Un long déménagement…!

Déjà plus d’un mois que nous sommes déménagés dans notre nouvelle province d’adoption. J’ai l’impression d’y être depuis toujours, d’être enfin chez nous, de commencer une nouvelle vie. Mais j’ai aussi l’impression d’avoir carrément perdu tout mon été! Pour la première fois, je suis frustrée d’avoir manqué tellement de beaux moments, de sorties, de visites, d’activités parce qu’encore une fois nous avons perdu du temps à vider des boites, réparer, nettoyer, arranger, décorer, organiser, patenter, remplacer et modifier.

Il faut dire que ce fût la plus longue installation de tous mes déménagements! Trois semaines avant de terminer les trois étages! Naïvement, comme cette maison est plus grande que la dernière, je croyais que ce serait plus rapide et facile… non! Justement parce que nous avons plus d’espace, j’ai dû prendre le temps de défaire des boites qui n’avaient pas été ouvertes depuis Fort Benning! Mais quel bonheur d’avoir des armoires prêtes à accueillir chacun de mes plats, de mes accessoires et de mes assiettes de service! Plus besoin de fouiller sous l’escalier ou dans le garage quand j’ai besoin d’une assiette assez grande pour contenir tous les fromages ou les viandes froides!

Mais il n’y a pas que les boites qui prennent du temps! Déménager c’est perdre pratiquement toutes les semaines de vacances à se réinstaller, s’adapter, trouver et faire son nid autant à la maison, dans le quartier que dans les environs.

Une partie de l’aventure peut être excitante : découvrir une nouvelle bibliothèque, de nouveaux parcs, ou de nouveaux restos. Par contre, une partie TRÈS routinière qui finie par être frustrante : faire inspecter les véhicules, changer les immatriculations des véhicules, les permis de conduire, les cartes médicales, faire changer les serrures, brancher tous les services, changer votre numéro de téléphone… ce qui peut être compliqué quand vous êtes avec Bell… que Bell n’offre pas de service où vous êtes, mais qu’ils ne le savent pas car ils croient que la Nouvelle-Écosse c’est une ville de la région de Toronto! Des heures au téléphone pour ensuite devoir se présenter dans le magasin d’un franchisé…

Faire tout ça une fois par 10 ou 15 ans peut être banal. Le refaire aux deux ans…? Emmerdant! Cette année j’étais particulièrement frustrée de perdre « ma vie » à répéter les mêmes étapes.

Mais bon… cette partie du déménagement est derrière nous maintenant! Et comme lors d’un accouchement, après la dernière contraction on oublie tout! Avec le recul, je me dis même que ce n’était pas si pire… (le début de mon texte a été écrit entre deux téléphones et trois boites de carton. En me relisant, je me dis que ce n’était vraiment pas une bonne journée et que je venais probablement de sacrifier une heure de piscine pour enseigner la géographie à un employé de Bell!)

Heureusement, entre les photos pour le permis de conduire et le changement de numéro de téléphone, nous avons eu la chance et le bonheur d’accueillir des amis très chers pour pendre la crémaillère et inaugurer notre chambre d’amis! Au travers la routine d’une réinstallation, c’est un réel plaisir d’être réunis avec des amis qui nous connaissent bien. Pas besoin d’introduction, pas besoin de se découvrir tranquillement… juste s’installer devant un bon verre de vin et une bonne bouffe, placoter et jouer aux pichenottes jusque tard dans la nuit. Le bonheur!

Maintenant que nous sommes installés et que notre Guerrier est de retour au travail, les prochains jours ressembleront davantage à la routine d’une fin d’été : préparer la rentrée scolaire et profiter des dernières heures de vacances pour faire le plein de souvenir, et de matins paresseux en famille.

:)

LA VIE AVEC UN CHIEN – Question et réponse!

Non, je ne suis pas subitement devenue experte canine et je ne vous ferai pas un FAQ des questions qu’on se pose immanquablement lorsqu’on devient propriétaire d’un gentil toutou. Mais j’ai tout de même remarqué que même si nous avons une tonne de questions à poser aux spécialistes, on pose aussi des questions… au chien! Mais avec un tout autre objectif.

Quand vous posez subtilement une question à votre chien, vous ne vous attendez pas vraiment à ce qu’il vous réponde. Vous espérez plutôt secrètement que quelqu’un d’autre s’en occupe. Comme dans : « Est-ce que tu veux aller dehors? », « Tu veux aller faire pipi? », « Tu as faim? ». Vous savez que votre pitou a besoin de quelque chose, mais vous êtes trop occupé (ou carrément trop paresseuse) pour vous en occuper vous-même… surtout si vous pensez pouvoir refiler le dossier à quelqu’un d’autre!

Souvent, les témoins auditifs de vos questions réagissent au quart de tour et s’offrent spontanément pour sortir le chien! Yééééé! Malheureusement, c’est une stratégie qui est totalement inefficace avec les enfants… ou, évidemment, si vous êtes seule! Zut… 

Alors, mystérieusement, votre discours se transforme. Vous ne posez plus de questions à votre animal de compagnie. Vous devenez plutôt directif, dans le genre :« Sofia! Sort le chien! » ou, si vous êtes seule, « Kabir! viens faire pipi! »

Et c’est maintenant lui qui réagit au quart de tour…

Kabir

“Tu veux quelque chose mon bébé?”

Prince Edward County

Avant de quitter la région de Trenton, nous avons pris quelques jours pour jouer les touristes et explorer une dernière fois un coin de pays qu’on risque de ne pas revoir avant longtemps : le Prince Edward County.

Notre surprise majeure : Lake on the Montain 

Un lac situé à 60 mètres au-dessus du lac Ontario et dont la source d’eau demeure un mystère…

Lake of Mystery

Le mystère du Lake on the Mountain

Comme il s’agit d’un parc provincial, nous sommes partis armés de bouteilles d’eau, soulier de marche, caméra, bouffe et jouet pour le chien, prêts à marcher quelques heures dans des sentiers boisés. Disons que nous étions un brin trop équipés pour les quelques mètres de terre battue qui nous attendaient…

Vue Lake on the Mountain

Les filles ont apprécié le phénomène!

La vue est magnifique et le phénomène intéressant. C’est une visite qui vaut le détour… mais il ne faut peut-être pas en faire le but principal de votre voyage!

Lake on the Mountain

“Been there, done that…”

Heureusement, une sortie aussi courte nous a permis de fabriquer nos étampes pour une future activité : le letterboxing, ancêtre du géocaching! Je vous raconterai les détails lors de notre première sortie.

Letterboxing

Une nouvelle découverte!

Une rencontre privilégiée : les Skyhawks au Karlo Estates

Par un magnifique vendredi après-midi, nous avons eu le privilège d’assister à l’inauguration d’un nouveau DZ (drope zone ou zone de larguage) pour l’équipe des SkyHawks! Les filles ont eu la chance de les voir descendre du ciel, de les aider à replier leur parachute et moi, de les photographier dans un site enchanteur : notre vignoble préféré, le Karlo Estates

Karlo Estates

Un vendredi au Karlo Estates.

SkyHawcks au Karlo Estates

Toujours aussi fascinant de les voir!

Skyhacks

L’équipe des Skyhawks 2015

Skyhacks

Les filles étaient heureuses de rencontrer l”équipe et de les aider à plier leur parachute!

Y’a pire place pour assister à une de leur prestation!

Karlo Estates

Un excellent verre de rouge !

Une découverte intéressante : Prince Edward County Lavender

Une semaine avant notre départ, nous avons également participé au Festival de la lavande organisé par Prince Edward County Lavender.

Festival de la lavande

Festival de la lavande!

Jusqu’à tout récemment, j’ignorais que la région hébergeait des champs de cette magnifique fleur. Heureusement qu’il y avait plusieurs activités connexes, car les champs étaient un peu rachitiques (la mauvaise température printanière les aurait affectées) et tout le monde s’arrachait « le » bosquet de fleurs le plus fourni pour prendre des photos.

Famille dans la lavande

Famille dans la lavande…!

Lavande

Le mauve leur va bien!

Notre visite nous a permis de gouter différents produits à base de lavande, dont la limonade (mon coup de cœur) et la barbe à papa biologique aux baies et lavandes (les enfants ont aimé, mais moi… heu pas vraiment…) :

Bacon Junior

Bacon Jr… le préféré des filles!

Nous avons aussi eu droit à quelques (mais vraiment « quelques ») explications sur l’art d’extraire l’essence de cette plante :

Extraction de l'huile de lavande

Extraction de l’huile de lavande… en 25 mots…

Après avoir gouté d’autres produits locaux, rencontré Chuckles, la clown la plus sympathique et assisté à la prestation de David Eliot le magicien (« Il est super bon! Et “cute” aussi! » – dixit Sofia) nous avons fait provision de shampoing et thé à la lavande avant de regagner la maison.

Festival de la lavande

Une sortie dispendieuse pour ce qu’elle avait à offrir… mais les filles ont adoré l’expérience.

Le chapitre de notre vie à Trenton est maintenant terminé. Nous explorons déjà de nouveaux horizons et l’aventure promet d’être excitante! Je suis certaine que j’aurai bientôt plusieurs histoires à vous raconter et quelques photos pour vous faire voyager virtuellement!

Changement de commandement

Deux ans plus tard… à l’aube de nouvelles aventures.

« Home Sweet Home »

*Note : Texte écrit samedi dernier. Nous sommes maintenant relativement installés et je prépare la suite! :) 

Après deux jours de voyage, à tirer la roulotte et trimbaler un chiot et deux enfants, nous sommes finalement arrivés à la maison! Seize heures de route qui nous ont semblé interminables, tellement nous avions hâte d’atteindre notre destination. Après avoir traversé 4 provinces, nous étions heureux de voir ce message d’accueil :

Bienvenue en Nouvelle-Écosse

Bienvenue en Nouvelle-Écosse!

Encore quelques centaines de kilomètres et notre but était atteint. Dès notre arrivée, nous avons ressenti un deuxième coup de foudre pour notre résidence. La maison de nos rêves nos attendait, toute pimpante sous le soleil! Quel plaisir de la redécouvrir par une magnifique journée d’été!

Maison de rêve

Enfin, notre maison de rêve!

Après l’exploration de « notre » lac, et la visite des différentes pièces, les filles plongeaient dans la piscine! Une agréable surprise de la voir prête à être utilisée, avec ballon et bateau en prime! Les anciens propriétaires ont laissé la maison en parfait état avec plein de notes facilitant la transition et la découverte de nos nouveaux appareils.

Lac, Nouvelle-Écosse

Notre lac qui nous attend au pied de notre maison!

À peine 10 minutes après notre arrivée, les troupes étaient unanimes : nous étions enfin chez nous. Ne reste plus qu’à s’installer et attendre l’arrivée de nos meubles.

Exceptionnellement, pour la durée du déménagement nous avons troqué la vie d’hôtel et de restaurants pour le camping. Un luxe grandement apprécié pendant la journée d’emballage de nos biens, et celle du chargement du camion à Trenton. Les filles pouvaient continuer à jouer avec leurs amis, manger ou jouer quand elles voulaient en ayant notre maison secondaire à portée de la main.

Même chose à notre arrivée à Halifax. La roulotte est très appréciée pendant que nous supervisons le travail des peintres et que nous nettoyons les armoires. Nous pouvons manger sur place, nous avons tous nos effets personnels à portée de la main et les filles peuvent aller se coucher pendant que nous poursuivons le ménage de la cuisine. Disons que la princesse en moi apprécie avoir choisi la commodité au détriment du confort. Parfois, il faut savoir s’adapter pour faciliter la vie familiale.

Déménagement

L’art du déménagement…!

Je laisse donc les filles finir de regarder « Padington » et je retourne à mes produits ménagers dans l’espoir d’avoir une maison toute propre et prête à recevoir le reste de nos biens d’ici quelques jours. Et si je finis assez tôt, j’aurai peut-être même le temps d’aller magasiner une nouvelle douillette et quelques nouvelles décorations…!

C’est un départ!

Le moment que j’attendais depuis si longtemps est enfin arrivé : nous prenons la route vers Halifax, vers une nouvelle aventure, vers un nouveau rythme de vie, vers un avenir insoupçonné il y a quelques mois à peine et maintenant remplis de promesses.

Comme à de chaque déménagement, j’ai le cœur serré de laisser des êtres chers derrière moi malgré l’espoir de les revoir un jour. Pour certains je suis consciente que ça relève de la pensée magique visant à amoindrir ma peine. Pour d’autres je sais que ce n’est qu’une question de temps avant que nos chemins se croisent à nouveau. D’ici là, nous remercierons la technologie moderne qui nous permettra de rester en contact.

March out!

En attendant l’inspection finale de notre PMQ, les filles s’amusent… avec une boite de carton vide! J’adore l’imagination des enfants!

La nostalgie me frappe aussi au moment de nettoyer une dernière fois le comptoir de notre maison. Vidée de tous nos meubles, de nos souvenirs, de nos rêves, l’écho des émotions que nous avons vécu au cours des deux dernières années prend beaucoup de place…

Certains croient que les maisons ont une âme… Si c’est le cas, celle-ci a été douce pour nous et je lui en suis très reconnaissante. Elle était notre havre de paix dans un milieu qui ne nous ressemblait pas vraiment. La Vie nous l’a offerte sur un plateau d’argent, avec son design moderne, son espace, et sa magnifique vue sur notre « meadow ». Tout un miracle pour un PMQ! 

Au moment de passer un dernier coup de balai sur le plancher de la cuisine, la bohème en moi me chuchotait à l’oreille qu’elle commençait à en avoir assez de se déraciner continuellement… Le gout de l’aventure est toujours aussi grand, l’excitation de repartir à neuf et de découvrir un nouvel univers sont toujours aussi présents, mais peut-être qu’il est temps d’expérimenter autre chose.

« We either make ourselves miserable or we make ourselves strong. The amount of work is the same. » – Carlos Castenada.

Heureusement, si mon côté bohème chancèle je demeure convaincue que le bonheur fait partit de mon ADN. Je sais que nous serons heureux et que nous vivrons des aventures excitantes, quel que soit notre pied-à-terre. Alors comme toujours je regarde vers l’avant! Le ciel est bleu, la route est belle, les arbres qui bordent la 401 sont d’un vert magnifique et les fleurs des champs qui couvrent la bordure de l’autoroute resplendissent de leurs plus belles couleurs.

Halifax, here we come! :)

*Vous pouvez suivre notre déplacement sur Instagram ou Facebook! Cliquez sur l’onglet “Instagram” pour voir des instantanés de notre voyage vers de nouvelles aventures! 

La vie avec un chiot!

On entend souvent dire qu’avoir un chiot, c’est comme avoir un bébé… Quand vous parlez de votre projet d’en adopter un, plusieurs vous mettent en garde contre la charge de travail qui vous attend, certains affirmant même qu’ils n’auront plus jamais un chien de moins d’un an!

Je commence à comprendre…

C’est vrai qu’adopter un chiot bouleverse une routine! Surtout si vous êtes plutôt habitués au rythme zen des chats…

Mais est-ce que c’est vraiment comme un bébé? Oui… et non.

Non, parce que… :

Un bébé, ça ne jappe pas!

Heureusement, nous n’avons pas un jappeur, mais quand il s’exprime, toutes les femmes de la maison sursautent! Disons que le niveau de décibels d’un jappement est supérieur à celui d’un ronronnement! Mais après 4 semaines sa voix était plus grave et nos oreilles se sont un peu adaptées. Nous pouvons même reconnaitre la version : « Oh cool le chat est là! », « Vite, vite vite j’ai envie de pipi! », « Oh mon ami est dehors et je veux jouer avec lui! », « On sonne à la porte, mais je ne connais pas la silhouette de la personne alors soyez sur vos gardes! », « Y’a quelqu’un dans MON meadow et je veux lui arracher la face avant qu’il n’assassine ma famille! ».

Un bébé, ça porte des couches!

Il n’y a rien comme entendre un chien uriner sur un tapis alors que vous pensiez avoir le temps d’aller aux toilettes avant qu’il se réveil… ou le faire sur un plancher de bois franc à 23 h 30 quand vous venez juste de vous endormir…

C’est relativement facile d’entrainer un chien à faire ses besoins dehors… si vous êtes prêt à le suivre constamment, à ne jamais le quitter des yeux, et ne jamais tenter la chance! Il faut aussi apprendre à différencier le « nez au sol qui sent partout parce qu’un chat vient de passer/un morceau de fromage est tombé ici/une balle a rouler sur ce bout de plancher il y a deux jours » de celui qui signifie « je cherche LE spot pour me laisser aller! ». Croyez-moi : après quelques jours vous serez expert en décodage de comportement canin!

Par contre, quand il va enfin dehors pour faire ses besoins, vous le féliciterez avec autant d’enthousiasme que vous avez démontré pour votre enfant qui apprenait à aller aux toilettes! 

Un chien peut aller dans une cage!

Vous pouvez « enfermer » votre chiot dans sa cage quand vous partez afin de l’aider à rester calme (selon les experts). Selon moi c’est surtout pour limiter les dégâts à un espace restreint. On ne peut nier le côté pratique, même si je ne suis pas très chaude à cette pratique…

Oui parce que… :

Vous devenez un expert sur le sujet

Comme avant d’avoir un enfant, vous lisez tout ce que vous trouvez sur l’art d’élever un chien… et vous oublierez tout dès qu’il entrera dans votre vie!

Vous êtes heureux de partir faire l’épicerie!

Vous ressentez la même jouissance quand vous vous sauvez pour faire l’épicerie! Vous savourez être 30 minutes sans avoir un chien à superviser.

Par contre, vous risquez de payer votre 30 minutes… si au retour votre adorable petit monstre a fait pipi ET caca dans sa toute petite cage… même si tous les experts affirment qu’il ne voudra pas souiller son espace personnel. Bullshit!!! Le seul avantage d’aller faire des commissions en laissant votre chien dans sa « cage » c’est que les dégâts seront limités à son espace vital!! Mais vous devrez la nettoyer (ça pue en ta**** de la merde de chien!), faire une brassée de toutous/couverte, donner un bain à pitou, vous changer, relaver le plancher… avant d’enfin défaire vos sacs d’épicerie…

Heureusement, un chien apprend vite! Et les experts finissent par avoir raison. Après s’être échappé deux fois, notre Kabir était capable de se retenir. Quel soulagement!

Un chiot non plus ça ne fait pas ses nuits…

Je n’ai pas fait de recherche pour savoir si la vision nocturne d’un chien se comparait à celle d’un chat… mais si je me fis aux capacités de Kabir pour trouver son squeekie toy à 1 h du matin en pleine noirceur je me dis qu’elle doit être pas mal comparable sinon supérieure! Lui qui n’arrive pas à trouver une balle bleu flash tombée à 2 pouces de son museau, sur le gazon, en plein soleil, n’a pourtant aucun problème à repérer son foutu hérisson à minuit, dans une chambre envahie par la noirceur! J’imagine qu’il doit être color blind… Soyez prêt à être cerné pendant quelques semaines…

Comme je l’ai spécifié plus tôt, un chiot ça ne porte pas de couche : il faut donc le sortir RÉGULIÈREMENT le jour… comme la nuit. Alors comme pour votre bébé, vous calculez à quelle heure lui faire faire son dernier pipi pour ne pas avoir à vous lever 4 fois pendant la nuit… Heureusement, il apprendra beaucoup plus rapidement que votre héritier à se retenir et dormir jusqu’aux petites (très petites) heures du matin!

Vos status Facebook vont en emmerder plus d’un!

Le nombre de statuts Facebook qui parlent de votre « bébé » va rapidement exaspérer vos « amis ».

« Notre chien cache son jouet préféré dans une couverte… et ensuite se fâche après la couverte parce qu’elle a “avalé” son jouet… il est beau notre chien, mais je ne pense pas que c’était le plus brillant de la portée! »

« Hier c’était la couverte… aujourd’hui Kabir s’amuse à cacher sa balle derrière le chandelier et sous les meubles, et attend qu’elle revienne toute seule. Évidemment, elle n’écoute pas… même quand il jappe après… Heureusement, Sofia elle, elle écoute et lui donne un coup de main! »

« Kabir est maintenant capable de monter et descendre les escaliers, une première ce matin! Les chats ne sont pas impressionnés… »

Kabir à la plage

Première fois à la plage : un naturel!

Chaque performance déclenche des réactions démesurées.

Chaque fois que votre enfant accomplissait quelque chose de nouveau, vous étiez en complète admiration devant lui. La première fois qu’il se tient debout, ses premiers pas, etc. Votre chiot, vous serez parfois soulagé (ENFIN il fait ses nuits! ENFIN il demande la porte!), mais très souvent crampé de rire : un chiot c’est maladroit et leur comportement est hilarant! Vous rirez de le voir descendre les marches pour la première fois, rencontrer son premier papillon, paniquer devant une balle perdue sous un chandelier, ou partir avec sa laisse dans la gueule pour marcher dans votre cour!

Kabir dans le sable

Une plage, ça fait beaucoup de trous à creuser!

La mémoire est une faculté qui oublie…

Dès qu’un embêtement fait partie du passé, vous l’oubliez! Vous oubliez les nuits blanches, les dégâts sur le plancher, l’attention qu’il réclamait à 5 h du matin pour jouer à fetch. Double bonheur : un chien vieillit beaucoup plus vite qu’un enfant et traverse donc chaque phase drôlement rapidement! C’est généralement une question de jours, au pire de semaines, avant que votre nouveau « bébé » fasse ses nuits, demande la porte pour aller dehors ou apprenne à ne pas tout mordiller.

Et comme pour votre enfant, vous lui pardonnerez presque tout et succomberez à son regard enjôleur.

Le roi Kabir

Le roi Kabir!

Alors oui c’est de l’ouvrage un chiot… mais c’est aussi drôlement adorable et débordant d’amour. À 4 mois 1/2, il m’arrive encore de penser que je suis plus « chat » que « chien ». Son mordillage, son côté surexcité, sa passion pour le papier de toilette et les bas me tapent parfois sur les nerfs, tout comme le manque de liberté. Par contre, il est drôlement attachant et je sens que je serai bientôt très « chien ». Après tout, j’adore mes chats mais ils ne m’ont jamais fait  rire aux larmes comme Kabir sait le faire! Ni démontrer autant d’affection à mon retour à la maison… après être allé porter une boîte dans le recyclage… dans mon entrée… Bon, il est  « un peu » dépendant affectif… mais c’est très flatteur pour l’égo! 😉 

Kabir fait de la trottinette!

Trottinette motorisée!

Enfin, l’école est finie!

Ça y’est, les vacances scolaires battent leur plein depuis déjà plus d’une semaine. Avec Noël, c’est ma période de l’année préférée : on vit à notre propre rythme, on se laisse porter par le vent et les obligations sont minimales.

Mais, à quelques jours d’un déménagement, notre routine et l’ambiance sont parfois bouleversées. Notre première semaine de congé fut marquée par toute une série d’adieux qui ont écorché le cœur des filles de la maison. Heureusement, elle fut aussi marquée par de beaux moments et des souvenirs impérissables.

Dès la première journée, le ton était donné : les célébrations de la fin des classes rejoignaient celles de l’anniversaire de notre Guerrier.

L'école est finie!!

L’école est enfin finie!!

Comme son « vrai » cadeau de fête n’arrivait que le lendemain, nous lui avons offert à l’avance une partie de son cadeau de la fête des Pères.

Bonne fête mon chéri!

Cette année les cadeaux étaient profondément inspirés par notre nouvelle maison et son immense terrain : nous avons offert à l’Homme de la maison le kit complet pour le parfait bricoleur d’abris pour chauvesouris, grenouilles, abeilles, des cabanes d’oiseaux et même d’un fire pit! Tout pour faire son bonheur… et celui des enfants!

Le lendemain, les adieux débutaient avec un dernier souper en compagnie du professeur préféré d’Audrey et de son adorable chien « Bébé ». Cette soirée nous offrait une première occasion de verser des larmes, mais non la dernière…

 

Bébé et ses admiratrices

En souvenir de notre marche le long de la Baie de Quinte, Audrey a cueille un bouquet de plumes de bernaches! Il trône maintenant fièrement dans notre salon. J’ai hâte de voir la réaction des déménageurs qui devront l’emballer.

plumes de bernaches

Samedi, une dernière playdate familiale avec ma soul sister a aussi brassé beaucoup d’émotions. Heureusement, les adieux furent reportés grâce à l’organisation d’un « dernier » souper quelques jours plus tard.

Amis depuis la maternelle

La fête des Pères fut moins émotive, mais nous avons mélangé les célébrations à un ménage prédéménagement de la chambre des filles… une tâche monstrueuse! Le genre de projet que vous regrettez d’avoir débuté, mais dont l’ampleur interdit tout retour en arrière… m’empêchant même de préparer le souper pour celui dont c’était la journée! Mais mon chevalier m’a sauvée une fois de plus en prenant les rênes du repas et en venant m’offrir une bière aux pamplemousses afin de m’aider à puiser dans mes ressources de patience et de courage…

Fête des pères
La suite du bricolage : des plans de niches pour Kabir et le parfait guide pour entretenir notre quaie!

Surprise

Oh surprise! Le thème continu!

Lundi, après une fonction officielle et la préinspection de notre PMQ, nous sommes allés cueillir des fraises! L’activité n’était pas planifiée et notre horaire me semblait déjà complet… mais nous avions un gout de fraises et le soleil était au rendez-vous!

Berry paradise

Les meilleures fraises!

J’adore les activités imprévues et les filles étaient heureuses de partir à l’aventure de façon aussi impulsive, juste parce que « ça nous tente ». Elles ont adoré l’expérience au point où nous  sommes retournées quelques jours plus tard parce que les fruits étaient trop bons… et que nos 10 litres avaient été dévorés!

Si les filles pleuraient leurs différentes pertes depuis la fin des classes, ce n’est que mercredi que j’ai frappé mon propre mur.

La veille, nous avions partagé un souper, mais surtout un merveilleux moment avec des amis très chers. Déjà, les émotions étaient au rendez-vous, malgré la promesse de se revoir et la certitude de rester en contacts. Mais la douleur du départ commençait déjà à se faire sentir…

Mercredi quant à lui marquait le dernier cours d’équitation de nos princesses… et beaucoup de larmes furent versées sur le chemin du retour. Même si je ne montais aucun cheval, j’adorais observer nos filles pendant leurs leçons.

Sofia & Gypsy

Sofia & Gypsy

Moi qui déteste habituellement les activités obligatoires et les engagements à long terme, j’appréciais tout particulièrement mes moments passés au Miron Valley Stable and Riding School. C’était l’un de mes petits havres de paix et de beauté. La présence des chevaux, leurs personnalités distinctes et même leur odeur remplissaient de magie mes mercredis après-midi!

Préparations pour une dernière leçon

Préparations pour une dernière leçon…

Sofia & Gypsy

Galop et bonheur!

Audrey & Patches

Complices jusqu’à la fin…

Le personnel, les poneys et l’endroit vont beaucoup nous manquer…

Adieux

Un dernier adieu…

Ma nature positive et optimiste a heureusement rapidement repris le dessus, juste à temps pour participer à une activité très spéciale offerte par mon Guerrier à l’intention de nos deux filles : sauter de la mock tower et descendre en rappel!

Mock tower

Voici à quoi ressemble une mock tower : une tour pour pratiquer le saut en parachute!

Sofia en rêvait depuis que j’avais moi-même eu l’occasion de sauter de cette tour, à l’occasion d’une activité de cueillette de fonds pour Centraide. Malgré la nervosité, elle était excitée de pouvoir le faire à son tour!

Préparation à sauter

La préparation…

Préparation Audrey

Une envie folle de le faire mais un brin de nervosité!

Saut de la mock tower de Sofia

“Once in a lifetime!!”

Sofia 2e saut

Finalement, “Twice in a lifetime!”

Audrey a démontré autant de courage que sa sœur, et elle aussi a sauté une 2e fois!

Audrey mock tower

Courageuse à 7 ans!

Audrey 2e saut

Avec hésitations mais heureuse de faire un deuxième saut!

La tour de rappel fut une surprise! Sofia a relevé le défi, mais elle a avoué que le rappel était plus épeurant que la mock tower! Audrey s’est prêté au jeu… jusqu’au moment de descendre dans le vide. Elle a gardé le sourire, mais accepté avec soulagement notre offre de redescendre par les escaliers! Le courage et le gout de l’aventure de nos deux filles me remplit d’admiration et de respect pour elles. Elles ont vécu une expérience unique et extraordinaire grâce à leur attitude et leur tempérament. Qu’est-ce qu’une mère peut demander de plus?

Sofia rappel

Une autre expérience!

Audrey rappel

C’est assez pour notre puce mais quel courage de monter jusqu’en haut!

Vendredi, pour nous remettre de nos émotions, nous avons profité de l’absence de notre Guerrier pour nous offrir une journée « doudoune » à regarder le marathon de l’émission télévisée « Austin & Ally », en traitant des photos, jouant à Mine Craft et aux Pokemon. La cerise sur le sunday : une visite-surprise de ma soul sister et son merveilleux garçon. Les filles en ont profité pour apprendre à jouer à Pokemon, faire du scooteur avec Kabir et manger de la crème glacée pour diner!

Playdate et doudoune

Une journée parfaite!

Comme je vous le disais, notre semaine fut très occupée, car toutes ces activités furent entrecoupées de deux autres soupers entre amis, de fonctions officielles, de visite chez le vétérinaire pour les vaccins de nos deux chats qui (les chanceux) prendront l’avion pour venir nous rejoindre à Halifax. Même Kabir a eu droit à une playdate!

Kabir et son ami

Beaucoup d’activités, beaucoup d’émotions et ce n’est pas terminé. Dans quelques semaines, nous recommencerons à zéro dans une autre ville avec de nouveaux liens, de nouvelles rencontres. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle? (à suivre)

Ma première maison! (ou presque…)

Pour les familles de militaire, après l’attente du message de posting, le stress de la vente d’une maison, l’aventure d’un House Hunting Trip, vient la fébrilité du déménagement. Et ça commence bien avant le moment de faire des boites!

Chaque fois j’en profite pour épurer la maison, me débarrasser du superflu, réorganiser, nettoyer afin d’arriver sans être encombrée par des trucs inutiles ou la poussière du passé. Chaque fois, je veux repartir à neuf en ne conservant que ce que j’aime, que ce qui m’apporte du plaisir ou fait le bonheur de notre famille.

Cette fois-ci, j’y mets encore plus de cœur, car j’ai l’impression d’emménager dans ma première maison « à moi ». Je retrouve la même excitation que lorsque j’ai déménagé dans mon premier appartement « à moi » sur la rue Fraser à Québec. Mon petit 1 1/2 que j’allais éventuellement partager avec un nouvel amoureux et ses deux enfants… Mais ça, c’est une autre histoire.

À cette époque, ce premier emménagement en solo représentait un point tournant dans ma vie. Même si j’en étais à mon 3e déménagement depuis que j’avais quitté le nid familial, j’étais enfin « chez moi ». Et au travers toutes les émotions amoureuses et professionnelles que j’y ai vécues, je m’y suis enfin trouvée. Certains diront qu’à 31 ans il était à peu près temps! Disons que je me suis laissé distraire par quelques aventures trouvées le long de mon parcours…

Cette fois-ci, ce qui cause mon excitation c’est que nous achetons pour « nous ». Non pas pour un prochain acheteur. Non pas pour respecter les tendances du marché et ne pas « trop » perdre lors de la revente. Non pas pour accommoder des enfants qui nous tourneront finalement le dos quelques mois plus tard. Non pas pour être proche du travail de mon Guerrier. Mais pour nous. Pour notre famille. Tout simplement. Et nous l’avons choisie avec tous les petits plus que l’on désire, sans nous inquiéter de leur valeur de revente ou des acheteurs potentiels qu’ils pourraient rebuter. 

Même si la position de mon Guerrier n’est que de deux ans (encore une fois!), pour la première fois on s’en fout et on s’installe. Parce que c’est ce dont nous avons besoin à ce moment-ci. Parce que c’est ce qui nous fait vibrer. Parce que c’est là que la vie nous mène, doucement et naturellement. 

Ottawa nous rebutait, mais nous nous étions convaincus que nous pourrions nous y faire… sans rien demander, la Vie nous a offert la Nouvelle-Écosse. Je me faisais à l’idée que je pouvais être heureuse dans une maison de banlieue où ma télécommande peut changer le poste de télé du voisin (c’est déjà arrivé!)… la Vie nous a offert notre maison de rêve sur le bord d’un lac.

J’ignore ce que l’avenir nous réserve. Ce que je sais, c’est de quoi mon cœur a besoin maintenant, et la Vie nous l’offre sur un plateau d’argent! Ou peut-être est-ce les lucioles qui nous montrent le chemin…

Une journée juste parfaite!

À la fête des Mères, Sofia m’a offert le plus beau cadeau qui soit : elle m’a demandé de l’accompagner à sa propre fête!

Comme chaque année (malgré toutes mes bonnes résolutions) on se retrouve à célébrer la naissance de nos filles deux fois et même trois fois plutôt qu’une! Cette année, Sofia a eu droit à la version triple :

1. Le jour de sa fête qui tombait un jeudi :

Cadeaux de fête!

Des cadeaux dès le réveil : quelle belle façon de débuter la journée!

Oh oui!

Des livres, encore des livres et une carte qui dit tout.

crème à l'érable

Après son souper préféré, un dessert cochon!

2. Le weekend suivant avec Grand-Papa et Grand-Maman :

Encore des cadeaux!

Encore des cadeaux! Et un qu’elle espère depuis longtemps!

Pogo!

Un peu d’hésitation au départ, mais des heures de plaisirs par la suite!

Pogo

Naturellement, Papa voulait essayer!

Pogo

Et Grand-Papa aussi!

Gâteau Kit-Kat

Le gâteau qu’elle espérait!!

Famille

Et du bon temps en famille!

Baie de Quinte

Le plaisir s’étire sur une deuxième journée.

Nature

Vive les marches dans la nature.

3. Finalement, une fête avec les amis une semaine plus tard soit 2 heures d’équitation suivies d’un piquenique champêtre sur le bord de l’eau. Et c’est là que nos plans ont changé! 

Malgré le nombre d’évènements, je trouvais que je ne mettais pas assez d’emphase sur le fait que notre ainée célébrait son 10e anniversaire. Cet évènement marque habituellement une certaine transition (double digit) qui doit se fêter avec un peu plus de « Ouplah! » Après tout, il marque la fin de l’enfance et le début de la préadolescence. À mes yeux, notre programme ressemblait trop à ce qu’elle avait toujours vécu.

Mais voilà qu’à la dernière minute (la veille de l’envoi des invitations aux amis), ma chérie me lance : « Au lieu d’inviter des amis, j’aimerais mieux y aller avec toi et papa. Ça serait plus spécial pour moi. »

Wow! Sa demande m’a beaucoup émue. Après avoir débattu la question du choix des amis, considéré que c’était une dernière activité qu’elle pourrait faire avec eux avant notre déménagement, j’étais très touchée qu’elle en soit venue à la conclusion que son cœur préférait être avec nous pour marquer de façon spéciale et unique son anniversaire.

Et nous avons passé une magnifique journée!

Équitation

Une activité en famille fantastique!

Malgré la pluie et le temps froid (un merveilleux 8 degrés…), nous avons tous profondément apprécié cette balade dans les bois, au cœur d’un magnifique sentier de quelques kilomètres. Préparer nos montures en demandant conseil à nos filles, les observer maitriser leur bête tellement mieux que nous, partager la magie et la beauté des sous-bois, et revenir les yeux brillants… et les mains gelées!

Chevaux

Trois filles sur un nuage!

Sofia nous a offert le plus beau des cadeaux en nous choisissant, et nous a permis de vivre une magnifique expérience. Nous avons adapté le programme du reste de la journée aux conditions météorologiques, pour son grand bonheur : chocolat chaud, une bonne douche chaude pour les parents transis, nos pyjamas et nous avons joué tout l’après-midi à un nouveau jeu vidéo.

Finalement, notre ainée a adoré son 10e anniversaire de naissance. Mais je pense que c’est nous qui avons reçu le plus beau cadeau. Déjà, sa présence dans notre vie, son cœur tendre, sa générosité, sa vivacité d’esprit, sa beauté intérieure et extérieure font notre bonheur chaque jour. Mais se faire offrir un tel présent ne fait que démontrer le lien que nous avons réussi à tisser avec elle, la force de notre famille et le bonheur que nous éprouvons à vivre de nouvelles expériences ensemble.

Merci ma belle Sofia! Je suis tellement fière et heureuse d’être ta mère!

Je t’aime,

Maman xxx

Dix mois plus tard : la vie avec un miraculé

Le 25 juillet dernier, mon Guerrier défiait la mort lors d’un accident de parachute. Déjà dix mois depuis ce jour qui allait transformer nos vies. Ce texte est l’un des plus intimes publié à ce jour sur mon blogue. J’ai hésité longtemps avant de rendre publique une partie si personnelle de ma vie. J’ai décidé de le faire en espérant que mon témoignage puisse encourager ne serait-ce qu’une personne vivant la même situation, et qui se sent isolée comme je me suis déjà sentie.

***

Récemment, un ami me demandait si mon Guerrier avait des séquelles de son accident de parachute…

Oh oui.

Et je réalise de plus en plus qu’il n’est pas le seul… 

Il vit (et nous vivons) avec les séquelles du dernier accident en liste… et de tous ceux qui ont précédé. Le dernier est certainement le plus spectaculaire et life changing. Faire face à la mort bouleverse notre façon de voir la vie. Une vision, si brève soit-elle, de l’essentiel laisse des traces. Et même quelque chose d’aussi positif qu’un miracle peut être difficile à gérer pour la personne qui le vit… et sa famille.

Parlons tout d’abord de mon miraculé :

Physiquement, les soins requis pour son bras resté emprisonné dans les câblages ont permis de détecter d’autres problèmes. Grâce à sa physiothérapeute, ils ont même découvert deux fractures à la colonne vertébrale : blessure dont les radios prouvent qu’elles ont été causées par l’accident qu’il avait subi deux semaines plus tôt, mais que les médecins n’avaient pas remarqué! Et c’est sans compter le diagnostic de ses épaules calcifiées… Heureusement, il peut maintenant recevoir les soins dont il a besoin pour éventuellement récupérer… mais la route est longue, le corps est profondément meurtri et les attentes de mon Guerrier sont élevées! L’accumulation de traumatismes fait son œuvre… et la frustration se montre souvent le bout du nez.

Psychologiquement, les remises en question se poursuivent. Les priorités ont changé, les ambitions aussi… Heureusement de ce côté ce n’est que du bon! Ou presque…

Une personne qui survit miraculeusement à un accident fait face à des révélations bouleversantes qui amènent des remises en question parfois profondes. Elle tente d’expliquer ce qui s’est passé, de comprendre… alors qu’elle doit parfois tout simplement accepter qu’il n’y ait pas d’explications… ou de réponses. C’est un long processus qui peut être frustrant. Surtout si l’urgence de vivre est confrontée à une réalité qui prend son temps…

Et moi là-dedans?

Je me trouve parfois égoïste de tenter de comprendre et d’expliquer ce que tout ça signifie pour moi. Après tout, je n’ai rien risqué… ce n’est pas moi qui était en danger. Ce n’est pas moi qui ai survécu miraculeusement. Ce n’est pas moi qui ai affronté la mort en pleine face! Je suis seulement chanceuse d’être encore mariée à l’Homme de ma vie.

Mais je dois admettre que c’est aussi ma vie qui s’est trouvée transformée.

Mon plus grand soulagement vient du fait que chaque jour j’ai de moins en moins peur que mon Guerrier meurt subitement, et que la vie me ramène vers le destin qui m’attendait le 25 juillet dernier. L’impression de vivre sur du temps emprunté s’estompe tranquillement… comme celle que l’homme de ma vie n’a été sauvé que pour « régler » quelque chose et que dès qu’il mettra le doigt dessus, l’issue sera fatale.

Ça peut sembler stupide comme réaction, mais quand mon père a été hospitalisé, on ne lui donnait que quelques jours à vivre. Il a pris du mieux et est finalement sorti de l’hôpital! Nous sommes retournés à Trenton avec la promesse de revenir le voir une semaine plus tard pour la relâche. Nous avons alors passé de merveilleux moments avec lui, entre autres à magasiner les « jouets » dont il rêvait depuis longtemps — y compris le nécessaire pour se remettre au dessin. Il est mort quelques jours après notre départ… Il était finalement revenu le temps de régler ses affaires et profiter de sa famille une dernière fois…

Après la survie miraculeuse de mon Guerrier, j’ai eu peur que la même chose se passe pour lui. Cette crainte est restée longtemps logée au fond de mes tripes… mais heureusement elle s’efface tranquillement.

Avec le retrait de la peur du retour de la grande faucheuse, j’ai le temps de réaliser autre chose…

Par exemple, je réalise que malgré le côté spectaculaire du dernier accident, c’est l’accumulation de séquelles qui m’affecte le plus…

***

En 2007 mon Guerrier survivait à un premier accident de parachute au prix d’une commotion cérébrale sévère. Et depuis, nous vivons avec les répercussions.

Dans le monde du sport, on étudie de plus en plus les conséquences des commotions… mais il en reste encore beaucoup à dire sur le sujet. Au sein des Forces on parle surtout de PTSD, de son impact sur les militaires et leur entourage. Les commotions par contre demeurent un mal silencieux, qui bouleverse pourtant de façon irréparable la vie d’un individu et de sa famille. Un traumatisme crânien brise le cerveau et affecte sa façon de commander le reste du corps… et des émotions. Certaines connexions peuvent se refaire ou emprunter un chemin différent pour atteindre leur objectif, mais le modus operandi d’origine est bousillé. L’impact est dissimulé à l’intérieur des cellules et malheureusement permanent.

Comme conjointe il faut donc faire le deuil de l’homme que l’on a connu, le deuil d’une connexion, apprendre à accepter un changement de personnalité et compenser les pertes de notre compagnon de vie. Il faut reconstruire une nouvelle « relation », de nouvelles règles, et développer de nouvelles compétences pour remplacer celles perdues par notre amoureux. Il faut aussi apprendre à gérer toute la frustration qu’amènent de tels bouleversements chez la victime d’une commotion… sans trop laisser paraitre la nôtre… qui s’accumule silencieusement. Nous sommes le principal témoin d’une situation sur laquelle nous n’avons aucun contrôle et qui pourtant affecte notre quotidien de nombreuses façons.

Puis un accident traumatisant vient tout bouleverser! Une nouvelle couche de conséquences s’ajoute à la première qui miraculeusement s’efface temporairement. Comme si l’impact au sol ou une rencontre mystérieuse avec la vie venait ressouder les connexions cérébrales qui s’étaient brisées il y a près de 8 ans.

Et, du jour au lendemain, vous retrouvez l’Homme que vous avez connu. En mieux.

Mais ce que vous ignorez, c’est que c’est temporaire. Ce n’est qu’une lune de miel qui, comme dans un mariage, dure l’espace d’un voyage. Et vous revenez à la réalité. Celle d’avant. En version « revue et corrigée »…

Le réveil est brusque et cru. Il n’y a rien eu pour amortir ma chute. Ce n’est pas moi qui suis suivie par une équipe d’experts. Je suis seule avec mon bagage d’expériences et de croyances. Ma force intérieure est mon seul soutien… avec celui d’amies très chères dont le nombre n’approche toutefois pas celui des spécialistes qui étudient le cas de mon miraculé.

Est-ce que cette nouvelle réalité est pire? Oui parce que pendant quelques semaines ou mois j’ai touché moi aussi une parcelle de miracle, d’une vie idéale. Je dois maintenant canaliser à nouveau toutes mes aptitudes d’adaptation que j’avais tranquillement et laborieusement mises en place au cours des huit dernières années. Le retour à la « réalité » est dur, car je dois faire un deuxième deuil. On me retire encore une fois une parcelle de paradis que l’on m’avait présentés sur un plateau d’argent.

***

Comment je fais pour gérer tout ça?

Premièrement, avec Amour. Une sacrée grosse dose d’amour pour mon Guerrier, pour l’être humain qu’il est, pour nos filles, notre famille, notre vie. Et l’Amour qu’il ressent pour nous.

L’amour m’empêche de m’apitoyer sur mon propre sort. On s’aime, nous sommes deux pour faire face à la vie, et nous avons le bonheur d’être encore ensemble. Le reste, on peut s’arranger. L’essentiel est là.

Deuxièmement, grâce à nos discussions honnêtes et respectueuses. Nous sommes exceptionnellement proches et nous partageons ouvertement la majorité de nos émotions ou de nos pensées. Parfois instantanément… parfois après quelques jours ou quelques semaines. Mais la ligne de communication est toujours ouverte.

Troisièmement, je me donne le droit d’être frustrée moi aussi, et j’exprime ma frustration. Pas toujours à mon Guerrier qui en a suffisamment sur les épaules… mais à une amie proche ou par l’entremise de l’écriture ou de la photographie. La clé : oui, me donner le droit d’être frustrée, mais une fois celle-ci exprimée, je passe à autre chose!

Finalement, ce qui fait toute la différence pour moi c’est l’attitude. Ceux qui me connaissent savent que je n’adopte jamais celle d’une victime. J’assume mes responsabilités et je suis très consciente que JE suis responsable de mon attitude, de mon bonheur. JE suis celle qui peut faire la différence dans ma vie, c’est moi seule qui ai ce pouvoir, personne d’autre. Toute une responsabilité? Non, plutôt toute une liberté!

Malgré la liste des adaptations à faire, mon attitude fait encore et toujours la différence. Comment? Grâce à une saine ouverture d’esprit, une curiosité insatiable… et des années de pratique. Je ne me demande jamais « Pourquoi moi ? », mais plutôt « So, now what? ».   

Pour avancer et évoluer, je cherche toujours à trouver une explication qui va au-delà de la liste des parties physiques et psychologiques qui sont brisées. J’essaie toujours de voir plus loin. Les conséquences de l’accident sont notre réalité actuelle. Je ne peux rien y changer alors pour quoi m’y attarder? Pourquoi me morfondre sur ce que serait ma vie « sans » ou passer mes nuits à me demander « pourquoi moi »? C’est arrivé, point. Maintenant « deal with it ». Et « deal with it » signifie : voir « the big picture ». Sortir de mon petit nombril et explorer les opportunités.

Face à un défi de taille, je pense que l’Homme se tourne naturellement ou éventuellement vers le monde spirituel. Le milieu médical a ses limites — même celui des psychologues. Il faut donc chercher ailleurs.

L’explication du sens ultime de la vie, ou celle des évènements qui viennent la bouleverser varie d’une personne à l’autre. Elle peut être religieuse ou non. Spirituelle ou non. Philosophique ou non. Elle prend du temps à se mettre en place et offrir un refuge qui a du sens. Heureusement, j’ai un bon bagage… car je cherche la mienne depuis l’âge de 10 ans. L’âge où j’ai demandé pour la première fois de mourir. Et c’est à 10 ans que j’ai commencé mon voyage spirituel.

À l’époque, ma mère se mourrait d’un cancer, notre relation n’était vraiment pas idyllique alors j’ai demandé à Dieu de faire un échange : ma vie contre la sienne. À mes yeux, elle était mieux que moi. « Elle » méritait de vivre. Moi? Pas autant. Elle m’avait déjà expliqué assez clairement qu’elle m’avait adoptée pour faire plaisir à mon père après avoir perdu son premier enfant. Pour en rajouter, elle me confiait dans le même élan qu’elle ne m’aimait pas.

Comme elle était la deuxième à me rejeter (selon ma fiche d’adoption, ma mère biologique m’a mise en adoption pour pouvoir travailler et payer les études de son frère…), ma vie ne faisait pas vraiment de poids dans la balance. Ma mère adoptive était adorée de tous et malgré son manque flagrant d’instinct maternel, avait une personnalité publiquement attachante. Négocier avec Dieu me semblait donc tout à fait naturel et mon offre était logique à mes yeux… mêmes de 10 ans.

« Il » ne m’a pas écoutée.

Si Dieu lui-même ne voulait pas m’accorder ce souhait, il devait donc y avoir une raison! Peut-être inconnue pour moi (clairement inconnue pour moi!), mais ça ne signifiait pas pour autant qu’elle n’existait pas. J’ai donc cherché la réponse… partout… et ailleurs.

C’est à ce moment que j’ai commencé à développer une attitude de « deal with it ». Clairement, quelque chose m’échappait dans le sens du fil des évènements, mais clairement il fallait gérer tout ça et faire confiance que ça faisait partie de la vie. Et c’est devenu ma force de caractère.

Depuis, chaque épreuve me pousse à chercher. À bitcher oui. Mais j’ai toujours su qu’il y avait une explication et qu’un jour je la trouverais. Et chaque jour, je me rapproche de la réponse. Chaque défi me montre le chemin, car il y a toujours une étincelle qui m’offre un début d’explication. Et pour la trouver, je sais que je dois regarder : elle se trouve parfois sur l’épaule d’une amie, dans les ressources professionnelles, dans un livre qui me tombe entre les mains, dans les paroles d’une chanson, dans l’expérience des autres, dans le bilan de mon propre chemin, dans l’amour de mes proches, parfois dans celle de parfaits inconnus qui m’offre un sourire, une phrase, un acte gratuit.

Chaque bloc d’explication qui s’imbrique dans tous ceux que j’accumule depuis plus de trente ans représente une lumière qui guide mes pas. Et quand vous voyez cette lumière, même de loin, vous ne pouvez faire autrement que partir à sa recherche. Vous ne pouvez pas perdre de temps à vous apitoyer sur votre sort à chaque épreuve, devant chaque défi ou au travers chaque crise, car vous êtes trop occupé à chercher un éclat lumineux.

Dès ma première prise de conscience qui remonte à une époque où j’aurais dû me concentrer sur mes poupées, j’ai toujours aperçu parfois seulement du coin de l’œil, la lumière d’une explication. J’ai réalisé que je ne pouvais plus m’attarder à blâmer la terre entière pour mes malheurs, ou même chercher des coupables ou des personnes qui « devraient » me sortir du trou. J’ai compris que c’était à moi de marcher vers la solution, en marchant vers chaque petite lueur qui ressemble parfois à une luciole, mais qui est toujours, toujours présente.

Je n’ai pas encore trouvé l’explication finale, je ne m’attends pas vraiment non plus à la trouver. Mais je suis très curieuse de voir où m’amène chaque luciole qui croise mon chemin.

On dit souvent que le vrai voyage n’est pas la destination, mais le chemin qui nous y mène. C’est doublement vrai quand le voyage est spirituel. Et comme dans chaque voyage — même au monde merveilleux de Disney — il y a des embuches, des cornets de crème glacée qui tombent par terre, des frustrations et des situations qui vous feront crier de rage : « OH! COME ON!!! ». Mais chaque fois, comme à Disney, les lumières d’un feu d’artifice vous attendent… peut-être pas tous les soirs… mais ils finissent toujours par se présenter.

Alors oui, le dernier accident de mon Guerrier a laissé des séquelles. But I’m dealing with it! Avec de l’amour, le soutien de mon meilleur ami, et un sourire presque toujours serein éclairé par la lumière des lucioles.

Lights

#52xMerci – la fin

Je pense que c’est évident que mes priorités sont ailleurs. Tout se bouscule, je manque de temps et si l’inspiration est au rendez-vous, c’est le temps de tout mettre en place qui me manque.

Je ne veux pas photographier pour « photographier »… je ne veux pas prendre n’importe quoi juste pour cocher « done ». Chaque semaine j’ai une image dans ma tête, mais mon horaire ne me permet pas de lui donner vie. Et si être reconnaissant est le thème du défi — et que n’importe quelle photo même prise à la sauvette peut exprimer cette gratitude — mon objectif personnel était d’explorer ma créativité… et je n’arrive pas à le faire.

Je mets donc fin au défi. Merci à tous ceux qui ont participé, tous ceux qui sont venus regarder nos images. Même s’il fut court, je suis très heureuse d’avoir amorcé ce projet et découvert ce que vous aviez à partager.

French Lily

Suivre sa voie

#52xMerci — Semaine 18 : le toucher

Je pensais choisir un autre sujet pour le défi de cette semaine, mais j’ai trouvé quelque chose que je suis très heureuse de toucher : le poil de mes animaux. Quand je vous ai parlé de Kabir cette semaine, je vous ai confié que j’étais asthmatique. Depuis ma plus tendre enfance, être à proximité d’un animal est impossible pour moi sous peine de déclencher une crise d’asthme. En toucher un était donc interdit à moins de vouloir me retrouver aux urgences ou, pire encore, hospitalisée pendant des jours, ce qui m’est arrivé deux fois.

Éventuellement, à l’aide de médicaments, j’ai pu « tricher » un peu et élargir mon contact avec les bêtes à poil. Mais le geste était toujours accompagné d’effets secondaires… il n’était jamais gratuit ou sans conséquences.

Grâce à ma désensibilisation à nos deux chats, j’ai enfin découvert la liberté de flatter pendant des heures le poil si doux de Minoune et Grizou! Quel plaisir d’avoir l’un d’eux couché sur mes genoux, le caresser et même me frotter le visage contre sa tête! Est-ce qu’il y a quelque chose de plus doux que la fourrure d’un chat? C’est un double plaisir quand pour vous, ce ne fut jamais un acquis, mais pratiquement un miracle.

Aujourd’hui, grâce aux croisements génétiques qui nous ont donné Kabir, je peux aussi jouer avec un chien, le flatter « à mon gout » et même le laisser dormir à mes pieds sans aucun problème de santé. Une situation que je ne pouvais imaginer quand j’étais enfant — un rêve que je croyais impossible.

Je suis donc profondément reconnaissante de pouvoir toucher mes animaux sans souffrir de leur présence.

Une bête me reste encore à conquérir : le cheval! En effet, un autre de mes rêves est de pouvoir pratiquer l’équitation. Malheureusement, juste accompagner mes filles à leurs cours déclenche une tempête! Mais qui sait, peut-être qu’un jour je gagnerai aussi cette bataille!

Horse Riding Lesson

Je rêve de Disney, mais Kabir a d’autres plans…

Me replonger enfin dans mes souvenirs de Disney pour raconter notre séjour en terre américaine c’est comme ouvrir une boite de chocolat à 9 h du matin quand les enfants viennent de partir pour l’école! Vive ces quelques secondes qui précèdent LE moment de pur bonheur!

Ici, « quelques secondes » est malheureusement le mot-clé… car je dois mettre mes chocolats de côté, sortir le chien pour la 10e fois et répondre au 100e commentaire de ma belle Sofia. Parce que nous ne sommes pas un jour de semaine. Parce que je ne suis pas seule… mais comme je suis la seule adulte à portée de voix et d’oreille, je suis LA personne-ressource pour tout ce qui respire dans la maison… alors voilà : je reviendrai plus tard sur notre escapade au merveilleux monde de Disney…

En attendant, je vous présente l’une de ces petites bêtes qui ne peuvent se passer de moi : Kabir le magnifique! Enfin, c’est ce que son nom signifie. Mais avouez qu’il le mérite bien!

You left me!

Son expression à mon retour de l’épicerie…

J’ai toujours rêvé d’avoir un chien. J’en ai déjà presque eu un : Baptiste, le vagabond de notre quartier que tout le monde détestait parce qu’il volait les balles de tennis, courrait après les voitures et offrait gracieusement ses gènes à toutes les femelles sur son territoire. Moi je l’adorais! Et il me le rendait bien. Les jours d’école, il attendait chez lui de voir passer mon autobus scolaire qu’il suivait en courant jusqu’à mon arrêt. Il n’écoutait jamais ses maitres qui respectaient son tempérament vagabond, et préférait passer ses journées chez moi. Parfois (souvent), il y passait aussi ses nuits, blotti au pied de mon lit.

Je n’ai jamais pu l’adopter officiellement, car je suis allergique au poil d’animaux. Je suis asthmatique et mon amour pour les quadrupèdes m’a conduit de nombreuses fois aux urgences de l’hôpital.

Baptiste a donc toujours été le seul chien que je croyais avoir.

Plus tard j’ai eu des chats… par accident. À l’automne 2001, mon Guerrier et moi avons adopté une chatte en détresse, abandonnée dans notre ruelle. Ça m’a pris un mois pour réussir à l’apprivoiser, mois que mon système immunitaire a utilisé pour bâtir un système de protection. Je suis encore allergique aux chiens et aux chats, mais je tolère ma chatte et le chaton qu’elle a mis au monde en mars 2002.

Minoune

Grizou

L’an dernier, quand nous pensions déménager à Ottawa, nous voulions acheter une maison avec un grand terrain. Mais grand terrain signifie pour moi besoin de protection, mon Guerrier étant trop souvent absent. Comme j’ai toujours rêvé d’avoir un gros chien protecteur, l’occasion était parfaite pour tenter l’expérience. J’en ai discuté avec mon médecin et, même si elle recommandait un chien peu allergène, elle croyait qu’avec le temps je pourrais renforcer encore une fois mon système immunitaire. En cas d’échec, je pourrais toujours suivre un traitement d’injections pour me désensibiliser à mon animal.

Au départ, j’espérais avoir un Shillow Shepperd, un magnifique chien de garde parfait pour les familles, jusqu’à ce que l’on tombe en amour avec Jack, un adorable Goldendoodle. Nous avons alors repris nos recherches sur les différentes races canines, et finalement opté pour un Labradoodle, une autre espèce relativement hypoallergène. Cette solution simplifiait drôlement mon adaptation immunitaire et représentait un meilleur choix pour la famille.

Nous avions identifié l’espèce, il fallait maintenant trouver un éleveur. Je suis habituellement du genre « adoption dans un refuge », mais nos restrictions raciales compliquaient cette alternative. Nous nous sommes donc documentés sur les éleveurs de notre région, poussant les recherches jusqu’à Ottawa. Quand le changement de posting s’est présenté, nous avons réorienté nos fouilles du côté de la Nouvelle-Écosse et trouvé celui correspondant à nos besoins.

À l’origine, nous devions adopter notre chiot après notre déménagement à Halifax, un choix logique et raisonnable. Mais, concours de circonstances et moment d’insanité collective, nous avons décidé de l’adopter plus tôt!

C’est ainsi que Kabir, âgé d’à peine 10 semaines, est revenu avec nous de notre HHT  

Kabir

Une petite fille heureuse…!

Je dois l’avouer, j’anticipais le pire! Mais le voyage de retour c’est relativement bien passé. Il est très calme en voiture, confortable dans les lieux publics… mais déteste être dans son sac de voyage, surtout si ce dernier est fermé! Et dans l’avion, il ne s’est pas gêné pour manifester son mécontentement! Heureusement, un bébé tout aussi contrarié s’exprimait bruyamment, distrayant les passagers de notre quadrupède!

Tout comme son compagnon d’infortune, Kabir n’a pleuré qu’au moment du décollage et celui de l’atterrissage. Il faut dire que les règlements des compagnies aériennes ne facilitent pas l’adaptation de nos petites bêtes! Repoussé sous le siège devant mon Guerrier, toutes les fenêtres de son sac fermé, il n’avait aucune chance de trouver du réconfort. À l’atterrissage, dès que nous avons eu l’autorisation de nous détacher, notre chiot sortait enfin la tête de sa prison et retrouvait le « sourire ».

Malheureusement, attendre pendant de longues heures dans un aéroport pour ensuite voler pendant encore deux heures, ce n’est pas l’idéal pour aller à la toilette…

Alors que nous avions mis Kabir en laisse pour lui permettre de se dégourdir les pattes pendant que nous attendions sagement l’ascenseur, notre petit chéri en a profité pour se laisser aller… Un beau GROS tas très moelleux… et TRÈS odorant… devant toutes les autres personnes qui attendaient avec nous!

Les « Ohhhhhhh how cuuuuuute is he!!! » se sont rapidement transformé en « Yeeeeeeeeeeeew!!  How gross!!!!!!! ». Même si nous avons tout ramassé et nettoyé, les regards dédaigneux et réprobateurs étaient nombreux! Au point qu’on nous bloc stratégiquement l’accès à l’ascenseur quand celui-ci est enfin arrivé!!! Oui, ils ont eu droit à un « THANK YOU SOOO MUCH!! » et le meilleur de mes regards assassins!! 

Nous avons donc attendu encore 10 minutes qu’un autre ascenseur se pointe enfin, rigolant de l’air snob et dédaigneux de ceux qui venaient de partir!

Bienvenue à Toronto!

Kabir

Trop fatigué pour même sortir de son sac…

La partie terrestre de notre voyage de retour vers la maison s’est merveilleusement bien passé! Notre « bébé » semble apprécier les déplacements en voiture, surtout entouré de Sofia et Audrey qui le couvre d’affection. Soulagement total, car au nombre de déplacements que nous effectuons, nous avons besoin d’un chien qui aime voyager!

Alors voilà donc la nouvelle addition à notre famille! Un bébé qui a aujourd’hui 3 mois et qui déplace de l’air! Je suis certaine que je vais en avoir long à raconter à son sujet…

#52xMerci – Semaine 17 : Quelqu’un qui vous inspire

J’ai la chance d’être entourée de nombreuses personnes inspirantes. Il y a d’abord eu mon Papa qui a influencé ma façon de voir la vie. Puis il y a eu la famille, les amis, mon Guerrier. Je pourrais facilement consacrer un texte à chacune de ses personnes — et je pense que plusieurs seraient surprises de savoir qu’elles sont toutes une source d’inspiration pour moi, pour une raison ou une autre.

Mais deux d’entre elles méritent une place spéciale. Peut-être parce que je croyais que c’est moi qui devais être un modèle pour elles, alors que chaque jour je constate que les rôles sont inversés.

Vous aurez deviné que je parle de mes deux filles, Sofia & Audrey. Malgré leur jeune âge, en dépit de leur manque d’expérience, elles sont une source quotidienne d’inspiration, chacune à leur façon.

Audrey & Kabir

Avec le temps, je réalise que les adultes correspondent davantage à un idéal à atteindre… un fil d’arrivée qui me semble hors de portée, car je n’ai pas traversé tout le chemin qu’ils ont parcouru. Mes enfants me montrent ce chemin. Leur naïveté? Leur vision pure qui n’a pas encore été altérée par le doute, les préjugés, le manque de confiance? 

Sofia & Audrey me démontrent que le résultat peut être différent des attentes… ou des scénarios que l’ont se bâtie dans notre tête. Elles me prouvent que les embuches que l’ont s’imaginent sont rarement réelles. Elles sont l’exemple parfait que tout peut arriver… et qu’on se pose souvent beaucoup trop de question! 

Sofia

Et pour ça, je leur suis profondément reconnaissante.

Merci mes amours!

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#52xMerci c’est une photo par semaine pendant 52 semaines dont le sujet doit représenter une raison d’être reconnaissant envers la vie, une raison de dire « Merci ». Consultez ce texte pour connaitre les détails de l’inspiration du projet, et cliquez sur le titre #52xMerci pour connaitre les règles. N’hésitez pas à vous joindre à nous! Il n’est jamais trop tard pour relever le défi et dire « Merci » :)  La liste des participants de la semaine #17 se trouve ici! Laissez-vous inspirer par leur témoignage de gratitude.

On squeeze un brunch de Pâques dans notre horaire!

L’avantage de célébrer la naissance de notre princesse américaine un vendredi saint, c’est que nous avons l’occasion d’inviter la famille à rester pour partager un brunch pascal. Les festivités s’étirent sur quelques jours, et je n’ai entendu personne s’en plaindre!

Une belle guitar!

Après le père Noël, le Lapin de Pâques occupe une grande place dans le cœur de nos deux filles, et elles attendent sa visite annuelle avec impatience. Il faut dire qu’elles se font drôlement gâter par ce dernier. Chaque printemps, il cache des œufs de plastique remplis d’œufs en chocolat dont l’un d’eux se trouve généralement dans un panier rempli de surprises : un livre, un toutou, du chocolat.

Cette année, nous lui avons proposé quelque chose de différent. Considérant l’impact sur l’environnement d’une telle consommation de matière plastique non recyclable (les filles tiennent absolument à garder leurs œufs… mêmes vides), j’ai suggéré de lui laisser un panier contenant leurs œufs vides en espérant qu’il les remplirait et les cacherait. Mon environnementaliste en herbe a adoré la suggestion, et s’est proposé d’écrire une note au Lapin de Pâques afin de lui expliquer notre stratégie!

Lettre pour le lapin de Pâques

À mon grand soulagement, le lapin a accepté notre offre!

Lettre du Lapin de Pâques

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Après une course un peu trop endiablée pour des parents réveillés beaucoup trop tôt, elles ont trouvé leur trésor qu’elles se sont empressées d’explorer! Et comme nos deux princesses sont TRÈS matinales le dimanche de Pâques, j’ai eu amplement de temps pour préparer notre brunch traditionnel pendant qu’elles savouraient leur chocolat.

Chocolat

Pendant que je cuisinais en suivant du coin de l’œil les péripéties de Charlton Heston dans son rôle légendaire de Moïse, mon Guerrier s’adonnait à une activité qui n’était vraiment pas prévue au programme de la journée : accompagner notre chatte chez le vétérinaire.

Samedi soir, oui oui, la veille d’un long congé et à quelques heures d’une absence d’une semaine, j’ai remarqué que notre Minoune avait une gencive enflée. Impossible de la laisser comme ça juste avant de partir, sans pouvoir superviser son état pendant une si longue période! Nous avons heureusement trouvé un vétérinaire ouvert 365 jours par année et fixé un rendez-vous pour le dimanche matin. De Pâques.

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Diagnostique : une dent lousse qui créait de l’infection dans la gencive. Solution : une opération sous anesthésie pour retirer la dent avant que l’infection ne progresse et que son état se détériore. Après un peu de gymnastique pour organiser son rapatriement post opératoire pendant que nous serions à Halifax, Sofia, qui l’avait accompagné chez le vétérinaire, lui a fait le plus gros des câlins avant de revenir célébrer avec nous… le cœur gros d’abandonner Minoune — même entre bonnes mains —, mais soulagée de savoir que nous étions intervenus à temps.

** Rassurez-vous : tout s’est très bien passé, l’opération fut un succès et notre chatte est maintenant en pleine forme! Elle est seulement frustrée de maintenant partager la maison avec un autre quadrupède… mais ça, c’est une autre histoire!

Après s’être enfin attablé devant notre festin pascal et dégusté un peu de chocolat à notre tour, le temps était malheureusement venu de dire adieu à notre visite, faire un brin de ménage, enlever les décorations de Pâques, faire les bagages et compléter les préparatifs pour notre fameux HHT!

Grâce à nos visiteurs et la magie des célébrations, nous avons terminé en beauté une période très occupée de notre calendrier, un véritable défi d’organisation! Notre départ pour Halifax lançait officiellement la période pré-déménagement et concrétisait une étape attendue avec impatience : celle d’une nouvelle mutation, de nouvelles aventures et surtout, d’un changement de destination inattendu, mais surtout extrêmement apprécié par toute la famille.