Si j’arrête de lire, vous croyez qu’il survivra? Qu’il révolutionnera le monde de la photographie, comme il espérait le faire?
J’adore lire! Quand je tombe sur un bon livre, j’ai vraiment l’impression d’y être, j’embarque et je m’immerge dans l’histoire, l’atmosphère. Les personnages prennent vie et j’y crois! La frontière entre l’univers du livre et ma réalité devient très mince.
Pour ma fête, j’ai reçu la biographie de Steve Jobs, un homme pour qui j’éprouve énormément d’admiration! Oui, il avait ses défauts, comme TOUS les humains, mais il avait une vision et un génie créateur absolument fascinants. Malgré ce qu’en pensent tous ses détracteurs, je choisis consciemment et arbitrairement d’être indulgente envers le côté plus sombre de son caractère afin de faire place à tout le respect et la fascination que son génie m’inspire.
L’histoire de Steve Jobs est fascinante et Walter Isaacson la raconte merveilleusement bien. Grâce aux entrevues qu’il a réalisées auprès de ceux qui ont côtoyé l’homme, et Jobs lui-même, il nous fait découvrir différentes facettes de sa personnalité, sans épargner ses mauvais côtés, mais en nous faisant saisir toute la complexité du personnage. Au fil des pages, on ne peut qu’admirer le génie du créateur d’Apple (oui, je sais, ils étaient deux. Mais si Stephen Wozniak a inventé la machine, c’est à Jobs que revient le mérite d’avoir créé Apple.)
Naturellement, j’ai commencé le livre dès que je l’ai reçu… pour vite trouver mille-et-une excuses pour le déposer. La première excuse, quand même crédible : difficile de lire avec les enfants! Difficile de rester concentrée, tout en répondant à mille-et-une questions, alors que j’aime pouvoir « plonger » dans un livre et faire abstraction du reste de l’Univers. Deuxième excuse, le soir venu, je tombais de sommeil…
Mais, la vraie raison, c’est que je n’ai pas envie qu’il soit mort « pour vrai ». Oui, je sais, j’ai appris presque « live » sur Twitter qu’il avait succombé au cancer le 5 octobre dernier. Mais tant que je suis en train de lire sa biographie, que je partage ses années d’étudiants, ses premières aventures spirituelles et les débuts d’Apple, je peux rester dans ma propre bulle où il vit toujours non? Tant que je n’ai pas tourné la dernière page, dans mon coeur, il arpente encore les rues de Los Altos…
Ça vous arrive aussi de ne pas vouloir terminer un livre, pour ne pas dire au revoir aux personnages? D’avoir l’impression de perdre un ami quand vous tournez la dernière page? Je suis fréquemment tiraillée entre mon désir de savoir comment ça finit et ma réticence à dire « au revoir »… J’ai souvent retardé la lecture du dernier chapitre d’un roman ou d’une biographie pour étirer le plaisir… et jouer à Dieu pendant quelques jours en maintenant en vie ceux que j’aimerais savoir réels… et vivants.
* Crédit photo du logo d’Apple : Jonathan Mak


Je suis comme toi pour ce qui est de tomber littéralement dans l’histoire… je me laisse submerger par celle-ci, je la vis avec beaucoup d’émotions! Mais les histoires et les personnages qui m’ont le plus touchées restent avec moi… alors je n’ai pas peur de finir une histoire :)
Tout le temps…je repousse et j’avale en même temps la fin. Un piège ce genre de livre.
Alors pour me faire plaisir, je les pose…. et je les relis plus tard. J’ai comme ça une vingtaine de livres fétiches relus au moins une fois par an, voir deux fois… Autant en emporte le vent en fait parti.
Beau billet. Ça me donne envie de lire sa biographie, moi qui ne connaissait l’homme que de nom. Je l’ajoute à ma liste de livres à lire dans les prochains mois, dans la pile. J’aime lire mais même quand j’en ai le temps, il semble qu’il y a un “moment” pour lire. Moi c’est le soir, autrement, en plein jour, je n’y arrive pas, va savoir pourquoi.
Je le réserverai à la bibliothèque. Merci de la suggestion. 8)