
En relisant mes textes décrivant notre récent voyage à Québec, je remarque que le ton n’était pas très joyeux. Le problème, c’est que nous étions frustrés par le temps! Nous en avons manqué pour voir tous les êtres qui nous sont chers et nous en avons perdu à magasiner les cadeaux-souvenirs.
De plus, je dois avouer très égoïstement que j’étais frustrée de ne pas avoir le temps de magasiner pour moi! Imaginez : je n’ai même pas eu le temps d’aller dépenser chez Tristan, question de renouveller ma garde-robe!
Mais, malgré toutes ces lamentations, nous étions heureux de remettre les pieds en sol québécois. Après tout, une partie de notre cœur y est restée! De plus, il y a un certain confort à fouler le sol qui nous a vu naître. L’avantage de maîtriser la langue, la commodité de savoir où tout se trouve et la sécurité de connaître les règles intrinsèques et les non-dits.
Et, disons-le franchement, le magasinage fini toujours par être intéressant… peu importe pour qui on magasine! Surtout lorsqu’il est à peine midi et que vous avez déjà dégusté l’équivalent de trois verres de vin!
Pour le type de cadeaux que nous devions rapporter, le marché de Noël du Vieux-Port de Québec était tout indiqué. Et quel plaisir, après plusieurs mois de privation, que de goûter nos merveilleux produits du terroir! Nous avons retrouvé avec plaisir quelques-uns de nos « vieux » classiques et fait de nouvelles découvertes.
Parmi nos classiques :
• La Cidrerie Verger Bilodeau pour leur beurre de pommes, leur moutarde aux noix et sirop de pommes et leur cidre à base de sirop d’érable « Le Petit bonheur».
• Le Vignoble le Cep d’argent pour leurs vins apéritifs «le Mistral» et « Le Fleur de lys » et leur vin digestif « l’Archer ».
Une découverte qui sera dorénavant un incontournable :
• La Passion dorée! Wow! Leurs liqueurs et mistelles faites à partir de cerises de terre sont absolument fantastiques! Notre préféré : « Le Grand québécois » qui contient une touche de sirop d’érable. La prochaine fois, je goûte à leurs cerises de terre marinées dans l’alcool et leurs confitures de cerises de terre! Je regrette de ne pas m’en être gardé un pot ou deux! Et, ce qui ne gâche rien, Gonzague Hallé, le producteur, est un homme passionné, sympathique et enjoué qui prenait plaisir à nous faire déguster chacun de ses produits… pour notre plus grand plaisir!
Finalement, une dernière découverte qui vaut le détour :
• Le Moulin du petit pré et leur « Liqueur d’amélanche » faite à partir d’un fruit qui m’était jusqu’alors inconnu et qui pourtant est indigène au Québec.
Après toutes ces dégustations, il fallait bien aller manger! Mais avant, un petit détour par deux autres incontournables : les boutiques de Mme Musselli sur la rue Maguire : Tutti Frutti (une véritable caverne d’Ali Baba avec de superbes bijoux aux prix très abordables) et Billio (la mecque de ceux qui aiment fabriquer leurs propres bijoux avec des billes que je n’arrive à trouver nulle part ailleurs). Ce seront mes deux arrêts égoïstes du voyage!
Pour manger, nous avons découvert (grâce aux bons conseils de la marraine de notre bébé d’amour) un nouveau bistro absolument fantastique : Les Bossus. Des mets savoureux, un service sympathique, un décor zen urbain et une facture très abordable lorsque l’on considère la qualité de la table!
Mais, la perle de toutes ces activités fut le plaisir de revoir mon Papa d’amour, le plaisir de déguster un bon vin, de savourer une bonne bouffe en sa compagnie et refaire le monde à notre façon, jusqu’aux petites heures du matin. Il ne le sait pas encore (je vérifie s’il lit bien mes textes jusqu’à la fin! Hi… hi…hi…!) mais peut-être aurons-nous la chance de partager une autre bonne bouteille en juin.
À suivre…