Quand un être cher meurt, on réalise tout ce qu’on faisait « pour lui ». À quel point sa présence dans notre vie influençait nos gestes quotidiens, parfois même de façon inconsciente…

Écrire pour mon blogue…

Photographier une fleur…

Annoncer une nouvelle…

Partager mes impressions sur ma dernière lecture…

C’est dans ces petits détails, autant que dans les fêtes manquées, que l’absence nous fait mal…

Perdre la personne à qui l’on « parle » dans nos textes narratifs qui demandent, pour s’écrire, plus de motivation que d’inspiration, c’est un autre deuil à faire. Comme mon texte d’hier sur notre weekend de Pâques.

Heureusement, Maman Fleurette et Grand-Papa Paul sont toujours au rendez-vous ! Et un jour, nos filles pourront relire les détails des fêtes qui ont marqué leur vie.

La semaine dernière, en prévision de la fête de Pâques, les filles et moi avons repris nos activités de bricolage réalisées au retour de l’école. J’étais heureuse de voir que nous attendions encore toutes ce moment avec impatience, même si elles grandissent, qu’elles développent de nouveaux intérêts et de nouvelles amitiés. Ces moments privilégiés semblent être encore en tête de liste des priorités de nos enfants!

Lundi, nous avons fabriqué des décorations de Pâques avec des perles Hama :

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Premier constat : faire preuve d’un meilleur sens de l’observation ne nuirait pas ! Je n’avais pas remarqué que pour faire des œufs il fallait un plateau en forme d’œuf… Heureusement, nous avons trouvé d’autres modèles qui pouvaient s’ajuster à un plateau carré…

Édition : en écrivant mon texte, j’ai réalisé que nous avons complètement oublié d’accrocher nos décorations ! Oups… !

Mardi, nous avons peint des décorations pour les fenêtres :

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J’adore « coller » ces décorations et voir le soleil traverser les couleurs (quand il fait soleil…)!

Mercredi, nous avons enfin repris nos « Rainbow Loom » pour fabriquer un lapin de Pâques :

Le tutoriel est très bien réalisé… mais nous avons tout de même rencontré quelques problèmes, somme toute mineurs à mes yeux… mais pas aux yeux de toutes ! Après une demi-heure, Sofia demandait si elle pouvait elle aussi avoir un verre de vin pour l’aider à relaxer !

Sur trois tentatives, nous avons obtenu un succès « relatif » : mon lapin a perdu une jambe… :

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Et celui de Sofia a perdu ses oreilles… ce qui a causé quelques larmes et cris de frustration !

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Audrey, de son côté, a préféré faire une bague et des exercices de mathématique… sage décision !

 

Ces activités ont bien préparé le terrain pour notre weekend de Pâques. Cette année, après les dernières semaines mouvementée, je n’avais pas l’énergie pour recevoir à nouveau et me taper tous les préparatifs. Nous avons donc célébré en vase clos ! Même les filles ont apprécié notre programme « allégée ». Mes excuses à ceux qui n’ont pu célébrer avec nous… mais c’était une question de survie pour nous tous.

Vendredi, première journée de « vrai » congé, nous avons passé la journée en pyjama à nous amuser en famille. Alors que Papa et Sofia s’amusaient avec des Légos, Audrey et moi reprenions nos créations de perles Hama :

Collage Légo

Afin de respecter l’esprit du Vendredi saint et nous replonger dans l’histoire sainte, nous avons regardé la télésérie « Jésus de Nazareth », une série qui a marqué mon enfance et reste un classique du weekend pascal. Nous avons passé rapidement la scène où les enfants de 2 ans et moins sont massacrés… et réservé la fin pour les adultes.

FINALEMENT, nous avons réalisé le bricolage que j’avais si hâte de faire (merci Pinterest!) : des oeufs de Pâques en ficelles! Un peu  « messy » (selon Sofia), mais super le fun à faire. Deux secrets :

1. Mettre plusieurs ou une très longue ficelle; ça aide à garder la forme…

2. Ne PAS péter une balloune pleine de colle qui n’est pas encore sèche… Une balloune ça explose… la colle dessus aussi! Assez simple comme principe mais apparemment il fallait y penser…


Collage colle

Collage oeufs en corde

Pyjamas toute la journée, déjeuner tard, diner tard = un souper délinquant de popcorn en regardant « Dragons : Riders of Berk » : la conclusion parfaite  d’une journée doudoune en famille!

Samedi, le beau temps nous pousse dehors et après quelques commissions nous partons faire du géocaching. Grâce à une dernière trouvaille, j’atteins enfin le nombre de 100 caches trouvées :)

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Dimanche : LE moment tant attendu par les filles ! La chasse aux œufs, classique du Lapin de Pâques et le brunch que Sofia espérait savourer.

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Finalement ce weekend pascal nous a permis de recharger nos batteries, de faire le plein d’amour et de « temps » en famille, de créer de nouveau souvenirs à chérir lorsque les heures seront plus difficiles. Avec le printemps qui s’est enfin installé dans notre région, nous sommes prêts à poursuivre notre route!

Je viens de terminer l’excellent livre : « Moi, Malala, je lutte pour l’éducation et je résiste aux talibans ».

 

Crédit : Pat Bagley – The Salt Lake Tribune

Le 9 octobre 2012, Malala Yousafzai est victime d’un attentat qui choque la planète entière alors qu’un taliban tente de l’assassiner dans l’autobus qui la ramène de l’école. Son crime : réclamer pour les filles le droit à l’éducation.

« Moi, Malala » est le récit de sa vie au Pakistan avant, pendant et « après » le règne des talibans, jusqu’à son exil en Angleterre où elle fut miraculeusement sauvée et soignée. Écrit en collaboration avec la journaliste britannique Christina Lamb du « Sunday Times », son témoignage est rempli d’une lucidité et d’une maturité surprenante chez une adolescente de 16 ans. Ce livre nous présente un bel exemple du courage de Malala, mais aussi de celui de son père, Ziauddin Yousafzai, qui revendique depuis toujours le droit à l’éducation, et ce, au péril de sa propre vie.

Fille ainée d’un fondateur et directeur d’école, Malala a pratiquement grandi dans une salle de classe. Marquée et choquée par l’image d’une fillette de son âge qui fouille un dépotoir à la recherche de « trésor » à vendre au marchand du village, elle décide de lutter à son tour pour que tous les enfants aient accès à l’instruction.

Si cette autobiographie est un plaidoyer au droit et à l’importance de l’éducation, c’est aussi un récit fascinant sur les conflits qui règnent au Pakistan depuis les attentats du 11 septembre 2001. Malala y raconte la vie de son peuple qui se retrouve sous le contrôle des talibans, et nous offre une explication sur la montée au pouvoir de ces extrémistes d’abord adulés par ceux qui deviendront rapidement leurs victimes.

C’est un excellent livre que je recommande à tous, et que j’aimerais pouvoir mettre entre les mains de mes propres filles. On y retrouve un éloge à l’importance des études, au privilège de la liberté, et une belle démonstration de courage et d’intégrité. 

Bonne lecture! :) 

Après plus d’un an de défi, la perspective de reprendre encore une fois les mêmes photos d’une journée somme toute banale me pesait un peu. À la dernière minute, j’ai donc décidé de me donner un thème : la vie. Ce choix me semblait approprié étant donné l’arrivée du printemps et le retour à la « normale » après le décès de mon père. Ce ne fut pas si simple que ça… le printemps arrivant sur la pointe des orteils et l’inspiration difficile à trouver en si peu de temps. Mais j’ai tout de même réussi à extraire quelque chose.

« La nature reprend vie! »

Comme je le disais, le printemps se pointe, mais très discrètement. Toute la neige est finalement disparue, mais les bourgeons tardent à faire leur apparition. Seule l’herbe affiche un début de verdure…

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« La vie en pot »

Heureusement, à l’intérieur les fleurs sont resplendissantes! La preuve : cette récupération d’un cadeau offert à Sofia… une longue histoire…

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« Petits plaisirs de la vie! »

Après les coeurs du mois de février, voici ma nouvelle gâterie thématique qui me fait perdre le contrôle ;)

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« Pour que la vie aille encore plus vite! »

Trouvé parmi les souvenirs de mon père : un kit pour apprendre à lire plus rapidement! Commandé aux États-Unis en juin 1965, il prouve que la course contre la montre ne date pas d’aujourd’hui…

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(Je dois reprendre des photos du « kit », la publicité et le manuel d’instruction sont de l’or en barre!)

« La belle vie! »

Mais peu affectés par le manque de temps, certains jouets se la coulent douce :

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« Fin de vie… »

Alors que d’autres fleurs sont en fin de vie…

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« Notre vie du jeudi »

Ce qui marque notre vie du jeudi soir : les cours de ballet!

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« Donner la vie! »

Les deux plus beaux cadeaux que la vie pouvait m’offrir : mes filles Sofia & Audrey.

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« Vie de maman »

Et le genre de truc que la vie de maman nous fait découvrir entrainant chaque fois un sourire attendrit : les dessins de nos enfants qu’ils glissent un peu partout.

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J’ai déjà une liste de thème que je voudrais exploiter lors des prochains défi « Ten on Ten » et, promis, je les partagerai avec vous plus tôt que cette fois-ci! Je jongle avec l’idée de les soumettre plus ou moins longtemps à l’avance – quelques jours ou même un mois ou deux… ou les garder secret pour ceux qui préfèrent le rush d’adrénaline d’un défi de dernière minute… Laissez-moi un commentaire ici ou sur ma page Facebook pour me faire part de vos préférences :)

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Consultez la page « 10 on 10 » pour connaitre les détails du défi, et la page du mois d’avril pour trouver les liens vers les galeries des participants du mois! 

Cliquez ici pour voir le blogue de l’instigatrice du projet, Rebekah from “A Bit of Sunshine” et ici pour voir son “Ten on Ten” d’avril et la liste des participants.   

 

« 10 on 10 » demain! La neige est enfin disparue de notre décor, nous n’avons pas encore toutes les belles fleurs des copains européens, mais peut-être trouverai-je quelques bourgeons ;) N’oubliez pas d’ajouter le lien de votre galerie sur la page du mois d’avril 2014

ÉDITION : Pour me motiver et chasser la monotonie, j’ai décidé de me donner un thème pour ce mois-ci : “La vie”. Un peu dernière minute mais si ça vous dit n’hésitez pas à vous en inspirer! Avec la récente perte de mon père, et le printemps qui se pointe enfin le bout du nez, je trouve le sujet approprié :)

Audrey a enfin 6 ans! Elle n’a jamais attendu une fête avec autant d’impatience. Depuis plus de 2 semaines qu’elle fait le décompte jusqu’au grand jour. Je ne sais pas pourquoi cette année c’était si important… je pense qu’elle avait hâte d’avoir une journée à elle, remplie de célébrations et de belles surprises. Avec les évènements des dernières semaines et tous les bouleversements vécus depuis la mort de mon père, célébrer la vie et la pureté d’un enfant fait du bien!

Notre belle puce s’épanouit en beauté, intérieure et extérieure. Sa personnalité se développe et son coeur continue de grandir. Elle aime toujours autant les sucreries, le mauve, les petits toutous et le dessin. Elle n’apprécie pas plus la télévision, déteste l’école parce que les jeux sont trop bébés à son goût, parce qu’elle trouve qu’elle n’apprend rien et n’a pas assez d’amis à son goût… Elle est toujours aussi empressée de jouer avec sa grande soeur qu’elle s’arrange toujours (plus ou moins subtilement) pour réveiller les matins de fin de semaine. Comme Maman, elle se réveille tôt avec l’estomac dans les talons. Comme Papa, elle possède un charme contagieux qu’elle utilise de plus en plus sciemment.

Audrey offre un curieux mélange de timidité et de « guts ». Elle n’aime toujours pas les groupes, préfère les amis plus vieux qu’elle, mais prend de l’assurance, ose davantage parfois à notre grande surprise. Si elle a hérité de plusieurs de mes traits de caractère, elle semble aussi être née avec les outils pour dominer ceux qui pourraient limiter son épanouissement. Quel soulagement pour maman! ;)

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Audrey qui ose se faire embrasser par un morse! Une première qui nous a pris par surprise :)

Malgré mes résolutions de l’an dernier, nous soulignerons encore deux fois la naissance de notre « bébé ». Des cadeaux, des ballounes et un souper qu’elle a choisi pour le « vrai » jour de son anniversaire et dimanche, une fête avec les amis. C’est toutefois moins chaotique cette année, surtout grâce à ses professeurs qui ne permettent pas les gâteries maison à remettre au groupe. Par contre, la classe souligne d’une façon toute spéciale l’évènement : tous les élèves dessinent le cadeau qu’ils souhaitent que leur ami reçoive à sa fête, et ce dernier pige un cadeau dans la boîte anniversaire. Un beau souvenir à conserver et une attention créative qui me plait beaucoup.

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Des cadeaux dès le réveil. Quelle belle façon de commencer la journée :)

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Un furblings vraiment trop mignon!

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Un Minion qui fait plaisir! ;)

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Pressée de voir le cadeau offert par Papy… il pensait à ses petites-filles jusqu’à la fin :)

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Un cahier souvenir des amis de la classe d’Audrey.

Pour ajouter un élément de célébration, mais surtout d’importance à l’évènement, Grand-Papa et Grand-Maman Carole sont venus tout spécialement de Montréal pour l’occasion! Toute la famille était heureuse de cette joyeuse diversion à notre routine.

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L’anticipation d’avoir un autre cadeau à découvrir!

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Un Minion qui parle!

Je dois maintenant prendre mon courage à deux mains afin d’affronter un après-midi complet de petits amis qui se courent partout dans un local rempli de structures qui servent à grimper partout, glisser en hurlant et donner un mal de tête aux adultes… C’est bien la dernière place que j’aime fréquenter, mais c’était une demande toute spéciale de notre princesse qui aime dépenser de l’énergie! Et je dois avouer qu’étant donné les circonstances des dernières semaines, cette solution « clés en main » fait bien mon affaire…

Peut-être que demain, je pourrai moi aussi faire la sieste dans le salon…

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Depuis que ma mère est morte, alors que j’avais 13 ans, je vis avec la peur de perdre mon père. Pendant les longues années de maladie de ma mère, et surtout après sa mort, mon père fut mon roc, mon repère, celui qui me disait toujours que tout allait être OK, celui qui me prouvait chaque jour que la Terre continuait de tourner, peu importe les épreuves. Depuis des années, je vis donc dans l’appréhension de le perdre en me demandant ce que je deviendrais sans lui, et comment je réagirais à sa perte.

Je n’ai malheureusement plus de questions à me poser…

Hier après-midi se tenait ses funérailles ainsi que la cérémonie visant à lui rendre hommage. De nombreux parents et amis se sont déplacés pour lui faire un dernier adieu, et nous soutenir au travers cette épreuve. Leur présence fut d’un immense réconfort, tout comme les mots envoyés par ceux qui n’ont pu se joindre à nous.

Maintenant, il reste à faire le deuil…

Heureusement, j’ai 46 ans de souvenirs qui me réchauffent le cœur, le soulagement d’avoir passé de beaux moments avec lui quelques jours à peine avant sa mort, et la confiance qu’il soit maintenant heureux dans une autre dimension — quelque elle soit.

Mais souvent, je me demande comment la Terre peut bien continuer à tourner aussi normalement en l’absence d’un homme si extraordinaire…

Il ne m’a pas donné la vie, mais il m’a donné « MA » vie. À défaut de me transmettre ses gènes, il m’a transmis le meilleur de lui-même : ses valeurs, sa curiosité intellectuelle, sa soif d’apprendre, de comprendre et de connaitre. À défaut d’être liés par le sang, nous étions liés par le cœur et par l’esprit.

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Tous ceux qui ont eu la chance et le bonheur de côtoyer mon père savent à quel point c’était un homme extraordinaire. Croyez-moi, c’était un père encore plus exceptionnel! Chaque jour, je remerciais la Vie de m’avoir offert l’immense bonheur et le privilège unique d’être sa fille.

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Enfant, il me partageait sa soif de découverte, ses désirs de voyage, son intérêt pour les peuples du monde et ses aventures dans le Grand Nord. Inlassablement, je lui demandais de me raconter encore une fois l’histoire de leur cuisinier qui fit un face à face avec un loup en revenant des toilettes.

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Écolière, il stimulait ma soif d’apprendre en m’inventant mille-et-un problèmes d’arithmétique à résoudre, et en reprenant mes compositions, dont l’accord du pluriel était parfois défaillant. Et tout ça, pour mon plus grand plaisir! Si au départ il a douté de l’authenticité de la première histoire que je lui ai écrite à l’âge de 7 ou 8 ans (les aventures d’un petit chat noir à l’Halloween), il est vite devenu mon lecteur le plus fidèle.

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Adolescente, alors que plusieurs amis se rebellaient contre leurs parents, moi je discutais avec mon père jusqu’à trois heures du matin. Nous refaisions le monde, en tentant de résoudre les conflits mondiaux, et d’expliquer les mystères de l’Homme.

Ces dernières années, si la distance nous séparait, le plaisir que nous avions à parler jusqu’à très tard la nuit était toujours aussi présent. C’est avec bonheur que je discutais encore pendant des heures avec mon père, partageant nos croyances spirituelles et notre intérêt pour la physique quantique.

Mon père a encouragé chacune de mes passions avec un fervent enthousiasme et une confiance inébranlable. Quelque soit la situation, il n’a jamais ménagé ses encouragements ou son support. Après m’avoir consolée de trop nombreuses peines d’amour, il a aimé et admiré comme un fils celui qui est devenu l’homme de ma vie.

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Et quel bonheur ce fut pour nous tous lorsque j’ai pu lui donner deux merveilleux trésors, ses deux petites-filles, Sofia et Audrey qu’il adorait de façon inconditionnelle!

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Papa je t’aime. Merci pour tout. Merci de m’avoir donné le meilleur de toi-même, dans toutes les circonstances. Merci pour les merveilleux moments que nous avons partagés depuis ma naissance jusqu’à ces dernières semaines. Merci pour ton amour, ta complicité, ton soutien indéfectible, mais surtout pour le bonheur immense d’avoir été ta fille.

Papa & moi (2)

Je t’aime

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En janvier, je m’étais fixé un programme plutôt ambitieux. J’avais fait la liste de tout ce qui me dérangeait dans ma vie (ou presque), et je me suis dit qu’il fallait que ça change! Peu friande des résolutions du Nouvel An, et résistante aux « programmes », je me promettais d’être douce avec moi-même et ne pas espérer un changement radical, mais plutôt une évolution, une amélioration de la situation.

Les experts affirment que nous avons besoin de 21 jours pour adopter une nouvelle habitude. Après 21 jours, je flottais littéralement! Même si j’ai eu quelques jours de découragement, le bilan était très positif. J’avais l’impression que toute la famille bénéficiait des efforts investis dans mes résolutions, et que j’étais enfin sur la bonne voie!

Et le 22e jour est arrivé…

… Oui le 22e jour, mais surtout un changement dans la dynamique familiale causée par les nombreux voyages d’affaires de mon Guerrier, ses départs, ses retours de 24 ou 48 heures et ses nouvelles absences.

C’est vrai que le rhume, l’hospitalisation de mon père, mon départ précipité pour Québec, et l’arrivée de la « relâche » ont tous influencé la pleine maitrise de mes nouvelles habitudes. Mais l’élément le plus « dérangeant » fut ma réaction à l’horaire en dent-de-scie de mon Guerrier.

Au 21e jour, j’étais pourtant confiante que c’était « gagné », et j’avais déjà écrit un premier bilan que je pensais partager ici! Le voici donc… avec le recul du mois de mars, comme en font preuve mes ajouts. J’espère qu’il m’inspirera à reprendre le collier et entamer une deuxième série de 21 jours!

 

1. Réfléchir avant d’agir et agir avec intention : 
« Difficile à vérifier pour le moment, mais peut-être que l’application dont je fais preuve pour respecter mes résolutions pourrait être un exemple d’agir avec intention. »

Euhhhh en autant que toutes les variables de mon univers soient contrôlées par un Grand Boubou afin d’éviter tout dérapage ou distraction…

 

2. Faire preuve de patience et de tolérance… arrêter de crier après les enfants : 
« Je pensais sincèrement que ce serait le point le plus difficile à changer. À ma grande surprise, je vois déjà une nette amélioration! C’est un travail de longue haleine, et il y aura toujours des situations qui me feront perdre mon sang-froid. Mais je réalise que ce n’est pas une mission impossible. Ma plus belle surprise vient du fait que les efforts fournis de ce côté sont récompensés par l’amélioration du comportement des filles. Ça ne s’est pas fait en 24 heures et j’ai sincèrement cru après une semaine que ça ne marcherait jamais! Mais, combiné à différentes décisions et stratégies, je suis surprise du résultat! »

Je sais que c’est un problème auquel plusieurs d’entre nous font face… et je suis particulièrement limitée du côté de la patience et de la tolérance, même dans les meilleures conditions. Je ne crois pas qu’il y ait de recette miracle, mais dans un prochain texte je partagerai avec vous ce qui marche pour moi.

 

3. Passer plus de temps en famille :

« Ouf! Les filles m’ont vraiment prise au sérieux avec celle-là!! Et j’avoue que les changements apportés dans mon horaire font en sorte que j’ai plus de temps à leur offrir, mais surtout plus d’attention. Quand nous sommes ensemble, je suis “toute là”. »

« Le principal changement : donner du temps aux filles dès le retour de l’école, pour qu’une fois rassasiée ce soit plus facile de faire “mes choses”, sans trop d’interruption. On défait les sacs ensemble, nous discutons de la journée à l’école pendant la collation, et nous jouons ensemble jusqu’à 17 h, sauf si une amie vient à la maison. On le faisait un peu déjà, mais en dent-de-scie. Maintenant c’est la base de notre routine. »

« Heureusement, le professeur de Sofia nous a aidés sans le vouloir en modifiant l’horaire des devoirs. Les élèves ont maintenant du lundi au lundi pour les faire plutôt que du lundi au jeudi matin. À Kingston, l’école finissait 1 h plus tôt et les enfants n’avaient pas de devoirs. Nous avions donc pris gout à être ensemble dès 14 h 30 et d’avoir le temps de faire une activité entre filles. Ici, impossible… Retour à 15 h 35, collations, devoirs et c’est déjà l’heure du souper. Tout le monde était frustré dans son besoin de passer du temps agréable ensemble. »

Souvent, on ne prend pas conscience de ce qu’on laisse tomber… ce sont de petits détails qui s’accumulent. Et parfois, sans trouver de « coupable », on sent que quelque chose n’est plus comme avant. Il faut alors identifier ce qui est différent, ce que ça change dans notre quotidien, comment y remédier.

J’ai remarqué que les saisons et les déménagements influencent parfois subtilement la dynamique familiale (oui je sais… tout un éclair de génie!) . Se « réinstaller » c’est aussi prendre conscience des différences dans l’horaire, dans les habitudes de vie, dans le transport, et tous des aspects reliés à une mutation qui influencent la dynamique familiale. Par exemple : moins de temps au retour de l’école, car celle de Trenton termine une heure plus tard, moins de camping, car notre Homme revient trop tard le vendredi ou il doit partir le dimanche, la perte de nos différents parcs où nous allions nourrir les oiseaux ou les canards après le souper, ce qui nous offrait une belle activité à faire en famille, etc.

L’été, nous passons naturellement plus de temps ensemble avec le camping et les vacances scolaires. Nous n’avons donc jamais eu besoin de « planifier » ces moments en famille. Je réalise maintenant que l’hiver nous offre moins d’opportunités de se retrouver, et que c’est à moi d’ajouter des moments juste pour nous à notre horaire hebdomadaire.

 

4. Arrêter de perdre mon temps :

« Mon heure le matin m’aide à respecter mon besoin de solitude. Maintenant, j’en suis consciente lorsque je perds mon temps (généralement sur le net) et je ferme l’ordinateur. J’ai encore beaucoup de travail à faire, mais je m’améliore. Je dois par contre me donner le droit d’en perdre pour me changer les idées sans me sentir coupable. Juste réaliser quand ça ne m’apporte plus rien. Quand j’ai en besoin : oui. Quand c’est une distraction : j’arrête.

Ce qui aide : faire une seule chose à la fois. Plusieurs de mes tâches sont reliées à l’ordinateur : mes recettes sont sur le NET ou dans mon ordinateur, toutes mes listes de tâches, ma liste d’épicerie, le budget, payer les comptes, écrire, corriger des photos, même lire se fait sur le iPad! Tant qu’à être sur l’ordinateur, internet était aussi ouvert et je recevais des notifications de messages ou d’activité sur Facebook. Alors je me retrouvais souvent en train de cuisiner, mais aussi répondre à des commentaires ou des messages. C’est facile de “perdre” du temps ainsi et ensuite de se sentir “rushé” de finir le souper ou de mettre la table. Les notifications m’interrompaient, mais ensuite c’est la poursuite du souper qui devenait l’envahisseur!

Maintenant je ne fais qu’une chose. Toutes les alarmes sont fermées. Je suis plus relaxe et efficace. Je n’ai plus l’impression de me faire déranger, que ce soit par FB quand je fais quelque chose ou par la table à mettre juste au moment où une discussion intéressante se déroule sur FB. Beaucoup plus harmonieux! »

Ça, même après le cataclysme du 22e jour, il en reste encore des traces… Je prends conscience des moments où je perds mon temps, je décide alors si c’est OK ou non, et j’agis en conséquence. Je choisis peut-être le « OK » un peu trop facilement, mais nous ne sommes qu’en mars ;)

 

5. Oser :
« Je n’ai pas encore eu le temps de travailler cette résolution. Par contre, les routines et les habitudes qui se mettent en place soutiendront éventuellement d’autres initiatives. »

Comme celle de survivre au 22e jour…

 

6. Cuisiner davantage :
« Comme je le confiais lors du partage de mes recettes de muffins, ça se passe bien de ce côté. Je réalise toutefois que, le vendredi, rien à faire à moins de préparer des linguines aux crevettes (et encore là). Pour moi, c’est le début du weekend, LE soir de fête qui marque le début d’un congé. Un repas de semaine c’est trop ordinaire pour l’occasion! Alors ça finit régulièrement en vins & fromages au salon en regardant un film en famille. Et le weekend, je dois reprendre ma bonne habitude de laisser cuisiner mon Guerrier! ;) Mais déjà je vois les effets bénéfiques de cette résolution : des enfants de bonne humeur le matin, beaucoup moins de perte alimentaire, moins de take-out ou resto, que du bon! »

C’est probablement la résolution qui a le mieux survécu au cataclysme du 22e jour! C’est un effort constant (le resto thaï de Belleville est mon gros point faible!), mais les retombées sont tellement nombreuses qu’elles sont motivantes.

 

7. Lire quotidiennement :
« J’essaie, mais je tombe endormie régulièrement (se lever à 5 h du matin a des effets secondaires!). J’ai toutefois lu “Histoires de filles sous le soleil”, “Astérix chez les Pictes”, “Hands Free Mama” (je vais revenir sur ce livre), et je suis en train de lire : “Moi, Malala”. »

Une résolution facile à respecter en l’absence de mon Guerrier… Alors la liste de livres lus s’allonge.

 

8. Écrire davantage :

« J’ai repris un exercice d’écriture quotidien et je blogue 3 fois semaine. »

Disons que le 22e jour a frappé fort ici… mais je suis déjà en reprise de contrôle ;)

 

9. Prendre des photos à mon gout :
« Parfois, prendre des photos à son gout c’est aussi savoir quand ne pas en prendre. Être en mesure de juger si les conditions sont là ou pas, si le sujet est intéressant ou non. En janvier, j’en ai pris quelques-unes à mon gout, mais j’ai surtout évité bien des photos trop banales. »

Aujourd’hui, j’en prends que j’aime bien… mais j’en évite encore plusieurs!

 

En conclusion :

« Mes craintes pour les semaines à venir? Poursuivre sur ma lancée pendant l’absence de notre Guerrier, ses réapparitions et ses nouvelles absences… En solo, les médias sociaux occupent plus de place, les notifications sont réactivées pour ne pas manquer les nouvelles de mon Amour, les soupers sont plus difficiles à gérer… La routine du matin se passe plutôt bien et sans impact, mais les soirs sont problématiques… J’ai davantage besoin de décrocher ou de me distraire… et le danger est là.

Le secret? Tenter d’éliminer le “2e shift”.  Lunchs avant le souper. Ramasser le plus possible au fur et à mesure ou à l’avance. Limiter le nombre de tâches à accomplir après le souper. »

Visiblement, ce fut MON obstacle! Car contrairement à une absence à long terme, les 7 jours partis, 2 jours de retour, départ de deux semaines, retour de 24 h, redépart… ça fou en l’air une routine! Ajoutez un rhume, le rhume des enfants, l’hospitalisation de mon père et mon départ pour Québec, la relâche aussi passée à Québec et j’ai presque tout perdu des mes bonnes « habitudes »…

Sauf l’envie de revenir au 21e jour, à l’atmosphère familiale, la satisfaction personnelle, le bien-être retiré de la reprise de contrôle sur mon environnement. Avec de nouveaux trucs pour m’organiser lors des absences en dents de scie… (que je ne suis pas pressée de valider)!

Et ça marche! Pour le moment… ;)

Nous sommes de retour depuis hier soir d’une semaine de relâche passée à Québec, auprès de mon cher Papa d’amour. Non, les filles n’ont pas eu une relâche « classique » où depuis quelques années les parents organisent tout autour du plaisir des enfants, où chaque jour un programme d’activités intense les attend! Nous avons plutôt consacré notre temps au bien-être de la famille, à être là, les uns pour les autres. Ce fut une semaine bonne et douce pour le cœur.

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Même si nous n’étions pas en colonie de vacances (heureusement!), personne n’a eu le temps de s’ennuyer! Nous avons, entre autres, magasiné des jouets pour Papy au Apple Store, mangé de la crème glacée chez Laura Secord, visité des papillons*, fait des boutures de plantes. Les filles ont eu un sleepover chez une amie, et passé une journée en sa compagnie, pendant que nous partagions une soirée/nuit en amoureux à la Citadelle de Québec après un souper en tête-à-tête, à l’endroit même où mon Amour me demandait en mariage le 31 aout 2000 (nous étions fiancés depuis le 1er décembre 1999… mais sans projet de mariage encore ;) )!

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De beaux papillons tout en couleur!

 

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De nouveaux amis peu farouches! Et Sofia qui partage son papillon avec sa petite soeur :)

 

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Surement pas une main gagnante! ;)

 

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Déjeuner en tête-à-tête

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On joue dans la terre!

Papy et Mamie doivent apprécier le retour au calme… ;)

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De notre côté, nous entamons aujourd’hui notre première semaine « normale » depuis la fin janvier! Mon Guerrier est à la maison, les filles sont à l’école, et moi je reprends le dessus sur la maisonnée et mes bonnes résolutions (résolutions sur lesquelles je dois vous revenir d’ailleurs…).

Ne manque plus que le printemps…!

Note : je dois souligner le plaisir que nous avons eu à visiter « Papillons en fête » aux Jardins Hamel! J’avais été très déçue d’une visite en 2010, mais cette année, c’est clairement évident que de nouveaux propriétaires gèrent l’endroit! Première fois de ma vie que j’y croisais des employés sympathiques qui semblaient heureux d’être au travail. La serre de papillons était propre, leurs fruits frais, et les visiteurs très respectueux des papillons. Un vrai plus pour les clients comme moi qui accordent beaucoup d’importance au service à la clientèle!

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