 jours.

Lors des déploiements de 9 mois ou un an, les membres ont habituellement droit à 2 périodes de vacances. Pour des raisons opérationnelles, bien que nos militaires soient présentement déployés pour plus de 6 mois, ils n’auront droit qu’à une seule période. Par contre, les congés accumulés (congés accumulés seulement, pas les weekends!) pourront être repris à leur retour.

 

 

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Merci à Monica, Anny, Annie et Pascale qui m’ont écrit, et à Virginie et Kapadari pour vos commentaires! Vos questions étaient nombreuses et très pertinentes. Vous avez abordé tellement de sujets que j’ai décidé de les traiter un à la fois, dans un style FAQ que je publierai chaque weekend :)

 

Mise en garde :

Un point très important toutefois : il n’y a pas deux familles de militaire qui vivent les choses de la même façon. Nous avons tous notre propre vision qui varie en fonction de nos expériences passées, de nos valeurs, de notre caractère, de notre maturité, mais qui est aussi influencée par le grade, le métier, le lieu de travail de notre conjoint et les raisons pour lesquelles il a choisi de s’enrôler.

Alors les réponses que je vous donnerai, pour la plupart, seront le reflet de nos expériences familiales et de notre personnalité. Certaines seront aussi inspirées de mes 10 ans de travail auprès de la communauté militaire de Valcartier.

Bien que mes réponses n’aient rien de scientifique, je crois qu’elles méritent d’être entendues. Les médias, et certains organismes aiment bien entretenir l’image des familles qui sont des victimes du milieu ou des individus qu’il faut aider à « s’en sortir ». Mes « Confessions » seront donc une brèche vers l’autre côté de la médaille, un côté vécu par plus de familles qu’on le pense ;)

Une histoire à suivre ;)

*FAQ : Frequently Asked Questions

 

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Mon entourage me questionne parfois sur la vie de famille pendant un déploiement et la vie de famille de militaire en général. Je ne pense pas toujours à en faire un texte pour mon blogue, mais je vais essayer de vous préparer quelque chose.

En attendant, j’aurais besoin de votre aide, pour connaitre ce qui vous tracasse ou ce qui vous intrigue :) N’hésitez pas! Dites-vous que si vous pensez à une question, plusieurs personnes y ont certainement pensé aussi, mais n’osent pas le demander! C’est le temps ou jamais de lever le voile sur notre « statut particulier » ;)

Vous pouvez laisser un commentaire – ce qui pourrait inspirer d’autres lecteurs, ou encore m’écrire en utilisant le formulaire : Me contacter.

La parole est à vous et j’ai hâte de vous lire!

P.-S. À ceux qui font partie « du milieu », partagez les questions que l’on vous pose souvent en laissant un commentaire ou en me faisant parvenir un message :)

 

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Plusieurs personnes me demandent : « C’est comment? »

Et d’autres sont convaincus de comprendre : « Je sais ce que c’est! Mon chum est parti pour un congrès d’une semaine en Europe! » ou « Je suis monoparentale, c’est pareil! ». Ou encore : « Moi non plus je ne vois jamais mon chum! Il fait un cours du soir et travaille de jour! »

Pour plusieurs de mes copines conjointes de militaire (et moi tout particulièrement), ces remarques ont tendance à nous faire dresser le poil des bras… ;)

Je sais que la plupart des gens qui « croient » savoir ne veulent qu’exprimer de la sympathie envers notre situation. Les autres, heureusement plus rares, sont de purs égocentriques qui ont tout vu et tout vécut « en mieux » ou « en pire ». C’est pourquoi on hochera poliment de la tête… avec un petit sourire en coin pour la majorité et un regard de pitié pour les autres.

Mais non. Ces personnes ne savent pas. Comme moi, je ne sais pas ce que c’est de perdre un enfant ou de sauter sur une mine! Ou d’être monoparental. (Mais je sais ce que c’est d’avoir un conjoint qui part une semaine en voyage d’affaires ou qui étudie tous soirs après une longue journée de travail… ;) )

Alors pourquoi notre situation est-elle différente?

  • Mon Guerrier ne mange pas dans un pub londonien, mais dans un bunker en Afghanistan suite à une alerte d’attaque à la roquette.
  • Il ne porte pas une cravate pour aller travailler, mais des plaques balistiques pour protéger ses organes vitaux.
  • Il risque sa vie chaque seconde, pas de se faire « cruiser » par une belle Italienne.
  • Personne ne prend la relève avec les enfants un weekend sur deux.
  • Si une voiture me réveille à 5 h du matin, mon coeur s’arrête de battre quand je réalise qu’on sonnera peut-être à ma porte dans quelques secondes pour m’annoncer une terrible nouvelle…
  • L’Homme de ma vie est absent, de corps et d’esprits. Pas seulement en train d’étudier dans la cuisine. Il ne peut pas déposer son livre pour m’aider à gérer une crise ou m’embrasser entre deux chapitres.
  • S’ennuyer pendant une semaine c’est complètement différent que de s’ennuyer pendant 8 mois! Oui, j’ai vécu les deux, je sais que c’est différent même si peu de gens le croient avant de l’avoir vécu.
  • Une partie de ma vie sociale est en stand-by pendant 8 mois. Parce que je suis moins disponible et parce que je suis « en solo ». Inviter une femme mariée temporairement seule, ce n’est pas comme inviter une amie célibataire.
  • Les contacts avec l’être aimé sont irréguliers et imprévisibles. Mon Guerrier ne peut pas m’appeler chaque soir de sa chambre d’hôtel, je ne peux pas le joindre par cellulaire si j’ai une question importante et il ne peut définitivement pas revenir pour une urgence ou parce que je m’ennuie trop.
  • Il faut rassurer les enfants qui craignent pour la vie de leur père, maintenir sa présence au coeur de notre quotidien et leur faire comprendre que la situation est temporaire bien qu’elle leur semble éternelle.

Mais aussi,

  • Je ne suis pas seule, malgré l’absence. Mon coeur est habité par l’amour que nous partageons malgré la distance et par la conviction de retrouver bientôt ma douce moitié.
  • Nos filles font partie d’une famille unie, qui sera bientôt réunie.
  • Tout le stress, l’attente, l’ennui sont temporaires et je connais le bonheur que nous éprouverons au retour de notre Guerrier.
  • Les retrouvailles, après une longue période d’absence dans des conditions aussi périlleuses, sont incomparables!
  • Je fais partie d’une communauté « qui sait » et qui est présente quand j’en ai besoin.
  • Je recevrai un pashmina en souvenir plutôt qu’une réplique de la tour Eiffel.
  • Les histoires qu’il me racontera à son retour seront uniques et passionnantes!

Alors voilà! Maintenant, vous « savez » un peu plus ;)

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On le connait tous, et on l’anticipe tous. Il frappe généralement après les vacances. Et celui des enfants est particulièrement solide.

L’euphorie des vacances de mi-tour est passée. L’adrénaline retombe. Il faut refaire le deuil de la présence de l’être aimé. Il faut apprivoiser à nouveau la solitude. On a l’impression que tout le chemin parcouru pendant la première partie du déploiement est à recommencer.

De mon côté, je croyais sincèrement l’éviter. Après tout, c’est le printemps, le temps est censé se radoucir, les journées rallongent, on prépare le déménagement, les vacances d’été se pointent le bout du nez, mais surtout il ne reste que 4 mois à ce qu’on prépare depuis 3 ans! Quel bonheur!

Malheureusement, il neige encore, on gèle comme en plein mois de janvier et l’horaire est surchargé… Alors que ce dernier point devrait faire passer le temps plus vite, il siphonne au contraire tout l’air nécessaire pour respirer!

Cerise sur le sunday : il faut gérer les émotions des filles qui vivent durement le 2e départ de leur Papa.

Audrey s’ennuie et dit ouvertement que son père lui manque. Elle est plus colleuse, a la larme facile, mais heureusement, des câlins et des mots doux la consolent facilement.

Sofia, par contre… la perte d’un cheveu peut déclencher une crise de larmes! Imaginer la mort d’une mouche, un Grand-Papa qui ne peut rester à coucher ou sa soeur qui refuse de partager un jouet… *soupir*. Une crise n’attend pas l’autre.

Mais, vous continuez à avancer! Vous écoutez tout le monde autour de vous, qui trouve une bonne raison de se plaindre. Si par malheur vous manquez de compassion, on vous répond « Ah, mais toi, c’est pas pareil! T’es faite forte ». À quoi vous avez juste envie de répliquer « Va chi** ».

Alors vous savez que vous venez de frapper « le mur ». Vous réalisez que vous avez les deux pieds dedans. Et vous savez qu’il ne vous reste plus qu’à le traverser.

Et ce n’est pas parce que vous êtes forts, que vous n’avez pas le droit de verser une larme ou de trouver ça difficile. Être « fait fort » signifie seulement que vous allez vous relever. Que vous savez que vous êtes capable de passer au travers! Et que la seule reconnaissance de ce mur vous permettra de l’anéantir.

Alors, une bonne douche, un « chick flick », du chocolat et demain sera un autre jour :)

 

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C’est quelque chose que je ne ferai pas vraiment avant le mois d’aout prochain. Et les évènements récents me le rappellent cruellement.

Ça fait déjà 4 mois que notre Guerrier est en danger. Mais depuis la fin de ses vacances, il l’est encore plus, et le sera jusqu’à la fin de la mission. Par conséquent, ce qui était théorique jusqu’à présent devient dangereusement réel.

La mort en théâtre, y penser, l’envisager, s’y préparer est l’un des tabous de la mission… surtout chez les conjointes. Comment se préparer au pire?

C’est probablement l’aspect de la vie militaire le plus étranger aux « civils ». Et l’un des plus choquants. Pour l’avoir malheureusement vécu de près, de mon siège d’observateur, je sais comment ça se déroule quand un militaire perd la vie au front. Je connais les procédures. Je sais comment se sentent ceux qui sonnent à la porte. Et, si par malheur c’est à ma porte qu’ils devaient se présenter, « chances are », je connaitrai personnellement ces « désignés volontaires ». Et je sais que pour celui ou celle qui apprend cette terrible nouvelle, toutes les réactions sont possibles…

Alors je sais qu’il faut être prête.

Et cette urgence d’être « prête » peut vous surprendre à tout moment. Même sous la douche. Un éclair de lucidité vous frappe comme un coup de poignard au creux de l’estomac et vous réalisez que ça pourrait vous arriver. Vous pourriez perdre l’Amour de votre vie. Vous réalisez alors que vous devez y pensez. Vous devez anticiper la réaction que vous aurez. Et songer à ce que vous ferez quand votre monde se sera effondré.

Qui appellerez-vous en premier? Qui est la personne la plus proche, physiquement, qui peut vous aider? Qui voulez-vous avoir comme « parrain » pour vous accompagner tout au long de ces longues procédures militaires?

Et comment annoncerez-vous la nouvelle aux enfants?

Parfois, il peut s’agir d’un détail aussi bête que de connaitre l’adresse d’une voisine et amie que vous voudriez auprès de vous en attendant l’arrivée des renforts. Ou encore, anticiper la réaction des autres et reconnaitre les personnes qui pourront vous aider… et celles qui risquent de vous taper sur les nerfs!

Ça vous en dit long sur les personnes que vous choisissez instinctivement… et celles que vous oubliez complètement.

C’est maintenant fait. Je suis prête, théoriquement. Je n’ai donc plus besoin d’y penser. Je peux me concentrer à nouveau sur une fin heureuse de cette mission en Afghanistan et sur nos retrouvailles remplie de joie et de bonheur.

Mais Dieu sait que j’ai hâte que mon Guerrier franchisse la porte de notre maison!

 

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