Enfin les vacances. Dieu que je les attendais celles-là!

En fait, j’ai l’impression que je ne fais que ça : attendre. Ce qui est trop loin de ma zone de confort (vivre le moment présent) pour que j’accepte la situation sereinement!

J’attendais la fin des classes et la fin du camp des scouts. J’attendais donc samedi soir avec impatience pour commencer mes vacances… mais Sofia a été malade une partie de la soirée et de la nuit (indigestion). Alors je les ai remises à dimanche, mais c’était à mon tour d’être malade (une grippe d’homme). Lundi, il fallait préparer l’arrivée de nos invités des prochains jours…

Mais là ça y’est! C’est les vacances! Oui j’ai encore plein de choses à compléter pour notre déménagement, mais j’aurai aussi plusieurs plages de plaisirs avec les filles. Et surtout, le temps de prendre mon temps!

Enfin…. peut-être pas tant que ça! Il reste moins de trois semaines avant le retour de notre Guerrier et notre calendrier est chargé d’activités à réaliser avant son retour. Des amis et de la famille à voir, quelques derniers coins de pays à visiter et la maison à préparer pour notre départ.

Je sais qu’il faudra prioriser. Je sais que nous n’aurons ni le temps ni la chance de voir tout le monde… comme à chaque mutation! À moins d’un mois du départ, on essaie de tout faire ce qu’on n’a pas pris le temps de faire depuis notre arrivée. C’est notre « bucket list* » mutationnelle ;)

Alors, il ne me reste plus qu’à garder l’équilibre entre tout ce que j’aimerais faire et tout ce qui peut être fait… et éviter d’être dépassée par les évènements. Une frontière que j’approche dangereusement!

Comme à chaque mutation ;)

* Liste de choses à faire avant de mourir.

 

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La vie est remplie de frustrations. La vie militaire ne fait pas exception!

C’est amusant de voir comment on peut gérer le stress de l’absence et celui du risque. Comment on peut s’adapter aux changements, à l’inconnu et aux revirements de situation en gardant le coeur léger.

Mais y’a parfois certains petits détails qui vous font royalement ch***!

Le retour des 1900 militaires présentement déployés en Afghanistan a débuté hier et se poursuivra jusqu’au mois d’aout. Mon Guerrier arrivera quelque part dans le milieu de ces rapatriements.

Je n’ai pas de problème avec la date de retour. Je sais qu’en raison de sa position et de son travail, il ne peut revenir plus tôt. Et il ne fût pas le premier parti non plus alors je suis heureuse qu’il ne soit pas le dernier à rentrer au pays!

La majorité des vols se posent à l’Aéroport de Québec en début d’après-midi. Ce qui est fantastique, car LA journée du retour, vous ne tenez plus en place! C’est une journée « perdue », car vous n’arrivez pas à accomplir la plus simple des tâches. Alors si le vol touche le sol à 13 h, vous avez juste assez de temps pour vous faire belle, manger un peu et partir chercher l’être aimé.

Et pour les enfants, quel timing parfait! Ils ont le temps de voir leur père avant le souper et le dodo, ils sont en forme, ils n’ont pas passé la journée à se morfondre et ils vont se coucher heureux d’avoir passé du temps avec leur père. À une heure raisonnable.

Je vous le dis : LE timing parfait!

Mais de tous les vols qui reviennent, DEUX vols arrivent en soirée! Et « GUESS WHAT!? » HÉ OUI! Celui de MON Guerrier!!!

Alors OUI, je suis frustrée! Et, par pitié, épargnez-moi les commentaires du genre « Ben t’es chanceuse, il aurait pu arriver le lendemain, ou en pleine nuit ». Je sais que les gens qui trouvent de telles excuses sont généralement bien intentionnées (rarement stupides…) et veulent vous consoler. Mais sérieusement, ce n’est pas le moment!

*soupir*

 

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Un dernier coup de coeur à donner : derniers jours d’école, la préparation pour le camp des scouts et LE camp de 48 heures. Si je survis jusqu’à dimanche (mais surtout au camp), il nous restera trois semaines avant le retour de notre Guerrier!

Malgré tout le temps qu’il nous reste encore à attendre, ce qui nous rend fébriles c’est que cette semaine est la dernière étape que nous avons à traverser au calendrier. Il y a eu Noël, l’hiver, les vacances de mi-tour, la fête d’Audrey, Pâques et la fête de Sofia. Dimanche prochain, c’est la ligne d’arrivée qui sera dans notre mire : le retour tant attendu!

Déjà, les premiers militaires arrivent au pays aujourd’hui! De nombreuses familles vont enfin connaitre le bonheur de retrouver l’être aimé! À vous tous qui serez réunis dans les prochains jours/semaines je vous souhaite de magnifiques retrouvailles et du bonheur en famille! Vous l’avez tous amplement mérité!

Et d’ici à nos propres retrouvailles, notre horaire est remplie par toutes les activités que nous voulons réaliser avant le retour de notre Guerrier et notre départ pour Kingston! Heureusement, ce ne sont que de beaux moments de plaisirs à partager en bonne compagnie!

Mais, faut-il encore survivre à cette semaine… ;)

 

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Q : Avec des enfants, pas facile, alors est-ce que vous tenez un journal de tout ce qui se passe que vous lisez ensemble à son retour ou que vous lui transmettez par mel?

R : Nous ne le faisons pas, mais je connais plusieurs familles qui le font. Les courriels réguliers, Facebook et mon blogue nous servent de « journal » et nous permettent de garder un partage quotidien des évènements familiaux.

 

L'heure du conte

Q : Vous vous écrivez ou enregistrez des messages à l’avance pour les occasions connues que vous ne passerez pas ensemble et les moins prévisibles coups de blues?

R : Notre Guerrier s’est filmé pendant qu’il lisait un des livres préférés des filles. Elles le regarde et se sentent ainsi plus proche de leur père et on le sentiment de partager un moment intime avec lui.

Les militaires déployés ont également reçu un carepackage pour Noël d’une association dont j’oublie le nom. Au travers tous les cadeaux, s’y trouvait un livre « enregistrable » où on s’enregistre en train de lire l’histoire. Les filles aiment beaucoup regarder le livre et entendre la voix de leur père leur faire la lecture!

 

Premier contact virtuel!

Q : Comment fait-on pour rester ensemble sans l’être… est-ce qu’on fait le choix d’une vie carrément différente ou est-ce qu’on met tout en place pour avoir une vie qui ressemble à celle des autres? Je ne sais pas si je m’exprime bien clairement, car c’est un univers que je ne connais pas, mais qui m’intrigue, forcément. Je n’ai aucun préjugé, juste de la curiosité (saine!) pour mieux comprendre. En tout cas chapeau, et bon courage pour la suite!

R : La technologie et notre organisation familiale nous permettent de rester en contact très régulier et de maintenir une présence virtuelle malgré l’absence. (Skype, courriels, envoi de photos en théâtre et du théâtre, lettres, préparation de carepackage, de bricolage et dessins, etc.)

Quand notre Guerrier est à la maison, il est très impliqué dans la vie de nos enfants et très disponible pour elles. Alors nous avons une vie relativement « normale ». Peut-être même plus que des familles d’autre corps de métier où les absences sont marquées par les saisons ou les quarts de travail.

Il y a aussi tous ces parents qui sont impliqués dans leur vie professionnelle au point de délaisser leur famille. Je connais des enfants de « civils » qui voient leur père moins souvent que nos filles, même s’il rentre dormir à la maison tous les soirs… Croiser quelqu’un pendant quelques minutes au déjeuner, ou avoir un parent qui nous transporte d’une activité à l’autre, offre une présence physique qui ne forge pas nécessairement une relation de confiance durable et profonde. La proximité émotive est importante et, heureusement, réalisable malgré la distance physique.

Finalement, notre base familiale (les valeurs, la discipline, le mode de vie) demeure la même, peu importe les absences ou les mutations. Nous avons également fait le choix que je demeure à la maison pour assurer une présence et une stabilité auprès des enfants. Quand nous sommes ensemble, nous sommes vraiment « présents ». Et lors des absences, hé bien la vie continue ;)

Par contre, comme je l’ai précisé dans un précédent texte, c’est notre vie et celle qui nous convient. Il existe autant de « bonnes » réponses et de situations familiales « idéales » que de familles :)

Merci Virginie pour tes questions. J’espère que mes réponses démystifient un peu notre réalité, même si elles ne correspondent qu’à notre vision personnelle de notre vie :)

 

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Lors de chaque absence, qu’elle soit de quelques semaines ou de quelques mois, vous frapper un repère dans le calendrier où vous commencer inconsciemment à attendre. Et c’est le point qui tue!

Avant ce jalon, vous vivez l’état de « non-présence ». Vous vous organisez. Vous patientez, car vous savez que la situation va durer encore longtemps. Mais, à partir d’une certaine date, votre cerveau se met en mode décompte et anticipe le retour. Et c’est à ce moment-là que le temps se ralentit. Que l’ennui vous prend. Et que ça vous semble interminable!

Dans mon cas, les 26 premières semaines ont passé relativement vites. Pendant 26 semaines je n’attendais pas le retour. Je vivais l’absence. Mais depuis que j’ai atteint la marque des 10 semaines, j’attends. Je compte. Maintenant qu’on approche de la cinquième semaine, c’est pire.

Mon changement d’attitude affecte malheureusement les filles. Parce que lorsqu’elles s’ennuient, je leur dis que le retour s’en vient. Que bientôt Papa sera là! Mais pour elles, 8 ou 5 semaines c’est une éternité. Avant, elles entendaient : « Papa va revenir à l’été ». C’était loin et vague. Elles passaient à autre chose. Comme moi… Aujourd’hui, elles aussi attendent le retour. Elles aussi, elles s’ennuient et pensent davantage au manque.

J’imaginais naïvement que « voir la lumière au bout du tunnel » les réconforterait. Mais maintenant, elle ne regarde que la longueur du tunnel et non plus la lumière qui s’en vient.

Mon erreur.

Une erreur légitime quand l’environnement change et que les points de référence se rapprochent.  : d’autres papas commencent à arriver. D’autres enfants parlent de retour. Tout le monde parle de déménagement et elles savent bien qu’elles ne partiront pas avant l’arrivée de leur père. L’école s’achève et les températures montent enfin. Elles voient les repères se rapprocher.

Alors oui, une erreur compréhensible et pardonnable. Mais ce qui est certain, c’est que je vais retenir la leçon pour les prochaines absences.

 

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De l'amour en boite.

Hier, je préparais avec amour et nostalgie le dernier colis pour mon Guerrier. Bien que cette étape annonce son retour prochain, mes rendez-vous hebdomadaires avec mon Amour vont me manquer… Car il reste encore plusieurs semaines avant son arrivée à la maison.

Audrey aussi va devoir s’ajuster à cette nouvelle réalité, elle qui mettait régulièrement des trucs de côté pour le « paquet pou’  Papa ». Ses bricolages et dessins ont fait leur chemin jusqu’en Afghanistan. La cinquantaine de cailloux, les fleurs et un papillon sont eux, restés ici. Comme la crème glacée, le fromage et les fruits qu’elle voulait si généreusement partager ;)

Mon "helper" des derniers mois!

Finalement, je ne sais pas qui prenait le plus de plaisir dans ces rendez-vous amoureux, entre mon Guerrier et moi. Mais voilà au moins une autre étape de franchie dans cette mission afghane :)

 

 

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Je rêve de voir sa voiture tourner le coin de la rue…

D’entendre la porte de sa vieille Volvo grincer à son arrivée…

D’attendre avec impatience qu’il ramasse tous ses trucs dans la voiture…

De voir son magnifique sourire illuminer son visage au moment où il traverse le seuil de la porte…

De pouvoir enfin me serrer dans ses bras et me coller le nez dans son cou à son retour du travail.

Je rêve d’un vendredi normal.

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J’aime voir qu’une date d’expiration sur un produit, dépasse la date de retour de notre Guerrier.

J’aime entendre l’annonce d’une activité à Québec et savoir que je serai partie au moment où elle aura lieu.

De simples petits faits qui annoncent le changement à venir! Youpi! ;)

 

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Nous venons de traverser la barre des 6 mois! Six longs mois depuis que notre Guerrier nous a quittés pour l’Afghanistan. Et, bien que j’ai connu pire, et que tout ce qui nous reste c’est la longueur d’une absence presque « normale » pour nous, le temps commence à être long.

Depuis le 13 novembre, j’ai eu trois gardiennes : une première pour magasiner les cadeaux de Noël des filles. Une deuxième pour passer 5 h aux urgences avec Audrey. Une troisième pour assister à une vidéoconférence en direct avec le théâtre. Ah oui! Et une quatrième pour une escapade de quelques heures entre mères ;)

En 6 mois, les filles ont eu droit, Dieu merci, à des périodes de jeux chez des copines.

Mais ce matin, comme bien des matins, ma journée de mère commençait à 6 h. Dès 6 h, les complaintes commençaient : « Maman? Ai faim! » « Maman? Bas jeux! » « Maman? Wouarrrrrrrr en bas! Jeux me! » (traduction : « Maman? Il y a un affreux monstre qui sévit en bas! Je veux et j’exige que tu viennes jouer avec moi MAINTENANT! »).

*soupir*

La mission se passe bien. Le temps passe assez vite, à ma grande surprise. Je m’ennuie de l’Amour de ma vie, de mon meilleur ami, mais l’attente est supportable. Les filles sont extraordinaires et nous faisons une bonne équipe. Nous avons trouvé une routine harmonieuse et notre vie « entre filles » est remplie de beaux moments. J’ai de merveilleux amis qui m’écoutent et me font rire quand j’en ai besoin. J’ai même beaucoup de temps « pour moi » quand je me couche plus tard que 20 h! ;)

Mais j’avoue avoir hâte de pouvoir partager les « requêtes » quotidiennes. Car le plus essoufflant, c’est d’être la seule source de réponse, de résolution de conflits, de service. Ça devient épuisant d’être le seul point d’ancrage, la seule paire de bras, le seul « Gentil Organisateur » de leur vie. 24h sur 24. 7 jours sur 7.

J’ai hâte de pouvoir dire « Ton tour! » quand j’entends « Mamaanaaaannnnn! » ou pouvoir répondre « Demande à ton père! » quand je vais me faire demander « Mamaaaannn? »

Car oui, une gardienne ou des playdates c’est agréable. Mais ce n’est pas le genre de répits dont j’ai besoin ou envie. J’aime être entourée de mes filles, jouer avec elles, les entendre s’amuser. J’ai seulement hâte de partager à nouveau la responsabilité parentale. J’ai hâte de pouvoir relâcher mon attention en sachant que l’autre adulte responsable de leur venue dans ce monde prend la relève. Et gère les conséquences.

Alors, aujourd’hui ne me cherchez pas! Elles veulent mon attention? Elles vont l’avoir! Car après ma demi-heure de « paix » durement négociée, ce sera à leur tour de jouer selon MES règles! Au programme : épicerie, commissions et pliage de linge en famille.

Je suis certaine qu’après quelques heures à jouer « au grand », elles seront désespérées de retourner s’amuser « entre soeurs » dans leur monde imaginaire ;)

Bon dimanche à tous ;)

 

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Q : « Comment faites-vous pour garder le contact? »

R : Tout dépend du lieu où se trouve notre conjoint.

Mon Guerrier étant généralement à KAF (camp de base), les communications sont plus faciles et régulières. Nous avons des contacts presque quotidiens. Nous utilisons les courriels, le « chat » et Skype pour des conversations en direct devant la caméra.

Avec le décalage horaire (8 h 30) et les longues heures de travail de mon conjoint (il termine rarement avant minuit), nos rendez-vous virtuels se font généralement en après-midi (avantage d’être une maman à la maison).

Lorsqu’il est en patrouille ou sur une base avancée, les communications sont restreintes et consistent généralement à des courriels. Il peut alors s’écouler plusieurs jours entre chaque contacts.

Lors de sa mission précédente en Afghanistan, nous n’avions que les courriels occasionnels et de rares conversations téléphoniques. Alors j’apprécie tout particulièrement le confort des avancées technologiques et des installations en théâtres dont nous bénéficions pour ce déploiement ;)

Merci Virginie pour ta question :)

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