Q : Avec des enfants, pas facile, alors est-ce que vous tenez un journal de tout ce qui se passe que vous lisez ensemble à son retour ou que vous lui transmettez par mel?
R : Nous ne le faisons pas, mais je connais plusieurs familles qui le font. Les courriels réguliers, Facebook et mon blogue nous servent de « journal » et nous permettent de garder un partage quotidien des évènements familiaux.

L'heure du conte
Q : Vous vous écrivez ou enregistrez des messages à l’avance pour les occasions connues que vous ne passerez pas ensemble et les moins prévisibles coups de blues?
R : Notre Guerrier s’est filmé pendant qu’il lisait un des livres préférés des filles. Elles le regarde et se sentent ainsi plus proche de leur père et on le sentiment de partager un moment intime avec lui.
Les militaires déployés ont également reçu un carepackage pour Noël d’une association dont j’oublie le nom. Au travers tous les cadeaux, s’y trouvait un livre « enregistrable » où on s’enregistre en train de lire l’histoire. Les filles aiment beaucoup regarder le livre et entendre la voix de leur père leur faire la lecture!

Premier contact virtuel!
Q : Comment fait-on pour rester ensemble sans l’être… est-ce qu’on fait le choix d’une vie carrément différente ou est-ce qu’on met tout en place pour avoir une vie qui ressemble à celle des autres? Je ne sais pas si je m’exprime bien clairement, car c’est un univers que je ne connais pas, mais qui m’intrigue, forcément. Je n’ai aucun préjugé, juste de la curiosité (saine!) pour mieux comprendre. En tout cas chapeau, et bon courage pour la suite!
R : La technologie et notre organisation familiale nous permettent de rester en contact très régulier et de maintenir une présence virtuelle malgré l’absence. (Skype, courriels, envoi de photos en théâtre et du théâtre, lettres, préparation de carepackage, de bricolage et dessins, etc.)
Quand notre Guerrier est à la maison, il est très impliqué dans la vie de nos enfants et très disponible pour elles. Alors nous avons une vie relativement « normale ». Peut-être même plus que des familles d’autre corps de métier où les absences sont marquées par les saisons ou les quarts de travail.
Il y a aussi tous ces parents qui sont impliqués dans leur vie professionnelle au point de délaisser leur famille. Je connais des enfants de « civils » qui voient leur père moins souvent que nos filles, même s’il rentre dormir à la maison tous les soirs… Croiser quelqu’un pendant quelques minutes au déjeuner, ou avoir un parent qui nous transporte d’une activité à l’autre, offre une présence physique qui ne forge pas nécessairement une relation de confiance durable et profonde. La proximité émotive est importante et, heureusement, réalisable malgré la distance physique.
Finalement, notre base familiale (les valeurs, la discipline, le mode de vie) demeure la même, peu importe les absences ou les mutations. Nous avons également fait le choix que je demeure à la maison pour assurer une présence et une stabilité auprès des enfants. Quand nous sommes ensemble, nous sommes vraiment « présents ». Et lors des absences, hé bien la vie continue ;)
Par contre, comme je l’ai précisé dans un précédent texte, c’est notre vie et celle qui nous convient. Il existe autant de « bonnes » réponses et de situations familiales « idéales » que de familles :)
Merci Virginie pour tes questions. J’espère que mes réponses démystifient un peu notre réalité, même si elles ne correspondent qu’à notre vision personnelle de notre vie :)