Est-ce que je fais une montagne dans un verre d’eau ou suis-je tout simplement paranoïaque? Il semble que dans beaucoup d’histoires pour enfants, les mères ont toutes été mystérieusement emportées par une mort précoce (Chicken Little, Nemo, Bambi, La Petite Sirène, La Belle et la Bête).
À l’exception de Peter Pan, ou la mère occupe un rôle traditionnel de conciliateur entre le père et les enfants, dans la majorité des contes, la mère semble avoir été facilement éliminée, comme un accessoire superflu, et ce, dans le seul but de justifier une ligne de dialogue (« I wish your mother would be here! » – Chicken Little).
Est-ce que ces histoires ont été écrites par des misogynes entretenant un rapport douteux avec leur mère? Ou est-ce pour contrebalancer une réalité où les pères sont souvent absents, conséquences des droits de garde trop souvent accordés exclusivement aux mères avec le simple argument : « C’est la mère des enfants! »?
Deuxième essais… mon premier commentraire était mieux écrit….En gros je disais que c’était troublant de voir cette constatation quand on regardait cela de cette façon.De l’autre côté, dans TOY STORY il n’y a pas de père pendant 3 films, c’est clairement une famille mono-parental qui déménage en plus dans le premier film, dans THE INCREDIBLE, c’est une famille complète mais le père est tellement absorbé par le travail qu’il n’est pas présent de la bonne façon…. et pour finir, est-ce que l’on veut vraiment voir ce que les parents de MIKE WAZOWSKI et SULLIVAN ont l’air….
C’est pareil dans Cendrillon, Hansel et Grethel, Petit Poucet etc. La femme est soit morte, ou bien la rivale est méchante et laide, ou bien la princesse est naïve ou idiote. On fait mourir les mères et on sauve les jeunes filles. Les sorcières sont maigres et décharnées et les gentilles alliées sont de grosses obèses. Comme si être grosse supposait nécessairement la gentillesseTout ce constat est intéressant à étudier avec les élèves. En 3e secondaire, une partie du programme est la conte. Donc, je m’en donne à coeur joie avec les pistes qui soulèvent beaucoup de réactions chez les jeunes. Je commence toujours ce volet avec la lecture du Roi Grenouille:”Il était une fois, une jeune princesse écervelée.” Je te dis que ça hurle dans la classe.Mais c’est vrai que les mères sont carrément absentes ou mortes. Probablement que les Dickens, Andersen et cie ont eu maille à partir avec la leur….
Ayoye mesdammes ce matin vous fessez fort!!! Bonne disscussion et sujet fort intéressant!!!Merci Lily pour ce billet et bon commentaire SIOUMI.
Hummm dans bien des cas, je pense que l’absence de la mère c’est seulement pour ajouter au facteur “pitié” pour qu’on s’attache plus au caractère comme le petit Bambi par exemple.”Ahhh il fait pitié y’a perdu sa mère quand y’était tout jeune… mais regarde comment il est courageux”… même si ces comptes n’ont pas été tous écrits par des américains, il n’en demeure pas moins que c’est typiquement américain comme raisonnement.Le bien triomphe du mal même quand tu fais pitié
c’est tellement intéressant comme discussion. Est-ce que la maman serait là uniquement pour empêcher les enfants de grandir et d’afronter leurs peurs avec courage? Alors quand elle est absente, les enfants sont livrés à eux même parce que le père est d’un nature moins protectrice et qu’il encourage l’autonomie? les histoires sont uniquement le reflet la société du temps. Pour grandir et devenir adulte, tu dois te séparer et avoir confiance en tes capacités.
Vous avez tous des commentaires et des théories très intéressantes! Il y a matières à étude ici
)) Un sujet à développer!!
La plupart de ces contes ont été écrits par des hommes… ça explique peut-être aussi un peu le phénomène!