Comme une amie me le faisait remarquer, la période prédéploiement est la partie la plus ingrate d’une mission.
La famille attend le départ. Celui qui part attend de partir. Alors que l’un a la tête partagée entre les préparatifs, l’Afghanistan et les études de maitrise, l’autre se sent coupable d’avoir hâte au départ pour faire le décompte du retour plutôt que celui de la séparation. Alors qu’on sait très bien qu’à la prochaine absence, nous regretterons tous les deux de ne pas avoir profité assez du temps passé ensemble…
Et pourtant, Dieu sait que le départ est encore loin!
Heureusement, l’expérience m’a appris que bientôt, la préparation sera un état d’être en soi, que le déploiement sera repoussé au fond de notre esprit, et que nous recommencerons à profiter du moment présent. Ce n’est qu’une question de jours. Qu’une question d’adaptation à notre nouvelle réalité.