Besoin d’argent?

Besoin d'argent?

Votre voiture a besoin de réparations avant de prendre la route des vacances ? Votre enfant a besoin d’un nouveau vélo ? Vous manquez d’argent pour payer le camp d’été ? Vos cartes de crédit sont pleines ? Vous n’avez plus accès au crédit traditionnel parce que vous avez fait faillite ? Si vous avez un urgent besoin d’argent, vous trouverez plusieurs offres de crédit très alléchantes ! Mais connaissez-vous le prix à payer pour ses solutions miracles ?

Le monde du crédit parallèle offre plusieurs alternatives pour les consommateurs qui ne peuvent recourir aux institutions financières traditionnelles. Malheureusement, le coût de leur service est scandaleux ! Voici 6 formes de crédit parallèle et les conséquences de leur utilisation :

Micro-prêt ou mini-prêt

Il s’agit de prêt variant entre 250 $ et 1500 $ que vous devez rembourser à court terme (entre 1 et 3 mois). Le taux d’intérêt tourne généralement autour de 29 %, même si certains prêteurs affichent un taux de 6 % ou de 15 %.

Attention ! Les micro-prêts génèrent des frais de gestion mensuels exorbitants qui, en s’ajoutant aux taux d’intérêt, représentent jusqu’à 200 % de la valeur de votre prêt : frais de l’agent ou du courtier, honoraires professionnels, préparation et suivi du dossier, gestion de la demande de crédit, enquête de crédit, etc. De plus, si vous êtes incapable de rembourser votre prêt à l’échéance, vous aurez des frais supplémentaires à débourser pour modifier votre contrat d’origine. Même chose si vous faites un chèque sans provision.

Finalement, certaines firmes exigeront de nombreux documents confidentiels dont un relevé bancaire décrivant toutes vos transactions effectuées au cours des 30 derniers jours ! Adieu la vie privée !

Prêt sur salaire

Le prêt sur salaire vous permet d’emprunter entre 30 % et 50 % de votre salaire net. Vous devrez toutefois rembourser cette somme en entier lors de votre prochaine paye. Comme pour les micros-prêts, le taux d’intérêt et les frais de gestion sont très élevés !

Coût d'un prêt sur salaire
Source : Agence de la consommation en matière financière du Canada

 

L’encaissement de chèque

Il s’agit d’une alternative au prêt sur salaire. C’est une solution rapide et simple, qui évite le gel de votre chèque par votre institution financière. Ce « luxe » a toutefois un prix : vous paierez jusqu’à 3 % de la valeur de votre chèque pour obtenir un service offert gratuitement ou à moindre coût par votre institution financière. Certains commerces exigent aussi des frais d’administration.

Le crédit 2e chance

« Besoin d’une nouvelle voiture? Mauvais crédit? Venez nous voir! Nous vous offrons 2e ou 3e chance au crédit!  »

On retrouve généralement ces offres auprès des vendeurs de voitures. À la radio, comme à la télévision, leurs campagnes publicitaires promettent d’approuver votre demande de crédit, même si vous avez déjà fait faillite !

Attention : en plus des frais d’intérêt élevé, on vous imposera l’achat d’options supplémentaires qui devront être financées (comme une garantie prolongée, par exemple), et l’adhésion à des assurances très coûteuses. Et ne tombez pas dans le panneau d’utiliser ces prêts pour refaire votre nom ! Un mauvais dossier de crédit ne s’efface pas aussi simplement (j’y reviendrai bientôt avec un texte consacré à ce sujet).

Les petites annonces

« Besoin d’un prêt ? Aucune enquête de crédit ! Réponse rapide ! »

Ces offres sont très faciles à trouver dans les journaux, sur le web et même sur Facebook. Récemment, la police de Longueuil mettait la population en garde contre des fraudeurs qui sévissaient dans la région.

Faites attention aux individus ou aux entreprises qui vous demandent de débourser des frais d’ouverture de dossier, de notaire ou de transfert de fonds AVANT d’approuver un prêt. Sachez qu’il est illégal au Canada d’exiger des frais avant l’obtention d’un prêt. Dans de nombreux cas, le supposé prêteur disparait dans la nature sans jamais verser le montant emprunté.

Sur Facebook, ne divulguez jamais d’information confidentielle ou d’information bancaire. Vous risquez un vol d’identité et le piratage de vos comptes.

Les prêteurs sur gages

Vous laissez en garantie une télévision ou un ordinateur pour obtenir de l’argent comptant ? Sachez qu’un prêteur sur gages ne vous offrira que 30 ou 40 % de la valeur marchande de votre bien. Ce dernier vous fera signer un contrat de vente avec garantie de rachat, ce qui lui évite de se soumettre aux règles concernant le prêt d’argent. En plus d’un taux d’intérêt qui pourrait dépasser le 60 % (taux maximum légal lorsqu’il s’agit d’un prêt d’argent), il exigera des frais d’ouverture de dossier, d’entreposage, et de gestion.

Par conséquent, pour récupérer votre téléviseur après 30 jours, vous pourriez payer jusqu’à 300 % de frais d’intérêt et d’administration. Si vous ne pouvez récupérer votre bien après 30 jours, vous pourriez débourser jusqu’à 1 000 % de frais par année !

Besoin d’argent? Besoin d’une vraie solution!

Le crédit parallèle est généralement utilisé par des consommateurs surendettés, qui possèdent un mauvais dossier de crédit, qui ont besoin d’argent rapidement, qui n’ont pas de fond d’urgence ou qui ne connaissent pas le coût réel des services offerts. Si vous devez vous tourner vers ces alternatives au crédit traditionnel, il est temps de faire le ménage dans vos finances ! Si vous connaissez un proche ou un ami qui utilise ce genre de ressource, aidez-le à trouver la véritable cause de ses problèmes financiers, et suggérez-lui de consulter un organisme d’aide au consommateur.

Pour vous aider, ou pour soutenir l’un de vos proches aux prises avec le crédit parallèle, lisez les textes « Solutions à l’endettement : 5 stratégies de départ » et « Trop de dettes ? 5 autres solutions ». Consultez également la page « Ressources et liens » afin de trouver les coordonnées de différents organismes qui pourront vous accompagner dans votre recherche de solutions. N’hésitez pas non plus à discuter avec votre institution financière, ou rencontrer un syndic.

Mise en garde : les lois et règlements régissant le merveilleux monde du crédit parallèle varient selon les provinces (et les pays). Certaines informations fournies dans ce texte pourraient ne pas s’appliquer à votre lieu de résidence.


Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

Vous retrouverez aussi certains de mes textes (et bien d’autres sujets intéressants) repris du côté du web magazine Économie et cie. Allez y jeter un coup d’œil! 

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Ne plus repartir à neuf…

Ne plus repartir à neuf... et fleurir malgré tout!

Julie, de Lily and her toes, publiait récemment chez Maman Zen l’excellent texte « Changer de maison, changer de vie » où elle parle de la chance et de la malchance de repartir à zéro lors d’une mutation. 

Je crois que c’est l’une des parties de notre vie de bohème qui me manquera le plus. Chaque déménagement m’offrait cette bouffée d’air frais qui vient avec la chance de repartir à zéro. Pour la perfectionniste que je suis, c’était la façon idéale de me corriger sans continuellement faire face à mes imperfections. J’apprenais de mes erreurs, je prenais soin de ne pas les répéter, mais je n’avais pas besoin de vivre quotidiennement avec les conséquences. Manque de diplomatie envers un voisin ? Oublié dans deux ans ! Regard assassin jeté au professeur qui accuse ma fille ainée d’être mésadaptée sociale ? Nouvelle école en septembre. Difficulté à m’intégrer ? Nouvel environnement à conquérir dans quelques mois. Mauvais choix de quartier ? On fera mieux la prochaine fois.

Grâce à notre vie de saltimbanque, tous les deux ans j’effaçais mes erreurs du passé, et je commençais une « nouvelle vie ». En mieux. Parce que chaque fois, j’étais plus sage, plus expérimentée, et un peu plus humble. Je pouvais refaire mon monde, sans avoir à affronter les malaises que j’avais créés, qu’ils fussent réels ou non. Je ne fuyais pas mes responsabilités ! Chaque fois, ou presque, je m’assurais de fermer la boucle. Mais les déménagements me permettaient de mettre ces expériences derrière moi.

Cette opportunité ne s’appliquait pas seulement pour ma vie sociale ! Ma vie familiale en bénéficiait aussi. Les changements d’environnement me permettaient entre autres d’oublier mes mauvais moments de mère… Ou disons plutôt que je les excusais plus facilement. Je pouvais me dire que c’était la maman de Québec qui réagissait ainsi ! Celle de Kingston, Trenton, Halifax serait mieux.

Déménager dans une autre ville, c’était comme tourner la page du 31 décembre, et embrasser le 1er janvier, plein d’espoirs et de bonnes résolutions.

Aujourd’hui, on acceptant de laisser pousser mes racines, je prends conscience que je devrai dorénavant vivre avec les conséquences de mes actes. Le phoenix en moi ne pourra plus renaitre de ses cendres. Il devra désormais conserver ses plumes… Et vivre avec celles qui souffriront d’imperfection.

Finalement, je devrai accepter de devenir adulte…

Certains diront qu’il est à peu près temps !

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L’avantage des cartes de crédit

L'avantage des cartes de crédit

On nous rappelle régulièrement les inconvénients du crédit, tout particulièrement celui des cartes de crédit. Pourtant, utilisées de la bonne façon, elles peuvent être un outil très avantageux pour vous. Je m’en sers d’ailleurs depuis des années pour deux raisons :

  1. Éliminer les frais de transactions bancaires. 

    Je paie toutes mes dépenses avec ma carte de crédit (frais d’utilisation = 0 $) dont je rembourse le solde complet à la fin du mois (frais d’intérêt = 0 $). Je réduis ainsi au minimum mes transactions dans mon compte, éliminant les frais de service.

  2. Accumuler des points de récompenses.

    Jusqu’à tout récemment, j’utilisais une carte grâce à laquelle j’échangeais les points accumulés contre des cartes cadeaux. Ces cartes me servaient principalement à acheter des livres en français pour mes filles, ainsi les cadeaux offerts à leurs amis lorsqu’elles étaient invitées à une fête. Mon texte « Budget lecture : comment en avoir plus pour votre argent ! » vous expliquait ma démarche.

    J’ai récemment changé cette carte pour une autre qui offre une remise en argent. Premièrement, le taux de remise est plus élevé (jusqu’à 2 %). Deuxièmement, je n’ai plus besoin d’acheter autant de livres depuis que nous habitons une région où ils sont facilement accessibles à notre bibliothèque locale. J’apprécie donc la liberté financière qu’offre une remise en argent plutôt que les limitations d’une carte cadeau. Troisièmement : je peux maintenant utiliser ma carte de crédit au Costco, et augmenter ainsi mes points récompenses !

L’avantage des cartes de crédit.

Si vous souhaitez utiliser efficacement votre carte de crédit, je vous suggère cette semaine deux textes très intéressants :

Tout d’abord, celui de Stéphane Desjardins « L’usage intelligent d’une carte de crédit », publié dans le Journal de Montréal. Dans son article, M. Desjardins démontre que l’usage judicieux de vos cartes permet de conserver ou rétablir un bon dossier de crédit, que certains programmes de récompenses peuvent vous faire réaliser des économies, et que plusieurs cartes offrent des protections sur vos achats. Les 16 conseils qu’il suggère vous permettront de maximiser l’utilisation de vos cartes tout en évitant les déboires financiers.

Le deuxième article concerne les cartes assorties de récompenses. Si ces dernières peuvent être très avantageuses, elles doivent toutefois être choisies prudemment. Dans son texte « L’envers des récompenses de votre carte de crédit », Stéphanie Grammond dresse une liste de mise en garde à lire absolument avant d’adhérer à ce type de programme. 

En résumé, quelle est la clé du succès pour bien utiliser vos cartes de crédit ? Il faut les voir comme un outil de paiement, et non une source de crédit en vous assurant de les utiliser stratégiquement et d’en rembourser le solde total à la fin du mois. Si vous utilisez une carte avec récompenses, faites le calcul des avantages avant d’adhérer. N’hésitez pas non plus à remplacer votre carte quand vos besoins changent, ou quand les conditions d’utilisation sont modifiées par l’émetteur.

Pour vous aider à bien choisir votre carte, je vous suggère l’outil de sélection de carte de crédit de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada.

Bon weekend à tous ! 🙂


Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

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Laisser pousser nos racines…

Ce weekend, nous avons travaillé sur notre terrain. Mon Guerrier nous a construit une boite pour le jardin de légumes, j’ai enlevé les mauvaises herbes sur le bord de la piscine, nous avons remplacé la gravelle de nos platebandes par des roches de rivières, et les filles ont semé des fleurs sauvages.

À plusieurs reprises, Sofia m’a confié à quel point elle était heureuse d’aménager notre espace, de le rendre beau « pour nous », de mettre notre empreinte au cœur de notre oasis. Grâce à tous ces petits travaux, elle a l’impression que la maison lui appartient davantage. Ajouter des fleurs, remplacer certaines installations l’aide à se sentir « chez elle », et non chez les anciens propriétaires. Elle dit aussi être heureuse de le faire « pour nous », et non pour le prochain acheteur.

Laisser pousser nos racines... pour mieux fleurir.
Laisser pousser nos racines… pour mieux fleurir…

Ça fait tout drôle d’entendre ma grande fille reprendre mes propres mots. Est-ce qu’elle en serait venue à la même conclusion si elle ne m’avait pas entendue répéter mes impressions ? Elle qui aimait déménager… je ne peux m’empêcher de craindre d’avoir teinté ses émotions. Avant, ou aujourd’hui. Mais je pense que l’important, c’est qu’elle soit présentement sincèrement heureuse. Mes commentaires l’ont peut-être incitée à voir les choses sous un angle différent. Peut-être a-t-elle tout simplement compris l’importance d’apprécier et de profiter du moment présent. De toujours en extraire le positif. De vivre à 100 % les aventures qui se présentent à nous. Comme celle de s’installer « pour de bon ».

Pour le moment, nous savourons tous cette nouvelle expérience, et nous remarquons les nombreux avantages à s’installer pour rester. Même si ça demande aussi une certaine adaptation. Parce que s’installer pour rester :

  • C’est planter un arbre et le voir pousser… s’il survit.
  • C’est planifier l’aménagement paysager en deux phases… ou quatre. Et c’est croire que nous serons encore là pour le terminer et en profiter. 
  • C’est voir mon plancher de bois franc marqué par les griffes de notre chien, sans soupirer parce qu’il devra être réparé avant de mettre la maison en vente. Nos murs (et nos planchers) peuvent garder et exposer les cicatrices de nos vies.
  • C’est ne pas sentir l’urgence de visiter notre nouvelle province d’adoption. C’est accepter de ne pas partir tous les weekends pour explorer de nouveaux endroits, car ils seront encore là l’été prochain… comme nous.
  • C’est être déjà heureux à l’idée que dans deux ans, les pièces ne seront pas envahies par des boites de carton.
  • C’est vivre avec les conséquences à long terme de nos choix. Comme celui d’une école. C’est faire confiance que les raisons de ce choix sont les bonnes, même si plusieurs personnes ne comprennent pas. Et croire que nous avons été guidés vers la meilleure solution pour nous.
  • C’est aborder les relations sociales d’une façon différente. Parce que nous ne partirons pas dans deux ans, nous avons le temps de « prendre le temps » de connaitre (ou saisir) les gens qui croisent notre chemin, avant de développer une camaraderie. Ce qui peut être dommage dans certains cas où nous nous privons de quelques mois de soupers entre amis. Mais ce peut aussi être une prudence très rentable dans d’autres cas. Nos mauvais choix ne disparaitront pas de si tôt…
  • C’est voir les enfants grandir. Ceux des autres. Les amis de nos enfants par exemple. Je n’ai jamais vu un enfant grandir ! Ou presque… Certains à coup de 2 ans, lors de visite sporadique. Quelques-uns sur Facebook, par l’entremise des photos partagées par leurs parents. Mais pour moi, les p’tits voisins et les p’tits amis sont gelés dans le temps.
  • C’est passer du « vous » au « nous ». Ça m’est arrivé hier matin, en discutant de la disponibilité (et du prix !) des fruits et légumes. Je me suis surprise (le mot est faible !à dire « Nous sommes chanceux en Nouvelle-Écosse, nous avons… », plutôt que « Vous êtes chanceux en Nouvelle-Écosse, vous avez… ». Une subtile différence dans l’art de formuler nos commentaires… une façon de démontrer que l’on accepte d’appartenir, de s’identifier, de s’intégrer. Ça commence dans les petits détails.

Après des années de saltimbanque, je deviens enfin adulte… et sédentaire… Pour le plus grand bonheur de ma fille.

Et le mien.

Je pense.

Je ne sais pas combien d’année ça prendra pour taire ma petite voix qui me chuchote à l’oreille que j’aime ça parce que c’est nouveau… Parce que comme pour chaque destination, j’embarque dans cette aventure à cœur grand ouvert. Et dans deux ans, ou quatre ans, l’odeur des boites de carton me manquera. Ou non…

J’avoue que les côtes du golf du Mexique sont très attirantes…! 😉

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Les 5 du 5 : juin 2016

Maybe happiness is this : not feeling that you should be elsewhere, doing something else, being someone else. – Eric Weiner.

Un weekend passé à travailler sur notre terrain, aménager notre espace, construire un havre de paix. Nos deux belles princesses ont mis la main à la pâte!

Les 5 du 5 juin 2016
Les derniers gels sont derrière nous (J’espère…), alors on peut enfin semer nos graines!
Les 5 du 5 juin 2016
Les filles travaillent fort pour préparer la zone “oiseaux mouches”!
Les 5 du 5 juin 2016
J’ai hâte de voir si ça va pousser!
Les 5 du 5 juin 2016
Une dernière touche, avec Kabir qui aimerait bien garder l’eau pour lui!
Les 5 du 5 juin 2016
Une pause bien méritée!

La suite le mois prochain! 😉


Les 5 du 5 est un défi photographique inspiré du 10 on 10. La moitié moins de photo, mais le même objectif : saisir la beauté au cœur de notre quotidien. Si vous participez, laissez un commentaire sur cette page! J’adore vous visiter! J’invite tous les lecteurs à faire de même. 😀  

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Minimalisme et consommaction

Le weekend dernier, j’ai regardé avec ma fille de 11 ans le reportage de Market Place : What’s in the Cheap Jewelry you Buy? L’équipe de la CBC a enquêté sur les bijoux achetés dans les boutiques préférées de nos ados (et pré ados) afin de vérifier s’ils contenaient des métaux toxiques. Des 9 magasins visités, Ardene et Aldo avaient sur leurs tablettes des articles contenant une concentration excessivement élevée de cadmium (des milliers de fois la norme recommandée par Santé Canada). Le cadmium est un métal lourd extrêmement toxique s’il est ingéré. C’est la raison pour laquelle Santé Canada exige qu’il soit pratiquement absent des bijoux destinés aux enfants de moins de 15 ans.

Quelle fut la réaction de Santé Canada face aux résultats des tests effectués par l’équipe de la CBC ? Ce ne sont pas des bijoux fabriqués exclusivement pour les enfants de moins de 15 ans, alors ils ne sont pas techniquement touchés par la réglementation. Le problème c’est que dans la vraie vie, de nombreux enfants aiment les bijoux en forme de cœur ou de melon d’eau. Même s’ils ne leur sont pas exclusivement destinés, ils peuvent les désirer et se les procurer. Ou des adultes peuvent leur en faire cadeau. Deuxièmement, les bébés adorent mettre dans leur bouche les colliers et les bracelets de ceux qui les tiennent dans leur bras. S’ils contiennent du cadmium, ils seront intoxiqués. Ce métal dangereux est d’ailleurs interdit en Europe pour la fabrication de TOUS les bijoux.

#ToxicJewelry Ardene

Au-delà de la position très frileuse de Santé Canada, c’est la réaction d’Ardene qui m’a le plus frustrée. Le reportage et la réponse écrite de l’entreprise sont assez édifiants : la compagnie refuse d’assumer ses responsabilités et rejette du revers de la main les préoccupations de ses clients. D’ailleurs, Ardene a dû retirer de ses tablettes à 5 occasions des produits faisant l’objet d’un rappel de Santé Canada. Difficile de faire confiance à une entreprise qui démontre un tel détachement face aux préoccupations de ses clients (et à la santé de ses fournisseurs!).

Considérant la législation actuelle, Santé Canada ne peut pas faire grand-chose. La responsabilité revient donc au consommateur. Celui-ci détient le seul pouvoir de faire changer les choses, en choisissant les produits qu’il achète, mais aussi les commerces qu’il fréquente.

Consommaction

Aujourd’hui, il est difficile d’ignorer l’impact de nos achats sur la planète et ses habitants. Chaque objet raconte sa propre histoire : des conditions de travail de ses fabricants jusqu’aux déchets qu’il génère. Consommer, c’est donc choisir plus ou moins consciemment de favoriser une entreprise ou un producteur local. C’est endosser une marque et sa philosophie. C’est soutenir de grandes chaines qui ne respectent pas leurs clients. C’est encourager des commerces dont les sous-traitant travaillent dans des conditions inhumaines. C’est peut-être encourager le travail des enfants. C’est fermer les yeux sur des pratiques illégales pour satisfaire un désir parfois très superficiel. C’est aussi donner l’exemple à nos enfants…

C’est le genre de réflexion que je rêve de pouvoir faire avant chacune de mes transactions. Malheureusement, confrontés aux réalités du quotidien, nous devons souvent faire des entorses à nos idéaux sociaux. Et parfois pour des raisons parfaitement justifiables.

Oui, j’achète encore des jouets à mes enfants qui sont fabriqués en Chine, et mon gingembre vient lui aussi de la Chine… parce que j’adore le gingembre, et parce que sa version bio est ridiculement chère et minuscule (une fois épluché, il ne reste presque rien !) Par contre, mes tomates (que ma plus jeune mange en quantité phénoménale) ne viennent jamais du Mexique et sont pratiquement toujours biologiques. 

Alors oui, il m’arrive de sacrifier mes principes pour des désirs très personnels. Mais chaque fois que je le peux, je choisis d’autres alternatives. Quitte à payer plus cher.

Le minimalisme à la rescousse ?

Face à toutes ces situations où nos idéaux sont confrontés à la réalité du quotidien, le minimalisme nous offre une véritable bouffée d’air frais ! Lorsque l’on pratique le minimalisme, nos gestes de consommation requièrent une plus grande réflexion. On ne peut plus acheter sur un coup de tête ! Si l’on veut limiter le nombre d’objets que l’on se procure, il faut choisir ces derniers avec considération.

On cite souvent les nombreux avantages de cette philosophie de vie, allant des économies de temps et d’argent, jusqu’à la réduction du stress. Il ne faut pas négliger l’immense pouvoir d’achat qu’il redonne au consommateur. Ce dernier ne peut plus se permettre de succomber à toutes les offres alléchantes, ou les achats impulsifs.

Réduire nos achats, c’est pouvoir faire de meilleurs choix. Et qui a vraiment besoin de 25 paires de boucles d’oreilles ? En avoir moins, c’est avoir plus d’argent pour en acheter de meilleure qualité. La qualité a un prix. La sacrifier, c’est imposer des conséquences sur toute la chaine de consommation : du sous-traitant qui se voit obligé de manipuler des produits hautement toxiques sur sa table de cuisine, jusqu’au bébé qui portera à la bouche le bracelet de sa grande sœur… ou de sa mère.

Le minimalisme n’est pas seulement un geste zen ou écologique. C’est aussi un excellent moyen de passer de la consommation à la consommaction.

 

Je vous invite à regarder l’excellent reportage de Market Place : What’s in the Cheap Jewelry you Buy?, ou lire le résumé de leur enquête.


Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

Vous retrouverez aussi certains de mes textes (et bien d’autres sujets intéressants) repris du côté du web magazine Économie et cie. Allez y jeter un coup d’œil! 

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Les 8 ans de ma belle Audrey

Dans mon dernier texte qui racontait la fête de Sofia, je vous confiais que celle de sa petite sœur n’avait pas eu autant de succès. Du moins, à mes yeux de maman.

Le jour même de la publication de ce texte, Audrey revenait à la maison avec son journal de classe. Elle avait comme devoir d’en compléter une partie, mais elle voulait d’abord que je lise ce qu’elle avait écrit depuis le début de l’année. Je suis alors tombée sur sa description de son anniversaire… et elle semblait beaucoup moins traumatisée que moi ! En fait, elle a retenu ce que j’espérais qu’elle retienne : une expérience excitante, la présence de ses amies, des rires et du gâteau. La fête parfaite, non ?

Pas tout à fait. Tant mieux si avec le recul, c’est ce dont elle se souvient. C’est un peu pour ça qu’on se donne autant de troubles n’est-ce pas ? Mais le jour de l’évènement, ses impressions étaient très différentes. Et mon manque d’écoute était frappant pour moi.

Tout a commencé avec une maman du 21e siècle qui souhaitait offrir à sa fille une fête exceptionnelle. Par définition, le format de celle-ci devait donc être à des années-lumière de celles qui ont marqué ma propre enfance ! Ah ce que nos petites bêtes nous font faire ! Elles, et la société. Car il faut se l’avouer, dans le dossier des fêtes d’enfants, nous sommes un peu victimes d’influence sociale. Mais je pense que nous sommes surtout très emballés par tout ce qui est maintenant accessibles. Comme plusieurs parents d’aujourd’hui, j’aime offrir des expériences variées à mes enfants. Leur anniversaire de naissance est donc le prétexte parfait pour en vivre une qui sort de l’ordinaire.

MAIS, un point en ma faveur, c’est que j’ai tout d’abord refusé une première suggestion de ma jeune princesse qui souhaitait célébrer dans un endroit super excitant, mais qui coûtait près de 400 $ ! La version finalement choisie semblait être un bon compromis : une fête à la maison, avec des amis et un invité. Le budget de l’évènement venait d’être réduit de moitié, et je gardais la merveilleuse option de remettre l’animation à un expert !

Comme Audrey s’intéresse aux expériences scientifiques, j’ai utilisé les services de Mad Science qui met à notre disposition un « scientifique » qui vient à la maison pour faire différentes démonstrations interactives. Dans la version que nous avons choisie, à la fin de l’activité, les enfants fabriquaient leur propre balle rebondissante ! J’aimais l’aspect « expérience », et ça réglait le problème des sacs cadeaux que je déteste ! Par contre, j’ai égoïstement craqué pour l’option « fabrication de barbe à papa » que j’adore (oui, oui : c’est scientifique. On observe la transformation des matières !). 

Fête scientifique

Fête scientifique

Barbe à papa - c'est scientifique!

L’aspect activité était donc bien panifié, restait le décor. Parce que Dieu sait qu’une maison doit être complètement transformée pour refléter le thème de la fête ! Malheureusement, je n’ai rien trouvé de « scientifique »… et je ne voulais pas me taper la fabrication des mille et un articles absolument fantastiques trouvés sur Pinterest. J’ai donc opté pour une variante : Shopkins meets Mad science! Aucun problème à trouver des assiettes et napkins aux couleurs appropriées ! Et la déco s’est arrêtée là. Ou presque…

Shopkins : Poppy Corn!

Shopkins

Shopkins : gâteau Pink Wishes

Sur papier (et sur photos), c’était la fête parfaite ! Réunir une bande d’enfants, offrir une activité qui soulève les Ohh ! et les Ahhh !, entendre rigoler, manger du gâteau (LE meilleur gâteau de fête jamais mangé !), déballer des cadeaux et mettre tout le monde dehors après 2 h ! Alors aucun scandale ou enfant martyrisé ! Je n’ai pas puni ma fille en la privant d’anniversaire ! Je ne l’ai pas humilié devant ses amies ! Le problème, c’est que j’ai créé la fête typique d’un enfant de 8 ans. Pas de mon enfant de 8 ans. Je n’ai pas écouté la principale intéressée… Ni ma petite voix intérieure.

Je voulais offrir un évènement « dans les normes », une fête que j’imaginais « parfaite ». Alors que quelques jours avant le jour J (une fois les invitations lancées et les réservations faites), ma puce me demandait d’inviter juste une amie… peut-être deux (ce que j’anticipais depuis des jours…). Elle rêvait d’une fête intime. Simple. Avec de la magie, mais sans le chaos d’un groupe. Et surtout pas déballer les cadeaux devant tout le monde!

Je ne voyais pas où serait la magie d’une journée si spéciale, si finalement ce n’était qu’une playdate avec un gros gâteau.  Je ne voulais pas que ma fille ait un mauvais souvenir de sa fête. Qu’elle regrette d’avoir eu une année ordinaire. Je ne me voyais pas non plus amuser 2 enfants pendant 3 heures. C’est plus facile de faire venir quelqu’un… mais embêtant de le faire venir pour deux participants! Bilan : ma puce m’a confié qu’elle s’était amusée… mais qu’elle ne voulait plus jamais revivre une telle expérience!

Mon erreur c’est que je n’ai pas écouté mon enfant qui n’aime pas les groupes, qui n’aime pas le bruit, qui est timide quand il y a trop de monde, surtout chez elle, qui n’aime pas se faire envahir, qui aime aller à son rythme.

La leçon à retenir : toujours écouter notre voix intérieure. Toujours respecter l’enfant… Ne pas juger une situation en fonction de ce qu’elle représente pour nous, basé sur notre bagage personnel. Ne pas leur faire vivre les expériences que nous aimerions vivre si nous avions leur âge aujourd’hui. Ne pas leur mettre des peurs ou des regrets en bouche. Les laisser apprendre de leurs erreurs, s’ils en font une, plutôt qu’apprendre des nôtres. Voir nos enfants apprendre à la dure est toujours souffrant pour un parent. Mais s’ils apprennent de leurs propres erreurs, au moins nous avons l’impression que l’enseignement est mérité, qu’il a une mission à remplir.

On s’entend (encore une fois), qu’il n’y a eu personne de blessé ou traumatisé, pas de sang versé, même pas une larme. Juste le cœur d’une mère un peu fripé… (le cœur fripé, pas la mère… quoi que, ces jours-ci…).

Je m’excuse ma chérie de ne pas t’avoir écouté. D’avoir voulu te protéger de mes propres peurs, alors que tu es déjà bien loin de tout ça. Tu t’affirmes, même dans ta timidité. Tu te respectes. Oui, tu accordes trop d’importance à ce que les autres pourraient penser. Comme j’en ai été trop longtemps victime. Mais tu as dépassé certaines de mes limitations. Et j’ai énormément d’admiration pour toi. Et je dois te respecter. Je ne dois plus assumer à ta place. L’an prochain, tu auras droit à une fête à TA hauteur. Je te promets de t’écouter. De ne pas essayer de tout contrôler. De lâcher prise et vivre une expérience imaginée par toi.

Les 8 ans de ma belle Audrey

Je t’aime,

Maman

xxx

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Fêter ses 11 ans à Graves Island, NS

Vendredi dernier, nous avons pris la route pour découvrir un nouveau parc provincial, celui de Graves Island. Habituellement, nous profitons du weekend de la fête de la Reine pour commencer notre saison de camping. Comme il coïncide avec l’anniversaire de Sofia, cette tradition est très significative pour notre princesse qui adore cette activité.

Après notre mauvaise expérience de la semaine dernière, nous étions pressés de remplacer les souvenirs du KOA par ceux d’un séjour dans un parc où nous pourrions admirer la beauté de la nature. Graves Island a répondu à la demande ! Nous avons adoré son environnement et l’ambiance qu’on y retrouve.

Ce parc est situé sur une ile au cœur de la baie de Mahone. Il offre des paysages typiques de la Nouvelle-Écosse : de l’eau, des plages, des arbres qui poussent sur le roc. Pour la première nuit, nous avions le site parfait avec une vue imprenable sur la baie !

Fêter ses 11 ans à Graves Island, NS

Un endroit de rêve où les filles pouvaient rouler à bicyclette en toute sécurité, où nous pouvions sortir sans jouer du coude avec les voisins, où seul le chant des oiseaux était perceptible.

Graves Island, NS

Juste parfait pour la fête de notre belle Sofia !

Fêter ses 11 ans à Graves Island, NS

Samedi matin, jour de son 11e anniversaire, notre belle grande fille a eu le bonheur d’ouvrir ses cadeaux (une partie du moins !) à l’extérieur, sous les chauds rayons du soleil, bercée par le chant des oiseaux.

Fêter ses 11 ans à Graves Island, NS

Après un déjeuner aussi spécial que celui que l’on puisse faire en camping (des œufs et du bacon), nous sommes partis explorer les sentiers pédestres.

Graves Island, NS

Graves Island, NS

Graves Island, NS

Le parc est magnifique. Très tranquille, malgré le fait que tous les sites, ou presque, étaient occupés. L’énergie est sereine et paisible. Exactement ce que nous aimons ! Le seul point faible de l’endroit : il n’y a pas d’activités organisées comme on en retrouve dans les parcs ontariens (baguage d’oiseaux, centre d’interprétation, ateliers pour enfants, films en plein air, etc.). Ce parc offre peu de divertissement autre que la vue, 6 km de sentiers pédestres et une plage où la baignade est possible. Par contre, c’est un excellent pied-à-terre pour explorer la région de Mahone Bay et Lunenburg, et un bon point de départ pour une journée de géocaching.

Géocaching à Graves Island, NS

Graves Island, NS

Mais revenons à nos moutons… Le but de notre weekend était de découvrir un nouveau parc et célébrer la fête de Sofia comme elle aime le faire (camping, soleil, température chaude, déjeuner à l’extérieur, marche en nature). Il n’était que midi et notre mission était déjà un succès !

Nous avons alors été confrontés à un dilemme. Nous devions changer de site. Nous n’avions pas réussi à réserver plus qu’une nuit sur celui-ci, et notre deuxième lieu d’hébergement était loin d’être aussi intime ! La vue était magnifique, mais malheureusement l’espace était partagé avec un autre vacancier. Deuxième problème : la météo prévoyait de la pluie pour les deux prochains jours. Alors, tant qu’à piner la roulotte pour changer de site, pourquoi ne pas retourner à la maison, camper dans notre cour, et inaugurer la saison de baignade ? La piscine était prête depuis une semaine (froide, mais prête), le soleil était au rendez-vous pour encore quelques heures, la nature, l’intimité et le chant des oiseaux tout aussi présents !

Nous avons tenu un conseil de famille, nous avons voté, et 3 personnes sur 4 ont choisi l’option de retourner à la maison. J’ai donc perdu mes élections… j’étais la seule à vouloir rester à Graves Island.

Pourquoi étais-je prête à rester ?

Premièrement, partir en camping demande beaucoup de préparation. Surtout au printemps. Il faut être prêt pour la pluie, le froid, le soleil et les chaleurs estivales. Il faut penser aux repas (un gâteau de fête qui se mange en nature et qui entre dans le frigo, un déjeuner spécial, mais réalisable sur un BBQ minuscule), aux activités (passer par la bibliothèque, enregistrer les caches dans le GPS, penser au matériel nécessaire pour les devoirs, ne pas oublier la fête donc les chandelles pour le gâteau, les cadeaux), aux vêtements (apporter les costumes de bain « au cas où », mais aussi les bottes de pluie et les manteaux d’automne).

Génétiquement, il semble que toute cette partie de la planification retombe sur les épaules de la mère. Ajouter un cas de « commotions cérébrales sévères et PTSD » qui affecte la mémoire et la capacité d’attention de votre douce moitié et vous n’avez aucune chance de backup (ne vous inquiétez pas, il prend la relève pour bien d’autres détails!)

Partir en camping demande donc beaucoup d’énergie… Revenir après 24 h et devoir tout replacer dans la maison ? Absolument décourageant.

Deuxièmement, en camping l’espace est restreint alors les tâches ménagères le sont aussi. Quand tout a bien été planifié, une fois parti il ne reste plus rien à faire sinon relaxer et s’amuser. Revenir à la maison signifie tout ranger, mais aussi s’attaquer au ménage qui n’a pas été fait depuis des lunes, et au lavage qui s’est accumulé. Ça signifie aussi ne plus avoir aucune excuse pour ne pas s’attarder aux tâches administratives, au rangement du garage et à l’aménagement paysager.

Retourner aussi vite à la maison est donc de la pure torture !

Mais comme nous ne vivons malheureusement pas sous un régime matriarcal, j’ai remballé mes p’tits… avec un léger sursis : pour 24 heures nous serions encore en « camping » avec accès à la maison seulement pour l’eau et les toilettes. Un bon compromis.

Ce fut finalement une excellente décision, car nous avons pu offrir à notre fille « le plus beau jour de sa vie » ( encore une fois), comme elle nous l’a répété à de nombreuses reprises. Je l’avoue, c’était réconfortant de lui offrir une fête qui lui ressemble : en famille, en nature, à faire quelque chose de « spécial », peut-être même d’un peu fou (comme se baigner un 21 mai en Nouvelle-Écosse). 

Ouverture officielle de la piscine

Ouverture officielle de la piscine

Ouverture officielle de la piscine

Quel bonheur de voir que le plaisir des enfants peut être aussi simple, malgré notre société dominée par la consommation, l’électronique et les activités principalement individuelles ! Je dois l’avouer que c’est avec soulagement que j’ai vu ma fille heureuse et comblée de vivre une journée de fête aussi « simple ».

Bonne fête Sofia

Bonne fête Sofia

Et comme nous n’étions pas officiellement dans la maison, je ne voyais pas les minous rouler sous les meubles, la poussière sur les tablettes ou les marques de doigts sur le frigo. Et j’ai pu savourer une bonne douche chaude, aussi longue que je le voulais.

Le bonheur.

Histoires autour du feu

Mais respecter ainsi la personnalité et les préférences de Sofia fait réfléchir. Cette fête m’a fait réaliser à quel point j’avais failli dans ma tâche, au moment de célébrer la fête de sa petite sœur…

À suivre…

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Assurance-vie : en avez-vous besoin?

Assurance-vie : en avez-vous besoin?

Je vous ai récemment parlé de quelques-unes des erreurs commises par les consommateurs qui souscrivent à une assurance-vie. J’ai aussi fait mention d’un oubli qui peut avoir des conséquences désastreuses pour votre bénéficiaire. Mais une question demeure : avez-vous besoin d’une assurance-vie ? Si oui, de quel montant ?

Voici cinq questions dont les réponses vous aideront à déterminer vos besoins : 

1. Est-ce que quelqu’un dépend de votre revenu pour vivre ?

Est-ce que la perte de votre salaire occasionnerait des difficultés financières pour vos proches ? Si c’est le cas, vous devez veiller à les protéger, et l’assurance-vie peut remplir cette fonction. Par contre, si personne ne dépend de votre revenu, vous n’en avez vraisemblablement pas besoin. Si vous souhaitez léguer un montant d’argent à vos héritiers, il existe probablement un meilleur véhicule financier pour le faire.

Attention : même si vous n’avez pas de travail rémunéré, votre décès pourrait occasionner des dépenses supplémentaires pour votre famille. C’est le cas, entre autres, des mères au foyer qui prennent soin de jeunes enfants. Souscrire à une assurance-vie peut donc être une option même si vous n’avez pas de revenu. 

2. Pendant combien de temps votre bénéficiaire aura-t-il besoin d’argent ?

Devez-vous combler les dépenses de votre famille jusqu’à ce que les enfants d’âge préscolaire terminent leurs études ? Ou, êtes-vous parent d’adolescents en voie d’être autonomes ? Est-ce que vous souhaitez que vos proches maintiennent le niveau de vie actuel, ou est-ce qu’ils vendront la maison pour déménager dans un logement plus petit ?

Ces questions vous aideront à déterminer le montant nécessaire pour assurer leur sécurité, mais aussi le meilleur produit pour répondre à vos besoins (une temporaire 10 ans ou 20 ans, par exemple).

3. Quels seront les frais à débourser au moment de votre décès ?

Faites la liste des dépenses occasionnées par votre décès afin de vérifier si vous avez assez de liquidité pour les couvrir. Pensez au coût de l’enterrement et celui du certificat de décès, aux honoraires professionnels (notaire, comptable), aux impôts à payer, ainsi qu’aux dépenses de l’exécuteur testamentaire.

4. Avez-vous assez d’actif pour rembourser vos dettes et supporter le coût de votre décès ?

Est-ce que la vente de vos biens, ou la liquidation de vos placements rembourseraient toutes vos dettes et couvriraient le paiement de vos derniers comptes courants ? Souhaitez-vous acquitter votre hypothèque avec votre assurance, est-ce que vos bénéficiaires vendront la maison après votre décès ou maintiendront-ils tout simplement les paiements ?

5. Avez-vous les moyens de payer la prime mensuelle ?

Ça semble anodin comme question, mais j’ai rencontré de nombreux clients qui accumulaient des retards dans certains comptes courants alors que leur prime d’assurance-vie universelle prenait une grande part du budget mensuel. Si c’est votre cas, révisez votre stratégie financière et les produits que vous possédez actuellement. 

Idéalement, avant de faire affaire avec un représentant ou un courtier en assurance, vous devriez rencontrer un consultant budgétaire ou un planificateur financier. Ce dernier considèrera l’ensemble de votre situation, il pourra évaluer votre besoin et identifier des stratégies adaptées à votre réalité.

Je vous invite à consulter deux autres textes portant sur l’assurance-vie : 

  1. Assurance-vie : choix du bénéficiaire
  2. Assurance-vie : 3 erreurs courantes. 

Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

Vous retrouverez aussi certains de mes textes (et bien d’autres sujets intéressants) repris du côté du web magazine Économie et cie. Allez y jeter un coup d’œil! 

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Camping de sardines!

Pour certains, faire du camping extrême signifie planter une tente sur la couche glaciaire de l’Arctique par une belle nuit d’hiver où même le mercure du thermomètre est complètement gelé ! Pour moi, c’est me retrouver dans un KOA.

Je comprends l’attrait que représentent ces lieux pour plusieurs campeurs. Les terrains privés de ce genre sont parfaits pour les groupes d’amis ou les familles qui veulent se réunir. Surtout quand personne n’est volontaire pour accueillir toute la bande à la maison et se taper la bouffe et le ménage ! Le camping offre une solution parfaite : les enfants peuvent jouer en toute sécurité sur un site cloisonné, pendant que les parents partagent une bière (ou 12) au son d’une radio locale. J’avais une collègue de travail qui ne vivait que pour ces weekends passés au terrain de camping. Et je sais que des milliers de personnes aiment ce style de vie, et prennent plaisir à retrouver leur confrérie estivale.

Personnellement, je déteste ! Je suis trop sauvage…

Déjà que je supportais difficilement la vie de banlieue… Vivre en communauté, entassée comme des sardines, me rend grincheuse (selon mon Guerrier, le mot est faible !).

Camping de sardines
Vous pensiez que j’exagérais? ;)

Nous avons l’un des pays les plus vastes, où l’on retrouve le moins d’habitants au pied carré, et dont les espaces verts font l’envie de toute l’Europe ! Je ne vois tout simplement pas l’intérêt de payer pour échanger mes trois acres de terrain privé contre le décor d’un camp de réfugiés ! Je ne ressens aucun plaisir à me retrouver collée tôle contre tôle dans un endroit où les arbres sont aussi nombreux que les barres de réception satellite sur mon téléphone, sur un terrain où mon slide-out est accoté sur l’auvent du voisin. Sans parler des gouts musicaux éclectiques que l’on peut entendre du matin jusque tard dans la nuit !

Pour la musique, il semble d’ailleurs y avoir une certaine stratégie lorsque vous faites du camping : au départ, tout le monde écoute un poste de radio différent, ce qui est absolument cacophonique dans un espace aussi restreint. Au fil des heures (et des bières englouties), un résident décide de subtilement monter le volume afin d’enterrer tout le monde. S’en suit parfois une guerre de décibels, jusqu’à ce que le chef d’une tribu l’emporte. On se retrouve alors à tous écouter la même chose, ce qui est déjà mieux, mais à un niveau sonore franchement désagréable !

Alors la trame musicale de notre weekend s’est résumée à la radio country, suivi d’une playliste des années 90, sur un fond de voitures filant sur l’autoroute, de motos tentant de briser le mur du son, de confidences sur les mésaventures professionnelles des voisins et de raclement de gorge… Disons que je m’ennuyais de mes grenouilles qui nous font un concert chaque nuit, de mes oiseaux qui me réveillent à 5 h du matin, et des milliers d’étoiles que je peux contempler de la fenêtre de ma chambre.

Malgré tout, j’étais heureuse de faire une première sortie avec notre roulotte (et pas seulement pour le bonheur de revenir à la maison !). J’étais contente que nous soyons ensemble. Sans distraction humaine ou virtuelle. Sans liste de tâches. Le terrain et les fleurs pouvaient attendre. La balayeuse aussi. Au programme : Rummy, Uno, Jour de paye, lecture et dessin. Des trucs que l’on fait aussi à la maison, mais rarement de façon aussi intense.

Il faut dire que ce premier weekend de camping avait surtout pour but de nous familiariser avec notre nouvelle roulotte. Raison pour laquelle nous avions choisi le terrain le plus près qui offrait les « 3 services » (eau, électricité, égout). Nous pouvions tester l’équipement, la configuration et retrouver la civilisation en cas d’oubli catastrophique. Ou aller nourrir les chats en cas d’urgent besoin d’évasion. Mission accomplie. Sans même me sauver pour visiter les chats.

La belle vie!

En bonus : nous avons rencontré Lou & Kathy, nos voisins américains. L’autre clientèle de ce type de camping. Ceux qui voyagent, explorent et ont besoin d’un endroit pour dormir. Grâce à eux, nous avons passé un magnifique samedi après-midi ! Et Sofia a reçu un premier cadeau de fête : un contenant de crème glacée Ben & Jerry’s, importé directement de leur usine du Vermont! 

Camping de sardines

Après une telle épreuve aventure, j’ai quand même très hâte à notre prochaine sortie qui sera plus dans nos cordes : un nouveau parc provincial à explorer ! Moins de service et de civilisation, mais le plaisir d’être en nature et de découvrir différents sentiers — beau temps, mauvais temps. Parce qu’arpenter un KOA dans la brume et la bruine n’a vraiment rien d’inspirant !

French Lily

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Assurance-vie : 3 erreurs courantes

Assurance-vie : 3 erreurs courantes

Quand j’étais consultante budgétaire, je rencontrais souvent des clients mal ou trop assurés. Dix ans plus tard, je croyais que les choses avaient changé. Mais, après une conversation avec mon ancienne collègue de travail, il semble que non…

Rappelons un principe très simple : l’assurance-vie vise à combler la perte d’un revenu causé par un décès. À la limite, elle peut servir à couvrir les dépenses de la succession, en l’absence d’épargne.

Il y a deux semaines, je vous présentais une des erreurs rencontrées au moment de souscrire à une assurance : le choix du bon bénéficiaire. En voici trois autres souvent observées.

Confondre assurance et épargne.

Combien de clients ai-je reçus en consultation qui payaient pour une assurance-vie universelle alors qu’ils n’arrivaient pas à boucler les fins de mois et que leur REER était inexistant ?

L’assurance-vie permanente universelle est une assurance-vie qui permet aussi d’épargner de l’argent à l’abri de l’impôt. Un produit intéressant à première vue. Mais attention ! Il est loin d’être parfait pour tout le monde. Ce produit est avantageux SI vous avez contribué au maximum dans vos REER, ainsi que dans votre CELI (compte d’épargne libre d’impôt) et que vous avez encore un capital à investir.

Il s’agit donc d’un produit qui vise une clientèle très spécifique. Il est non recommandé pour les familles dont les cartes de crédit sont pleines, et dont l’épargne est inexistante.

Avoir trop d’assurances

Un autre phénomène souvent observé : souscrire à plusieurs assurances-vie. Généralement auprès de différentes sources. Par exemple : contracter une assurance sur les prêts personnels, sur les cartes de crédit, sur le prêt hypothécaire ET avoir une assurance-vie temporaire ou permanente. En plus de celle offerte par l’employeur.

Les conséquences d’une telle stratégie ? Beaucoup de frais, des besoins souvent mal évalués, et de l’argent parfois jeté par la fenêtre. Surtout si les mensualités de vos assurances vous privent de rembourser vos emprunts. Les frais d’intérêt payés de votre vivant, et les dettes laissées à votre succession ne sont avantageux pour personne.

Ne pas avoir assez d’assurance

Ça aussi, ça arrive ! C’est une situation souvent causée par une mauvaise estimation du coût de la « vraie » vie après le décès. Les besoins des proches qui dépendent du revenu de l’assuré sont parfois mal évalués par ce dernier. Certaines personnes sont convaincues que leur conjoint qui a quitté le marché du travail pour s’occuper des enfants se trouvera un emploi un mois après leur décès! Et que son seul salaire permettra de payer la garderie, l’école, les frais d’orthodontie, etc. Un scénario à reconsidérer, surtout si votre actif se résume à une voiture âgée de 15 ans ou que vos dettes représentent la moitié de votre salaire actuel.

Personne n’aime payer pour quelque chose d’aussi peu tangible… ou qui ne servira qu’après notre départ. Mais tant qu’à le faire, assurons-nous de le faire pour les bonnes raisons et le juste montant !

Je vous invite à consulter deux autres textes portant sur l’assurance-vie : 

  1. Assurance-vie : choix du bénéficiaire
  2. Assurance-vie : en avez-vous besoin? 

Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

Vous retrouverez aussi certains de mes textes (et bien d’autres sujets intéressants) du côté du web magazine Économie et cie. Allez y jeter un coup d’oeil! 

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Les 5 du 5 : mai 2016

Touchée par l’horrible feu de forêt qui ravage une partie de l’Alberta, je n’ai pu faire autrement que me tourner vers la nature… et apprécier pleinement une journée pluvieuse. Parfois dévastatrice, mère Nature finit toujours par se régénérer. En espérant que toutes les familles touchées par le drame pourront le faire aussi.

Les 5 du 5 : mai 2016

Les 5 du 5 : mai 2016 | clochettes

Les 5 du 5 : mai 2016 | Queue de violon

Malgré toutes les pertes matérielles subies par les milliers d’évacués, notre famille, tout particulièrement nos enfants, demeure l’essentiel de notre vie.

Les 5 du 5 : mai 2016 | nos enfants

Sur une note plus légère, en fabriquant des Legos avec les filles je n’ai pu m’empêcher de penser que notre Poopy Monster devait ressembler à ça!

Les 5 du 5 : mai 2016 | Poopy Monster

J’adore vraiment ce nouveau format du défi! Réduire la quantité de photos à prendre a plus que doublé mon plaisir de prendre des photos! Et je garde le même bénéfice de pouvoir revenir un jour dans mes archives pour savourer une journée de notre quotidien.

On se revoit en juin! 🙂

French Lily

 

 

 


Les 5 du 5 est un défi photographique inspiré du 10 on 10. La moitié moins de photo, mais le même objectif : saisir la beauté au cœur de notre quotidien. Si vous participez, laissez un commentaire sur cette page! J’adore vous visiter! J’invite tous les lecteurs à faire de même. 😀  

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Une princesse et son puits artésien

En déménageant en Nouvelle-Écosse, nous avons découvert la vie avec un puits et une fosse septique. C’est pas simple ! C’est un mixte entre le camping et l’entretien d’une piscine. Il faut surtout ménager l’eau (gérer le lavage et les douches !), mais aussi surveiller la pression de notre pompe, désinfecter le puits annuellement, « nourrir » notre fosse, prendre soin de ses bactéries et lui éviter une indigestion.

Et on apprend sur le tas…

Lundi soir, l’eau s’est brusquement arrêtée ! Audrey préparait son bain quand j’ai entendu un hurlement : « QUI JOUE AVEC L’EAU?!? J’AI PU D’EAU POUR MON BAIN!!! ». Personne ne « jouait » avec l’eau, mais il n’y en avait plus une goutte !

Jusqu’à présent, tout ce que je connaissais de notre puits c’était son allure peu romantique et son système de filtration… (oui parce que notre eau contient assez d’arsenic pour finir par tuer quelqu’un !).

Une princesse et son puits artésien

J’ai donc appris en fouillant dans les notes de l’ancien propriétaire qu’il fallait vérifier la pression de la pompe deux fois par année, et donner un bain de chlore à notre puits 2 fois par année (information ensuite corrigée par les installateurs : un bain annuel est suffisant !). Oups!! Pour le reste : mystère total. Je ne pouvais même pas identifier les pièces qui appartenaient au puits ! Et on appelle qui ? Un électricien ? Un plombier ? L’installateur de la pompe ? Un voisin ?

Nous avons commencé par un voisin, papa de l’amie d’Audrey. Il nous a très gentiment appris les rudiments du fonctionnement d’un puits, les problèmes potentiels, quoi faire pour nous dépanner. Merci mon Dieu pour la gentillesse des gens de la Nouvelle-Écosse! Malheureusement, mardi matin nous n’avions toujours pas d’eau dans les robinets même si le puits semblait plein. Solution : téléphoner à la compagnie qui heureusement offre un service très rapide et en français ! Diagnostic final : un câble coupé à la base de la pompe.

La pompe du puits artésien de la princesse

Mardi 15 h (soit moins de 24 h après la catastrophe), nous avions de l’eau, une facture pas trop salée et toutes les informations nécessaires pour bien prendre soin de notre « bébé ». Tout le monde pouvait ENFIN se laver et flusher les toilettes ! Quel soulagement! 

Gérer notre fosse, c’est une autre histoire…

En raison du sol très rocailleux, la majorité de la Nouvelle-Écosse fonctionne avec des puits et des fosses septiques. Nombreux sont donc ceux qui peuvent nous conseiller sur la gestion de notre réservoir à merde. Malheureusement, ils n’ont pas tous les mêmes habitudes : certains en prennent grand soin alors que d’autres se contentent de la vider plus souvent. Nous avons opté pour un compromis : en prendre soin sans trop brimer mes caprices de princesse (du genre : minimum d’une douche quotidienne, parfois un peu longue ! Les douches de marin je les réserve pour le camping… en cas d’extrême urgence.)

La première chose que j’ai retenue des différents conseils que nous avons reçus, c’est de donner un nom à notre fosse. Quelle excellente idée ! Comme nous devons en prendre soin comme un p’tit animal, aussi bien lui donner une personnalité ! Ma première suggestion, Cookie Monster, fut modifiée par Sofia pour : Poopi Monster! Approprié quand on considère de quoi elle se nourrit… !

Ensuite, il y a toute la gestion de ce qu’on lui donne à manger : ça prend des bactéries en santé qu’il faut nourrir régulièrement. Donc pas de javellisant ou de produits toxiques pour le lavage, car elles seraient automatiquement détruites. Si nos petites bibittes ne sont pas en santé, ou insuffisantes, nous devons leur donner de la nourriture spéciale (en capsule ou recette maison) pour les revigorer. À la limite, nous pouvons aussi en injecter de nouvelles. Il faut aussi faire attention à ce que l’on jette dans les toilettes, la sorte de papier utilisé et surtout ne rien flusher de non biodégradable (Pas de tampon non plus, même s’ils portent la mention biodégradable… Super agréable ! J’ai presque hâte d’être ménopausée !).

Finalement, il y a la quantité d’eau qu’on lui donne à boire… l’utilisation de celle-ci se gère en coexistence avec le puits : elle doit être continue, mais pas en grande quantité. Donc fini les journées de 10 brassées de lavage ou les nombreuses douches. Et pas question de les prendre les 4 le matin! Sinon, pression excessive sur tout l’équipement et risque de noyer nos bibittes ! Arghhhhh! Au moins, je n’ai pas à gérer l’heure du lavage comme en Ontario!! 

Si les filles sont très heureuses de se sauver d’un bain à l’occasion, je fais déjà un sacrifice en ne prenant qu’une douche par jour ! Difficile pour moi de réduire encore… Et je refuse d’utiliser du papier de toilette à un pli!!! De son côté, notre petite chérie qui change de vêtements trois fois par jour en mettant tout « au lavage » même après 1 heure d’utilisation, doit maintenant accepter de ranger ses pantalons plutôt que de les garrocher dans le panier !

Toute la famille s’adapte ! Nous ne pourrons pas attendre 4 ou 5 ans avant de vider notre Poopi Monster, mais j’ose espérer que nous ne l’avons pas encore tué ! Et ce nouveau mode de vie nous amène à faire encore plus de choix écologiques. Nous modifions nos habitudes et mettons en place des systèmes d’appoints. Comme des contenants de récupération d’eau de pluie… entre autre, pour se laver les mains la prochaine fois que le puits arrêtera de fonctionner! 

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Faire le ménage dans vos papiers

Faire le ménage dans vos papiers

Cette semaine, je vous présente un texte publié en juillet 2014. «En cas de décès : faire le ménage dans vos papiers» fut inspiré par ma tâche de liquidateur testamentaire.

Croyez-moi, cette étape fera toute la différence dans la vie de vos proches lorsqu’ils devront gérer votre succession! Mais c’est un travail qui peut être tout aussi important pour vous. Des papiers bien rangés faciliteront votre gestion administrative, ou vous dépanneront en cas de maladie ou d’incapacité. Trouver où sont les bons documents, savoir quand renouveler vos assurances ou qui contacter sont toutes des informations précieuses. Savoir où les trouver facilement vous sauvera des heures de recherches et bien du stress.

J’avoue, même après deux ans mes propres dossiers ne sont pas aussi parfaitement documentés… mais je me promets de m’y mettre très bientôt!

Bonne lecture!


Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

Vous retrouverez aussi certains de mes textes (et bien d’autres sujets intéressants) repris du côté du web magazine Économie et cie. Allez y jeter un coup d’œil! 

 

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Assurance-vie : choix du bénéficiaire

Assurance-vie : choix du bénéficiaire

Je discutais récemment avec une ancienne collègue de travail au sujet de l’assurance-vie. Elle me confiait qu’un grand nombre de ses clients négligeaient de changer le nom de leur bénéficiaire après une union, un divorce ou une séparation !

Si vous souscrivez à une assurance-vie, c’est qu’à votre décès l’un de vos proches aura besoin d’argent pour combler la perte de votre revenu. Si vous n’identifiez pas le bon bénéficiaire, c’est la mauvaise personne qui sera indemnisée ! À la limite, personne ne pourrait être dédommagé (par exemple, si le produit de votre assurance est versé à votre succession et qu’au moment de votre décès vous avez plus de dettes à payer que le montant de votre assurance).

Pourquoi nommer un bénéficiaire ?

L’avantage de nommer un bénéficiaire, c’est que le capital de votre assurance sera versé directement à cette personne, sans passer par la succession. Sinon, l’argent sera remis à la succession et servira d’abord à payer vos dettes. Le résidu, s’il y en a un, sera ensuite versé à vos héritiers.

Comment changer le nom d’un bénéficiaire ?

Pour changer le nom de votre bénéficiaire, vous devez aviser votre assureur. Attention : vous pourriez avoir besoin de la permission du bénéficiaire actuel pour le remplacer. Par exemple, s’il a été identifié comme bénéficiaire irrévocable, ou s’il s’agit de votre conjoint (par mariage civil ou religieux) et qu’il n’y a pas de mention « révocable ».

Si votre bénéficiaire est révocable ou si vous avez précisé « selon le testament », vous pouvez le changer en modifiant votre testament.

Attention !

En cas d’union, de séparation ou de divorce, modifiez le nom de votre bénéficiaire ! C’est un aspect qui est trop souvent négligé, et qui devient source de conflits ou de détresse financière au moment du décès.

Ne tenez pas pour acquis qu’à votre mort, votre mère s’occupera de votre conjointe ou de vos enfants. Ne tenez pas non plus pour acquis que votre ex-conjointe utilisera l’argent pour vos enfants seulement ! Ou qu’elle prendra soin de ceux nés d’une autre union !

Suggestions :
  • Nommez votre bénéficiaire à titre révocable afin de pouvoir modifier le nom si vous changez d’idée.
  • Si vous choisissez vos enfants ou petits-enfants comme bénéficiaires, indiquez « enfants nés et à naitre » afin de ne pas pénaliser ceux qui naitront après la signature de votre contrat.
  • Si votre bénéficiaire décède, n’oubliez pas d’en nommer un nouveau. Sinon, le montant d’assurance sera versé à la succession.
  • Un divorce ou une dissolution d’union civile annule une clause d’irrévocabilité envers votre ex-conjoint. Si vous souhaitez que cette personne demeure bénéficiaire, vous devrez la nommer après le jugement ou la dissolution de votre union.

Lors d’un changement majeur dans votre vie, prenez la peine de considérer QUI aurait réellement besoin d’argent advenant votre décès, et la perte de votre revenu. Si vos besoins en assurance n’ont pas changé, vérifiez tout de même si vos bénéficiaires eux devraient l’être!

Je vous invite à consulter deux autres textes portant sur l’assurance-vie : 

  1. Assurance-vie : 3 erreurs courantes. 
  2. Assurance-vie : en avez-vous besoin?

*Attention : ces informations ne vous sont offertes qu’à titre informatif, et ils ne constituent pas un avis juridique. Les règles et particularités peuvent aussi varier en fonction de votre pays ou de votre province de résidence. Consultez un professionnel pour vous assister dans vos démarches.


Chaque samedi, je publie un texte portant sur les finances personnelles et familiales ou sur le merveilleux monde de la consommation. Consultez l’onglet « Finances » pour trouver tous les textes, des outils et des ressources pertinentes.

Vous retrouverez aussi certains de mes textes (et bien d’autres sujets intéressants) du côté du web magazine Économie et cie. Allez y jeter un coup d’oeil! 

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