Kabir a un an!

Notre gros toutou de 48 livres a déjà un an ! Depuis plusieurs semaines, il s’est assagi, il devient le chien de famille parfait, avec qui c’est agréable de jouer ou de rester « doudoune ». 

Kabir

Comment ça se passe au quotidien avec notre beau grand brun ?

    • Je peux maintenant plier le lavage sans me fâcher après lui ou lui courir après pour récupérer une paire de bas ! Ça semble être banal comme accomplissement, mais j’en étais au point où je savourais plier les vêtements quand il était parti prendre sa marche avec mon Guerrier… Tout comme j’étais heureuse de faire l’épicerie seule quand mes filles étaient bébés ! Mais je ne peux pas encore le laisser seul avec le panier de lavage… sinon c’est clair qu’il mettra la patte sur des bas pliés ! Il aime bien quand ils sont roulés en boule…
    • Il adore jouer avec les feuilles d’assouplisseur qui sortent de la sécheuse. Une bonne façon de le distraire s’il n’est pas parti prendre sa marche ! 
    • Il réussit encore à attraper mes petites culottes en dentelle qui « trainent » dans le panier de linges sales… Rien à faire, je ne peux laisser la poche de lavage sur le sol ! Pour lui, il représente une mission : trouver les plus beaux sous-vêtements de dentelle noire au travers tout le reste et le ramener comme un trophée sur son lit ! En un an, il n’a jamais attrapé celles d’un autre membre de la famille! 
    • Il semble s’être enfin désintéressé de mes crayons-feutres ! Fiou ! Mais je ne laisse plus trainer mes Moleskines… juste au cas.
    • C’est définitivement le chien de mon Guerrier. Il saute de joie quand mon chéri revient du travail et doit absolument lui lécher les deux oreilles pour lui souhaiter la bienvenue… c’est presque gênant ! Dès qu’il s’est occupé des DEUX oreilles, il redevient calme. Fétichisme canin? 
    • Si des membres de la famille se battent pour jouer, il défend systématiquement celui qui perd ! Mon héros ! :)
    • Faire du yoga avec un chien c’est encore plus compliqué qu’avec deux chats… surtout s’il pèse 48 livres et qu’il décide de se coucher sur votre ventre pendant une pose au sol ! Et se faire licher la face pendant le bridge pose ça déconcentre un peu…
    • C’est un chien de famille. Il n’est jamais très loin de nous. S’il ne dort plus sur mes pieds comme au cours des premiers mois, il est toujours dans la même pièce que nous. Il nous suit partout, au point où il est embêté quand mon Guerrier et moi ne sommes pas au même endroit. Il est clairement soulagé quand nous décidons de retourner à la même place !
    • Il n’a pas encore compris que s’il lance une balle aux chats, ces derniers ne la lui lanceront pas en retour… Rien à faire, ils ne veulent pas jouer avec lui ! Mais il est persévérant (ou stupide) et continue désespérément à leur amener ses jouets.
    • Il adore la bouffe pour chats… et leurs crottes ! Pour lui, une litière ressemble à un plat de caviar! Arkkkkkkk… Une des raisons pour laquelle je déteste me faire licher la face pendant un bridge pose !
    • Il sait quand les enfants doivent partir pour l’école, et à quelle heure l’autobus revient l’après-midi. À 7 h 50, il fatigue si les filles sont encore sur le divan ou devant l’ordinateur. À 13 h 40 il se réveille de son sommeil profond pour venir me donner un coup de museau, sa façon à lui de dire : « Allez ! C’est l’heure d’aller chercher Audrey à l’arrêt d’autobus ! » Si Sofia ne rentre pas dès que son autobus est passé, il se promène entre la fenêtre de la salle à manger et celle de mon bureau pour la surveiller jusqu’à ce qu’elle franchisse enfin le pas de la porte. 
    • Il sait aussi quelle est l’heure de sa marche du soir! Dès que mon Chéri fini son souper, il roucoule et lui tourne autour pour lui dire de s’habiller pour aller marcher. 😉
    • Ce n’est pas un lève-tôt ! En fait, il n’aime pas se lever avant le soleil. Il ne bronche même pas quand je me lève à 5 h… sauf pour sauter dans le lit rejoindre son maitre… qui lui aussi trouve que 5 h, c’est beaucoup trop tôt pour se lever !
    • Il a maintenant un nouveau vétérinaire qu’il adore, le Dr Barry, bénévole pour Hope for Wildlife ! Et Sofia ne veut plus manquer aucun rendez-vous. 😉
    • Il roucoule comme une colombe quand il perd un jouet sous le sofa.
    • Il adore faire peur aux corneilles qui osent venir sur « son » territoire.
    • Il adore jouer dans la neige, mais refuse de sortir faire ses besoins quand il pleut. Il peut se retenir TRÈS longtemps !
    • Il répond aussi bien à son nom qu’à son surnom : « grosse guidoune »… Heureusement que nous vivons dans une province anglophone !
    • La poule dont il avait peur à 4 mois n’a duré que 10 minutes le matin de sa fête ! Il l’a vidé et lui a coupé le sifflet. Le caoutchouc résiste encore, mais ce n’est qu’une question de temps…

Kabir

Même s’il m’arrive encore rouspéter (très rarement) après lui, c’est vraiment le chien idéal pour nous. Son tempérament et sa personnalité font de lui un membre à part entière de la famille. C’est une grosse boule d’amour qui sème le bonheur et les rires au sein de notre famille.

Bonne fête mon beau Kabir ! 

French Lily

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Pourquoi et comment faire un budget ?

Budget

(Premier article de la série « 52 semaines pour maitriser vos finances »)

Un sujet qui touche tout le monde, même s’il est à peine plus excitant que les impôts : « Comment faire un budget » ? Bien qu’il soit essentiel pour nous permettre de maximiser nos revenus, il est souvent regardé d’un mauvais œil… comme un exercice bon pour les control freaks seulement. Pourtant, comme un testament ne fait pas mourir, ce n’est pas un budget qui vous fait arriver « dans le rouge » ! Et c’est un exercice assez simple :

1. On additionne tous nos revenus.

2. On soustrait nos dépenses du total de nos revenus = Bingo !

Si le résultat est positif : on épargne pour des projets.

Si le résultat est négatif : on coupe dans les dépenses.

The end.

C’est du moins ce que croyait un de mes anciens patrons qui disait : « Un budget c’est pas compliqué, c’est mathématique ! » Mais le problème avec un budget c’est que ce n’est pas SEULEMENT mathématique. C’est surtout émotif et aussi psychologique.

Oui sur papier on soustrait nos dépenses de nos revenus. Mais entre le papier et la vraie vie, il y a un monde rempli d’émotions qui viennent interférer :

– Je suis frustrée : « Oh ! je mérite bien une nouvelle robe ! »

– Je suis fatiguée : « Allons souper au resto ! »

– J’ai besoin d’appartenir : « Tout le monde a un téléphone intelligent ! »

– J’ai besoin d’être acceptée : « Je dois changer de voiture ! La mienne a l’air trop vieille ! »

– J’ai besoin de faire ou me faire plaisir : « Je mérite bien un voyage dans le Sud ! (Ou une Tobleronne… au chocolat noir ! Même effet !) »

– Je veux lui montrer que je l’aime : « Si je lui achète cette montre, il va voir à quel point je l’aime ! »

– Je me sens coupable : « Et si je lui achetais des roses ? »

– J’ai besoin de me récompenser : « J’ai survécu à ma semaine de travail, je mérite… »

– Je dois faire des compromis : « Je lui ai déjà refusé un voyage dans le Sud, je devrais dire oui pour… ».

– J’ai un problème d’alcool, de jeux, de surconsommation, de drogue : « Le budget est la moindre de mes préoccupations ! »

– Ça ne doit pas être si pire que ça… Tout le monde est endetté !

– Si eux le font, pourquoi pas nous ?

– La banque nous a prêté, on doit avoir les moyens ?

– Etc.

Comment pouvons-nous résister à de tels arguments si nous ne connaissons pas notre situation financière réelle ? Après tout, ce n’est pas UNE robe qui va tout débalancer ?

Non… mais LA robe est rarement le problème… ou la seule dépense non calculée…

Autre situation courante : on arrive, mais juste. On a l’impression de se tenir la tête à peine hors de l’eau même sans faire d’extravagance. On se dit qu’on devrait être capable de se payer tel truc, mais au quotidien, on voit bien que ce n’est pas possible.

Pourquoi ?

Où va notre argent ?

Qu’est-ce qu’on peut faire pour respirer et mettre de l’argent de côté pour ce voyage en Europe dont on rêve depuis si longtemps ?

On ne s’en sort pas, il faut prendre le taureau par les cornes et faire un budget. LA façon la plus efficace de voir la réalité en face. Après on comprend mieux. Après on peut travailler la source du problème (s’il y en a un !).

* Pour vous aider à compléter cet exercice, vous pouvez imprimer ou vous inspirer du guide « Mon budget 2016 » que j’ai préparé spécialement pour vous. Vous retrouverez des tableaux pour chaque étape du budget. Vous pouvez aussi consulter le tableau spécifique pour chaque étape. 

Étape 1 : se fixer un objectif (tableau Objectifs financiers)

Pour vous motiver à faire cet exercice, vous devez d’abord vous donner une bonne raison de le faire. Par exemple :

– Ne pas avoir peur de recevoir votre relevé de carte de crédit en janvier 2017 ;

– Épargner pour les vacances d’été ;

– Savoir où va votre argent ;

– Planifier votre retraite,

– Planifier les études des enfants,

– Planifier l’achat d’une maison, d’une voiture, d’un chalet, d’une roulotte.

– Etc.

Pour favoriser les chances de réussites, utilisez la méthode SMART lorsque vous rédigez vos objectifs. Plutôt que dire : « J’aimerais aller en Gaspésie cet été » utilisez les critères suivants :

S : Spécifique et détaillé : Pourquoi voulez-vous épargner ? « Je veux aller passer deux semaines en Gaspésie pendant les prochaines vacances d’été ».

M : Mesurable. Quand voulez-vous atteindre votre objectif ? Juillet 2016. Combien avez-vous besoin d’épargner ? 2000 $. Combien de mois avez-vous pour épargner cette somme ? 6 mois. Épargne mensuelle nécessaire ? 333 $.

A : Atteignable : Vérifier si vous avez les moyens d’épargner cette somme et validez régulièrement que vous vous rapprochez de votre objectif.

R : Réaliste : Êtes-vous en mesure d’épargner ce montant ?

T : Temporel : Quelle est la date limite pour atteindre votre but ? La paye du 15 juillet.

Si c’est votre premier budget, commencez doucement ! Prenez un objectif facile à réaliser et avec lequel vous verrez rapidement des résultats. Et l’objectif peut être agréable comme passer un weekend en amoureux dans une petite auberge ou amener les enfants au parc d’attractions.

Étape 2 : Identifiez vos revenus nets (tableau Revenus)

Faites la liste de vos revenus : salaire net, allocations, etc. Vous pouvez commencer par tenir compte seulement de vos revenus stables et réguliers. Selon le résultat final de votre budget, vous pourrez inclure les autres revenus au budget mensuel ou leur attribuer un objectif pour les autres revenus (allocations, bonus, pourboires, etc.).

Étape 3 : Identifiez vos dépenses (tableau Prévision des dépenses)

1. Commencez par noter toutes vos dépenses mensuelles fixes : loyer, électricité, assurances, téléphone, câble, remboursement de prêts, etc.

2. Identifiez vos dépenses mensuelles variables : épicerie, essence, restaurants, etc.

3. Finalement, identifiez vos dépenses annuelles et occasionnelles : permis de conduire, immatriculation automobile, taxes municipales, abonnement, entretien auto, vêtements, coiffeuse, sorties familiales, vacances, etc.

C’est généralement ici que ça se corse ! Et ce sont ces dépenses qui font tout basculer. Même si vous devez rembourser un prêt de 400 $ par mois, et que vous croyez que c’est lui qui vous égorge, c’est probablement vos dépenses occasionnelles qui représentent votre plus grosse mensualité.

Il y a celles qui s’additionnent comme vos 3 cafés quotidiens au Tim Horton’s (1,70 $ le café x 3 cafés par jour x 5 jours semaine = 1 326 $ x année), les billets de loterie, les revues, les cadeaux aux amis, aux amis des enfants, au collègue qui vient d’avoir un enfant ou celui qui prend sa retraite, les collectes de fonds des enfants, les différentes sollicitations pour des œuvres de charité, etc. Mais il y a aussi celles qu’on préfère oublier comme l’achat de pneus d’hiver… Et attention ! Remplacer ses pneus de voiture, faire un changement d’huile ou payer l’immatriculation d’un véhicule ce n’est PAS un imprévu ! 😉

Pour vous aider à cette étape-ci, je vous recommande fortement de prendre en note toutes vos dépenses (même celles — surtout celles — de 0,50 $) pendant une semaine minimum, idéalement un mois. Vous pouvez utiliser un calepin ou le tableau Compilation des dépenses. Le plus important est de toujours l’avoir sur vous pour ne rien oublier ! Je vous assure que vous allez faire des découvertes « intéressantes » ! Nous sommes souvent frustrés de ne pas pouvoir nous payer un gros article, mais sans en être conscient, on dépense le double de son prix en « petites » dépenses.

Vous pouvez aussi vérifier vos relevés de cartes de crédit et vos relevés de comptes bancaires de la dernière année pour analyser vos dépenses passées.

Attention aux dépenses qu’on oublie souvent :

– Celles reliées au travail : stationnement, vêtements, nettoyeur, sorties, fonds de café ou de machine à eau, cadeaux, cantine, restos du vendredi, etc.

– Celles reliées à notre vie sociale : réception, les cadeaux d’hôtesse, l’alcool lors de réception, etc.

– Le cout de remplacement de nos iBidulles et appareils électroniques : téléphones, ordinateurs, tablettes. Pensez aussi à l’achat de livres électroniques, de musique, d’applications ou de jeux sur Facebook pour vous faire monter de niveau…!

– Les gardiennes lors de sorties, réception ou heures de travail supplémentaires. Votre sortie au cinéma coute plus cher qu’un simple billet !

– Les loisirs : achat de matériel, les cours, les abonnements, les vêtements de loisirs, le renouvèlement de l’équipement, le spectacle de fin d’année, etc.

– L’école ce n’est pas que les frais de scolarité ou le matériel acheté en septembre ! Pensez aux vêtements, aux sorties scolaires, aux collectes de fonds, aux livres (Scholastic), etc.

Étape 4 : Déduisez de votre revenu le total de vos dépenses.

Le résultat vous surprend ? Vous n’y croyez pas trop ? Vous avez l’impression de ne pas être aussi « serré » dans la vraie vie ?

Est-ce que votre budget est basé sur des faits ou sur le montant que vous aimeriez dépenser ou sur le prix que vous imaginez payer ? Vérifiez vos factures et relevés.

Est-ce que vous utilisez votre carte de crédit pour boucler les fins de mois ? Est-ce que vous rembourser 200 $ x mois du solde de votre carte ou de votre marge, mais vous ajoutez 250 $ de nouveaux achats ? Avez-vous des retards périodiques ? Réduisez-vous l’épicerie le mois où vous devez renouveler votre permis de conduire ? Est-ce que votre revenu est toujours le même, 12 mois par année ?

Maintenant que nous avons le portrait de la situation, on fait quoi avec tout ça pour gérer notre argent mensuellement ? Et si nous sommes dans le rouge, qu’est-ce qu’on fait ? Si vous avez un gros surplus, est-ce que ça vaut la peine de continuer ?

À suivre samedi prochain ! 😀

French Lily

 

 

 

Pour tout connaitre sur le défi « 52 semaines pour maitriser vos dépenses », vous pouvez lire ce texte d’introduction et consulter l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

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Comment vont vos finances? Un test pour vous!

En préparation pour le défi «52 semaines pour maitriser vos finances», j’ai pensé vous proposer un quizz afin que vous puissiez vérifier si vous aviez besoin d’un p’tit coup de main dans le domaine.

20 questions toutes simples qui touchent quelques-uns des sujets que j’aborderai au cours de la prochaine année.

Alors? Des surprises?

Soyez-là samedi pour le premier texte et le lancement officiel du défi «52 semaines pour maitriser vos finances» et notre premier sujet… le budget! Faut bien commencer quelque part!

N’hésitez pas à partager avec vos amis et votre famille! Je suis certaine que plusieurs découvriront un aspect de leurs finances qui mérite d’être regardé avec attention. :)

Pour partager ce texte :

52 semaines pour maitriser vos finances !

52 semaines pour maitriser vos finances

Avant de choisir d’être une maman à la maison, j’étais consultante budgétaire. Pendant plusieurs années, j’ai aidé les gens éprouvant des difficultés financières à trouver des solutions, et d’autres à tout simplement mettre de l’ordre dans leur budget.

Mon métier me manque, mais je ne suis pas prête à réintégrer le marché du travail à temps plein. J’ai toutes ces connaissances et cette expérience professionnelle qui m’habitent encore, mais qui ne servent à personne, ou presque. Je rêve de poursuivre ma vocation d’aider les gens et les familles à respirer un peu mieux, à moins s’inquiéter au sujet de leurs finances, à retrouver leur liberté budgétaire et surtout reprendre le contrôle de leur portemonnaie.

Et j’adore écrire.

Alors, plutôt que faire de la consultation individuelle comme j’en ai fait pendant des années, pourquoi ne pas le faire par l’entremise de mon blogue ?

Je ne voulais pas créer un nouveau blogue, ou répandre des articles au hasard et à travers nos aventures familiales, sans organisation (je suis un peu maniaque côté organisation ! 😉 ). Alors j’ai eu l’inspiration de lancer le défi « 52 semaines pour maitriser vos finances ! »

Naturellement, cette idée géniale ne m’est pas venue au mois de novembre afin que je puisse la lancer le 1er janvier ! Mais je pense que c’est une bénédiction… Ici, novembre et décembre sont complètement fous ! De plus, le 1er janvier tout le monde prend des résolutions qui seront vite abandonnées.

Et les relevés des cartes de crédit ne sont pas encore rentrés…

Je pense que février est un mois très approprié pour se lancer un tel défi ! C’est souvent à ce moment que l’on réalise à quel point les finances sont serrées (le fameux Holiday Financial Hangover), et nous sommes prêts à faire quelque chose pour que ça change : janvier a été difficile, les cartes de crédit sont remplies, les intérêts s’accumulent et, pour certains, la paye diminue avec la reprise des prélèvements d’assurance-emploi et de régime de pension. C’est donc le temps de poser des gestes pour que janvier prochain soit différent. 

Pendant les 52 prochaines semaines, je publierai chaque samedi matin un texte sur les finances familiales. Du concret, pas compliqué, pratique et efficace ! Des textes, des capsules, des tests, des outils, des ressources et peut-être même quelques collaborateurs !

Ce n’est pas un défi que vous devrez suivre à la lettre ! Pas de devoir à soumettre ou de compte à ne rendre à personne d’autre que vous-même. Chaque publication sera autonome, donc vous pourrez lire quand vous voulez ou consulter les sujets qui vous touchent le plus. Il y aura un processus dans la présentation des thèmes, mais absolument rien ne vous empêchera de commencer à vous y intéresser au mois de juin pour ensuite revenir au début si vous réalisez que vous avez besoin d’aide ou d’information.

Et ce n’est pas nécessaire d’être endetté pour bénéficier de quelques conseils ! Avec la hausse du cout de la vie, les tentations toujours trop nombreuses, les besoins grandissants des familles, tout le monde a besoin de faire plus avec son argent. Il y a aussi le courant minimaliste qui attire de plus en plus de consommateurs, et qui passe par la réorganisation de ses finances personnelles. 

Au départ, je vous aiderai à faire le bilan de votre situation et prendre conscience de votre rapport avec l’argent. Ensuite, je vous proposerai différents plans d’action pour vous redonner le contrôle et, idéalement, atteindre une liberté financière plus confortable. J’aborderai entre autres la question des solutions à l’endettement, des « redresseurs financiers », le couple et l’argent, comment réaliser des économies à l’épicerie ou auprès de votre institution financière, notre relation avec l’argent, etc. Quelque part en novembre ou début décembre nous pourrons valider que tout fonctionne, juste à temps pour la prochaine vague de dépenses de Noël (si vague il y a ! 😉 ). En janvier, afin de terminer le défi et commencer la nouvelle année du bon pied, j’aborderai des sujets moins pressants, mais tout aussi essentiels à une saine gestion de ses finances personnelles comme l’importance d’avoir un testament et le ménage dans nos papiers.

Mon plan est fait ! Les sujets sont choisis, et j’ai tellement hâte de les développer ! Plusieurs textes sont écrits et je peaufine quelques outils à partager avec vous. J’attends maintenant avec impatience nos rendez-vous hebdomadaires !

Embarquez-vous ? Rien à signer, aucun engagement, aucun programme à respecter à la lettre. Vous prenez ce dont vous avez besoin, au moment où vous en avez besoin. Vous pouvez vous abonner au blogue par courriel afin d’être certain de ne rien manquer et suivre Confessions sur Facebook où je partagerai d’autres outils ou des articles reliés au sujet de la semaine. N’oubliez pas de partager avec votre famille et vos amis! Vous ne savez jamais qui peut avoir besoin d’aide. En matière de finances personnelles, il ne faut vraiment pas se fier aux apparences !

Le thème de la consommation et des finances personnelles est un sujet qui me passionne, et je suis heureuse de pouvoir le partager avec vous! Je vous attends donc le 6 février prochain pour le jour 1 du défi « 52 semaines pour maitriser vos finances ».

À très bientôt! 😀

French Lily

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Le Nor’easter

Nouvelle province, nouvelles rencontres. Il y a deux semaines, nous avons fait celle du Nor’easter… Ce vent violent du nord-est qui accompagne les plus grosses tempêtes. Celui qui souffle jusqu’à 150 km/h, causant des vagues de 14 m de haut et amenant souvent avec lui 25 cm de neige. Résultat de sa dernière visite : pas de neige mais un arbre s’est abattu sur notre roulotte. Verdict des assurances : perte totale…

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Oui, il y a eu des larmes… Sofia et moi espérions tellement la «sauver». Pourtant toute simple, elle correspondait parfaitement aux besoins de notre famille. Elle nous permettait de choisir les terrains les plus boisés, sans sacrifier notre mes confort caprices de princesses. Elle nous permettait d’aller partout, sans avoir l’impression d’être à l’hôtel. Mais, surtout, elle hébergeait tellement de beaux souvenirs et de merveilleux moments passés en famille. Comme l’a si bien exprimé ma soul sister lorsque je lui ai confié ma peine, ma roulotte était mon billet d’évasion alors que j’habitais un endroit qui n’était pas mon préféré. Le point positif : sa perte survient au moment où je suis heureuse et en paix avec ma nouvelle terre d’accueil (je résume… son message était plus sensible et poétique. De ceux que l’on cite avec de belles images sur Pinterest… tiens… un projet photo pour moi!

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En 2015, nous n’avons pas beaucoup exploré avec celle que je surnommais affectueusement Manoushka (Dieu est avec nous). Année de mutation oblige, nos weekends de libres furent plutôt rares. Nous avons tout de même lancé la saison, comme les 4 dernières années, lors de la longue fin de semaine de la fête de la Reine en le passant dans un de nos parcs préférés : Sandbanks. C’était la première sortie de Kabir, qui a découvert la plage, l’eau et la joie de creuser des trous! La température n’était pas fantastique, mais nous avons eu énormément de plaisir.

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En juillet, Manoushka nous a permis de faire le trajet nous menant de l’Ontario en Nouvelle-Écosse. Elle nous a hébergés confortablement pendant tout le déménagement, et aussi pendant que nous attendions l’arrivée de nos meubles. Une option moins prestigieuse que l’hôtel, mais plus pratique pour notre famille. Nous étions «chez-nous», dans «nos affaires» en tout temps.

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Si tout se passe comme prévu, ce déménagement sera le dernier. Ma vie de nomade est terminée et je n’ai pas trop de regret à laisser mes racines s’étendre dans cette nouvelle terre fertile. Mais mon cœur bohémien reposait sur l’espoir de nombreux weekends d’été consacrés à l’exploration des provinces de l’Atlantique. La perte de notre roulotte remet en question tous ces projets. Oui, elle était assurée donc oui nous pouvons la remplacer. Mais il a tout de même fallu se poser la question : avec notre nouvelle maison et tous ses attraits (piscine, lac), ferons-nous encore du camping?

Oh oui! Si je n’ai plus besoin de m’évader comme ce fut le cas au cours des 4 dernières années, j’ai toujours le gout de partir à l’aventure, de «paqueter mes p’tits», mettre la clé dans la porte et rouler sur des chemins inconnus. Je veux avoir mon nid qui nous suis alors que nous explorons les beautés de la nature.

Alors au programme ce weekend : le magasinage de roulotte! Parce que la vie nous réserve toujours des surprises et que quelqu’un veille sur nous, le verdict des assurances est arrivé juste avant l’exposition annuelle des véhicules récréatifs. Alors que j’espérais y aller pour découvrir les terrains de camping de la région, nous irons plutôt magasiner notre prochaine demeure sur roue. Qui sait, peut-être aurons-nous un autre coup de cœur?

French Lily

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Mon repère

J’ai toujours rêvé d’avoir un bureau « à moi ». Un endroit pour écrire, et faire « mes affaires ». Un endroit où tous mes trucs sont accessibles : pas de classeur au sous-sol, d’imprimante rangée dans le garde-robe ou de livres de référence rassemblés dans une boite de carton entassée avec les décorations de Noël sous l’escalier. Et idéalement dans un coin isolé du brouhaha familial…

Je l’ai enfin trouvé !

Je vous ai déjà confié que nous avions trouvé en Nouvelle-Écosse notre maison de rêve. L’une de mes pièces préférées est « mon » bureau. Une petite pièce super charmante, annexée à la chambre des maitres. Mon coup de cœur lorsque nous avions visité la maison, moi qui rêvais d’aménager un bureau au-dessus d’un garage !

Dès notre arrivée j’y ai construit mon nid, simplement et stratégiquement :

  • Mettre à l’honneur le bureau de mon père pour son histoire familiale, ce qu’il représentait pour lui, sa beauté, le plaisir d’avoir un vrai bureau solide et spacieux pour placer tous mes trucs et m’étendre lorsque je travaille. 
  • Récupérer la bibliothèque que mon père avait ramenée de chez ses parents lorsqu’il est parti étudier à l’université.
  • Dépoussiérer des chandelles pour créer une ambiance feutrée.
  • Recycler des rideaux pour me donner de l’intimité.
  • Glisser un panier sous une tablette pour camoufler mes accessoires de yoga !
  • Récupérer mon fauteuil vieux de 20 ans, si confortable pour lire ou méditer. C’est d’ailleurs là que le reste de la famille vient me retrouver, dans le respect de certaines règles assez strictes. Venir me rejoindre dans mon bureau demeure un privilège ! Pas de chicane, pas de chialage, on peut venir s’y confier, relaxer ou lire. Même Kabir aime y passer du temps à dormir ou surveiller le quartier !

Kabir surveille le quartier

Plus ou moins consciemment, cet espace est devenu un repère où la présence de mon père se fait sentir. En raison des activités que j’y fais, les objets qui lui appartenaient, l’importance qu’il occupe pour moi. Mon papa avait lui aussi son propre repère où la majeure partie de ses objets se trouvaient.

Mon repère

La semaine dernière je souhaitais accrocher sur ma porte une photo ou une décoration. Je n’ai rien trouvé de satisfaisant… ni dans mes photos ni dans les magasins. Quelques jours plus tard, en faisant le ménage du garage je suis tombée sur une dernière boite de cadres. À l’intérieur, l’un d’eux contenait une photo de fleurs que j’avais prise il y a quelques années et que j’avais complètement oubliée. Comme les couleurs s’agençaient bien à celles de mon bureau, j’ai décidé de le prendre en attendant de trouver autre chose. Le lendemain, quand Audrey l’a remarqué, elle m’a demandé d’où venaient ces fleurs… et j’ai réalisé que c’était celles de mon père.

Bienvenue chez-moi!

Celles de son jardin qu’il aimait tant. 

French Lily

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Journal de communications

Nos enfants grandissent. Nous l’observons dans leurs goûts qui évoluent et leurs choix qui se personnalisent. La maturité (!) s’installe tranquillement, et leur corps suit la vague. Sofia fait tout doucement son chemin vers la préadolescence. Notre charmante curieuse qui aime trouver des réponses à tout et à rien ne passe pas à côté de cette occasion pour tout savoir sur cette puberté qui la guette !

Heureusement, il existe aujourd’hui de nombreuses ressources pour expliquer aux enfants toutes les transformations physiques et psychologiques qui les attendent. Même si nous sommes parents, nous n’avons malheureusement pas toutes les réponses aux questions et aux angoisses de nos trésors. Et même si nous les avions, c’est parfois plus facile pour eux (et pour nous) de pouvoir se référer à quelqu’un d’autre pour préparer le terrain.

Il y a presque deux ans, j’offrais à Sofia son premier livre « de grande fille » : « The Care and Keeping of You » publié par American Girl. Ma préado commençait à se questionner, et je préférais qu’elle ait les réponses, les bonnes réponses, au moment où elle en avait besoin plutôt qu’à celui où elle oserait en parler. Alors quoi de mieux que d’avoir un livre sous la main, permettant ainsi d’amorcer la discussion ?

The Care and Keeping of You

Ce livre, destiné aux enfants de 8 ans et plus, répond aux questions de base concernant leurs changements corporaux, les soins personnels, et la puberté. Une belle introduction qui en dit juste assez pour réduire les préoccupations des enfants de cet âge, sans déborder sur les sujets qui demandent plus de maturité comme les relations amoureuses et sexuelles, la drogue et l’alcool. L’ouvrage parfait pour moi qui voulais introduire en douceur les grandes questions existentielles qui seront éventuellement inévitables. Ce livre éducatif permet de subtilement encourager nos enfants à prendre soin d’eux, tout en répondant aux questions qu’ils se posent, qu’ils n’osent peut-être pas discuter avec nous, ou que nous n’imaginons tout simplement pas être déjà un sujet de préoccupations pour eux.

Cette année, Sofia désirait compléter sa collection « The Care and Keeping of You ». Elle voulait les livres ET un journal de communication pour elle et moi. J’ai adoré l’idée ! C’est une de ses amies qui lui en avait parlé, partageant elle-même un tel journal avec sa mère.

Livres pour préados!

Ce cahier lui permet de poser des questions qui la préoccupent, partager ses sentiments, et aborder des sujets plus intimes qui sont plus difficiles à exprimer verbalement ou qu’elle souhaite préserver des oreilles indiscrètes de sa petite sœur… ou de son papa. 

Notre journal de communication

J’avoue que j’adore le voir apparaître sur ma table de chevet, me demandant quelles sont les préoccupations du jour de ma belle princesse. On y discute de tout et de rien, je peux l’aider à calmer ses angoisses, lui offrant un moyen d’exprimer ses frustrations, ses peurs ou ses peines.

C’est un beau moment privilégié que nous partageons ensemble. Ce journal représente une autre façon de dire « Je t’aime » et « Je suis là pour toi ». Il nous aide à renforcir le lien et la complicité qui nous unissent, juste à temps pour affronter l’éventuelle crise d’adolescence. Et, je dois l’avouer, qui me force aussi à faire quelques recherches sur le web ! Les enfants ont parfois des interrogations absolument fascinantes et je suis heureuse que quelqu’un d’autre avant moi se soit penché sur la question. 😉

French Lily

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Le Nouvel An en Nouvelle-Écosse

Nous avons célébré l’arrivée de 2016 en Nouvelle-Écosse, notre nouvelle province de résidence. Heureuse d’être établie dans ce coin de pays qui sera dorénavant le nôtre, j’étais curieuse de découvrir ses traditions du Jour de l’an. Deux d’entre elles ont retenu mon attention.

Du homard pour le réveillon !

À ma grande surprise, j’ai appris que plusieurs familles d’ici mangeaient traditionnellement du homard aux réveillons de Noël ou du Jour de l’an. Si la dinde demeure un classique des soupers du 25 décembre et du 1er janvier, le 31 au matin, vous trouverez aux coins des rues passantes des vendeurs qui offrent leur cargaison de ce gros crustacé fraichement pêché.

La Nouvelle-Écosse est réputée pour ses homards. Les zones 33 et 34, où nous demeurons, fournissent jusqu’à 40 % de la production canadienne et 23 % de la production Nord-Américaine. Ici, la saison de la pêche s’étend du dernier lundi de novembre jusqu’au 31 mai, mais les homards vivants sont offerts à l’année grâce aux viviers où sont conservés les surplus.

Autrefois considéré comme un mets de « pauvres », le homard possède aujourd’hui une place privilégiée dans la gastronomie des Maritimes et est à l’honneur dans de nombreux plats (j’attends avec impatience de goûter une poutine au homard !).

Pour notre réveillon du Jour de l’an, nous avons adopté sa version la plus simple : bouilli. À cette occasion il semble que la façon de le savourer importe peu, le plus important est de finir de le manger avant minuit ! En effet, comme le homard marche à reculons, les superstitieux craignent que commencer l’année en mangeant ce crustacé puisse vous ramener en arrière, et vous empêcher d’avancer dans vos projets. Nous ne sommes pas superstitieux, mais nous n’avons pas pris de chance ! 😉

La pêche au homard me fascine et j’espère pouvoir revenir sur le sujet après avoir assisté à une sortie en mer. En attendant, j’en connais juste assez pour savoir que ceux que nous avons achetés étaient frais :

  • Leurs antennes étaient longues. Ils n’avaient donc pas eu le temps de se battre entre eux et de manger celles de leurs voisins (!).
  • Ils étaient alertes et gardaient la queue bien pliée.
Homard

Mon Guerrier ne sait pas qu’il ne faut pas jouer avec sa nourriture!

Si notre sélection était parfaite, notre technique de conservation était plutôt pathétique… Nous avons appris trop tard que ces p’tites bestioles ne survivent pas en eau douce ! En attendant le souper, ne voulant pas les laisser dans un vulgaire sac de plastique ni en liberté sur le comptoir, nous leur avions préparé une « piscine » d’eau froide dans notre glacière… ils sont morts presque instantanément ! Nous avons appris trop tard qu’ils peuvent se conserver quelques jours en dehors de l’eau de mer, emballés dans du papier journal mouillé et entouré de ice pack.

Homard frais

Piscine à homard improvisée : échec total!

Homard d’hiver et homard d’été

Nous avons donc besoin de peaufiner notre technique de conservation… et notre palais ! Il semble qu’il y ait une grande différence de goût entre le homard d’hiver et celui d’été, mais je n’ai malheureusement rien remarqué.

Les homards muent et changent de carapace (en fait, j’ai cru comprendre qu’ils mangent leur carapace après en être sortis, afin d’absorber ses nutriments qui serviront à en former une nouvelle… !). En hiver, les homards n’ont pas encore mué, leur carapace est dure et remplie de chaire. L’été, leur carapace est molle, souvent trop grande pour eux et elle contient une grande quantité d’eau salée.

Pour certains fins palais, il semble que la chair des homards d’été est plus savoureuse et tendre que celle des homards d’hiver. Par contre, plusieurs natifs de la région m’ont dit préférer le homard qui n’a pas mué, car sa chair goûte davantage la mer. Pour la texture, il semblerait que ce soit davantage une question de préparation que de saison.

Je vais me faire un plaisir de vérifier tout ça ! En attendant, tout ce que je sais c’est que le mien était excellent !

Homard

Un homard savoureux!

Les open house

Une autre tradition qui ne nous était pas familière est celle des « open house ». À l’occasion des fêtes, et plus particulièrement au Nouvel An, les gens vous invitent pour un brunch, des bouchées ou un repas léger. L’activité se déroulent sur une certaine période de temps, ils vous indiquent donc entre quelles heures arriver et partir. Vous passez quand vous voulez à l’intérieur de cette période, pour 15 minutes ou deux heures.

J’adore cette tradition qui nous permet de nous réunir en famille, entre amis ou entre voisins dans un contexte relaxe, informel et amical. Une façon de se rassembler, sans tout le flafla des autres rassemblements.

Nos célébrations du Nouvel an le confirme donc : nous nous adaptons très bien au rythme et à la vie des Maritimes! 😉

Note : pour en apprendre plus sur la pêche au homard et les homards d’hiver vs d’été.  

French Lily

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Bientôt, Confessions aura 10 ans!

Le 4 avril prochain, Confessions fêtera ses dix ans ! Wow ! Je suis surprise (et heureuse) d’être encore sur le web, et surtout de pouvoir compter sur la présence de fidèles lecteurs ! Car si je publie toujours des textes (plus ou moins régulièrement, je l’avoue, mais beaucoup plus en 2016 je l’espère !), c’est grâce à vous, à vos messages et vos commentaires.

Bien des choses se sont passées en 10 ans. Tout a débuté avec une mutation aux États-Unis pour finalement aboutir en Nouvelle-Écosse. Quand j’ai commencé mon blogue, j’étais une nouvelle maman. Ma belle Sofia n’avait même pas un mois ! Aujourd’hui, j’ai le bonheur d’être la mère de deux magnifiques princesses que j’adore plus que tout, et avec qui je me dirige rapidement tranquillement  vers la préadolescence… 

Pour marquer l’évènement, j’ai décidé de m’inspirer des TBT (Throwback Thursday) que l’on retrouve sur les différents réseaux sociaux pour publier jusqu’au mois d’avril un lien vers un texte d’archive. Peut-être que mes « vieux » lecteurs se rappelleront de bons souvenirs (comme moi !) ? Si vous venez tout juste de joindre nos aventures, peut-être en apprendrez-vous plus sur notre passé ?

Pour connaitre le lien de mes anciennes publications, suivez-moi sur Facebook ou Twitter et venez me rendre visite le jeudi (ou plus souvent ! 😉 ). N’hésitez surtout pas à me laisser un commentaire ou un message : j’adore vous lire ! En fait, j’aimerais bien savoir depuis quand lisez-vous Confessions et comment êtes-vous arrivé ici ? Est-ce qu’il me reste encore quelques vieux irréductibles à part mon valeureux Guerrier ? 😉

French Lily

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La magie de Noël c’est…

Nous vivons enfin notre premier « Snow day » ! Un vrai, comme dans « les écoles sont fermées ! » et non pas la version ontarienne « les autobus sont cancellés, mais l’école est ouverte ». Alors pendant que le reste de la famille dort encore profondément, j’en profite pour revenir sur notre Noël 2016 que nous avons eu le bonheur de partager avec les grands-parents des enfants.

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Décor de Noël

La magie de Noël c’est…

Emballer des cadeaux en regardant un vieux film en noir & blanc.

Cuisiner des biscuits pour le Père Noël et notre lutin.

Biscuits de Noël

 

Apprécier la présence des grands-parents. 

Partager des recettes qui font plaisir!

Mon fameux sucre à la crème!

Contempler la lumière dans les yeux des enfants qui préparent de la nourriture pour les rennes. 

Nourriture pour les rennes du Père Noël

Nourriture pour les rennes du Père Noël

Soupirer de soulagement quand une grande fille finit par s’endormir alors que l’application « Where is Santa » qu’elle surveille depuis des heures annonce son arrivée dans moins de 30 minutes !

Recommencer à respirer quand les enfants ne se réveillent pas après qu’un bas bien rempli de surprises tombe du manteau de la cheminée, entrainant dans son élan le support en céramique qui se fracasse sur le plancher.

Sourire avant d’interrompre un enfant absorbé par son jeu pour lui dire : « Tu as oublié qu’il te reste encore un cadeau à déballer ! ».

Cadeau du Père Noël

Partager un brunch très (trop pour certains) matinal.

Brunch de Noël

Savourer le plaisir de passer la journée en pyjama à jouer avec nos nouveaux cadeaux. 

Expériences

Découvertes

Finalement, sortir jouer dehors pour se réveiller un peu… 

Jouer dehors

Avoir un grand-papa qui aime faire du vélo quand dame nature est un peu en retard sur la neige ! 

Vélo

Manger la traditionnelle dinde de Noël, toujours aussi bonne même si cuite à l’envers par erreur… et avoir le bonheur de prendre la photo officielle de mon Guerrier qui coupe la dinde.

Dinde de Noël

Regarder Tintin un 25 décembre au soir, en pyjama après avoir tout ramassé et que les enfants s’amusent avec leurs nouveaux jouets.

La magie de Noël c’est l’amour, le bonheur d’être ensemble, la joie de partager, le plaisir de faire plaisir, la magie qui habite les cœurs et le regard même après seulement quelques heures de sommeil.

French Lily

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Bonne année 2016!

Je ne suis pas disparue de la planète, et je ne suis malheureusement pas échouée non plus sur la plage ensoleillée d’une ile déserte. Cette année, nos vacances de Noël se sont écoulées tout doucement et si chaque jour j’avais envie d’écrire pour mon blogue, je n’arrivais pas à trouver le temps pour le faire !

Un autre facteur qui n’a pas aidé ma réapparition virtuelle (mais qui a agréablement bouleversé mes habitudes) est que mon Guerrier avait une semaine de congé APRÈS le retour à l’école des enfants. Drôle de timing, mais nous l’avons finalement bien apprécié ! Comme Noël était passé, nous pouvions respirer un peu.  Ma routine matinale en a profité pour foutre le camp (j’étais retenue par une épaule vraiment trop confortable pour quitter le lit à 5 h), ma « To do » liste fut oubliée au fond d’un tiroir pour être remplacée par des heures de nouveaux jeux vidéos pendant que les enfants étaient à l’école… (et poursuivi une fois qu’elles étaient au lit, ce qui complique la levée matinale…) et une journée de géocaching. 

J’ai plein de sujets que j’ai hâte de partager avec vous, dont les détails de notre premier jour de l’An en Nouvelle-Écosse, les nouvelles traditions que nous avons découvertes et l’art de tuer un homard en lui donnant trop d’attention ! 

En attendant mon retour, je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2016 ! Que cette nouvelle année vous amène bonheur, amour, et paix envers vous-même, vos proches et la planète. Je pense que nous en avons tous vraiment besoin, où que nous soyons !

Tranquilité

À très bientôt,

French Lily

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Du bénévolat à notre calendrier

Cette année, j’ai ajouté de nouvelles activités à notre calendrier de l’avent, dont l’une est très appropriée pour la saison : du bénévolat.

Ça faisait déjà quelques années que je cherchais une occasion d’en faire avec les enfants. Et c’est ici que j’ai trouvé un site web qui répertorie les endroits où les familles peuvent ensemble donner de leur temps. Absolument génial comme initiative pour aider les familles qui ne savent pas exactement quoi faire, ou qui viennent d’arriver dans une nouvelle région. 

Je sais que nous pouvons faire du bénévolat pour différents organismes où les jeunes sont généralement impliqués, où faire des collectes de fonds pour d’innombrables causes. Sofia en a déjà fait pour les maladies du cœur et, plus récemment, pour Hope for Wildlife. Nos deux filles ont aussi fait des corvées pour nettoyer des parcs et leur cour de récréation. Mais cette fois-ci, je cherchais une cause sociale. Chaque année, par l’entremise de leur école elles aident à recueillir des denrées périssables pour les familles dans le besoin, mais je voulais un contact plus direct avec la réalité de plusieurs d’entre elles.

Samedi dernier, notre calendrier nous offrait donc l’activité suivante : aider un refuge pour sans-abris. Au programme : nettoyer les toilettes, trier les sacs de dons, faire des sandwichs et fabriquer des cartes de Noël. Du vrai travail pour sensibiliser nos enfants. Ce fut une initiation modeste, car le refuge était fermé pendant que nous y étions. Mais, entendre la description de l’organisme, la vie des gens qui en bénéficient, et réaliser que ce qu’elles avaient sous leurs yeux était tout ce que ces personnes auraient ce soir-là (et une partie de leur vie) fut une belle introduction à l’entraide sociale. Les filles ont pu être témoins de l’entraide spontanée, de la camaraderie et de la gentillesse des personnes qui s’impliquent généreusement dans ce genre d’activité. Elles ont aussi éprouvé de la fierté de pouvoir aider à leur propre façon des personnes qui en ont réellement besoin. 

Et elles ont très hâte de répéter l’expérience! À peine sorties de l’établissement, elles nous demandaient quand nous allions revenir

***

Plusieurs personnes croient que le bénévolat doit êtrediscret. Qu’on ne doit pas se vanter d’offrir notre temps pour une bonne cause afin de ne pas détourner la valeur du don de soi vers une quête de reconnaissance. Mais je pense que les exemples de bénévolat doivent se multiplier pour inspirer le plus de monde possible à contribuer, chacun à sa façon.

« Be the change you want to see in the world »—Mahatma Ghandi

Si samedi matin j’ai amené mes filles dans un refuge pour sans-abri, c’est parce qu’il y a deux ans ma soul sister m’a partagé sa propre expérience. Cette année là, plutôt que de déposer des denrées non périssables dans la boite prévue à cet effet à l’école de son garçon, elle l’a accompagné pour les remettre directement au refuge. Le responsable, touché par son initiative, en a profité pour leur faire faire le tour de l’organisme, leur expliquer qui avait besoin d’aide et combien de personnes fréquentaient le centre. C’est ce que j’appelle pousser l’expérience un pas plus loin et favoriser la conscientisation de nos jeunes !

Pour les enfants, c’est devenu une habitude d’apporter des denrées non périssables à l’école à l’occasion des Fêtes. Mais combien d’entre eux réalisent concrètement à quoi ça sert? Aujourd’hui, le fils de mon amie le sait. Il peut en témoigner. Il peut toucher d’autres personnes en partageant son expérience. Comme mon amie l’a fait avec moi. Son geste, qui incarne pour moi le rôle parental à son meilleur, m’a inspirée à aller un peu plus loin avec mes filles.

En partageant notre expérience, je ne cherche pas les félicitations. Même si comme tout le monde j’aime les petites tapes dans le dos, ce que j’espère vraiment c’est d’inciter une famille à faire la même chose. 

À chaque personne qui serait tentée de me dire «Bravo pour ton geste! C’est tellement bien de faire ça avec vos enfants», je dis : «merci». J’apprécie votre commentaire et il me touche sincèrement. Mais ce qui me toucherait au centuple c’est de savoir que grâce à mes deux heures, vous aussi donnerez deux heures de votre temps!

Je sais que nous ne sommes pas les seuls parents à initier nos enfants à devenir des êtres humains responsables et attentionnés. J’ai la chance d’en connaitre plusieurs. Mais je pense que si chacun partageait son expérience, nous pourrions inciter encore plus de monde à faire la même chose.

Cette semaine, notre 2 h aura fait une petite différence pour cet organisme qui vient en aide aux sans-abris. Mais si ce deux heures inspire d’autres parents à donner aussi deux heures avec leurs enfants, imaginez l’effet que ça auraaujourd’hui, mais aussi dans notre monde de demain! Car ces enfants qui sont initiés aux causes sociales ont beaucoup plus de chance de répéter l’expérience dans le futur.

Plusieurs personnes qui hésitent à donner de leur temps ne savent tout simplement pas que c’est accessible, ou ils cherchent une cause qui les rejoint. De nombreux parents sont déjà impliqués dans les levés de fonds des organismes de loisirs que fréquentent leurs enfants et c’est difficile de rajouter d’autres heures de bénévolat à leur horaire familial surchargé… mais parfois, il suffit d’une heure ou deux pour faire toute la différence dans les vies des personnes démunies ET celle de nos propres trésors.

Avez-vous déjà fait du bénévolat avec vos enfants? Aimeriez-vous l’expérimenter en 2016? Si oui, avec quel organisme? N’hésitez pas à partager vos expériences, vous pourriez en inspirer d’autres à faire de même! 

***

Quelques ressources pour vous inspirer :

Pour trouver des opportunités de bénévolat dans votre région, selon vos domaines d’intérêt : Get Involved et Bénévoles.ca

Pour du bénévolat dans la région d’Halifax, connaitre les besoins humains et matériels des différents organismes : Halifax Helps

Le refuge que nous avons aidé samedi : Out of the Cold Halifax qui a toujours besoin de ressources humaines et matérielles.

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Visite du Père Noël et de ses rennes!

Calendrier de l'avent

Une façon originale de rencontrer le Père Noël!

Samedi dernier, notre calendrier de l’avent nous proposait d’aller voir Santa nourrir ses rennes ! Il s’agissait d’une activité présentée au Shubenacadie Provincial Wildlife Park, un zoo doublé d’un parc offrant de nombreux sentiers pédestres.

Shubenacadie Provincial Wildlife Park

Une autre belle découverte!

Situé à mi-chemin entre le Pôle Nord et l’Équateur, ce site offre au Père Noël l’emplacement idéal pour ses rennes qui sont encore en formation ! Quelle belle occasion de découvrir un nouveau parc provincial, nous familiariser avec la faune locale et passer du temps en famille, dans la nature !

Zone de décollage!

Zone de décollage!

À notre arrivée, nous avons fait le tour d’un petit centre d’interprétation qui informait les visiteurs sur les caribous, leur habitat et leur alimentation composée essentiellement de lichen. Une activité intéressante qui nous a permis d’en apprendre plus sur les différents cervidés que l’on retrouve au Canada.

En attendant l’arrivée du Père Noël, nous avons exploré une partie du zoo et des animaux qu’il héberge. Même avec plus d’une heure à notre disposition, nous avons manqué de temps pour faire le tour, mais nous avons tout de même fait de très belles rencontres !

Martre du Canada

Une martre pas très heureuse de nous voir…!

Renard véloce

Une espèce de renard en voie de disparition : le renard véloce.

Renard véloce

Réaction unanime des trois filles : “Ooooohhhhhhh!”

Aigles à tête blanche

Toujours impressionnée de voir ces magnifiques oiseaux!

Loup arctique

Mon animal préféré!

Renard roux

Là où j’ai appris que les renards grimpaient aux arbres!

Finalement, l’heure de rencontrer le Père Noël est enfin arrivée ! Après quelques hésitations, les filles ont bravé leur timidité et fait la file pour prendre une photo avec Santa.

Père Noël

La magie de Noël

Nous nous sommes ensuite dirigés vers l’enclos des rennes afin de les voir savourer leur repas !

Père Noël et ses rennes

Les rennes attendaient le Père Noël avec impatience!

Père Noël et ses rennes

De grands amis!

Pour ceux qui demeurent trop loin pour y assister en personne, vous pouvez observer les rennes grâce à une webcam. La caméra diffuse des images 24 h/24 mais vous pourrez voir le Père Noël visiter ses animaux préférés deux fois par jour, à 9 h et à 15 h HNE et ce, jusqu’à la veille de Noël.

Une autre belle activité familiale accessible (8,50$ pour 2 adultes et 2 enfants) et super intéressante! Chaque fois que nous partons explorer la Nouvelle-Écosse, je suis impressionnée de voir toutes les activités offertes aux familles et tous les trésors que recèle cette province des Maritimes. La majorité des endroits que nous avons explorés nécessitent au minimum une deuxième visite pour en faire le tour. Il faut dire que nous deux princesses aiment prendre leur temps lorsqu’il s’agit de découvrir une nouvelle destination!

Shubenacadie, Provincial Wildlife Park

 

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« Ten on Ten » : décembre 2015

Deuxième mois consécutif, malgré la course annuelle de décembre : c’est bon signe ! Le thème de ce mois-ci suggéré par J’habite à Waterford, est « préparatifs ». Très approprié ! Certaines de mes photos respectent le thème, d’autres moins. Mais toutes m’ont permis de savourer la beauté de mon quotidien. C’est le but du jeu, non ? 😉

01. Quand les préparatifs sont trop longs, notre sujet se sauve… Photographier un chien n’est pas toujours facile !

Sofa sans sujet

02. J’adore Noël, la période qui précède cette fête, mais presque autant celle qui précède le 1er janvier. J’aime faire le bilan de l’année qui se termine, et préparer celle qui s’en vient. C’est année, j’ai un peu d’aide grâce à Susannah Conway et son cahier d’exercices qui nous guide à la perfection !

Préparer l'année à venir

03. Mais, au lieu de préparer mon année 2016, je devrais être en train de magasiner… Heureusement, le Père Noël travaille fort pour que tout soit prêt à temps !

Santa's Toy Shop

04. Et son lutin, Jingle, ne prend peut-être pas son rôle assez au sérieux… J’espère que ses copains du Pôle Nord sont plus efficaces !

Jingle

05. La maison est toute prête pour le grand jour ! À l’intérieur…

Bas de Noël

06. et à l’extérieur ! Ne manque qu’un beau tapis blanc…

Home Sweet Home

07. Notre calendrier de l’avent va bon train! De belles surprises attendent les filles. J’ai hâte d’ouvrir certaines enveloppes! 😉

Calendrier de l'avent

08. Finalement, mon premier modèle décide de coopérer… avec un peu d’aide! 

Kabir

09. et 10. Et je ne peux immortaliser une journée sans croquer mes deux modèles préférées! 

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Mes trésors

On se revoit en janvier?

 


« Ten on Ten » est un défi initié en 2008 par la blogueuse américaine Rebekah Gough, défi que j’avais repris sur mon blogue de novembre 2012 à aout 2014. Lorsque j’ai mis fin à ma participation, J’habite à Waterford a vaillamment repris le flambeau et nous offre chaque mois un thème de même que la liste des participants! Visitez son blogue pour découvrir les participants du mois, et la page « Ten on Ten » pour connaitre les détails du défi.

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Mer agitée!

Parfois, lorsque l’on écrit un texte pour notre blogue, par le temps qu’il soit prêt à être publié les émotions se sont transformées. Nous avons pris une distance (ou retrouvé nos esprits) qui fait en sorte que nos mots ne sont plus d’actualité, qu’ils nous semblent disproportionnés ou irréels. C’est le genre de texte qui demeure habituellement dans la pile « draft » ou qui se retrouve carrément dans la poubelle.

Celui-ci j’ai décidé de le publier quand même… pour trois raisons.

Premièrement, parce que c’est vrai qu’à certaines heures je me sens exactement comme ça. Et même si ce n’est pas mon état d’esprit permanent, n’empêche qu’il fait aussi partit de ma réalité.

Deuxièmement, parce qu’on fait souvent mention des ravages du PTSD* chez les militaires, mais nous entendons rarement parler de l’impact des commotions cérébrales ou traumatismes crâno-cérébral (TCC) pourtant très courants dans un métier aussi « physique ». Il faut savoir que leurs conséquences peuvent être aussi graves que celles d’un PTSD et les possibilités d’en être victime beaucoup plus nombreuse. Une fois déclaré et diagnostiqué, le soutien pour les militaires qui en sont victimes est fantastique! Je suis témoin depuis quelques années déjà de tous les services et le soutien qui leur sont offerts. Il y a aussi de l’aide disponible pour les conjointes, mais ça n’empêche pas les émotions de parfois prendre le dessus ni le sentiment d’isolement de nous envahir.

Finalement, je publie mon texte surtout parce que j’ai déjà lu celui d’une conjointe prise dans la même situation que moi, et à l’époque il m’avait fait énormément de bien. Pour la première fois, je réalisais que je n’étais pas seule dans cette situation et que mes réactions étaient normales. Peut-être que mes mots et mon cheminement toucheront aussi une personne qui a drôlement besoin de les entendre!

*En français on dit TSPT pour trouble de stress posttraumatique, mais dans la vie courante on parle pratiquement toujours de PTSD (post-traumatic stress desorder).

Mer agitée

I need a break.

J’ai besoin d’un break. Pas de mes enfants. Pas de ma vie. Même pas de mon mari… J’ai besoin d’un break de PTSD, de TCC, de transition de carrière, de libération médicale.

Pendant toute la carrière de mon Guerrier, notre (ma) vie tournait autour de la sienne : ses missions, ses mutations, sa présence, ses absences, ses aventures (ou mésaventures).

Depuis son accident du 25 juillet 2014, tout gravite autour de sa rééducation, de sa guérison, de sa transition vers une vie civile. Et c’est intense. TOUT tourne autour de ça, 24 h sur 24. Oui, même la nuit quand ses sursauts me réveillent…

J’ai besoin d’un break de ma job de personnel de soutien et de cheerleader.

J’ai besoin d’un break d’être toujours vigilante : surveiller l’humeur de mon Guerrier et les situations qui pourraient déclencher des réactions nucléaires ou la fin d’un sourire et d’une ambiance joviale; je dois constamment évaluer l’atmosphère locale : distraire, faire semblant d’ignorer, dédramatiser, ajouter un brin d’humour ou initier une évacuation majeure! 

J’ai besoin d’un break des émotions en dents de scie. Quand une simple remarque de ma part (ou tout autre déclencheur qui passe inaperçu à mes yeux) entraine une période de silence, des réponses monosyllabiques, de la froideur ou de la distance.

J’ai besoin d’un break de ne pas avoir le droit de réagir ou de me plaindre. Que si je me fâche, je n’ai pas le droit de prendre le temps que JE veux pour reprendre mes sens! Car si je ne souris pas au moment même où les médicaments font effet (ou n’importe quoi d’autre qui ramène le beau temps dans la tête de mon Guerrier), ça y’est tout est de ma faute parce que JE suis fâchée et que JE ne fais pas d’effort (Really?!?).

Je suis tannée d’être invisible. Parce que quand tout tourne autour d’une seule personne, l’entourage le devient par défaut. Nos émotions à nous, notre façon de les gérer, nos moments de frustration, plus rien de tout ça ne nous appartient. On ne peut plus avoir de mauvaise journée « juste parce que ». Comme si nos sentiments, nos frustrations ne pouvaient avoir d’autres déclencheurs.

Je suis tannée que l’état de mon Guerrier, sa rééducation, sa transition soient l’essentiel de notre vie, le centre de notre Univers, ce sur quoi « on travaille ». 

Dès ma plus tendre enfance, mes parents m’ont poussée à développer mon autonomie, une qualité qui m’a drôlement servie comme conjointe de fantassin. Je lisais récemment que « Dans la culture militaire, l’autonomie et l’endurance malgré la douleur et les difficultés sont des vertus, même dans la famille. » C’est vrai et ça nous sauve (ça et bien d’autres choses). Mais j’ai besoin d’un break d’être autonome et endurante. Je veux juste mettre la switch à off pendant quelques heures. Pas solutionner, aider, améliorer. Juste off. Comme lorsqu’on décide de débrancher internet ou notre téléphone pour quelques heures. 

Je me trouve égocentrique d’oser parler ainsi, parce que je n’ai vraiment aucune raison de me plaindre ou de faire quelque reproche que ce soit à mon Guerrier. Il fait absolument TOUT ce qu’il faut pour aller mieux. Il va chercher l’aide qui est offerte, et Dieu sait qu’il y en a des programmes et des professionnels à sa disposition pour l’aider! Il suit les recommandations médicales. Il sacrifie son confort pour assurer le plus de beau temps possible à sa famille. Les progrès sont constants. On voit la lumière au bout du tunnel.

Je veux juste un break du tunnel.

J’aimerais bien retrouver une vie « normale » pour quelques heures. J’ai besoin de patience moi aussi. J’ai besoin d’une épaule moi aussi. Sans être le centre de l’Univers, j’aimerais bien être un satellite un peu plus visible…

« On peut se rendre heureux, ou se rendre misérable. La quantité de travail est la même. » – Carlos Castaneda

Un jour ou l’autre, nous avons tous besoin d’un break de notre vie.

Tout le monde a ses propres défis à relever : un problème de santé, un TDAH, un deuil, un handicap, une perte d’emploi, des difficultés financières, nommez-les! Et nous rêvons tous de nous évader de notre quotidien, ne serait-ce que pour quelques heures.

Alors, qu’est-ce que je fais quand j’ai sérieusement besoin d’un break de ma vie?

  1. J’écris. Dans mon journal, à une amie, à mon guerrier ou sur mon blogue. L’écriture est ma façon à moi de faire le ménage dans ma tête. D’exorciser les démons. En les nommant, il rapetisse. Un peu comme allumer la lumière dans une chambre d’enfant pour faire disparaitre les monstres sous le lit.
  2. Je fais de la photographie. J’essaie de trouver l’expression, le paysage, la fleur ou le traitement qui reflètera le mieux mon état d’âme.
  3. Je prends une douche! Même s’il est midi! J’ai ainsi l’impression que la journée recommence à neuf.
  4. Je lis un roman cul-cul ou je regarde un film cul-cul. Il n’y a rien comme de la chick lit ou chick flicks pour dédramatiser notre propre vie!
  5. Je roule. L’autoroute qui s’étire devant moi fait rêver d’un départ, d’aventure, de découverte et forcément d’évasion. Et, pendant quelques minutes, elle me donne l’impression de fuir ma réalité.
  6. Je respire et je fais la liste de toutes les raisons que j’ai d’être reconnaissante. Même quand ça va mal, ça pourrait être pire. Et trouver de petits bonheurs aide à moins se prendre au sérieux.
  7. J’écoute de la musique de Noël! Même au mois de juillet, ça peut faire des miracles!
  8. Si c’est vraiment sérieux : rendez-vous chez la coiffeuse! Pour un changement radical.  😉

Évidemment, je ne parle pas de solutions pour guérir une dépression, ou un état qui me donnerait envie de me rouler en boule dans un coin! Je ne suis pas inactive ou anéantie. Je suis prête à foncer… juste « ailleurs » pour quelques heures.

Je sais aussi qu’en cas de besoin, il y a des ressources disponibles pour les familles. J’ai également des amies à qui je peux parler, avec qui je peux ventiler. Et notre situation est loin d’être catastrophique! Mon Guerrier et moi avons la chance d’être complices, d’être capables de discuter des sujets les plus intimes en toute honnêteté, et surtout d’avoir une relation remplie d’amour et de respect.

« Changez votre façon de voir les choses, et les choses que vous voyez vont changer. » — Dr Wayne Dyer.

Finalement, je réalise que la seule personne qui puisse faire quelque chose c’est moi… Si l’état de mon Guerrier est devenu le centre de l’Univers, c’est peut-être parce que j’en ai fait le centre de mon Univers. Et ce n’est pas parce que je le perçois ainsi que c’est effectivement ce qui se passe. Dans la vie, tout est une question de perspective… et si je change la mienne, ma réalité changera elle aussi! 

Et je pourrai redevenir la meilleure des cheerleader, la plus aimante des fire team partner pour l’Homme de ma vie.

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