
C’est le coeur gros et les yeux humides que nous avons reconduit nos amis à l’aéroport, samedi dernier… Ma seule consolation : nous avons vraiment profité au maximum de leur présence et nous les reverrons bientôt si les impôts réussissent enfin à s’entendre!
Toutefois, malgré la certitude de retrouvailles, ça égratigne le coeur que d’avoir à faire des adieux à des amis si proches… On a beau se concentrer très fort sur la chance que nous avons de les connaître et d’avoir partagé de précieux moments avec eux, il nous arrive aussi de regarder le ciel en nous disant « Pourquoi la planète doit-elle être si grande? ». Et Dieu sait que nous n’en sommes pas à nos derniers adieux…
Sofia ne supporte pas beaucoup mieux les au revoir. C’est à gros sanglots qu’elle a quitté l’aéroport dans nos bras… et elle a la mine basse depuis deux jours… Malheureusement avec le prochain départ de son Papa, son humeur ne risque pas de s’améliorer. Heureusement, Maman planifie déjà des petites surprises pour lui faire oublier pendant quelques heures la réalité des familles de militaire.
Pendant ce temps, notre belle Audrey perce sa première dent, elle apprend à se tenir seule debout, en s’agrippant bien aux meubles, elle hoche la tête en signe de « oui » à chaque question qu’on lui pose, elle mange toutes les Cheerios de son Papa et découvre la loi de la gravité en tirant de toutes ses forces sur un bas qui s’accroche à son pied… Ah l’innocence de nos 9 mois…

C’est donc un dur retour à la réalité : une journée de ménage, une journée d’administration et la préparation du départ de mon Amour pour un mois. Le plus difficile à supporter (en dehors de l’absence de l’Homme de ma vie) : la banalité du quotidien.
De toutes les affirmations gratuites, mais sincères que j’ai faites dans ma vie (je n’aurais jamais d’enfant, je ne me marierais jamais, je ne « sortirais » jamais avec un militaire), il n’y en a qu’une que le Ciel ne m’a pas remise en pleine face : « Je ne serai jamais millionnaire »… Aujourd’hui serait le moment idéal pour me faire perdre la face
Quel beau billet, chère Lily!
Des gens si extraordinaires… Câlin!
Merci à toutes les deux