Blomidon Provincial Park

Mercredi dernier, nous sommes partis à l’aventure l’espace de quelques heures. Après des semaines d’études intensives (oui… même le weekend…), mon Guerrier s’est vu « fortement recommander » une journée de congé par son médecin. Pour mon plus grand plaisir !

J’adore notre maison, et la piscine est une bénédiction pour nos deux princesses, mais j’ai hâte de découvrir notre nouvelle province. Parce que nous sommes bien chez nous, et que nous ne déménageons pas l’été prochain, nous prenons un peu trop notre temps pour explorer les environs… je suis souvent tiraillée entre mon côté paresseux qui me permet de laisser vivre les filles à leur propre rythme, et mon désir de découvrir de nouveaux paysages. 

La semaine dernière, quand mon chéri m’a annoncé qu’il prenait une journée de congé, qu’il trouvait l’endroit ET préparait le piquenique, j’étais excitée comme une puce de prendre la route ! Imaginez : partir à l’aventure sans avoir à planifier ou tout préparer ! Le rêve !

Blomidon Provincial Park, NS

Blomidon Provincial Park

Le 12 juillet dernier, nous nous sommes donc dirigés vers Blomidon Provincial Park. Notre but était la cueillette de sea glass… malheureusement, même si la plage du parc fait partie des sites où l’on peut en retrouver, nous n’en avons vu aucune trace. Aucune trace non plus des améthystes, agathes et du jaspe qu’on peut aussi y recueillir. Par contre, nous avons découvert un magnifique paysage, et une plage de sable rouge !

Blomidon Provincial Park
Beaucoup de mise en garde, mais un endroit accessible.
Blomidon Provincial Park
À marée basse, un décor magnifique!
Blomidon Provincial Park
Roche volcanique?

La beauté de la baie de Fundy

Blomindon Provincial Park est situé sur les berges du bassin Minas, à l’est de la baie de Fundy. C’est à cet endroit que l’on peut observer les marées les plus hautes (la plus grande différence de marée enregistrée fut de 16,27 m à 40 km du parc). Ses falaises de 180 mètres, façonné par l’activité volcanique, les glaciers et le mouvement des marées sont impressionnantes.

Blomidon Provincial Park
Des falaises impressionnantes!
Sable rouge
Du sable rouge presque à perte de vue!
Blomidon Provincial Park
Cage à homard, trainée par les marées.
Falaise Blomidon Provincial Park
Des falaises de 180m
Blomidon Provincial Park
Une chute juste parfaite pour se laver les pieds!

Nous avions prévu poursuivre la route jusqu’à Cape Split mais finalement nous sommes demeurés sur place à explorer les berges, marcher sur la plage, piqueniquer en haut du cap, et même faire du géocaching.

Blomidon Provincial Park
L’endroit rêvé pour un piquenique!
Kabir
Kabir surveille notre repas de près!
Géocaching
Un peu de géocaching pour digérer?

Besoin d’une deuxième visite! 

Avant notre départ, nous avons pris le temps de repérer les plus beaux sites de camping pour une future visite. Nous y retournerons bientôt, pour explorer les 13 km de sentiers pédestres, observer le décor à marée haute, et compléter quelques caches. Ce parc constitue aussi un bon pied à terre pour explorer Cape Split, les musées du coin et la belle région de Grand Pré.

Blomidon Provincial Park

J’ai déjà hâte de reprendre la route !

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Coup de coeur : Clue Harry Potter !

Habituellement, c’est à Noël que nous découvrons un nouveau jeu de société. C’est d’ailleurs un incontournable de notre calendrier de l’avent. Mais lors d’une récente visite chez Chapters, je n’ai pu résister à celui-ci : Clue Harry Potter!

Clue Harry Potter
Clue, nouvelle version!

Sofia est une fan finie de la série de livres qu’elle a lus en français et en anglais, et elle adore les films. Cette année, pour sa fête « entre amies », nous avions organisé une soirée cinéma sur ce thème. Au menu : butter beer, popcorn, vif d’or en chocolat , gâteau et visionnement du premier film d’Harry Potter, le tout dans un décor approprié.

En mai, j’avais vu ce jeu de société, et je souhaitais lui offrir comme cadeau. Malheureusement, il n’était disponible que chez Amazon pour un prix de fou (120 $ à l’époque, et 180 $ au moment d’écrire ces lignes !!). J’étais donc heureuse et surprise de le retrouver jeudi dernier en magasin à un prix raisonnable !

Clue Harry Potter
Quoi de mieux qu’un jeu de société par un dimanche pluvieux?

Une version revampée! 

Cette édition de Clue respecte le principe de déduction qui a fait le succès de ce classique des jeux de société. À quelques détails près. Cette fois-ci, c’est un étudiant de Poudlard qui a disparu, victime de sorcellerie. Il faut découvrir qui l’a fait disparaitre, d’ il s’est volatilisé, et avec quel sort ou quel objet le coupable a commis le crime.

Clue Harry Potter

Ce que j’apprécie tout particulièrement de cette version, c’est que les concepteurs ne se sont pas contentés de changer l’aspect graphique et cosmétique du jeu. Ils ont aussi ajouté quelques twists aux règlements. Par exemple, des roues disposées aux quatre coins du tableau de jeu font bouger les passages secrets, ouvrent et ferment les portes des pièces du château (Sofia s’est d’ailleurs retrouvée prisonnière de la chambre des demandes!), ou vous lancent des mauvais sorts.

Clue Harry Potter
Sofia prisonnière de la chambre des demandes!

Pour vous protéger contre la force du mal, vous devez utiliser une carte spéciale sinon vous perdez des points. Si vous n’avez plus de points, vous perdez la partie avant même d’avoir eu la chance d’accuser un élève ! (Remarquez qu’après plusieurs parties, ça ne nous est pas encore arrivé… Mais ça ajoute quand même un petit stress !).

Clue Harry Potter
Les Forces du mal attaquent!
Clue Harry Potter
Heureusement, des cartes viennent à la rescousse!

Pour les amateurs de Clue ou d’Harry?

Si vous aimez déjà Clue (mon jeu de société préféré !), cette nouvelle version un peu plus corsée vous permettra de renouveler votre intérêt pour ce jeu en y ajoutant un niveau de difficulté. Et si vous êtes fan d’Harry Potter, vous prendrez plaisir à déjouer les forces du mal pour tenter d’éclaircir le mystère entourant la disparition d’un élève de la célèbre école des sorciers !

J’ai l’impression que nous jouerons encore plusieurs parties cet été, beau temps mauvais temps. Si Audrey (8 ans) essaie encore de comprendre toutes les subtilités des stratégies nécessaires pour trouver le coupable, Sofia (11 ans) a déjà réussi à nous battre à plate couture (après qu’elle ait appris à ne pas passer de commentaire à voix haute… tout un défi!) 😉  Je pense que je vais devoir corriger, ou écrire la suite de notre top 15 de nos jeux de société préférés! 🙂

Notes : 

  • Clue—Harry Potter par USAopoly se joue entre 3 et 5 joueurs, et est recommandé pour les 9 ans et +. 
  • Notre version, trouvée chez Chapters à 32$, est en anglais seulement. Je n’ai pas trouvé de version bilingue. Je ne l’ai pas vu non plus en vente sur les sites web des commerces québécois, sauf chez l’Imaginaire à Québec. Malheureusement, il était temporairement non disponible au moment d’écrire ces lignes.
  • ce texte n’est pas commandité ni affilié à quelques commerce ou entreprise que ce soit. Je tenais tout simplement à partager avec vous notre nouveau coup de cœur familial! 🙂
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Crédit : comment refaire son nom

Comment refaire son nom

Dans mon texte « Votre dossier de crédit », je vous expliquais ce qu’était un dossier de crédit et un pointage de crédit, l’importance d’avoir un bon dossier, comment en obtenir une copie et comment corriger les erreurs qui s’y trouvent. Je vous donnais aussi quelques conseils de base pour améliorer votre pointage.

Suite à votre lecture, vous avez consulté votre dossier et pris conscience de quelques failles ? Ou encore, vous avez récemment fait faillite et vous devez rebâtir votre réputation d’emprunteur ? Voici quelques trucs supplémentaires pour améliorer votre profil.

Tout d’abord, il est très important de savoir que seuls le temps et votre comportement peuvent améliorer votre réputation. Les informations qui se trouvent dans votre dossier de crédit y resteront en moyenne entre 6 et 7 ans. Si vous avez un mauvais dossier, ou une cote inférieure à 500 points, vous devrez donc vous armer de patience et adopter un comportement sans failles.

En attendant que les informations nuisibles « disparaissent », voici quelques stratégies pour redorer votre blason :

Démontrez une stabilité de revenu.

Des revenus réguliers et stables sont rassurants pour un prêteur. Ils indiquent que vous risquez moins de vous retrouver sans le sou du jour au lendemain, tout en offrant une matière à saisir en cas de non-paiement…!

Payez vos factures à temps.

Vous ne devez plus vous permettre aucun retard, ces derniers étant inscrits à votre dossier de crédit. Il faut maintenant prouver que vous avez un budget, et que vous êtes en mesure de respecter vos obligations. Des retards de paiements démontrent que vous êtes mal organisé ou que vous obligations sont déjà trop nombreuses. Un nouveau prêteur ne voudra pas ajouter une charge supplémentaire à votre budget !

Demandez une carte de crédit de 500 $ avec dépôt en garantie.

Utilisez régulièrement votre nouvelle carte, sans dépasser 35 % du montant disponible (par exemple 175 $ pour une limite de 500 $). En utilisant seulement une partie du crédit disponible, vous démontrerez que vous pouvez gérer votre accès à ce dernier. Assurez-vous aussi de rembourser le solde COMPLET de votre carte à l’échéance. Vous prouverez ainsi que vous êtes capable de respecter vos paiements.

Demandez un prêt épargne.

Une alternative à la carte de crédit, est un emprunt de 2 500 $ ou 5 000 $ pour un dépôt ou une épargne à terme, un REER, un CELI ou tout autre véhicule d’épargne ou d’investissement. Votre épargne servira de garantie pendant que vous démontrez votre capacité de remboursement. Comme votre emprunt est relié à un produit d’épargne ou d’investissement, vous montrerez également que votre endettement n’est pas relié à la consommation. Finalement, cette stratégie vous permettra de vous bâtir un coussin ou un fond d’urgence.

ATTENTION !

Évitez à tout prix les offres de compagnies de finance qui vous proposent de refaire votre nom grâce à un de leur prêt. Premièrement, tout ce que vous allez prouver, c’est que vous ne pouvez emprunter ailleurs qu’auprès de compagnies qui s’adressent aux personnes à risque. Deuxièmement, votre emprunt n’étant relié à aucune forme d’épargne, vos emprunts seront associés à un besoin de consommer… à crédit.

Éviter les intermédiaires qui vous proposent de vous aider à refaire votre nom. Vous n’avez pas besoin de payer un individu pour redorer votre dossier de crédit. Les conseils qu’ils vous donneront, vous pouvez les obtenir auprès d’un organisme d’entraide ou de votre propre institution financière. Deuxièmement, s’ils vous offrent un prêt, ce sera aussi par l’intermédiaire d’une compagnie de finance, avec les conséquences de ma première mise en garde. Finalement, certains de ces conseillers vous feront croire qu’ils peuvent retirer de l’information contenue dans votre dossier, ce qui est complètement faux. Encore une fois : seul le temps peut le faire. Et seul votre bon comportement pourra amender les informations qui s’y trouvent.


Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

Vous retrouverez aussi certains de mes textes (et bien d’autres sujets intéressants) repris du côté du web magazine Économie et cie. Allez y jeter un coup d’œil! 

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Les 5 du 5 : juillet 2016

L’école est finie depuis moins d’une semaine, et nous sommes passés très facilement au rythme des vacances ! Ça fait du bien d’avoir un été « à nous », « chez nous ». Pour une fois, nous ne sommes pas entre deux villes ni entre deux déménagements. Nous en profitons pour relaxer, laisser tomber les horaires et les programmes, et même oublier la « To do list ». Sauf mon chéri qui est aux études à temps plein. Les filles ont un camp d’art les après-midi de cette semaine, mais c’est tout. Le reste de l’été, nous improviserons, profiterons du lac, de la piscine, des amis qui nous rendront visite, et nous découvrirons tranquillement la Nouvelle-Écosse.

Mon défi photographique d’aujourd’hui s’est lui aussi adapté au rythme des vacances. Je pensais sortir immortaliser les beautés de la côte Atlantique, mais je me suis laissé très facilement distraire par la vie familiale. 

Ce matin, je suis allée magasiner avec ma nouvelle copine de magasinage : ma belle Sofia ! Elle voulait passer du temps avec moi, nous avions toutes les deux besoin de vêtements alors nous avons improvisé une sortie de filles au centre commercial ! Nouveaux vêtements d’été, nouveaux bijoux, et un diner en tête à tête. Nous avons passé un si beau moment, rempli de complicité et d’affection !

Les 5 du 5 juillet 2016
En attendant de partager nos vêtements, nous partageons nos nouveaux bijoux

De retour à la maison, Audrey sort de la piscine pour se préparer pour le cours d’art.

Les 5 du 5 juillet 2016
Audrey se découvre une nouvelle passion : les arts. Chaque jour, elle revient en disant « J’ai vraiment aimé ça aujourd’hui maman ! »

Belle température ? Terre et compost de qualité ? Dieu des jardins ? À ma grande surprise, nos légumes se pointent le bout du nez !

Les 5 du 5 juillet 2016
Le kale a le vent dans les voiles!

Kabir, de son côté, semble moins apprécier la chaleur du soleil !

Les 5 du 5 juillet 2016
Les belles boucles brunes de notre toutou blondissent au soleil!

Qu’est-ce qui fait plus vacances, que sauter dans la piscine avant d’aller se coucher ? Les filles adorent notre nouveau rythme de vie! 😉

Les 5 du 5 juillet 2016
Attraper des pieuvres au fond de l’eau : on jeu qui peut occuper nos filles pendant des heures !

Je ne sais pas ce que l’été nous réserve, mais je trouve qu’il est drôlement bien parti! Et j’aurai besoin de plus de 5 photos pour immortaliser toutes ses beautés. 🙂


Les 5 du 5 est un défi photographique inspiré du 10 on 10. La moitié moins de photo, mais le même objectif : saisir la beauté au cœur de notre quotidien. Si vous participez, laissez un commentaire sur cette page! J’adore vous visiter! J’invite tous les lecteurs à faire de même. 🙂 

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Horaire d’été!

Mon blogue passe à l’horaire d’été! Pour le mois de juillet, je publierai mes textes sur les finances personnelles et la consommation aux deux semaines plutôt qu’à toutes les semaines. J’aurai ainsi plus de temps pour profiter de ma petite famille! 🙂

En attendant, voici une photo qui démontre que tout n’est pas perdu pour notre jardin! Ça pousse!! Malheureusement, les carottes se font attendre…

Horaire d'été

Bon weekend! 🙂

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Notre premier jardin

Dimanche dernier, nous avons finalement fait notre jardin ! Ça fait des années que les filles voulaient en avoir un. Malheureusement, le manque d’espace ou nos conditions d’hébergement nous en empêchaient. Cette année, ce n’est pas un problème ! Les filles réalisent donc enfin un de leurs rêves : faire pousser leurs propres légumes. Le seul détail qui pourrait détruire leurs illusions : mes compétences… Il y a de ces miracles que même mère Nature ne peut accomplir !

Ne reculant devant rien pour faire le bonheur de ses princesses, mon Amour nous a construit une boite à jardin. Mais parce qu’il connait l’espérance de vie des plantes sous ma responsabilité, il a sagement modéré nos ambitions de départ de 3 boites : il faut savoir limiter les pertes !

Pour mettre les chances de notre côté, nous avons acheté la meilleure terre, le meilleur fumier, et respecté les recommandations des grands jardiniers de ce monde. Peut-être que l’environnement parfait comblera mon incompétence… ?

Notre premier jardin!

Finalement, nous avons semé nos graines ! Seules les tomates ont eu le privilège de commencer leur vie ailleurs. Un premier plant, tout petit, a été adopté par pitié. Parce que c’était le dernier, qu’il avait l’air misérable, et que personne n’aurait osé l’acheter. Il avait toutes les caractéristiques du plant de tomates rêvé selon mes deux Mère Thérésa de l’agriculture ! On ne pouvait l’abandonner au Centre jardin, car elles ne se pardonneraient jamais de l’avoir condamné au bac de compost… Il fut donc baptisé « Tommy ». Pour « petite tomate »…

Et pour nous assurer un minimum de succès, nous avons aussi acheté un gros plant (Big Tom) qui avait déjà quelques belles tomates vertes ! Elles seront peut-être notre seule récolte de l’été… Ou si je réussis à les tuer, la preuve que le jardinage n’est pas pour moi ! 

Tommy & Big Tom

Après avoir transplanté Tommy et Big Tom, Audrey a semé ses carottes. Elle rêve de cueillir ses propres carottes depuis un an. Je n’ai aucune idée d’où lui vient cette passion pour ce légume, mais elle est impatiente de les récolter ! 

Notre premier jardin

Sofia s’est occupée du reste. Parce qu’elle aime tous les légumes, et que sa sœur avait de toute façon perdu tout intérêt pour les semences.

Jeu d'eau

Maintenant, on attend. Et on prie.

Peut-être que quelques arrosages aideraient aussi. 😉

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Besoin d’argent?

Besoin d'argent?

Votre voiture a besoin de réparations avant de prendre la route des vacances ? Votre enfant a besoin d’un nouveau vélo ? Vous manquez d’argent pour payer le camp d’été ? Vos cartes de crédit sont pleines ? Vous n’avez plus accès au crédit traditionnel parce que vous avez fait faillite ? Si vous avez un urgent besoin d’argent, vous trouverez plusieurs offres de crédit très alléchantes ! Mais connaissez-vous le prix à payer pour ses solutions miracles ?

Le monde du crédit parallèle offre plusieurs alternatives pour les consommateurs qui ne peuvent recourir aux institutions financières traditionnelles. Malheureusement, le coût de leur service est scandaleux ! Voici 6 formes de crédit parallèle et les conséquences de leur utilisation :

Micro-prêt ou mini-prêt

Il s’agit de prêt variant entre 250 $ et 1500 $ que vous devez rembourser à court terme (entre 1 et 3 mois). Le taux d’intérêt tourne généralement autour de 29 %, même si certains prêteurs affichent un taux de 6 % ou de 15 %.

Attention ! Les micro-prêts génèrent des frais de gestion mensuels exorbitants qui, en s’ajoutant aux taux d’intérêt, représentent jusqu’à 200 % de la valeur de votre prêt : frais de l’agent ou du courtier, honoraires professionnels, préparation et suivi du dossier, gestion de la demande de crédit, enquête de crédit, etc. De plus, si vous êtes incapable de rembourser votre prêt à l’échéance, vous aurez des frais supplémentaires à débourser pour modifier votre contrat d’origine. Même chose si vous faites un chèque sans provision.

Finalement, certaines firmes exigeront de nombreux documents confidentiels dont un relevé bancaire décrivant toutes vos transactions effectuées au cours des 30 derniers jours ! Adieu la vie privée !

Prêt sur salaire

Le prêt sur salaire vous permet d’emprunter entre 30 % et 50 % de votre salaire net. Vous devrez toutefois rembourser cette somme en entier lors de votre prochaine paye. Comme pour les micros-prêts, le taux d’intérêt et les frais de gestion sont très élevés !

Coût d'un prêt sur salaire
Source : Agence de la consommation en matière financière du Canada

 

L’encaissement de chèque

Il s’agit d’une alternative au prêt sur salaire. C’est une solution rapide et simple, qui évite le gel de votre chèque par votre institution financière. Ce « luxe » a toutefois un prix : vous paierez jusqu’à 3 % de la valeur de votre chèque pour obtenir un service offert gratuitement ou à moindre coût par votre institution financière. Certains commerces exigent aussi des frais d’administration.

Le crédit 2e chance

« Besoin d’une nouvelle voiture? Mauvais crédit? Venez nous voir! Nous vous offrons 2e ou 3e chance au crédit!  »

On retrouve généralement ces offres auprès des vendeurs de voitures. À la radio, comme à la télévision, leurs campagnes publicitaires promettent d’approuver votre demande de crédit, même si vous avez déjà fait faillite !

Attention : en plus des frais d’intérêt élevé, on vous imposera l’achat d’options supplémentaires qui devront être financées (comme une garantie prolongée, par exemple), et l’adhésion à des assurances très coûteuses. Et ne tombez pas dans le panneau d’utiliser ces prêts pour refaire votre nom ! Un mauvais dossier de crédit ne s’efface pas aussi simplement (j’y reviendrai bientôt avec un texte consacré à ce sujet).

Les petites annonces

« Besoin d’un prêt ? Aucune enquête de crédit ! Réponse rapide ! »

Ces offres sont très faciles à trouver dans les journaux, sur le web et même sur Facebook. Récemment, la police de Longueuil mettait la population en garde contre des fraudeurs qui sévissaient dans la région.

Faites attention aux individus ou aux entreprises qui vous demandent de débourser des frais d’ouverture de dossier, de notaire ou de transfert de fonds AVANT d’approuver un prêt. Sachez qu’il est illégal au Canada d’exiger des frais avant l’obtention d’un prêt. Dans de nombreux cas, le supposé prêteur disparait dans la nature sans jamais verser le montant emprunté.

Sur Facebook, ne divulguez jamais d’information confidentielle ou d’information bancaire. Vous risquez un vol d’identité et le piratage de vos comptes.

Les prêteurs sur gages

Vous laissez en garantie une télévision ou un ordinateur pour obtenir de l’argent comptant ? Sachez qu’un prêteur sur gages ne vous offrira que 30 ou 40 % de la valeur marchande de votre bien. Ce dernier vous fera signer un contrat de vente avec garantie de rachat, ce qui lui évite de se soumettre aux règles concernant le prêt d’argent. En plus d’un taux d’intérêt qui pourrait dépasser le 60 % (taux maximum légal lorsqu’il s’agit d’un prêt d’argent), il exigera des frais d’ouverture de dossier, d’entreposage, et de gestion.

Par conséquent, pour récupérer votre téléviseur après 30 jours, vous pourriez payer jusqu’à 300 % de frais d’intérêt et d’administration. Si vous ne pouvez récupérer votre bien après 30 jours, vous pourriez débourser jusqu’à 1 000 % de frais par année !

Besoin d’argent? Besoin d’une vraie solution!

Le crédit parallèle est généralement utilisé par des consommateurs surendettés, qui possèdent un mauvais dossier de crédit, qui ont besoin d’argent rapidement, qui n’ont pas de fond d’urgence ou qui ne connaissent pas le coût réel des services offerts. Si vous devez vous tourner vers ces alternatives au crédit traditionnel, il est temps de faire le ménage dans vos finances ! Si vous connaissez un proche ou un ami qui utilise ce genre de ressource, aidez-le à trouver la véritable cause de ses problèmes financiers, et suggérez-lui de consulter un organisme d’aide au consommateur.

Pour vous aider, ou pour soutenir l’un de vos proches aux prises avec le crédit parallèle, lisez les textes « Solutions à l’endettement : 5 stratégies de départ » et « Trop de dettes ? 5 autres solutions ». Consultez également la page « Ressources et liens » afin de trouver les coordonnées de différents organismes qui pourront vous accompagner dans votre recherche de solutions. N’hésitez pas non plus à discuter avec votre institution financière, ou rencontrer un syndic.

Mise en garde : les lois et règlements régissant le merveilleux monde du crédit parallèle varient selon les provinces (et les pays). Certaines informations fournies dans ce texte pourraient ne pas s’appliquer à votre lieu de résidence.


Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

Vous retrouverez aussi certains de mes textes (et bien d’autres sujets intéressants) repris du côté du web magazine Économie et cie. Allez y jeter un coup d’œil! 

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Ne plus repartir à neuf…

Ne plus repartir à neuf... et fleurir malgré tout!

Julie, de Lily and her toes, publiait récemment chez Maman Zen l’excellent texte « Changer de maison, changer de vie » où elle parle de la chance et de la malchance de repartir à zéro lors d’une mutation. 

Je crois que c’est l’une des parties de notre vie de bohème qui me manquera le plus. Chaque déménagement m’offrait cette bouffée d’air frais qui vient avec la chance de repartir à zéro. Pour la perfectionniste que je suis, c’était la façon idéale de me corriger sans continuellement faire face à mes imperfections. J’apprenais de mes erreurs, je prenais soin de ne pas les répéter, mais je n’avais pas besoin de vivre quotidiennement avec les conséquences. Manque de diplomatie envers un voisin ? Oublié dans deux ans ! Regard assassin jeté au professeur qui accuse ma fille ainée d’être mésadaptée sociale ? Nouvelle école en septembre. Difficulté à m’intégrer ? Nouvel environnement à conquérir dans quelques mois. Mauvais choix de quartier ? On fera mieux la prochaine fois.

Grâce à notre vie de saltimbanque, tous les deux ans j’effaçais mes erreurs du passé, et je commençais une « nouvelle vie ». En mieux. Parce que chaque fois, j’étais plus sage, plus expérimentée, et un peu plus humble. Je pouvais refaire mon monde, sans avoir à affronter les malaises que j’avais créés, qu’ils fussent réels ou non. Je ne fuyais pas mes responsabilités ! Chaque fois, ou presque, je m’assurais de fermer la boucle. Mais les déménagements me permettaient de mettre ces expériences derrière moi.

Cette opportunité ne s’appliquait pas seulement pour ma vie sociale ! Ma vie familiale en bénéficiait aussi. Les changements d’environnement me permettaient entre autres d’oublier mes mauvais moments de mère… Ou disons plutôt que je les excusais plus facilement. Je pouvais me dire que c’était la maman de Québec qui réagissait ainsi ! Celle de Kingston, Trenton, Halifax serait mieux.

Déménager dans une autre ville, c’était comme tourner la page du 31 décembre, et embrasser le 1er janvier, plein d’espoirs et de bonnes résolutions.

Aujourd’hui, on acceptant de laisser pousser mes racines, je prends conscience que je devrai dorénavant vivre avec les conséquences de mes actes. Le phoenix en moi ne pourra plus renaitre de ses cendres. Il devra désormais conserver ses plumes… Et vivre avec celles qui souffriront d’imperfection.

Finalement, je devrai accepter de devenir adulte…

Certains diront qu’il est à peu près temps !

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L’avantage des cartes de crédit

L'avantage des cartes de crédit

On nous rappelle régulièrement les inconvénients du crédit, tout particulièrement celui des cartes de crédit. Pourtant, utilisées de la bonne façon, elles peuvent être un outil très avantageux pour vous. Je m’en sers d’ailleurs depuis des années pour deux raisons :

  1. Éliminer les frais de transactions bancaires. 

    Je paie toutes mes dépenses avec ma carte de crédit (frais d’utilisation = 0 $) dont je rembourse le solde complet à la fin du mois (frais d’intérêt = 0 $). Je réduis ainsi au minimum mes transactions dans mon compte, éliminant les frais de service.

  2. Accumuler des points de récompenses.

    Jusqu’à tout récemment, j’utilisais une carte grâce à laquelle j’échangeais les points accumulés contre des cartes cadeaux. Ces cartes me servaient principalement à acheter des livres en français pour mes filles, ainsi les cadeaux offerts à leurs amis lorsqu’elles étaient invitées à une fête. Mon texte « Budget lecture : comment en avoir plus pour votre argent ! » vous expliquait ma démarche.

    J’ai récemment changé cette carte pour une autre qui offre une remise en argent. Premièrement, le taux de remise est plus élevé (jusqu’à 2 %). Deuxièmement, je n’ai plus besoin d’acheter autant de livres depuis que nous habitons une région où ils sont facilement accessibles à notre bibliothèque locale. J’apprécie donc la liberté financière qu’offre une remise en argent plutôt que les limitations d’une carte cadeau. Troisièmement : je peux maintenant utiliser ma carte de crédit au Costco, et augmenter ainsi mes points récompenses !

L’avantage des cartes de crédit.

Si vous souhaitez utiliser efficacement votre carte de crédit, je vous suggère cette semaine deux textes très intéressants :

Tout d’abord, celui de Stéphane Desjardins « L’usage intelligent d’une carte de crédit », publié dans le Journal de Montréal. Dans son article, M. Desjardins démontre que l’usage judicieux de vos cartes permet de conserver ou rétablir un bon dossier de crédit, que certains programmes de récompenses peuvent vous faire réaliser des économies, et que plusieurs cartes offrent des protections sur vos achats. Les 16 conseils qu’il suggère vous permettront de maximiser l’utilisation de vos cartes tout en évitant les déboires financiers.

Le deuxième article concerne les cartes assorties de récompenses. Si ces dernières peuvent être très avantageuses, elles doivent toutefois être choisies prudemment. Dans son texte « L’envers des récompenses de votre carte de crédit », Stéphanie Grammond dresse une liste de mise en garde à lire absolument avant d’adhérer à ce type de programme. 

En résumé, quelle est la clé du succès pour bien utiliser vos cartes de crédit ? Il faut les voir comme un outil de paiement, et non une source de crédit en vous assurant de les utiliser stratégiquement et d’en rembourser le solde total à la fin du mois. Si vous utilisez une carte avec récompenses, faites le calcul des avantages avant d’adhérer. N’hésitez pas non plus à remplacer votre carte quand vos besoins changent, ou quand les conditions d’utilisation sont modifiées par l’émetteur.

Pour vous aider à bien choisir votre carte, je vous suggère l’outil de sélection de carte de crédit de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada.

Bon weekend à tous ! 🙂


Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

Vous retrouverez aussi certains de mes textes (et bien d’autres sujets intéressants) repris du côté du web magazine Économie et cie. Allez y jeter un coup d’œil! 

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Laisser pousser nos racines…

Ce weekend, nous avons travaillé sur notre terrain. Mon Guerrier nous a construit une boite pour le jardin de légumes, j’ai enlevé les mauvaises herbes sur le bord de la piscine, nous avons remplacé la gravelle de nos platebandes par des roches de rivières, et les filles ont semé des fleurs sauvages.

À plusieurs reprises, Sofia m’a confié à quel point elle était heureuse d’aménager notre espace, de le rendre beau « pour nous », de mettre notre empreinte au cœur de notre oasis. Grâce à tous ces petits travaux, elle a l’impression que la maison lui appartient davantage. Ajouter des fleurs, remplacer certaines installations l’aide à se sentir « chez elle », et non chez les anciens propriétaires. Elle dit aussi être heureuse de le faire « pour nous », et non pour le prochain acheteur.

Laisser pousser nos racines... pour mieux fleurir.
Laisser pousser nos racines… pour mieux fleurir…

Ça fait tout drôle d’entendre ma grande fille reprendre mes propres mots. Est-ce qu’elle en serait venue à la même conclusion si elle ne m’avait pas entendue répéter mes impressions ? Elle qui aimait déménager… je ne peux m’empêcher de craindre d’avoir teinté ses émotions. Avant, ou aujourd’hui. Mais je pense que l’important, c’est qu’elle soit présentement sincèrement heureuse. Mes commentaires l’ont peut-être incitée à voir les choses sous un angle différent. Peut-être a-t-elle tout simplement compris l’importance d’apprécier et de profiter du moment présent. De toujours en extraire le positif. De vivre à 100 % les aventures qui se présentent à nous. Comme celle de s’installer « pour de bon ».

Pour le moment, nous savourons tous cette nouvelle expérience, et nous remarquons les nombreux avantages à s’installer pour rester. Même si ça demande aussi une certaine adaptation. Parce que s’installer pour rester :

  • C’est planter un arbre et le voir pousser… s’il survit.
  • C’est planifier l’aménagement paysager en deux phases… ou quatre. Et c’est croire que nous serons encore là pour le terminer et en profiter. 
  • C’est voir mon plancher de bois franc marqué par les griffes de notre chien, sans soupirer parce qu’il devra être réparé avant de mettre la maison en vente. Nos murs (et nos planchers) peuvent garder et exposer les cicatrices de nos vies.
  • C’est ne pas sentir l’urgence de visiter notre nouvelle province d’adoption. C’est accepter de ne pas partir tous les weekends pour explorer de nouveaux endroits, car ils seront encore là l’été prochain… comme nous.
  • C’est être déjà heureux à l’idée que dans deux ans, les pièces ne seront pas envahies par des boites de carton.
  • C’est vivre avec les conséquences à long terme de nos choix. Comme celui d’une école. C’est faire confiance que les raisons de ce choix sont les bonnes, même si plusieurs personnes ne comprennent pas. Et croire que nous avons été guidés vers la meilleure solution pour nous.
  • C’est aborder les relations sociales d’une façon différente. Parce que nous ne partirons pas dans deux ans, nous avons le temps de « prendre le temps » de connaitre (ou saisir) les gens qui croisent notre chemin, avant de développer une camaraderie. Ce qui peut être dommage dans certains cas où nous nous privons de quelques mois de soupers entre amis. Mais ce peut aussi être une prudence très rentable dans d’autres cas. Nos mauvais choix ne disparaitront pas de si tôt…
  • C’est voir les enfants grandir. Ceux des autres. Les amis de nos enfants par exemple. Je n’ai jamais vu un enfant grandir ! Ou presque… Certains à coup de 2 ans, lors de visite sporadique. Quelques-uns sur Facebook, par l’entremise des photos partagées par leurs parents. Mais pour moi, les p’tits voisins et les p’tits amis sont gelés dans le temps.
  • C’est passer du « vous » au « nous ». Ça m’est arrivé hier matin, en discutant de la disponibilité (et du prix !) des fruits et légumes. Je me suis surprise (le mot est faible !à dire « Nous sommes chanceux en Nouvelle-Écosse, nous avons… », plutôt que « Vous êtes chanceux en Nouvelle-Écosse, vous avez… ». Une subtile différence dans l’art de formuler nos commentaires… une façon de démontrer que l’on accepte d’appartenir, de s’identifier, de s’intégrer. Ça commence dans les petits détails.

Après des années de saltimbanque, je deviens enfin adulte… et sédentaire… Pour le plus grand bonheur de ma fille.

Et le mien.

Je pense.

Je ne sais pas combien d’année ça prendra pour taire ma petite voix qui me chuchote à l’oreille que j’aime ça parce que c’est nouveau… Parce que comme pour chaque destination, j’embarque dans cette aventure à cœur grand ouvert. Et dans deux ans, ou quatre ans, l’odeur des boites de carton me manquera. Ou non…

J’avoue que les côtes du golf du Mexique sont très attirantes…! 😉

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Les 5 du 5 : juin 2016

Maybe happiness is this : not feeling that you should be elsewhere, doing something else, being someone else. – Eric Weiner.

Un weekend passé à travailler sur notre terrain, aménager notre espace, construire un havre de paix. Nos deux belles princesses ont mis la main à la pâte!

Les 5 du 5 juin 2016
Les derniers gels sont derrière nous (J’espère…), alors on peut enfin semer nos graines!
Les 5 du 5 juin 2016
Les filles travaillent fort pour préparer la zone “oiseaux mouches”!
Les 5 du 5 juin 2016
J’ai hâte de voir si ça va pousser!
Les 5 du 5 juin 2016
Une dernière touche, avec Kabir qui aimerait bien garder l’eau pour lui!
Les 5 du 5 juin 2016
Une pause bien méritée!

La suite le mois prochain! 😉


Les 5 du 5 est un défi photographique inspiré du 10 on 10. La moitié moins de photo, mais le même objectif : saisir la beauté au cœur de notre quotidien. Si vous participez, laissez un commentaire sur cette page! J’adore vous visiter! J’invite tous les lecteurs à faire de même. 😀  

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Minimalisme et consommaction

Le weekend dernier, j’ai regardé avec ma fille de 11 ans le reportage de Market Place : What’s in the Cheap Jewelry you Buy? L’équipe de la CBC a enquêté sur les bijoux achetés dans les boutiques préférées de nos ados (et pré ados) afin de vérifier s’ils contenaient des métaux toxiques. Des 9 magasins visités, Ardene et Aldo avaient sur leurs tablettes des articles contenant une concentration excessivement élevée de cadmium (des milliers de fois la norme recommandée par Santé Canada). Le cadmium est un métal lourd extrêmement toxique s’il est ingéré. C’est la raison pour laquelle Santé Canada exige qu’il soit pratiquement absent des bijoux destinés aux enfants de moins de 15 ans.

Quelle fut la réaction de Santé Canada face aux résultats des tests effectués par l’équipe de la CBC ? Ce ne sont pas des bijoux fabriqués exclusivement pour les enfants de moins de 15 ans, alors ils ne sont pas techniquement touchés par la réglementation. Le problème c’est que dans la vraie vie, de nombreux enfants aiment les bijoux en forme de cœur ou de melon d’eau. Même s’ils ne leur sont pas exclusivement destinés, ils peuvent les désirer et se les procurer. Ou des adultes peuvent leur en faire cadeau. Deuxièmement, les bébés adorent mettre dans leur bouche les colliers et les bracelets de ceux qui les tiennent dans leur bras. S’ils contiennent du cadmium, ils seront intoxiqués. Ce métal dangereux est d’ailleurs interdit en Europe pour la fabrication de TOUS les bijoux.

#ToxicJewelry Ardene

Au-delà de la position très frileuse de Santé Canada, c’est la réaction d’Ardene qui m’a le plus frustrée. Le reportage et la réponse écrite de l’entreprise sont assez édifiants : la compagnie refuse d’assumer ses responsabilités et rejette du revers de la main les préoccupations de ses clients. D’ailleurs, Ardene a dû retirer de ses tablettes à 5 occasions des produits faisant l’objet d’un rappel de Santé Canada. Difficile de faire confiance à une entreprise qui démontre un tel détachement face aux préoccupations de ses clients (et à la santé de ses fournisseurs!).

Considérant la législation actuelle, Santé Canada ne peut pas faire grand-chose. La responsabilité revient donc au consommateur. Celui-ci détient le seul pouvoir de faire changer les choses, en choisissant les produits qu’il achète, mais aussi les commerces qu’il fréquente.

Consommaction

Aujourd’hui, il est difficile d’ignorer l’impact de nos achats sur la planète et ses habitants. Chaque objet raconte sa propre histoire : des conditions de travail de ses fabricants jusqu’aux déchets qu’il génère. Consommer, c’est donc choisir plus ou moins consciemment de favoriser une entreprise ou un producteur local. C’est endosser une marque et sa philosophie. C’est soutenir de grandes chaines qui ne respectent pas leurs clients. C’est encourager des commerces dont les sous-traitant travaillent dans des conditions inhumaines. C’est peut-être encourager le travail des enfants. C’est fermer les yeux sur des pratiques illégales pour satisfaire un désir parfois très superficiel. C’est aussi donner l’exemple à nos enfants…

C’est le genre de réflexion que je rêve de pouvoir faire avant chacune de mes transactions. Malheureusement, confrontés aux réalités du quotidien, nous devons souvent faire des entorses à nos idéaux sociaux. Et parfois pour des raisons parfaitement justifiables.

Oui, j’achète encore des jouets à mes enfants qui sont fabriqués en Chine, et mon gingembre vient lui aussi de la Chine… parce que j’adore le gingembre, et parce que sa version bio est ridiculement chère et minuscule (une fois épluché, il ne reste presque rien !) Par contre, mes tomates (que ma plus jeune mange en quantité phénoménale) ne viennent jamais du Mexique et sont pratiquement toujours biologiques. 

Alors oui, il m’arrive de sacrifier mes principes pour des désirs très personnels. Mais chaque fois que je le peux, je choisis d’autres alternatives. Quitte à payer plus cher.

Le minimalisme à la rescousse ?

Face à toutes ces situations où nos idéaux sont confrontés à la réalité du quotidien, le minimalisme nous offre une véritable bouffée d’air frais ! Lorsque l’on pratique le minimalisme, nos gestes de consommation requièrent une plus grande réflexion. On ne peut plus acheter sur un coup de tête ! Si l’on veut limiter le nombre d’objets que l’on se procure, il faut choisir ces derniers avec considération.

On cite souvent les nombreux avantages de cette philosophie de vie, allant des économies de temps et d’argent, jusqu’à la réduction du stress. Il ne faut pas négliger l’immense pouvoir d’achat qu’il redonne au consommateur. Ce dernier ne peut plus se permettre de succomber à toutes les offres alléchantes, ou les achats impulsifs.

Réduire nos achats, c’est pouvoir faire de meilleurs choix. Et qui a vraiment besoin de 25 paires de boucles d’oreilles ? En avoir moins, c’est avoir plus d’argent pour en acheter de meilleure qualité. La qualité a un prix. La sacrifier, c’est imposer des conséquences sur toute la chaine de consommation : du sous-traitant qui se voit obligé de manipuler des produits hautement toxiques sur sa table de cuisine, jusqu’au bébé qui portera à la bouche le bracelet de sa grande sœur… ou de sa mère.

Le minimalisme n’est pas seulement un geste zen ou écologique. C’est aussi un excellent moyen de passer de la consommation à la consommaction.

 

Je vous invite à regarder l’excellent reportage de Market Place : What’s in the Cheap Jewelry you Buy?, ou lire le résumé de leur enquête.


Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

Vous retrouverez aussi certains de mes textes (et bien d’autres sujets intéressants) repris du côté du web magazine Économie et cie. Allez y jeter un coup d’œil! 

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Les 8 ans de ma belle Audrey

Dans mon dernier texte qui racontait la fête de Sofia, je vous confiais que celle de sa petite sœur n’avait pas eu autant de succès. Du moins, à mes yeux de maman.

Le jour même de la publication de ce texte, Audrey revenait à la maison avec son journal de classe. Elle avait comme devoir d’en compléter une partie, mais elle voulait d’abord que je lise ce qu’elle avait écrit depuis le début de l’année. Je suis alors tombée sur sa description de son anniversaire… et elle semblait beaucoup moins traumatisée que moi ! En fait, elle a retenu ce que j’espérais qu’elle retienne : une expérience excitante, la présence de ses amies, des rires et du gâteau. La fête parfaite, non ?

Pas tout à fait. Tant mieux si avec le recul, c’est ce dont elle se souvient. C’est un peu pour ça qu’on se donne autant de troubles n’est-ce pas ? Mais le jour de l’évènement, ses impressions étaient très différentes. Et mon manque d’écoute était frappant pour moi.

Tout a commencé avec une maman du 21e siècle qui souhaitait offrir à sa fille une fête exceptionnelle. Par définition, le format de celle-ci devait donc être à des années-lumière de celles qui ont marqué ma propre enfance ! Ah ce que nos petites bêtes nous font faire ! Elles, et la société. Car il faut se l’avouer, dans le dossier des fêtes d’enfants, nous sommes un peu victimes d’influence sociale. Mais je pense que nous sommes surtout très emballés par tout ce qui est maintenant accessibles. Comme plusieurs parents d’aujourd’hui, j’aime offrir des expériences variées à mes enfants. Leur anniversaire de naissance est donc le prétexte parfait pour en vivre une qui sort de l’ordinaire.

MAIS, un point en ma faveur, c’est que j’ai tout d’abord refusé une première suggestion de ma jeune princesse qui souhaitait célébrer dans un endroit super excitant, mais qui coûtait près de 400 $ ! La version finalement choisie semblait être un bon compromis : une fête à la maison, avec des amis et un invité. Le budget de l’évènement venait d’être réduit de moitié, et je gardais la merveilleuse option de remettre l’animation à un expert !

Comme Audrey s’intéresse aux expériences scientifiques, j’ai utilisé les services de Mad Science qui met à notre disposition un « scientifique » qui vient à la maison pour faire différentes démonstrations interactives. Dans la version que nous avons choisie, à la fin de l’activité, les enfants fabriquaient leur propre balle rebondissante ! J’aimais l’aspect « expérience », et ça réglait le problème des sacs cadeaux que je déteste ! Par contre, j’ai égoïstement craqué pour l’option « fabrication de barbe à papa » que j’adore (oui, oui : c’est scientifique. On observe la transformation des matières !). 

Fête scientifique

Fête scientifique

Barbe à papa - c'est scientifique!

L’aspect activité était donc bien panifié, restait le décor. Parce que Dieu sait qu’une maison doit être complètement transformée pour refléter le thème de la fête ! Malheureusement, je n’ai rien trouvé de « scientifique »… et je ne voulais pas me taper la fabrication des mille et un articles absolument fantastiques trouvés sur Pinterest. J’ai donc opté pour une variante : Shopkins meets Mad science! Aucun problème à trouver des assiettes et napkins aux couleurs appropriées ! Et la déco s’est arrêtée là. Ou presque…

Shopkins : Poppy Corn!

Shopkins

Shopkins : gâteau Pink Wishes

Sur papier (et sur photos), c’était la fête parfaite ! Réunir une bande d’enfants, offrir une activité qui soulève les Ohh ! et les Ahhh !, entendre rigoler, manger du gâteau (LE meilleur gâteau de fête jamais mangé !), déballer des cadeaux et mettre tout le monde dehors après 2 h ! Alors aucun scandale ou enfant martyrisé ! Je n’ai pas puni ma fille en la privant d’anniversaire ! Je ne l’ai pas humilié devant ses amies ! Le problème, c’est que j’ai créé la fête typique d’un enfant de 8 ans. Pas de mon enfant de 8 ans. Je n’ai pas écouté la principale intéressée… Ni ma petite voix intérieure.

Je voulais offrir un évènement « dans les normes », une fête que j’imaginais « parfaite ». Alors que quelques jours avant le jour J (une fois les invitations lancées et les réservations faites), ma puce me demandait d’inviter juste une amie… peut-être deux (ce que j’anticipais depuis des jours…). Elle rêvait d’une fête intime. Simple. Avec de la magie, mais sans le chaos d’un groupe. Et surtout pas déballer les cadeaux devant tout le monde!

Je ne voyais pas où serait la magie d’une journée si spéciale, si finalement ce n’était qu’une playdate avec un gros gâteau.  Je ne voulais pas que ma fille ait un mauvais souvenir de sa fête. Qu’elle regrette d’avoir eu une année ordinaire. Je ne me voyais pas non plus amuser 2 enfants pendant 3 heures. C’est plus facile de faire venir quelqu’un… mais embêtant de le faire venir pour deux participants! Bilan : ma puce m’a confié qu’elle s’était amusée… mais qu’elle ne voulait plus jamais revivre une telle expérience!

Mon erreur c’est que je n’ai pas écouté mon enfant qui n’aime pas les groupes, qui n’aime pas le bruit, qui est timide quand il y a trop de monde, surtout chez elle, qui n’aime pas se faire envahir, qui aime aller à son rythme.

La leçon à retenir : toujours écouter notre voix intérieure. Toujours respecter l’enfant… Ne pas juger une situation en fonction de ce qu’elle représente pour nous, basé sur notre bagage personnel. Ne pas leur faire vivre les expériences que nous aimerions vivre si nous avions leur âge aujourd’hui. Ne pas leur mettre des peurs ou des regrets en bouche. Les laisser apprendre de leurs erreurs, s’ils en font une, plutôt qu’apprendre des nôtres. Voir nos enfants apprendre à la dure est toujours souffrant pour un parent. Mais s’ils apprennent de leurs propres erreurs, au moins nous avons l’impression que l’enseignement est mérité, qu’il a une mission à remplir.

On s’entend (encore une fois), qu’il n’y a eu personne de blessé ou traumatisé, pas de sang versé, même pas une larme. Juste le cœur d’une mère un peu fripé… (le cœur fripé, pas la mère… quoi que, ces jours-ci…).

Je m’excuse ma chérie de ne pas t’avoir écouté. D’avoir voulu te protéger de mes propres peurs, alors que tu es déjà bien loin de tout ça. Tu t’affirmes, même dans ta timidité. Tu te respectes. Oui, tu accordes trop d’importance à ce que les autres pourraient penser. Comme j’en ai été trop longtemps victime. Mais tu as dépassé certaines de mes limitations. Et j’ai énormément d’admiration pour toi. Et je dois te respecter. Je ne dois plus assumer à ta place. L’an prochain, tu auras droit à une fête à TA hauteur. Je te promets de t’écouter. De ne pas essayer de tout contrôler. De lâcher prise et vivre une expérience imaginée par toi.

Les 8 ans de ma belle Audrey

Je t’aime,

Maman

xxx

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Fêter ses 11 ans à Graves Island, NS

Vendredi dernier, nous avons pris la route pour découvrir un nouveau parc provincial, celui de Graves Island. Habituellement, nous profitons du weekend de la fête de la Reine pour commencer notre saison de camping. Comme il coïncide avec l’anniversaire de Sofia, cette tradition est très significative pour notre princesse qui adore cette activité.

Après notre mauvaise expérience de la semaine dernière, nous étions pressés de remplacer les souvenirs du KOA par ceux d’un séjour dans un parc où nous pourrions admirer la beauté de la nature. Graves Island a répondu à la demande ! Nous avons adoré son environnement et l’ambiance qu’on y retrouve.

Ce parc est situé sur une ile au cœur de la baie de Mahone. Il offre des paysages typiques de la Nouvelle-Écosse : de l’eau, des plages, des arbres qui poussent sur le roc. Pour la première nuit, nous avions le site parfait avec une vue imprenable sur la baie !

Fêter ses 11 ans à Graves Island, NS

Un endroit de rêve où les filles pouvaient rouler à bicyclette en toute sécurité, où nous pouvions sortir sans jouer du coude avec les voisins, où seul le chant des oiseaux était perceptible.

Graves Island, NS

Juste parfait pour la fête de notre belle Sofia !

Fêter ses 11 ans à Graves Island, NS

Samedi matin, jour de son 11e anniversaire, notre belle grande fille a eu le bonheur d’ouvrir ses cadeaux (une partie du moins !) à l’extérieur, sous les chauds rayons du soleil, bercée par le chant des oiseaux.

Fêter ses 11 ans à Graves Island, NS

Après un déjeuner aussi spécial que celui que l’on puisse faire en camping (des œufs et du bacon), nous sommes partis explorer les sentiers pédestres.

Graves Island, NS

Graves Island, NS

Graves Island, NS

Le parc est magnifique. Très tranquille, malgré le fait que tous les sites, ou presque, étaient occupés. L’énergie est sereine et paisible. Exactement ce que nous aimons ! Le seul point faible de l’endroit : il n’y a pas d’activités organisées comme on en retrouve dans les parcs ontariens (baguage d’oiseaux, centre d’interprétation, ateliers pour enfants, films en plein air, etc.). Ce parc offre peu de divertissement autre que la vue, 6 km de sentiers pédestres et une plage où la baignade est possible. Par contre, c’est un excellent pied-à-terre pour explorer la région de Mahone Bay et Lunenburg, et un bon point de départ pour une journée de géocaching.

Géocaching à Graves Island, NS

Graves Island, NS

Mais revenons à nos moutons… Le but de notre weekend était de découvrir un nouveau parc et célébrer la fête de Sofia comme elle aime le faire (camping, soleil, température chaude, déjeuner à l’extérieur, marche en nature). Il n’était que midi et notre mission était déjà un succès !

Nous avons alors été confrontés à un dilemme. Nous devions changer de site. Nous n’avions pas réussi à réserver plus qu’une nuit sur celui-ci, et notre deuxième lieu d’hébergement était loin d’être aussi intime ! La vue était magnifique, mais malheureusement l’espace était partagé avec un autre vacancier. Deuxième problème : la météo prévoyait de la pluie pour les deux prochains jours. Alors, tant qu’à piner la roulotte pour changer de site, pourquoi ne pas retourner à la maison, camper dans notre cour, et inaugurer la saison de baignade ? La piscine était prête depuis une semaine (froide, mais prête), le soleil était au rendez-vous pour encore quelques heures, la nature, l’intimité et le chant des oiseaux tout aussi présents !

Nous avons tenu un conseil de famille, nous avons voté, et 3 personnes sur 4 ont choisi l’option de retourner à la maison. J’ai donc perdu mes élections… j’étais la seule à vouloir rester à Graves Island.

Pourquoi étais-je prête à rester ?

Premièrement, partir en camping demande beaucoup de préparation. Surtout au printemps. Il faut être prêt pour la pluie, le froid, le soleil et les chaleurs estivales. Il faut penser aux repas (un gâteau de fête qui se mange en nature et qui entre dans le frigo, un déjeuner spécial, mais réalisable sur un BBQ minuscule), aux activités (passer par la bibliothèque, enregistrer les caches dans le GPS, penser au matériel nécessaire pour les devoirs, ne pas oublier la fête donc les chandelles pour le gâteau, les cadeaux), aux vêtements (apporter les costumes de bain « au cas où », mais aussi les bottes de pluie et les manteaux d’automne).

Génétiquement, il semble que toute cette partie de la planification retombe sur les épaules de la mère. Ajouter un cas de « commotions cérébrales sévères et PTSD » qui affecte la mémoire et la capacité d’attention de votre douce moitié et vous n’avez aucune chance de backup (ne vous inquiétez pas, il prend la relève pour bien d’autres détails!)

Partir en camping demande donc beaucoup d’énergie… Revenir après 24 h et devoir tout replacer dans la maison ? Absolument décourageant.

Deuxièmement, en camping l’espace est restreint alors les tâches ménagères le sont aussi. Quand tout a bien été planifié, une fois parti il ne reste plus rien à faire sinon relaxer et s’amuser. Revenir à la maison signifie tout ranger, mais aussi s’attaquer au ménage qui n’a pas été fait depuis des lunes, et au lavage qui s’est accumulé. Ça signifie aussi ne plus avoir aucune excuse pour ne pas s’attarder aux tâches administratives, au rangement du garage et à l’aménagement paysager.

Retourner aussi vite à la maison est donc de la pure torture !

Mais comme nous ne vivons malheureusement pas sous un régime matriarcal, j’ai remballé mes p’tits… avec un léger sursis : pour 24 heures nous serions encore en « camping » avec accès à la maison seulement pour l’eau et les toilettes. Un bon compromis.

Ce fut finalement une excellente décision, car nous avons pu offrir à notre fille « le plus beau jour de sa vie » ( encore une fois), comme elle nous l’a répété à de nombreuses reprises. Je l’avoue, c’était réconfortant de lui offrir une fête qui lui ressemble : en famille, en nature, à faire quelque chose de « spécial », peut-être même d’un peu fou (comme se baigner un 21 mai en Nouvelle-Écosse). 

Ouverture officielle de la piscine

Ouverture officielle de la piscine

Ouverture officielle de la piscine

Quel bonheur de voir que le plaisir des enfants peut être aussi simple, malgré notre société dominée par la consommation, l’électronique et les activités principalement individuelles ! Je dois l’avouer que c’est avec soulagement que j’ai vu ma fille heureuse et comblée de vivre une journée de fête aussi « simple ».

Bonne fête Sofia

Bonne fête Sofia

Et comme nous n’étions pas officiellement dans la maison, je ne voyais pas les minous rouler sous les meubles, la poussière sur les tablettes ou les marques de doigts sur le frigo. Et j’ai pu savourer une bonne douche chaude, aussi longue que je le voulais.

Le bonheur.

Histoires autour du feu

Mais respecter ainsi la personnalité et les préférences de Sofia fait réfléchir. Cette fête m’a fait réaliser à quel point j’avais failli dans ma tâche, au moment de célébrer la fête de sa petite sœur…

À suivre…

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Assurance-vie : en avez-vous besoin?

Assurance-vie : en avez-vous besoin?

Je vous ai récemment parlé de quelques-unes des erreurs commises par les consommateurs qui souscrivent à une assurance-vie. J’ai aussi fait mention d’un oubli qui peut avoir des conséquences désastreuses pour votre bénéficiaire. Mais une question demeure : avez-vous besoin d’une assurance-vie ? Si oui, de quel montant ?

Voici cinq questions dont les réponses vous aideront à déterminer vos besoins : 

1. Est-ce que quelqu’un dépend de votre revenu pour vivre ?

Est-ce que la perte de votre salaire occasionnerait des difficultés financières pour vos proches ? Si c’est le cas, vous devez veiller à les protéger, et l’assurance-vie peut remplir cette fonction. Par contre, si personne ne dépend de votre revenu, vous n’en avez vraisemblablement pas besoin. Si vous souhaitez léguer un montant d’argent à vos héritiers, il existe probablement un meilleur véhicule financier pour le faire.

Attention : même si vous n’avez pas de travail rémunéré, votre décès pourrait occasionner des dépenses supplémentaires pour votre famille. C’est le cas, entre autres, des mères au foyer qui prennent soin de jeunes enfants. Souscrire à une assurance-vie peut donc être une option même si vous n’avez pas de revenu. 

2. Pendant combien de temps votre bénéficiaire aura-t-il besoin d’argent ?

Devez-vous combler les dépenses de votre famille jusqu’à ce que les enfants d’âge préscolaire terminent leurs études ? Ou, êtes-vous parent d’adolescents en voie d’être autonomes ? Est-ce que vous souhaitez que vos proches maintiennent le niveau de vie actuel, ou est-ce qu’ils vendront la maison pour déménager dans un logement plus petit ?

Ces questions vous aideront à déterminer le montant nécessaire pour assurer leur sécurité, mais aussi le meilleur produit pour répondre à vos besoins (une temporaire 10 ans ou 20 ans, par exemple).

3. Quels seront les frais à débourser au moment de votre décès ?

Faites la liste des dépenses occasionnées par votre décès afin de vérifier si vous avez assez de liquidité pour les couvrir. Pensez au coût de l’enterrement et celui du certificat de décès, aux honoraires professionnels (notaire, comptable), aux impôts à payer, ainsi qu’aux dépenses de l’exécuteur testamentaire.

4. Avez-vous assez d’actif pour rembourser vos dettes et supporter le coût de votre décès ?

Est-ce que la vente de vos biens, ou la liquidation de vos placements rembourseraient toutes vos dettes et couvriraient le paiement de vos derniers comptes courants ? Souhaitez-vous acquitter votre hypothèque avec votre assurance, est-ce que vos bénéficiaires vendront la maison après votre décès ou maintiendront-ils tout simplement les paiements ?

5. Avez-vous les moyens de payer la prime mensuelle ?

Ça semble anodin comme question, mais j’ai rencontré de nombreux clients qui accumulaient des retards dans certains comptes courants alors que leur prime d’assurance-vie universelle prenait une grande part du budget mensuel. Si c’est votre cas, révisez votre stratégie financière et les produits que vous possédez actuellement. 

Idéalement, avant de faire affaire avec un représentant ou un courtier en assurance, vous devriez rencontrer un consultant budgétaire ou un planificateur financier. Ce dernier considèrera l’ensemble de votre situation, il pourra évaluer votre besoin et identifier des stratégies adaptées à votre réalité.

Je vous invite à consulter deux autres textes portant sur l’assurance-vie : 

  1. Assurance-vie : choix du bénéficiaire
  2. Assurance-vie : 3 erreurs courantes. 

Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

Vous retrouverez aussi certains de mes textes (et bien d’autres sujets intéressants) repris du côté du web magazine Économie et cie. Allez y jeter un coup d’œil! 

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