Le 25 juillet dernier, mon Guerrier défiait la mort lors d’un accident de parachute. Déjà dix mois depuis ce jour qui allait transformer nos vies. Ce texte est l’un des plus intimes publié à ce jour sur mon blogue. J’ai hésité longtemps avant de rendre publique une partie si personnelle de ma vie. J’ai décidé de le faire en espérant que mon témoignage puisse encourager ne serait-ce qu’une personne vivant la même situation, et qui se sent isolée comme je me suis déjà sentie.

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Récemment, un ami me demandait si mon Guerrier avait des séquelles de son accident de parachute…

Oh oui.

Et je réalise de plus en plus qu’il n’est pas le seul… 

Il vit (et nous vivons) avec les séquelles du dernier accident en liste… et de tous ceux qui ont précédé. Le dernier est certainement le plus spectaculaire et life changing. Faire face à la mort bouleverse notre façon de voir la vie. Une vision, si brève soit-elle, de l’essentiel laisse des traces. Et même quelque chose d’aussi positif qu’un miracle peut être difficile à gérer pour la personne qui le vit… et sa famille.

Parlons tout d’abord de mon miraculé :

Physiquement, les soins requis pour son bras resté emprisonné dans les câblages ont permis de détecter d’autres problèmes. Grâce à sa physiothérapeute, ils ont même découvert deux fractures à la colonne vertébrale : blessure dont les radios prouvent qu’elles ont été causées par l’accident qu’il avait subi deux semaines plus tôt, mais que les médecins n’avaient pas remarqué! Et c’est sans compter le diagnostic de ses épaules calcifiées… Heureusement, il peut maintenant recevoir les soins dont il a besoin pour éventuellement récupérer… mais la route est longue, le corps est profondément meurtri et les attentes de mon Guerrier sont élevées! L’accumulation de traumatismes fait son œuvre… et la frustration se montre souvent le bout du nez.

Psychologiquement, les remises en question se poursuivent. Les priorités ont changé, les ambitions aussi… Heureusement de ce côté ce n’est que du bon! Ou presque…

Une personne qui survit miraculeusement à un accident fait face à des révélations bouleversantes qui amènent des remises en question parfois profondes. Elle tente d’expliquer ce qui s’est passé, de comprendre… alors qu’elle doit parfois tout simplement accepter qu’il n’y ait pas d’explications… ou de réponses. C’est un long processus qui peut être frustrant. Surtout si l’urgence de vivre est confrontée à une réalité qui prend son temps…

Et moi là-dedans?

Je me trouve parfois égoïste de tenter de comprendre et d’expliquer ce que tout ça signifie pour moi. Après tout, je n’ai rien risqué… ce n’est pas moi qui était en danger. Ce n’est pas moi qui ai survécu miraculeusement. Ce n’est pas moi qui ai affronté la mort en pleine face! Je suis seulement chanceuse d’être encore mariée à l’Homme de ma vie.

Mais je dois admettre que c’est aussi ma vie qui s’est trouvée transformée.

Mon plus grand soulagement vient du fait que chaque jour j’ai de moins en moins peur que mon Guerrier meurt subitement, et que la vie me ramène vers le destin qui m’attendait le 25 juillet dernier. L’impression de vivre sur du temps emprunté s’estompe tranquillement… comme celle que l’homme de ma vie n’a été sauvé que pour « régler » quelque chose et que dès qu’il mettra le doigt dessus, l’issue sera fatale.

Ça peut sembler stupide comme réaction, mais quand mon père a été hospitalisé, on ne lui donnait que quelques jours à vivre. Il a pris du mieux et est finalement sorti de l’hôpital! Nous sommes retournés à Trenton avec la promesse de revenir le voir une semaine plus tard pour la relâche. Nous avons alors passé de merveilleux moments avec lui, entre autres à magasiner les « jouets » dont il rêvait depuis longtemps — y compris le nécessaire pour se remettre au dessin. Il est mort quelques jours après notre départ… Il était finalement revenu le temps de régler ses affaires et profiter de sa famille une dernière fois…

Après la survie miraculeuse de mon Guerrier, j’ai eu peur que la même chose se passe pour lui. Cette crainte est restée longtemps logée au fond de mes tripes… mais heureusement elle s’efface tranquillement.

Avec le retrait de la peur du retour de la grande faucheuse, j’ai le temps de réaliser autre chose…

Par exemple, je réalise que malgré le côté spectaculaire du dernier accident, c’est l’accumulation de séquelles qui m’affecte le plus…

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En 2007 mon Guerrier survivait à un premier accident de parachute au prix d’une commotion cérébrale sévère. Et depuis, nous vivons avec les répercussions.

Dans le monde du sport, on étudie de plus en plus les conséquences des commotions… mais il en reste encore beaucoup à dire sur le sujet. Au sein des Forces on parle surtout de PTSD, de son impact sur les militaires et leur entourage. Les commotions par contre demeurent un mal silencieux, qui bouleverse pourtant de façon irréparable la vie d’un individu et de sa famille. Un traumatisme crânien brise le cerveau et affecte sa façon de commander le reste du corps… et des émotions. Certaines connexions peuvent se refaire ou emprunter un chemin différent pour atteindre leur objectif, mais le modus operandi d’origine est bousillé. L’impact est dissimulé à l’intérieur des cellules et malheureusement permanent.

Comme conjointe il faut donc faire le deuil de l’homme que l’on a connu, le deuil d’une connexion, apprendre à accepter un changement de personnalité et compenser les pertes de notre compagnon de vie. Il faut reconstruire une nouvelle « relation », de nouvelles règles, et développer de nouvelles compétences pour remplacer celles perdues par notre amoureux. Il faut aussi apprendre à gérer toute la frustration qu’amènent de tels bouleversements chez la victime d’une commotion… sans trop laisser paraitre la nôtre… qui s’accumule silencieusement. Nous sommes le principal témoin d’une situation sur laquelle nous n’avons aucun contrôle et qui pourtant affecte notre quotidien de nombreuses façons.

Puis un accident traumatisant vient tout bouleverser! Une nouvelle couche de conséquences s’ajoute à la première qui miraculeusement s’efface temporairement. Comme si l’impact au sol ou une rencontre mystérieuse avec la vie venait ressouder les connexions cérébrales qui s’étaient brisées il y a près de 8 ans.

Et, du jour au lendemain, vous retrouvez l’Homme que vous avez connu. En mieux.

Mais ce que vous ignorez, c’est que c’est temporaire. Ce n’est qu’une lune de miel qui, comme dans un mariage, dure l’espace d’un voyage. Et vous revenez à la réalité. Celle d’avant. En version « revue et corrigée »…

Le réveil est brusque et cru. Il n’y a rien eu pour amortir ma chute. Ce n’est pas moi qui suis suivie par une équipe d’experts. Je suis seule avec mon bagage d’expériences et de croyances. Ma force intérieure est mon seul soutien… avec celui d’amies très chères dont le nombre n’approche toutefois pas celui des spécialistes qui étudient le cas de mon miraculé.

Est-ce que cette nouvelle réalité est pire? Oui parce que pendant quelques semaines ou mois j’ai touché moi aussi une parcelle de miracle, d’une vie idéale. Je dois maintenant canaliser à nouveau toutes mes aptitudes d’adaptation que j’avais tranquillement et laborieusement mises en place au cours des huit dernières années. Le retour à la « réalité » est dur, car je dois faire un deuxième deuil. On me retire encore une fois une parcelle de paradis que l’on m’avait présentés sur un plateau d’argent.

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Comment je fais pour gérer tout ça?

Premièrement, avec Amour. Une sacrée grosse dose d’amour pour mon Guerrier, pour l’être humain qu’il est, pour nos filles, notre famille, notre vie. Et l’Amour qu’il ressent pour nous.

L’amour m’empêche de m’apitoyer sur mon propre sort. On s’aime, nous sommes deux pour faire face à la vie, et nous avons le bonheur d’être encore ensemble. Le reste, on peut s’arranger. L’essentiel est là.

Deuxièmement, grâce à nos discussions honnêtes et respectueuses. Nous sommes exceptionnellement proches et nous partageons ouvertement la majorité de nos émotions ou de nos pensées. Parfois instantanément… parfois après quelques jours ou quelques semaines. Mais la ligne de communication est toujours ouverte.

Troisièmement, je me donne le droit d’être frustrée moi aussi, et j’exprime ma frustration. Pas toujours à mon Guerrier qui en a suffisamment sur les épaules… mais à une amie proche ou par l’entremise de l’écriture ou de la photographie. La clé : oui, me donner le droit d’être frustrée, mais une fois celle-ci exprimée, je passe à autre chose!

Finalement, ce qui fait toute la différence pour moi c’est l’attitude. Ceux qui me connaissent savent que je n’adopte jamais celle d’une victime. J’assume mes responsabilités et je suis très consciente que JE suis responsable de mon attitude, de mon bonheur. JE suis celle qui peut faire la différence dans ma vie, c’est moi seule qui ai ce pouvoir, personne d’autre. Toute une responsabilité? Non, plutôt toute une liberté!

Malgré la liste des adaptations à faire, mon attitude fait encore et toujours la différence. Comment? Grâce à une saine ouverture d’esprit, une curiosité insatiable… et des années de pratique. Je ne me demande jamais « Pourquoi moi ? », mais plutôt « So, now what? ».   

Pour avancer et évoluer, je cherche toujours à trouver une explication qui va au-delà de la liste des parties physiques et psychologiques qui sont brisées. J’essaie toujours de voir plus loin. Les conséquences de l’accident sont notre réalité actuelle. Je ne peux rien y changer alors pour quoi m’y attarder? Pourquoi me morfondre sur ce que serait ma vie « sans » ou passer mes nuits à me demander « pourquoi moi »? C’est arrivé, point. Maintenant « deal with it ». Et « deal with it » signifie : voir « the big picture ». Sortir de mon petit nombril et explorer les opportunités.

Face à un défi de taille, je pense que l’Homme se tourne naturellement ou éventuellement vers le monde spirituel. Le milieu médical a ses limites — même celui des psychologues. Il faut donc chercher ailleurs.

L’explication du sens ultime de la vie, ou celle des évènements qui viennent la bouleverser varie d’une personne à l’autre. Elle peut être religieuse ou non. Spirituelle ou non. Philosophique ou non. Elle prend du temps à se mettre en place et offrir un refuge qui a du sens. Heureusement, j’ai un bon bagage… car je cherche la mienne depuis l’âge de 10 ans. L’âge où j’ai demandé pour la première fois de mourir. Et c’est à 10 ans que j’ai commencé mon voyage spirituel.

À l’époque, ma mère se mourrait d’un cancer, notre relation n’était vraiment pas idyllique alors j’ai demandé à Dieu de faire un échange : ma vie contre la sienne. À mes yeux, elle était mieux que moi. « Elle » méritait de vivre. Moi? Pas autant. Elle m’avait déjà expliqué assez clairement qu’elle m’avait adoptée pour faire plaisir à mon père après avoir perdu son premier enfant. Pour en rajouter, elle me confiait dans le même élan qu’elle ne m’aimait pas.

Comme elle était la deuxième à me rejeter (selon ma fiche d’adoption, ma mère biologique m’a mise en adoption pour pouvoir travailler et payer les études de son frère…), ma vie ne faisait pas vraiment de poids dans la balance. Ma mère adoptive était adorée de tous et malgré son manque flagrant d’instinct maternel, avait une personnalité publiquement attachante. Négocier avec Dieu me semblait donc tout à fait naturel et mon offre était logique à mes yeux… mêmes de 10 ans.

« Il » ne m’a pas écoutée.

Si Dieu lui-même ne voulait pas m’accorder ce souhait, il devait donc y avoir une raison! Peut-être inconnue pour moi (clairement inconnue pour moi!), mais ça ne signifiait pas pour autant qu’elle n’existait pas. J’ai donc cherché la réponse… partout… et ailleurs.

C’est à ce moment que j’ai commencé à développer une attitude de « deal with it ». Clairement, quelque chose m’échappait dans le sens du fil des évènements, mais clairement il fallait gérer tout ça et faire confiance que ça faisait partie de la vie. Et c’est devenu ma force de caractère.

Depuis, chaque épreuve me pousse à chercher. À bitcher oui. Mais j’ai toujours su qu’il y avait une explication et qu’un jour je la trouverais. Et chaque jour, je me rapproche de la réponse. Chaque défi me montre le chemin, car il y a toujours une étincelle qui m’offre un début d’explication. Et pour la trouver, je sais que je dois regarder : elle se trouve parfois sur l’épaule d’une amie, dans les ressources professionnelles, dans un livre qui me tombe entre les mains, dans les paroles d’une chanson, dans l’expérience des autres, dans le bilan de mon propre chemin, dans l’amour de mes proches, parfois dans celle de parfaits inconnus qui m’offre un sourire, une phrase, un acte gratuit.

Chaque bloc d’explication qui s’imbrique dans tous ceux que j’accumule depuis plus de trente ans représente une lumière qui guide mes pas. Et quand vous voyez cette lumière, même de loin, vous ne pouvez faire autrement que partir à sa recherche. Vous ne pouvez pas perdre de temps à vous apitoyer sur votre sort à chaque épreuve, devant chaque défi ou au travers chaque crise, car vous êtes trop occupé à chercher un éclat lumineux.

Dès ma première prise de conscience qui remonte à une époque où j’aurais dû me concentrer sur mes poupées, j’ai toujours aperçu parfois seulement du coin de l’œil, la lumière d’une explication. J’ai réalisé que je ne pouvais plus m’attarder à blâmer la terre entière pour mes malheurs, ou même chercher des coupables ou des personnes qui « devraient » me sortir du trou. J’ai compris que c’était à moi de marcher vers la solution, en marchant vers chaque petite lueur qui ressemble parfois à une luciole, mais qui est toujours, toujours présente.

Je n’ai pas encore trouvé l’explication finale, je ne m’attends pas vraiment non plus à la trouver. Mais je suis très curieuse de voir où m’amène chaque luciole qui croise mon chemin.

On dit souvent que le vrai voyage n’est pas la destination, mais le chemin qui nous y mène. C’est doublement vrai quand le voyage est spirituel. Et comme dans chaque voyage — même au monde merveilleux de Disney — il y a des embuches, des cornets de crème glacée qui tombent par terre, des frustrations et des situations qui vous feront crier de rage : « OH! COME ON!!! ». Mais chaque fois, comme à Disney, les lumières d’un feu d’artifice vous attendent… peut-être pas tous les soirs… mais ils finissent toujours par se présenter.

Alors oui, le dernier accident de mon Guerrier a laissé des séquelles. But I’m dealing with it! Avec de l’amour, le soutien de mon meilleur ami, et un sourire presque toujours serein éclairé par la lumière des lucioles.

Lights

Je pense que c’est évident que mes priorités sont ailleurs. Tout se bouscule, je manque de temps et si l’inspiration est au rendez-vous, c’est le temps de tout mettre en place qui me manque.

Je ne veux pas photographier pour « photographier »… je ne veux pas prendre n’importe quoi juste pour cocher « done ». Chaque semaine j’ai une image dans ma tête, mais mon horaire ne me permet pas de lui donner vie. Et si être reconnaissant est le thème du défi — et que n’importe quelle photo même prise à la sauvette peut exprimer cette gratitude — mon objectif personnel était d’explorer ma créativité… et je n’arrive pas à le faire.

Je mets donc fin au défi. Merci à tous ceux qui ont participé, tous ceux qui sont venus regarder nos images. Même s’il fut court, je suis très heureuse d’avoir amorcé ce projet et découvert ce que vous aviez à partager.

French Lily

Suivre sa voie

Je pensais choisir un autre sujet pour le défi de cette semaine, mais j’ai trouvé quelque chose que je suis très heureuse de toucher : le poil de mes animaux. Quand je vous ai parlé de Kabir cette semaine, je vous ai confié que j’étais asthmatique. Depuis ma plus tendre enfance, être à proximité d’un animal est impossible pour moi sous peine de déclencher une crise d’asthme. En toucher un était donc interdit à moins de vouloir me retrouver aux urgences ou, pire encore, hospitalisée pendant des jours, ce qui m’est arrivé deux fois.

Éventuellement, à l’aide de médicaments, j’ai pu « tricher » un peu et élargir mon contact avec les bêtes à poil. Mais le geste était toujours accompagné d’effets secondaires… il n’était jamais gratuit ou sans conséquences.

Grâce à ma désensibilisation à nos deux chats, j’ai enfin découvert la liberté de flatter pendant des heures le poil si doux de Minoune et Grizou! Quel plaisir d’avoir l’un d’eux couché sur mes genoux, le caresser et même me frotter le visage contre sa tête! Est-ce qu’il y a quelque chose de plus doux que la fourrure d’un chat? C’est un double plaisir quand pour vous, ce ne fut jamais un acquis, mais pratiquement un miracle.

Aujourd’hui, grâce aux croisements génétiques qui nous ont donné Kabir, je peux aussi jouer avec un chien, le flatter « à mon gout » et même le laisser dormir à mes pieds sans aucun problème de santé. Une situation que je ne pouvais imaginer quand j’étais enfant — un rêve que je croyais impossible.

Je suis donc profondément reconnaissante de pouvoir toucher mes animaux sans souffrir de leur présence.

Une bête me reste encore à conquérir : le cheval! En effet, un autre de mes rêves est de pouvoir pratiquer l’équitation. Malheureusement, juste accompagner mes filles à leurs cours déclenche une tempête! Mais qui sait, peut-être qu’un jour je gagnerai aussi cette bataille!

Horse Riding Lesson

Me replonger enfin dans mes souvenirs de Disney pour raconter notre séjour en terre américaine c’est comme ouvrir une boite de chocolat à 9 h du matin quand les enfants viennent de partir pour l’école! Vive ces quelques secondes qui précèdent LE moment de pur bonheur!

Ici, « quelques secondes » est malheureusement le mot-clé… car je dois mettre mes chocolats de côté, sortir le chien pour la 10e fois et répondre au 100e commentaire de ma belle Sofia. Parce que nous ne sommes pas un jour de semaine. Parce que je ne suis pas seule… mais comme je suis la seule adulte à portée de voix et d’oreille, je suis LA personne-ressource pour tout ce qui respire dans la maison… alors voilà : je reviendrai plus tard sur notre escapade au merveilleux monde de Disney…

En attendant, je vous présente l’une de ces petites bêtes qui ne peuvent se passer de moi : Kabir le magnifique! Enfin, c’est ce que son nom signifie. Mais avouez qu’il le mérite bien!

You left me!
Son expression à mon retour de l’épicerie…

J’ai toujours rêvé d’avoir un chien. J’en ai déjà presque eu un : Baptiste, le vagabond de notre quartier que tout le monde détestait parce qu’il volait les balles de tennis, courrait après les voitures et offrait gracieusement ses gènes à toutes les femelles sur son territoire. Moi je l’adorais! Et il me le rendait bien. Les jours d’école, il attendait chez lui de voir passer mon autobus scolaire qu’il suivait en courant jusqu’à mon arrêt. Il n’écoutait jamais ses maitres qui respectaient son tempérament vagabond, et préférait passer ses journées chez moi. Parfois (souvent), il y passait aussi ses nuits, blotti au pied de mon lit.

Je n’ai jamais pu l’adopter officiellement, car je suis allergique au poil d’animaux. Je suis asthmatique et mon amour pour les quadrupèdes m’a conduit de nombreuses fois aux urgences de l’hôpital.

Baptiste a donc toujours été le seul chien que je croyais avoir.

Plus tard j’ai eu des chats… par accident. À l’automne 2001, mon Guerrier et moi avons adopté une chatte en détresse, abandonnée dans notre ruelle. Ça m’a pris un mois pour réussir à l’apprivoiser, mois que mon système immunitaire a utilisé pour bâtir un système de protection. Je suis encore allergique aux chiens et aux chats, mais je tolère ma chatte et le chaton qu’elle a mis au monde en mars 2002.

Minoune

Grizou

L’an dernier, quand nous pensions déménager à Ottawa, nous voulions acheter une maison avec un grand terrain. Mais grand terrain signifie pour moi besoin de protection, mon Guerrier étant trop souvent absent. Comme j’ai toujours rêvé d’avoir un gros chien protecteur, l’occasion était parfaite pour tenter l’expérience. J’en ai discuté avec mon médecin et, même si elle recommandait un chien peu allergène, elle croyait qu’avec le temps je pourrais renforcer encore une fois mon système immunitaire. En cas d’échec, je pourrais toujours suivre un traitement d’injections pour me désensibiliser à mon animal.

Au départ, j’espérais avoir un Shillow Shepperd, un magnifique chien de garde parfait pour les familles, jusqu’à ce que l’on tombe en amour avec Jack, un adorable Goldendoodle. Nous avons alors repris nos recherches sur les différentes races canines, et finalement opté pour un Labradoodle, une autre espèce relativement hypoallergène. Cette solution simplifiait drôlement mon adaptation immunitaire et représentait un meilleur choix pour la famille.

Nous avions identifié l’espèce, il fallait maintenant trouver un éleveur. Je suis habituellement du genre « adoption dans un refuge », mais nos restrictions raciales compliquaient cette alternative. Nous nous sommes donc documentés sur les éleveurs de notre région, poussant les recherches jusqu’à Ottawa. Quand le changement de posting s’est présenté, nous avons réorienté nos fouilles du côté de la Nouvelle-Écosse et trouvé celui correspondant à nos besoins.

À l’origine, nous devions adopter notre chiot après notre déménagement à Halifax, un choix logique et raisonnable. Mais, concours de circonstances et moment d’insanité collective, nous avons décidé de l’adopter plus tôt!

C’est ainsi que Kabir, âgé d’à peine 10 semaines, est revenu avec nous de notre HHT  

Kabir
Une petite fille heureuse…!

Je dois l’avouer, j’anticipais le pire! Mais le voyage de retour c’est relativement bien passé. Il est très calme en voiture, confortable dans les lieux publics… mais déteste être dans son sac de voyage, surtout si ce dernier est fermé! Et dans l’avion, il ne s’est pas gêné pour manifester son mécontentement! Heureusement, un bébé tout aussi contrarié s’exprimait bruyamment, distrayant les passagers de notre quadrupède!

Tout comme son compagnon d’infortune, Kabir n’a pleuré qu’au moment du décollage et celui de l’atterrissage. Il faut dire que les règlements des compagnies aériennes ne facilitent pas l’adaptation de nos petites bêtes! Repoussé sous le siège devant mon Guerrier, toutes les fenêtres de son sac fermé, il n’avait aucune chance de trouver du réconfort. À l’atterrissage, dès que nous avons eu l’autorisation de nous détacher, notre chiot sortait enfin la tête de sa prison et retrouvait le « sourire ».

Malheureusement, attendre pendant de longues heures dans un aéroport pour ensuite voler pendant encore deux heures, ce n’est pas l’idéal pour aller à la toilette…

Alors que nous avions mis Kabir en laisse pour lui permettre de se dégourdir les pattes pendant que nous attendions sagement l’ascenseur, notre petit chéri en a profité pour se laisser aller… Un beau GROS tas très moelleux… et TRÈS odorant… devant toutes les autres personnes qui attendaient avec nous!

Les « Ohhhhhhh how cuuuuuute is he!!! » se sont rapidement transformé en « Yeeeeeeeeeeeew!!  How gross!!!!!!! ». Même si nous avons tout ramassé et nettoyé, les regards dédaigneux et réprobateurs étaient nombreux! Au point qu’on nous bloc stratégiquement l’accès à l’ascenseur quand celui-ci est enfin arrivé!!! Oui, ils ont eu droit à un « THANK YOU SOOO MUCH!! » et le meilleur de mes regards assassins!! 

Nous avons donc attendu encore 10 minutes qu’un autre ascenseur se pointe enfin, rigolant de l’air snob et dédaigneux de ceux qui venaient de partir!

Bienvenue à Toronto!

Kabir
Trop fatigué pour même sortir de son sac…

La partie terrestre de notre voyage de retour vers la maison s’est merveilleusement bien passé! Notre « bébé » semble apprécier les déplacements en voiture, surtout entouré de Sofia et Audrey qui le couvre d’affection. Soulagement total, car au nombre de déplacements que nous effectuons, nous avons besoin d’un chien qui aime voyager!

Alors voilà donc la nouvelle addition à notre famille! Un bébé qui a aujourd’hui 3 mois et qui déplace de l’air! Je suis certaine que je vais en avoir long à raconter à son sujet…

J’ai la chance d’être entourée de nombreuses personnes inspirantes. Il y a d’abord eu mon Papa qui a influencé ma façon de voir la vie. Puis il y a eu la famille, les amis, mon Guerrier. Je pourrais facilement consacrer un texte à chacune de ses personnes — et je pense que plusieurs seraient surprises de savoir qu’elles sont toutes une source d’inspiration pour moi, pour une raison ou une autre.

Mais deux d’entre elles méritent une place spéciale. Peut-être parce que je croyais que c’est moi qui devais être un modèle pour elles, alors que chaque jour je constate que les rôles sont inversés.

Vous aurez deviné que je parle de mes deux filles, Sofia & Audrey. Malgré leur jeune âge, en dépit de leur manque d’expérience, elles sont une source quotidienne d’inspiration, chacune à leur façon.

Audrey & Kabir

Avec le temps, je réalise que les adultes correspondent davantage à un idéal à atteindre… un fil d’arrivée qui me semble hors de portée, car je n’ai pas traversé tout le chemin qu’ils ont parcouru. Mes enfants me montrent ce chemin. Leur naïveté? Leur vision pure qui n’a pas encore été altérée par le doute, les préjugés, le manque de confiance? 

Sofia & Audrey me démontrent que le résultat peut être différent des attentes… ou des scénarios que l’ont se bâtie dans notre tête. Elles me prouvent que les embuches que l’ont s’imaginent sont rarement réelles. Elles sont l’exemple parfait que tout peut arriver… et qu’on se pose souvent beaucoup trop de question! 

Sofia

Et pour ça, je leur suis profondément reconnaissante.

Merci mes amours!

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#52xMerci c’est une photo par semaine pendant 52 semaines dont le sujet doit représenter une raison d’être reconnaissant envers la vie, une raison de dire « Merci ». Consultez ce texte pour connaitre les détails de l’inspiration du projet, et cliquez sur le titre #52xMerci pour connaitre les règles. N’hésitez pas à vous joindre à nous! Il n’est jamais trop tard pour relever le défi et dire « Merci » :)  La liste des participants de la semaine #17 se trouve ici! Laissez-vous inspirer par leur témoignage de gratitude.

L’avantage de célébrer la naissance de notre princesse américaine un vendredi saint, c’est que nous avons l’occasion d’inviter la famille à rester pour partager un brunch pascal. Les festivités s’étirent sur quelques jours, et je n’ai entendu personne s’en plaindre!

Une belle guitar!

Après le père Noël, le Lapin de Pâques occupe une grande place dans le cœur de nos deux filles, et elles attendent sa visite annuelle avec impatience. Il faut dire qu’elles se font drôlement gâter par ce dernier. Chaque printemps, il cache des œufs de plastique remplis d’œufs en chocolat dont l’un d’eux se trouve généralement dans un panier rempli de surprises : un livre, un toutou, du chocolat.

Cette année, nous lui avons proposé quelque chose de différent. Considérant l’impact sur l’environnement d’une telle consommation de matière plastique non recyclable (les filles tiennent absolument à garder leurs œufs… mêmes vides), j’ai suggéré de lui laisser un panier contenant leurs œufs vides en espérant qu’il les remplirait et les cacherait. Mon environnementaliste en herbe a adoré la suggestion, et s’est proposé d’écrire une note au Lapin de Pâques afin de lui expliquer notre stratégie!

Lettre pour le lapin de Pâques

À mon grand soulagement, le lapin a accepté notre offre!

Lettre du Lapin de Pâques

Livres

Après une course un peu trop endiablée pour des parents réveillés beaucoup trop tôt, elles ont trouvé leur trésor qu’elles se sont empressées d’explorer! Et comme nos deux princesses sont TRÈS matinales le dimanche de Pâques, j’ai eu amplement de temps pour préparer notre brunch traditionnel pendant qu’elles savouraient leur chocolat.

Chocolat

Pendant que je cuisinais en suivant du coin de l’œil les péripéties de Charlton Heston dans son rôle légendaire de Moïse, mon Guerrier s’adonnait à une activité qui n’était vraiment pas prévue au programme de la journée : accompagner notre chatte chez le vétérinaire.

Samedi soir, oui oui, la veille d’un long congé et à quelques heures d’une absence d’une semaine, j’ai remarqué que notre Minoune avait une gencive enflée. Impossible de la laisser comme ça juste avant de partir, sans pouvoir superviser son état pendant une si longue période! Nous avons heureusement trouvé un vétérinaire ouvert 365 jours par année et fixé un rendez-vous pour le dimanche matin. De Pâques.

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Diagnostique : une dent lousse qui créait de l’infection dans la gencive. Solution : une opération sous anesthésie pour retirer la dent avant que l’infection ne progresse et que son état se détériore. Après un peu de gymnastique pour organiser son rapatriement post opératoire pendant que nous serions à Halifax, Sofia, qui l’avait accompagné chez le vétérinaire, lui a fait le plus gros des câlins avant de revenir célébrer avec nous… le cœur gros d’abandonner Minoune — même entre bonnes mains —, mais soulagée de savoir que nous étions intervenus à temps.

** Rassurez-vous : tout s’est très bien passé, l’opération fut un succès et notre chatte est maintenant en pleine forme! Elle est seulement frustrée de maintenant partager la maison avec un autre quadrupède… mais ça, c’est une autre histoire!

Après s’être enfin attablé devant notre festin pascal et dégusté un peu de chocolat à notre tour, le temps était malheureusement venu de dire adieu à notre visite, faire un brin de ménage, enlever les décorations de Pâques, faire les bagages et compléter les préparatifs pour notre fameux HHT!

Grâce à nos visiteurs et la magie des célébrations, nous avons terminé en beauté une période très occupée de notre calendrier, un véritable défi d’organisation! Notre départ pour Halifax lançait officiellement la période pré-déménagement et concrétisait une étape attendue avec impatience : celle d’une nouvelle mutation, de nouvelles aventures et surtout, d’un changement de destination inattendu, mais surtout extrêmement apprécié par toute la famille.

Naitre au mois d’avril dans une famille de militaire peut représenter un défi quand vient le moment de célébrer un anniversaire. Certaines années, les festivités peuvent être entremêlées d’activités pascales ou influencées par les obligations professionnelles comme un papa absent ou un HHT. Cette année, Audrey a eu les deux! Sa fête tombant le Vendredi saint, tout était fermé et les amis n’étaient pas disponibles, plusieurs s’absentant pour le long congé… le weekend d’après? Toute la famille était à l’autre bout du pays pour trouver une maison!

Nous avons donc célébré entre nous le jour de sa fête, et souligné son anniversaire avec les amis deux semaines plus tard. Ce n’est quand même pas trop mal! 😉

Notre princesse a donc eu droit à une première version « intime » :

Déjeuner de fête
Le déjeuner choisi par Audrey!
Soccer
De la belle visite pour jouer dehors!
Snack
Des crottes de fromage : un classique de toutes les fêtes!
Cadeaux
Des cadeaux à déballer : le bonheur!
Gâteau
Un cadeau qui cache une surprise!
What?!
WHAT?! Audrey apprend que Grand-Papa n’aime pas les whippets…!

Suivi d’une version cinématographique avec ses petites amies :

Encore des cadeaux!
Encore des cadeaux!

Je n’arrive pas à croire que mon bébé a déjà 7 ans. Elle grandit si vite, à toujours vouloir rejoindre sa sœur de 9 ans… heureusement, elle se souvient parfois qu’elle est encore mon « bébé », qu’elle a le droit d’aimer regarder Sofia the first, jouer à Candy Land et vouloir mon aide pour se peigner les cheveux.

Je ne peux lui reprocher son indépendance farouche, étant génétiquement un peu responsable… mais j’essaie de lui démontrer que demander ou accepter de l’aide peut rendre la vie plus facile et agréable. Heureusement, son caractère passionné est tempéré par un cœur d’or pur. Elle a parfois (trop souvent) tendance à s’oublier pour faire plaisir aux autres, les consoler ou « les faire pas fâcher ».

Mon bébé!
Mon bébé qui grandit…

Je suis toujours fasciner d’entendre les commentaires contradictoires des gens que nous croisons. Certains jurent qu’Audrey est mon portrait tout craché, alors qu’autant de personnes affirment qu’elle est celui de son père. Même verdict pour sa sœur ainée! Je pense qu’elles sont toutes les deux un parfait mélange de nous deux, additionné de leur touche magique qui les rend si uniques.

Air de famille
Un air de famille? Les paris sont ouverts…

Si personne ne s’entend sur l’aspect physique, côté caractère, ma belle puce est mon « mini me ». Et je trouve ça tordant de la voir manifester mes travers du haut de ses 40 pouces! Au lieu d’être agacée d’observer la reproduction de mes failles, je m’amuse de voir ses réactions hors proportion. Elle me pousse à m’améliorer en me renvoyant l’image de mon comportement.

Parce que je veux lui donner un bon exemple, parce que je la comprends, je veux lui offrir des solutions, des explications, des alternatives. Elle est unique, elle est magnifique, elle est parfaite. Et j’aimerais que mes erreurs puissent lui servir de tremplin pour maximiser ses ressources. Je sais qu’on ne peut aider quelqu’un qui ne veut pas être aidé, et qu’il n’y a rien de mieux que l’expérimentation… mais quand elle se pose des questions sur ses sentiments, ses réactions, que je la sens bouleversée par ce qu’elle ressent, je suis heureuse de pouvoir l’aider à mieux comprendre le monde qui l’entoure, de lui offrir quelques réponses que j’ai dû trouver si tard dans ma vie. Elle aura son propre chemin, ses propres épreuves, mais j’espère pouvoir lui donner une base, des outils pour prendre une longueur d’avance et pouvoir aller encore plus loin! 

Si un jour on lui lance « T’es pareil comme ta mère », j’aimerais que ce ne soit pas une insulte… qu’elle se sente fière et surtout qu’elle puisse dire « Non, je suis ma propre version unique et améliorée de ma mère! ».

Je t’aime Audrey! Quel bonheur et quel honneur d’être ta maman. Merci d’être dans ma vie. xxx

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Vendredi 10 avril 2015 : tests et inspections!

Assez les vacances, on reprend le travail! Nous avons rendez-vous avec l’avocate, les filles rencontrent leurs professeurs pour une évaluation de leurs compétences, et les inspecteurs scrutent à la loupe notre future demeure.

Après plus d’une heure de discussions et de tests, les filles sont acceptées au programme d’immersion en français! Elles ont aimé leur rencontre avec les différents intervenants et Audrey est tombée en amour avec son professeur. De mon côté, l’heure que j’ai passée à attendre dans les couloirs me permet de prendre le pouls de l’établissement et d’apprécier la dynamique qui y règne.

La présence des inspecteurs et l’étendue de leur recherche nous donnent l’occasion de revisiter notre future résidence. Les filles choisissent leur chambre, on vérifie les échantillons de peinture et je prends quelques photos pour faciliter la réorganisation de nos meubles et effets. Nous repartons enchantés par notre nouvelle acquisition, impatients de nous y installer. Les trois prochains mois seront longs!

En soirée, nous sommes chaleureusement accueillis par une branche de la famille de mon Guerrier qui s’est établie en Nouvelle-Écosse! On partage un excellent repas et Sofia s’émerveille d’avoir autant de nouveaux cousins! Décidément, c’est le paradis pour elle! 😉

Samedi 11 avril 2015 : on peut respirer et explorer!

Encore quelques trucs à vérifier pour la maison, mais tout semble s’enligner pour un succès. Nous en profitons pour poursuivre notre exploration de la ville.

Notre premier arrêt : The Museum of Natural History. Même coup de cœur que pour le Discovery Center. Comme pour ce dernier, j’aime qu’il y ait un mixte d’expositions permanentes et temporaires. Nous pourrons ainsi les revisiter régulièrement.

Dès notre arrivée, on se familiarise avec la faune et la flore locale. Nous découvrons avec plaisirs et curiosité les créatures qui partageront bientôt notre environnement.

Bull Frog

Nous poursuivons notre exploration du musée et les filles sont enchantées de découvrir les dinosaures. Moi, je suis dévastée d’apprendre que les Brontosaures n’ont jamais existé… il s’agissait en fait d’Apatausorus…

Apatosaurus excelsus

Heureusement, la découverte de Sable Island.me fait tout oublier! Je tombe en amour avec ses dunes de sables et ses chevaux sauvages pendant que les filles construisent leur propre île sablonneuse :

IMG_5680 - Version 2   

Tout le monde voudrait rester plus longtemps, mais je meurs de faim! C’est le temps de reprendre des forces!

Surf and turf

Après un diner tardif, le ciel s’éclaircit, la température se réchauffe et mon Amour nous propose d’aller découvrir l’iconique Peggy’s Cove! Vive l’imprévue! Enchantée par sa suggestion, je saute sur l’occasion de voir enfin les paysages de la Nouvelle-Écosse.

Warning

Phare de Peggy's Cove

Vagues

Peggy's Cove

De retour à Halifax, notre souper au resto se transforme en « livraison à la chambre ». Tragically Hip sont en ville, le soleil printanier est au rendez-vous : les restaurants débordent! Les filles ne se plaignent pas trop, elles auront plus de temps pour jouer dans la piscine pendant que je prépare les bagages!

Dimanche 12 avril 2015 — mixt emotions

Le jour du départ est arrivé. Nous quittons notre ville d’adoption à regret… mais nous sommes heureux de faire un dernier arrêt avant de prendre l’avion pour récupérer notre nouveau bébé!

Kabir

Parce que nous ne sommes pas assez occupés et que n’avons peur de rien, nous ajoutons un membre à notre famille : un jeune Labradoodle Australien de 10 semaines! Notre « bébé » aura donc le privilège de prendre l’avion avec nous, sous notre siège, et venir vivre les prochains trois mois en Ontario, avant de reprendre la route en juillet pour venir nous établir en Nouvelle-Écosse!

Nous repartons enchantés par notre HHT à Halifax, un peu découragés de devoir attendre 3 mois avant d’y remettre les pieds, mais soulagés d’avoir trouvé une nouvelle place pour vivre et poursuivre nos aventures familiales. 

Lundi de Pâques, bien préparés, armés de tous nos documents*, nous prenons l’avion pour aller explorer notre future ville d’adoption et y dénicher la maison de nos rêves. Malgré la lenteur du marché, affecté par le mauvais temps qui a durement frappé les Maritimes cette année, trois résidences figurent sur notre liste de « maison de rêve » ainsi que quelques une en « back up ». Nous espérons fort, fort, fort tomber en amour avec l’une d’elles sans avoir à élargir le cercle des possibilités.

Lundi 6 avril 2015 : voyagement et premières impressions.
Dès notre arrivée à l’aéroport, je suis charmée par le caractère des gens! Et personne n’allait démentir cette impression au courant de la semaine. Souriants, sympathiques, ils ont un moto qui semble universelle : « No problems »! Et ils conduisent bien!!! Première fois que je suis témoin d’un tel phénomène. Je ne sais pas si les Néo-Écossais sont les meilleurs au Canada, mais dans ce domaine ils surclassent royalement les Québécois et les Ontariens! C’est un véritable plaisir de conduire sur leurs routes, malgré les nids de poules dignes de ceux d’une autruche!

Avion
Halifax : here we come!

 

Qui dit lundi de Pâques dit congé férié… Au Centre-ville, nous avons de la difficulté à trouver un restaurant qui ouvre ses portes avant 16 h! Après avoir monté et descendu plus de côtes en 30 minutes qu’en 2 ans, les cuisses en feu (dans mon cas du moins), nous découvrons finalement un petit resto qui offre des lobsters roll. Quoi de mieux pour nous initier aux spécialités locales?

Après notre repas, nous partons explorer les quartiers où se trouvent les maisons qui ont retenu notre attention sur MLS. Nous remettons immédiatement l’une d’elles en découvrant qu’elle est bordée par un boulevard très passant. Sa vue sur le lac ne vaut pas le prix à payer pour tout ce trafic!

En parcourant les différents quartiers, nous en profitons pour visiter l’éleveur de notre chien et rencontrer Kabir! LE coup de foudre familial. Encore une semaine et nous pourrons enfin le ramener avec nous.

Kabir!
Notre nouveau toutou!

 

Bilan de notre première journée : nous sommes tous tombés en amour avec la Nouvelle-Écosse! Les gens, les paysages, l’architecture : tout nous plait et nous nous sentons déjà chez nous! Même avant d’avoir trouvé la maison de nos rêves, nous souhaitons ne plus repartir.

 

Mardi 7 avril 2015 : les visites commencent!

Il neige à plein ciel et la ville ressemble à une carte de Noël. Le moral des résidents semble affecté par cette nouvelle bordée, mais nous sommes subjugués par le beau décor. Au programme aujourd’hui : visite de 4 maisons. À peine stationnée dans l’entrée de la première, je suis prête à signer une offre d’achat! Grâce à nos recherches, nous savons qu’elle avait tout ce que nous voulons. Sur place, nous constatons que l’énergie du quartier et du terrain nous convient parfaitement. Le coup de foudre est familial : même les filles veulent emménager immédiatement! Par acquit de conscience, nous visitons 3 autres propriétés… mais après le diner, nous rédigeons déjà une offre!

Dream House
Maison de rêve!

 

Notre façon de fonctionner n’a rien de typique! Les gens visitent en moyenne une quinzaine de maisons pendant leur HHT, et la majorité retourne pour une deuxième visite avant de s’assoir pour signer des documents. De notre côté, nous faisons beaucoup de recherches avant d’arriver sur place, nous savons exactement ce que nous voulons, et nous faisons la différence entre le cosmétique et le structurel. Une couleur de mur ne nous arrête pas. Par contre, l’énergie d’un quartier fait toute la différence.

On pourrait croire que trouver si rapidement une maison allait transformer notre HHT en semaine de vacances. Oh que non! Les tâches ne manquent pas, et par le temps que l’offre soit prête à être présenté la l’après-midi est très avancé. Après quelques longueurs de piscine, nous nous attablons devant un bon repas pour supporter l’attente de la réponse des vendeurs. Après quelques négociations, nous recevons finalement la bonne nouvelle : si les inspections sont positives, la maison est à nous! Quelle belle façon de finir la journée! :)

 

Mercredi 8 avril 2015 : administration
La matinée est consacrée à l’administration : signer les offres et controffres; contacter les assurances (plus d’une heure au téléphone pour cette seule étape…); prendre rendez-vous pour l’inspection de la maison**, du puits, de la fosse septique et du niveau de radon; contacter une avocate pour la recherche et la rédaction des documents légaux; confirmer l’achat avec notre institution financière. Pas mal moins intéressant que visiter des maisons!

Après une avant-midi un peu moins excitante que la veille, nous partons diner et visiter l’école de notre futur quartier. Les commentaires sur cette dernière sont excellents, mais avant d’inscrire les filles nous voulons confirmer nos impressions en personne.

Soulagement : le courant passe bien! Après une rencontre avec la directrice adjointe et quelques échanges avec le personnel, nous prenons rendez-vous pour tester les compétences de nos filles afin de nous assurer qu’elles peuvent s’inscrire au programme d’immersion en français. Si cette évaluation est de prime abord surprenante considérant qu’elles fréquentent actuellement une école exclusivement francophone, je comprends le désir de l’établissement scolaire de vérifier par eux-mêmes si elles ont les capacités linguistiques pour accéder au programme. Je vois des enfants qui fréquentent une école francophone depuis plus longtemps que nos filles, et qui lisent difficilement le français. Au fond, leur rigueur me rassure!

L’école fait aussi bonne impression sur nos deux princesses : si Audrey est un peu intimidée par le test, elles sont toutes les deux enchantées par leur visite. Ouf!! Une autre journée productive!

Avant de retourner à la chambre d’hôtel (et sa piscine), nous arrêtons dans une quincaillerie regarder les couleurs de peinture. Rien de mieux pour concrétiser l’acquisition de notre nouveau nid!

Sofia
Prête pour la piscine!

 

Jeudi 9 avril 2015 : exploration!

Après trois jours remplis d’émotions, on se permet une petite pause récréative! Les filles méritent qu’on s’occupe d’elles après avoir été aussi patientes avec notre horaire. Au programme : visite du Discovery Centre! Un musée qui offre une initiation au monde scientifique, avec des expériences pratiques intéressantes pour les petits comme pour les grands. Un véritable succès auprès de nos deux amours qui ne veulent plus repartir! Après toutes ces heures à « suivre », elles peuvent enfin bouger, explorer, expérimenter à leur propre rythme.

Machine à bulle!
Un succès : faire des bulles géantes!

 

C’est sous les lamentations que nous quittons le Discovery Center pour aller diner. À peine leur repas terminé, elles nous supplient d’y retourner! Pourquoi pas? Cette fois-ci, nous explorons l’exposition « Sherlock Holmes and the Clocktower Mystery ». Vraiment génial! Le décor vous transporte à Londres où un meurtre a été commis. À vous d’éclaircir le mystère.

Une journée plus relaxe, mais tout aussi importante à mes yeux. Si l’horaire est agréable pour nos enfants et les récompenses de leur patience des premiers jours, je crois qu’il est essentiel pour favoriser une saine adaptation à tous les changements qui s’en viennent. Oui, nous avons trouvé une maison que tout le monde aime et nous avons établi un premier contact positif avec l’école que nos filles fréquenteront. Les bases sont donc couvertes et favorisent leur sentiment de sécurité. Maintenant, explorer notre environnement et s’adonner à des activités récréatives suscite leur intérêt, leur curiosité et leur désir d’en découvrir encore plus! Quand nous quitterons Trenton, je pense que cette perspective les aidera à couper le cordon et regarder vers l’avant. C’est un investissement que nous prenons le temps de faire maintenant, qui limitera l’impact des chambardements à venir. Ces petits gestes qui semblent anodins font en sorte que nos nombreux déménagements furent toujours positifs avec les filles, et qu’elles abordent le changement avec ouverture d’esprit.

À venir : une journée de tests, un souper en famille et on poursuit notre découverte de la région!

 

* Carnet de chèque, certificat de mariage, certificats de naissance, preuve de citoyenneté pour Audrey, baptistère, derniers bulletins, carnet de vaccination et mon fameux tableau d’évaluation des maisons.

** Un petit conseil : dès votre arrivée et ce, avant même de visiter les maisons, contactez les inspecteurs pour fixer un rendez-vous pour la fin de la semaine. N’attendez pas d’avoir trouver votre maison pour trouver un inspecteur. Vous pourrez toujours leur confirmer l’adresse de votre résidence à la dernière minute. En période de pointe leur agenda est plein! Si votre agent immobilier peut vous représenter pour cette étape (comme nous l’avons fait à Kingston), il est préférable et surtout intéressant d’être présent. C’est le moment idéal pour poser toutes les questions qui vous préoccupent et apprendre à entretenir votre futur résidence.

Les House Hunting Trip* sont l’un des défis qu’on apprend à aimer dans la vie de famille de militaire. Enfin, moi je les adore. Chaque fois, j’ai l’impression de partir pour une chasse au trésor! C’est une aventure que j’attends avec impatience tous les deux ans.

Pourtant ils représentent un grand stress pour plusieurs personnes. Acheter une maison est un projet ambitieux en soi. Imaginez maintenant le faire en 7 jours, dans une province inconnue, où les règles du marché ont leurs propres particularités. Par exemple, dans certaines régions vous devez faire une offre à un moment précis (mercredi 10 h 30 par exemple), en même temps que d’autres acheteurs potentiels, comme à l’encan. Si vous « perdez », vous recommencez à zéro avec une autre résidence. À Kingston, votre agent vous suggèrera de ne pas négocier le prix demandé au risque d’insulter le vendeur! À Québec et Halifax, on vous proposera plutôt d’offrir 15 000 $ de moins que celui affiché. Découvrir le marché immobilier nous permet donc de nous familiariser avec les couleurs locales, et représente une première étude sociale de notre future destination!

Considérant l’ampleur du défi d’un HHT, le secret d’un voyage efficace est : la préparation! Planifier une étape aussi importante pour une famille nécessite beaucoup de travail « avant » de prendre l’avion, car nous devons maximiser la semaine réservée pour trouver notre maison de rêve.

Pour nous, dès que les rumeurs nous indiquent quelle sera notre destination, les recherches commencent et nous amassons le plus d’information possible sur la région. Plusieurs attendent d’avoir le message de posting, car les « versions officieuses » peuvent être nombreuses et géographiquement très variées! Cette année par exemple nous sommes passés par Ottawa (« C’est inévitable! C’est là que tu dois servir! »), Wainwright, Tampa, Naples, Ottawa (encore) et finalement… Halifax. Mais j’aime explorer, découvrir de nouveaux marchés, alors chaque fois je me prête au jeu, même si je suis consciente que mon comportement est marginal.

Notre point de départ pour ramasser de l’information : notre réseau de contacts. Amis, collègues, réseaux sociaux, communauté militaire : ils sont une véritable mine d’or pour connaitre les coins à éviter, les bonnes écoles, les quartiers recherchés, le trafic par rapport au lieu de travail, le marché de la revente, l’accès aux commerces et activités familiales, etc.

Ensuite, si comme nous vous avez des enfants, le choix d’une école influencera vos futures décisions immobilières. Vous devez en trouver une bonne, dans un milieu enrichissant, et décider si vos enfants fréquenteront une école francophone ou non, un programme d’immersion ou non, catholique ou non, avec des programmes spécialisés ou non. Encore une fois, notre réseau social est d’une grande aide pour identifier celles qui correspondent à nos valeurs et nos priorités.

Après nous être familiarisés avec notre région d’adoption, c’est le temps de choisir entre la location, l’achat ou les logements militaires. Nos préférences à cet égard peuvent changer à chaque déménagement selon la durée de notre mutation, le marché immobilier, la région, les disponibilités, notre situation financière et nos expériences précédentes. Parfois, elles changeront en plein milieu du HHT comme ça nous est arrivé à Kingston! Cette fois-ci nous étions décidés à acheter « no matter what! ».

Une fois cette décision prise vient le moment excitant de dresser une liste de ce que nous recherchons. Et cette liste doit être adaptée en fonction du marché local… Par exemple, cette fois-ci nous voulions une piscine. Elle faisait partie de notre liste pour l’achat d’une maison à Ottawa, la première destination qu’on nous avait donnée. Mais, en Nouvelle-Écosse les piscines extérieures sont rares, car la température est plus fraiche et les lacs sont nombreux. Heureusement, notre bonne étoile nous réservait une surprise!

Finalement, le fun commence! Avant de magasiner sur place, on le fait virtuellement avec MLS. Grâce à ce site web, nous visitons les maisons qui nous intéressent et prenons le pouls du marché local. Il faut toutefois être réaliste : certaines photos ne rendent pas justice aux résidences, d’autres camouflent bien certains défauts alors qu’un grand-angle savamment utilisé peut modifier bien des perspectives! Google Map grâce à son « street view » et même Google Earth peuvent parfois remettre les pendules à l’heure. Mais rien ne vaut une visite physique! 

Si notre réseau social est important pour lancer les recherches, une ressource inestimable est l’agent immobilier et le bouche-à-oreille vous aidera à trouver la perle rare. Attention toutefois : certains agents sont très bons pour vendre une maison, mais moins efficaces pour en trouver une! Et aussi bons soient-ils : si vous voulez qu’ils soient efficaces, vous devez être préparé, connaitre vos besoins, vos priorités et vous armer de toute votre lucidité.

Idéalement, il vous faut un agent qui connait la région, et non pas un seul quartier spécifique (à moins d’avoir identifié LE quartier de vos rêves); qui pourra vous conseiller sur les écoles, les secteurs à fréquenter ou non, le marché de la revente, et qui bénéficie aussi d’un très bon réseau de contacts pour trouver les professionnels dont vous aurez éventuellement besoin (avocats, inspecteurs, peintres, etc.). Un bon agent pourra même vous conseiller sur la meilleure date pour faire votre HHT, soit le moment où le marché qui vous intéresse prendra son envol. Cette fois-ci, nous avons eu la chance d’obtenir les services d’une professionnelle fantastique, efficace et géniale! Et ça fait toute une différence. 

Afin de faciliter notre recherche, je crée un tableau comparatif des maisons retenues pour une visite. J’y indique, entre autres, le nombre de chambres, leur grandeur, celle du terrain, l’orientation de la cour, la distance du travail, l’école du quartier, etc. Je suis émotive et sur place, je ne veux pas me laisser trop influencer par mon cœur… je souhaite rationaliser « un peu » mon choix final. Si je tombe en amour avec une maison qui n’a rien de ce que je recherchais au départ, mon tableau sera mon « wake up call ». 

Bon. Assez avec les préparatifs, c’est l’heure de réserver les billets d’avion, l’hôtel et partir découvrir notre future « chez-nous »! Mais avant, un dernier secret pour assurer la réussite du voyage, surtout pour ceux qui amènent les enfants avec eux : choisir un hôtel avec une piscine et idéalement un restaurant qui offre le « room service ».

Amener les enfants ou non est un choix extrêmement personnel. Ça dépend de vous… et de vos enfants. Nos filles font toujours partie de nos HHT, car nous croyons que ça facilite leur transition, réduit l’angoisse du déménagement, mais aussi, les aide à « partir » parce qu’elles ont hâte d’arriver dans leur nouvelle ville d’adoption qu’elles ont découverte quelques mois plus tôt.

Nous les impliquons donc à chaque étape du processus et elles attendent le HHT avec impatience! Nos filles nous accompagnent partout depuis leur naissance, elles savent se tenir, et nous leur présentons le voyage comme une aventure. Oui, il faut parfois s’ajuster à leur niveau de tolérance. Mais, honnêtement, moi non plus je n’ai aucune patience quand j’ai faim et je deviens éventuellement saturée d’informations. Elles nous offrent donc une « excuse » parfaite respecter notre estomac ou pour s’accorder une pause bien méritée. D’où l’importance d’avoir accès à une piscine… idéalement avec un papa qui se sacrifie pour s’y amuser avec les filles pendant que maman regagne la chambre pour prendre un bain relaxant. 😉

Ça y’est! Les préparatifs sont complétés, les bagages sont faits : c’est l’heure de prendre l’avion et de partir à la découverte de la Nouvelle-Écosse!

À venir : Même bien préparé, comment ça se passe dans la vraie vie?

* House Hunting Trip (HHT) :  voyage de recherche de domicile (VRD) avant une mutation dans une nouvelle ville. 

J’ai interrompu l’écriture de mes textes sur Disney pour préparer la fête d’Audrey, recevoir la visite très attendue des Grands-Parents, préparer un brunch de Pâques (retardé par une visite d’urgence chez le vétérinaire avec notre chatte!), et finalement prendre l’avion en direction d’Halifax pour notre House Hunting Trip (HHT). Tout ça en quatre jours.

Pendant notre HHT, il fallait mettre la main sur la maison de nos rêves, trouver une école pour les filles, officialiser la vente et découvrir notre futur coin de pays. Ça semble simple comme ça, mais concentrer autant d’étapes en 7 jours (incluant 2 jours de voyagement) c’est toute une aventure! Que j’adore!

Maison de rêve
Nous avons trouvé la maison de nos rêves!

Avant de reprendre l’avion pour l’Ontario, nous nous sommes permis quelques heures récréatives en rencontrant une nouvelle branche de la famille, en visitant deux musées et l’iconique Peggy’s Cove.

Peggy's Cove
Peggy’s Cove!

Ah oui! J’allais oublier : nous avons aussi ramené avec nous un chiot de 10 semaines, le nouveau membre de notre famille : Kabir!

Labradoodle
Notre nouveau bébé!

Une tonne d’aventures et d’anecdotes à raconter! Mais, malheureusement, l’absence des ressources principales : le temps et l’inspiration. En fait, je suis inspirée pendant que je vie l’évènement, mais, comme les sujets se bousculent, quand je peux enfin m’installer pour écrire, c’est difficile de me replonger dans le passé pour relater les aventures d’hier alors qu’aujourd’hui amène son lot de nouveautés!

Mais il faut bien commencer quelque part… Alors je m’installe et je reviens bientôt tout vous raconter… je dois juste décider par où commencer! 

C’est avec beaucoup de retard que je publie ma participation au défi hebdomadaire : #52xMerci, mais je tenais à écrire quelques lignes sur ce cadeau. Tout d’abord pour pouvoir relire l’aventure et me rappeler de bons souvenirs, mais surtout pour immortaliser un running gag entre mon Guerrier et moi! Si le texte et la publication ont tardé, la photo elle a bel et bien été prise dans les temps.

Nous sommes très occupés ces derniers temps et les raisons d’être reconnaissants envers la Vie sont nombreuses. Mais pour respecter le thème de la semaine, voici un objet qui m’a été récemment offert par mon Amour à son retour de la Suède : une planche à découper. Oui, oui! Vous avez bien lu!

Planche à tapas

Je dois l’avouer, c’est un cadeau qui m’a tout d’abord laissée perplexe… au point de presque envier le toutou offert aux filles! Heureusement, Sofia fait preuve de beaucoup plus d’imagination et d’ouverture d’esprit que moi! Elle a vu dans cet objet un accessoire très pratique pour la photographie. Mon chéri de son côté m’a aussi rappelé que ce serait un article très utile pour faire le service de nos tapas. Il s’est souvenu que j’admirais les planches qu’utilisait un de nos restaurants préférés à Kingston.

Alors, en plus d’être une belle attention de la part de mon Amour, c’est aussi devenu le running gag de la famille! Un cadeau qui me fait sourire chaque fois que je l’utilise.

Merci mon chéri pour cette attention spéciale, et surtout d’être resté bon joueur devant ma perplexité initiale! 😉   

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#52xMerci c’est une photo par semaine pendant 52 semaines dont le sujet doit représenter une raison d’être reconnaissant envers la vie, une raison de dire « Merci ». Consultez ce texte pour connaitre les détails de l’inspiration du projet, et cliquez sur le titre #52xMerci pour connaitre les règles. N’hésitez pas à vous joindre à nous! Il n’est jamais trop tard pour relever le défi et dire « Merci » :)  La liste des participants de la semaine #13 se trouve ici! Laissez-vous inspirer par leur témoignage de gratitude.

Je pense que c’est évident pour tout le monde : nous avons passé de merveilleuses vacances à Disney! À ma grande surprise, le voyage en voiture pour s’y rendre s’est aussi très bien déroulé. Nos filles ont été patientes, il n’y a pas eu de chialage ou de « Are we there yet? ». Nous avons même parcouru les 2300 km pour nous rendre à Orlando en 2 jours au lieu de trois… à leur demande express! Ce sprint final nous a permis de profiter de nos « vraies » vacances dès le mardi matin plutôt qu’au milieu de la journée de mercredi!

C'est un départ!
C’est un départ : 2 293 km en 21h11 (sans arrêts ni trafic).

Pour notre road trip j’ai « probablement » planifié un peu trop d’activités. Nos princesses n’ont pas eu le temps de tout faire, mais l’abondance de ressources et l’assurance qu’elles n’allaient manquer de rien ont permis d’éviter les jérémiades. Un gros plus pour ma santé mentale!

Cahier de voyage
Un classique toujours apprécié!

Toutefois, je pense que ce qui nous a aidés à donner un boost d’énergie pour les derniers miles fut notre arrêt à South of the Border. C’est un classique de mes voyages d’enfance en Floride que je rêvais de revisiter avec mes filles.

South of the Border
South of the Border version 1977!

Au fil des ans, le monde de Pedro a pris de l’expansion… mais le principe reste le même : une façon distrayante au kitch chaleureux de faire un arrêt pour manger et se dégourdir les jambes. 

South of the Border version 2015
South of the Border version 2015
Magasinage South of the Border
Le magasin de souvenirs… incontournable!

Une « nouvelle » attraction qui vaut la peine de s’arrêter est le Reptile Lagoon. Une façon originale de couper le voyage et de permettre aux enfants de se changer les idées sans faire un détour incroyable. Un peu dispendieux considérant le temps qu’on y passe (8 $ x adultes et 6 $ par enfant), mais c’est un investissement rentable quand on roule autant et qu’on souhaite briser l’ennuie!

Reptile Lagoon
Reptile Lagoon

Grâce à Pedro et ses amis, nos filles étaient enthousiastes de reprendre la route et motivées à se rendre directement à notre destination, sans autres interruptions.

Par contre, trouver une chambre d’hôtel à 23 h un lundi soir de March Break fut plus rude pour mes nerfs que tous les kilomètres parcourus! Tout s’est finalement bien arrangé, mais j’en retire une bonne leçon : avec Disney, c’est beaucoup plus facile de réserver par internet que par téléphone ou même qu’en personne. 

Après avoir pris la décision de poursuivre notre route jusqu’à Orlando, nous avons tenté à deux reprises de rejoindre le service à la clientèle pour réserver une chambre. Les deux fois, après 30 minutes d’attente nous avons raccroché la ligne.

À notre arrivée lundi soir, nous nous sommes dirigés vers l’hôtel qui devait nous héberger à partir du mercredi. Ils n’avaient aucune chambre de disponible, mais nous ont redirigés vers un autre complexe qui en avait une de libre. Malheureusement, comme nous étions en dehors des heures de normale d’affaires, il était impossible pour eux de nous réserver une chambre pour le mardi soir. Il semble que les préposés de l’hôtel n’ont pas accès aux listing des chambres disponibles en dehors des heures de « bureau »!

Heureusement, une fois installée au Coronado et branchée sur le web, j’ai réservé une chambre, un restaurant pour le déjeuner et nos 3 premiers fastpass de la journée en l’espace de seulement 10 minutes, directement sur leur site internet. Pourquoi le personnel n’a pas accès à ce système pourtant si simple? Aucune idée… Mais, la magie de Disney faisant son œuvre, tous nos tracas furent vite oubliés et nous avons pu dormir sur nos deux oreilles!

Salle d'attente du Coronado Spring
À minuit les filles sont heureuses de dessiner dans le lobby de l’hôtel en regardant des dessins animés! Elles sont enfin à Disney World et c’est tout ce qui compte.
Montage mickey cachés
Arrivées à notre chambre, elles partent à la recherche des « Hidden Mickey »

.À venir : les nouveautés depuis notre dernière visite, nos découvertes culinaires et des heures de plaisirs!

Nous sommes de retour à la maison depuis maintenant une semaine, après avoir passé de merveilleuses vacances en compagnie de Mickey et ses amis. Les bagages sont défaits depuis longtemps. Les photos se succèdent dans notre cadre numérique. Et les souvenirs prennent tranquillement la poussière. Il est donc plus que temps que je m’arrête pour faire le récit de notre road trip! D’autant plus qu’en quittant la Floride, Sofia m’a demandé si j’allais écrire un texte sur mon blogue pour raconter notre voyage à Disney. Elle souhaitait pouvoir le relire plus tard pour se rappeler tous les bons moments que nous avons vécu.

Je suis touchée qu’elle porte intérêt à « Confessions » dont le but premier est justement de permettre à nos filles de connaitre leur histoire et revivre leur enfance. Malheureusement je procrastine…

C’est agréable de replonger dans nos souvenirs et retrouver pendant quelques instants ces beaux moments que nous avons partagés. Mais la nostalgie me pince aussi le cœur. Elle me fait oublier la fatigue, les tensions, la foule pour ne retenir que les innombrables minutes de pur bonheur. Je voudrais tellement y être à nouveau « pour de vrai », ne serait-ce que pour quelques heures.

Mad Tea Party

Nos vacances nous ont fait un bien immense! Je pense que nous étions plus que dus pour prendre ce temps d’arrêt et nous retrouver dans un autre univers afin de vivre quelque chose de différent, loin de notre routine et de nos préoccupations. Nous n’avons pas tout oublié! La magie de Disney n’efface pas les effets d’une commotion cérébrale sévère, le plus confortable des camions ne répare pas une épaule démolie, et un magnifique ciel bleu ne ramène pas les êtres chers que nous avons perdus. Mais disons que c’est quand même le plus beau des décors pour en subir les conséquences! Et Walt Disney World offre ce phénomène merveilleux : rien ne change! Ouvert à l’année, vous pouvez y retourner après 1 ou 10 ans et presque tout sera pareil! Vous passerez encore derrière la chute de Jungle Cruise, Teddie Barra descend encore du plafond pendant le Country Bear Jamboree, et les feux d’artifice sont toujours aussi émouvants. Alors, bien que je sois triste que nos vacances soient déjà terminées, je sais qu’un jour je pourrai me replonger dans le même univers, comme si le temps n’existait pas.

Alors même si j’ai l’excuse parfaite pour retarder l’écriture du bilan de notre voyage (je dois préparer la fête d’Audrey, Pâques, notre VRD et l’arrivée de Kabir), je sais que mon agenda n’est qu’un prétexte… 

Aujourd’hui, bien que ma journée soit chargée (une entrevue téléphonique avec la comptable qui m’aide avec la succession de mon père, un rendez-vous chez ma coiffeuse, une virée à Belleville pour récupérer les invitations pour la fête d’Audrey, les décorations de Pâques à installer, les impôts à faire et le spectacle de Pâques de Sofia), je vais essayer de trouver quelques minutes pour venir raconter notre voyage et partager avec vous nos merveilleux souvenirs. Au pire, les impôts attendront à demain! 

À suivre… :)

  

Encore une fois, je sors du thème hebdomadaire suggéré (le printemps) pour m’attarder à une raison personnelle d’être reconnaissante. Il faut dire que le printemps ne semble pas encore être au rendez-vous dans notre coin de pays, même si la neige commence à s’effacer.

Mais pour nous, cette semaine marquait le retour au bercail, après un voyage d’une semaine à Disney. Comme nous avons parcouru 2 300 km sur les routes américaines et canadiennes, j’étais particulièrement reconnaissante du confort de notre camion! Ses sièges confortables, l’espace pour les jambes, les nombreuses prises USB et électriques : tout pour le plaisir des passagers, adultes comme enfants! Car si à l’aller le moral des troupes nous a fait parcourir la même distance en un éclair, pour le retour c’était une autre histoire! 😉

Camion

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#52xMerci c’est une photo par semaine pendant 52 semaines dont le sujet doit représenter une raison d’être reconnaissant envers la vie, une raison de dire « Merci ». Consultez ce texte pour connaitre les détails de l’inspiration du projet, et cliquez sur le titre #52xMerci pour connaitre les règles. N’hésitez pas à vous joindre à nous! Il n’est jamais trop tard pour relever le défi et dire « Merci » :)  La liste des participants de la semaine #12 se trouve ici! Laissez-vous inspirer par leur témoignage de gratitude.